Les Assassins du Cardinal - Terreur sur Brazzaville

Afin de permettre aux résidants du continent africain, d’accéder à cette publication et à la demande de l’auteur, les extraits diffusés ne seront pas protégés.

Vous pouvez donc faire des copies d’extraits qui seront diffusés chaque jour jusqu’au 2 juillet sur notre site internet. En procédant ainsi, nous donnons la possibilité à chacun de diffuser ce témoignage, de l’entendre ou de le lire.

" Les assassins du cardinal : Terreur sur Brazzaville "
314 pages, 32 photos, 15x21x3,1 cm, couverture souple, 25 €

Edition chercheur d’hommes : www.chercheurdhommes.com



Extrait 1 du 18 juin 2009 (chapitre 11)

[...] Ernest Kombo est mort le 22 octobre 2008 à 14h10, au moment même où je m’apprêtais à pénétrer dans sa chambre à l’hôpital du Val de Grâce à Paris. Je n’aurai pas assez du temps qu’il me reste à vivre pour méditer sur le sens de ma présence à ses cotés, tout au long des seize mois que dura son étrange agonie.

Les raisons de sa mort sont quant à elle scellées dans les secrets de son dossier médical au Val de Grâce, où il fut soigné en sa qualité d’ancien chef d’état du Congo, responsabilité qu’il exerçât dans les années 90. Par sa dimension politique et religieuse, il était par ailleurs une personnalité hautement sensible dans le contexte préélectoral existant à Brazzaville, où des élections présidentielles doivent avoir lieu en juillet 2009. Ces élections devraient permettre de reconduire, sans aucun doute, à la tête du Congo, le dictateur qui, depuis 1977, préside aux destinées de ce pays ruiné et terrorisé. C’est Ernest Kombo qui, sans violence, en obtenant l’adhésion de tout un peuple, avait réussi à écarter ce dictateur du pouvoir en 1991.

Ce n’est pas sans de solides raisons que ce jésuite, consacré évêque par Jean Paul II en 1980, entièrement dévoué à Rome, s’engagea en politique en cette année 1991, et surtout, surtout ce n’est pas sans l’accord de Rome que cet évêque fut tout particulièrement désigné pour cet engagement très périlleux, et pour lui même et pour l’Eglise catholique. Pour quelles raisons Rome et la France de Mitterrand en ces années-là, voulaient en finir avec ce despote particulièrement pervers, intelligent et cruel ? Si le Seigneur m’avait mis sur les pas de ce pauvre Brazza oublié de tous, s’Il m’avait permis d’être le témoin de ces profanations, tant à Alger qu’à Brazzaville - qui laissèrent indifférents tous les Congolais et tous les Français concernés par cette vieille histoire emportée par le temps, les mensonges et surtout les flots de sang des St Barthélemy de toute l’Afrique Centrale, du Tchad au Congo - c’est pour témoigner publiquement d’un crime hautement symbolique et infiniment plus actuel.

Ce crime était le secret d‘Ernest Kombo et d’une élite française et catholique en charge des affaires africaines. Ma présence quotidienne auprès d’Ernest Kombo au cours des seize derniers mois de sa vie, durant lesquels j’exerçais à ses cotés la fonction de secrétaire du diocèse d’Owando, m’a permis de découvrir ce crime dans toute l’horreur de sa profondeur mystique. La mort d’Ernest Kombo libère ma parole et m’oblige à témoigner. [...]

Extrait 2 du 19 juin 2009 (chapitre 11)

Au mois de juillet 2007 donc, je recevais de Kombo un appel de Brazzaville. Il me demandait d’aller le chercher à Roissy à l’arrivée du vol d’Air France vers 6h du matin. Je le retrouvais dans, un état de maigreur et de faiblesse indescriptibles. Il tremblait de tous ses membres, son regard était vide et sa main glacée. Je l’avais vu un mois auparavant déjà très affaibli.

Ce jour là j’avais assisté à une célébration de l’eucharistie qu’il présidait. J’avais été frappé, au moment de la consécration, par les tremblements de ses mains et par la perte, qu’il fit ce jour là, du fil de la cérémonie. Un jeune prêtre à ses cotés l’avait aidé à retrouver son souffle, le fil de sa lecture et ses gestes. Je n’avais pas osé alors lui faire part de mon inquiétude quand à sa santé, car il ne supportait plus que je lui pose la moindre question. Nous n’avions jamais reparlé de l’affaire Brazza, ni du dicastère de Monseigneur Poupard, ni même de mes contacts avec le père Maurice. Entre nous s’était installé un mode de relation qu’il voulait froid et distant. Ayant échoué dans toutes les missions qu’il m’avait confiées, j’acceptais le ton extrêmement autoritaire qu’il adoptait avec moi. J’étais, à ses cotés, pareil à un simple sacristain, cantonné dans l’exécution de modestes taches matérielles. Ce rôle me convenait.

A son arrivée à Roissy, j’osais à peine lui demander où se situait le siège de son mal. Il me répondit laconiquement sans autre commentaire :
« - Je n’arrive plus à me nourrir. Conduis-moi à la rue de Grenelle, chez les jésuites. Je dois me rendre bientôt au Val de Grâce ».

Quelques temps après, il m’informait qu’il devait subir une opération de l’estomac. J’osais alors lui demander quelle était la nature de son mal. « Ils ne savent pas encore » me répondit-il. Il ne supportait pas que l’on s’inquiète de sa santé, secret entre Dieu, lui-même et ses médecins. Il subit cette lourde opération puis, m’a-t-il dit, des séances de chimio et de radiothérapie qui me laissaient deviner le traitement d’un cancer. Il ne me définit cependant jamais son mal ainsi. Etait-ce pour conjurer le sort ? Etait-ce parce qu’il s’agissait d’un autre mal ? Je ne le sus jamais. Jusqu’au mois de décembre 2007, il était nourri par sonde gastrique.

Cependant, malgré sa souffrance évidente, il continuait, de son lit d’hôpital, à gérer les affaires de son diocèse. Il m’en avait confié tout le travail de secrétariat. Son téléphone ne cessait de sonner et je sentais bien que les prêtres et les laïques en charge des affaires du diocèse au Congo, étaient tenus de faire des rapports circonstanciés de leur activité.

J’étais frappé par l’extrême rudesse du ton qu’il employait avec tous ses collaborateurs. Gare à celui qui lui posait une question inutile ou sans intérêt. J’étais traité avec la même rudesse. Il me semble que par le ton qu’il adoptait avec moi, il m’avait fait entrer dans le cercle assez fermé de ses proches collaborateurs.

Il m’avait confié les codes de son e-mail. Tous les jours, je lui apportais sa correspondance, à laquelle il me demandait de répondre en me dictant ses courriers. Vers le mois de janvier 2008, Il recommençait à se nourrir. Lentement, très lentement, tandis que son appétit revenait, je sentais que l’espérance retrouvait le chemin de son âme. Il me demandait de lui apporter de la papaye, des mangues et des goyaves.

J’étais désespéré de ne pouvoir lui trouver des goyaves, tout en me réjouissant de le voir déguster avec gourmandise les fruits de son enfance. Puis il sortit de l’hôpital pour retrouver sa chambre de convalescent de la rue de Grenelle. Caroline, ma secrétaire, l’installa du mieux que nous pûmes pour faciliter son travail et éclairer ses longues journées de convalescence. Si Ernest Kombo était toujours rude et silencieux avec moi, il était avec Caroline d’une extrême prévenance, s’inquiétant toujours de la charge de travail supplémentaire qu’il lui donnait. Il lui marquait des signes d’une tendresse paternelle qui nous avaient tous les deux extrêmement touchés. Plus qu’à moi-même, il lui avait donné sa totale confiance. Lorsque je lui rendais visite, le soir, avec mon épouse - « maman Suzanne » comme il aimait à l’appeler - son visage s’illuminait. Ernest Kombo se méfiait de tous les hommes, de tous leurs projets, de toutes leurs spéculations sur l’Eglise.

Il avait fini par n’avoir confiance que dans les femmes, les mamans comme il les appelait. Cette confiance totale qu’il mettait en elles, était, je crois, un trait tout à fait essentiel de son caractère et même de ses actions pastorales en Afrique. Pour lui, la femme était vraiment l’avenir de l’homme et surtout la seule espérance de l’Afrique. Peu à peu, en un mot, cet homme que j’avais vu s’effondrer, se dissoudre comme appelé par la mort, reprenait lentement le goût de la vie.[...]

Extrait 3 du 22 juin 2009 (chapitre 11)

Après la visite que lui fit le Cardinal Diaz, Ernest Kombo entra vraiment dans la voie de la guérison. Trois soirs par semaine, je l’emmenais au restaurant de son choix.

« - Que voulez vous pour le dîner Monseigneur ? » Lui demandais-je.

« -Je rêve d’une choucroute », me répondait-il avec gourmandise.

Le soir suivant :
« - Et ce soir que désirez vous manger ?
- Je voudrais manger des tripes, jamais je n’en mangerais d’aussi bonnes que celles que me faisait ma mère ! » Il retrouvait un solide appétit, des forces nouvelles l’habitaient.

« - Vous semblez être sur un bon chemin, lui dis-je un soir. Je sens que vous allez beaucoup mieux.

- C’est vrai », me répondit-il. « A la surprise de tous…
- Vous voulez dire à la surprise du corps médical ? »

Il me confirma qu’en effet le corps médical était surpris par la rapidité de son rétablissement qui semblait solide. Il ne restait plus de traces du mal. Il avait accepté, me confia-t-il, de faire partie d’un protocole d’étude spécifique visant à mieux comprendre l’épreuve qu’il venait de vivre et la guérison dans laquelle il venait d’entrer.
Ernest Kombo semblait guéri ou tout au moins semblait entrer dans une longue rémission.

Un jour, vers le mois de juin 2008, je reçus sur l’e-mail du diocèse d’Owando un document qui interpella ma curiosité. Il s’agissait d’un rapport exécuté par un prêtre du diocèse de Brazzaville qui concernait l’organisation et la vie du petit musée dédié au Cardinal Biayenda.
Né en 1927, Emile Biayenda fut créé Cardinal le 5 mars 1973 par le Pape Paul VI. Il fut assassiné dans la nuit du 18 au 19 mars 1977, quelques heures après l’assassinat du chef d’état du Congo qui était alors Marien Ngouabi.

Depuis l’assassinat du cardinal, dont les circonstances et les raisons ne furent jamais élucidées - tout au moins pour le peuple congolais et le grand public en général - un culte grandissant chaque jour depuis près de 30 ans - s’est développé autour de ce personnage unanimement reconnu et devenu légendaire au Congo. Des foules de plus en plus nombreuses se rendent sur les différents lieux qui, comme autant de stations d’un chemin de croix, marquent les étapes du calvaire des dernières heures de ce grand chef religieux

Le rapport que je reçus sur l’e-mail d’Ernest Kombo informait les évêques des différentes améliorations qui avaient été apportées dans le petit musée dédié à la mémoire du cardinal. Parmi les photographies qui l’illustraient, l’une d’entre elles retint plus particulièrement mon attention : on y reconnaissait le nonce apostolique au Congo, Monseigneur Andres Carascosa Coso, présentant à l’objectif ce qui semblait être un vêtement de couleur kaki (cf. annexe illustration). Lorsque je remis ce rapport à Ernest Kombo ce soir-là rue de Grenelle, je lui demandais des explications à propos de cet étrange cliché.

Pourquoi ce diplomate du Vatican montrait-il au public ce vêtement tel une relique? Quel en était le sens ? De bonne humeur ce soir là, il me répondit avec un sourire :
« - Il s’agit de la soutane miraculeuse que portait le cardinal Biayenda le jour de son assassinat.

- Soutane miraculeuse ? Que voulez vous dire par miraculeuse ?
- Vois-tu Hervé, comme chacun le sait et comme l’enquête officielle l’a établi au Congo, le cardinal Biayenda a été assassiné d’une rafale de mitrailleuse par l’adjudant Mamoye sur la montagne appelée aujourd’hui Montagne du Cardinal.
Or, comme tu peux le voir, il n’y aucune trace de balle sur cette soutane. Les balles ont laissé intacts le corps et la soutane du Cardinal. Voilà le miracle.

- S’agit-il d’un vrai miracle ? » Demandais-je, stupéfait.
« - Tu es vraiment stupide Hervé, comment veux-tu que cela soit possible ? Pourquoi y aurait-il eu un tel miracle ? Crois-tu que le Christ lui même ait effacé les plaies qui lui furent infligées sur la croix ? ».

Je mesurais la consternante naïveté d’enfant de choeur que j’eus pendant un instant.[...]

Sénégal: affrontements entre étudiants  et forces de l'ordre à Dakar

Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.

photo 2-copie-1

Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes.

Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février.

Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi.

Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus.

CAN: le Gabon et Aubameyang s'offrent un sans-faute et la 1re place

photo 1328041058468-1-0

DERNIERES MINUTES

Somalie: l'ONU annonce la fin de plus de six mois de famine

 

Au Nigeria, la hausse du prix de l'essence se répercute partout

 

Egypte: deux morts dans des affrontements police-manifestants à Suez

 

L'ONU met en garde contre une catastrophe alimentaire dans le Sahel

 

Mali: réaménagement du gouvernement, négociations à Alger avec les rebelles touareg

 

Nigeria: six morts et des explosions de bombes artisanales dans le nord-est

 

Un Rwandais extradé du Canada inculpé de planification du génocide

 

Droit d'asile d'un Soudanais: la France épinglée par la Cour européenne des droits de l'homme

 

Afrique du Sud: le groupe minier Impala Platinum licencie 13.000 personnes

 

La Libye va enquêter sur les cas de torture dans ses prisons

 

Nigeria: les autorités interrogent le porte-parole présumé de Boko Haram

 

Sénégal: Wade qualifie de simple "brise" la contestation de sa candidature

 

CAN: une hiérarchie et des favoris bousculés

 

CAN: retraite internationale pour le capitaine du Burkina Mahamoudou Kéré

 

Afrique du Sud: l'ANC contre toute nationalisation des mines

 

Mali: le président Touré appelle à ne pas s'en prendre aux civils touareg

 

Somalie: visite surprise de William Hague à Mogadiscio

 

Législatives en RDC le camp Kabila obtient la majorité absolue

 

Egypte: 74 morts dans des violences après un match de foot

 

CAN: le Ghana et le Mali qualifiés pour les quarts

 

Egypte: 7 morts dans des violences après un match de football

 

Moines de Tibéhirine: les juges en quête de témoins algériens pour retracer la détention

 

Sénégal: affrontements à l'université de Dakar et "nouvelle stratégie" de l'opposition

 

CAN: sanction financière pour deux joueurs soudanais qui se sont battus

 

Afrique du Sud: 18 ans de prison pour le meurtre d'une lesbienne des townships

Evénements

 

Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.

 

C’est l’heure du bilan.

Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale

Massamba Dé

bat -  4 ans : début d’industrialisation du pays

Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT

Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain

Pascal Lissouba  – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure

Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger

 

Evénements festifs

 

Mariage, Anniversaire,

Baptême, Retrait de deuil ou

Soirées entre ami(e)s

SONOBRAZZA  s'occupe de tout

http://www.congo-sonobrazza.com/

 

Contact :

 DJ STEPHEL au 06.16.11.90.62 

 


 

Recherche

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés