Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /2009 11:43
Un malheureux accident est intervenu le 15 Août 2004 à Pointe-Noire (Congo), au cours des festivités marquant le 44 ème anniversaire de l’indépendance du Congo. Notre héraut national, le virtuose du chant, Gilbert YOULOU MABIALA. est terrassé par une crise d’hypertension.
La suite, on la connaît, hospitalisé d’abord au Centre hospitalier de Loandjili, à Pointe Noire, quelques semaines après au Centre hospitalier universitaire de Brazzaville, YOULOU MABIALA a été évacué ensuite à Paris où il y réside jusqu’à maintenant. Si ses jours ne sont certes plus en danger, sa carrière par contre a pris un coup. Aussi la possibilité pour lui de reprendre la scène reste encore un point d’interrogation. Car il s’en est sorti avec des séquelles qui nécessitent une longue rééducation.

YOULOU MABIALA est l’une des plus marquantes personnalités de la « rumba ondemba » dans son ensemble. Le destin devait sourire à cet enfant de Brazzaville, où il était né le 06 Mars 1947.
En effet, membre du groupe vocal « Les Mains Blanches » de Brazzaville, YOULOU MABIALA est découvert par le grand maître LUAMBO MAKIADI « Franco », au cours d’un séjour à Brazzaville, suivi immédiatement par un engagement historique dans l’OK JAZZ, le 13 Août 1966, date de son premier concert à Kinshasa, au « Cosbaki » (complexe sportif Bandal-Kintambo).

YOULOU MABIALA devient dans les années qui suivent une grande vedette populaire de la chanson congolaise. Il saura toucher toutes les sensibilités par des compositions qui puisaient au plus profond de la tradition de la Rumba. Quelques facilités dans le répertoire et une incroyable fécondité créatrice. Sa première composition dans l’OK JAZZ « Obimi mbwe », suivie de « Likweyi », « Marie Hélène », « Suzy », « Mpoungu ya bolingo »…lui fait acquérir une maîtrise impressionnante dans le domaine de l’écriture. Son art n’a cessé depuis de s’affirmer en ce qui concerne le voicing, d’une meilleure transparence.

A l’aise aussi bien aux côtés des chanteurs plus « classiques », comme Josky, KIAMBUKUTA, Michel BOYIBANDA ou UTA MAYI et NDOMBE OPETUN, que dans les musiques de la « rumba ondemba », YOULOU MABIALA est doué d’une personnalité sonore très particulière : un timbre fin et une vigueur qui l’apparente à l’ancien chanteur de l’OK JAZZ et du Rock-A-Mambo dans les années 50 : José Philippe LANDO « Rossignol »

Hélas ! 1978, YOULOU MABIALA, en harmonie avec son tuteur LUAMBO MAKIADI quitte l’OK JAZZ, avec lui Michel BOYIBANDA pour créer à Brazzaville, l’orchestre RUMBAYA des « Trois Frères » : YOULOU MABIALA – Michel BOYIBANDA – LOCKO MASSENGO « Djeskain ». La sortie solennelle du groupe a lieu le 18 Juillet 1978 au cinéma Vog de Brazzaville, en présence des invités de marques kinois : TABU LEY, NDOMBE OPETUN, MAVATIKU VISI, MATETE KANDA, LUKEZO LUANSI.

Enracinés dans les sources de la véritable Rumba, « Les Trois Frères » déploient de lumineuses variations sur des thèmes délicieusement nostalgiques, « Saley », « Midi », « Kumbe Kumbe », « Diallo », « Nenette », « Petit chérie », « Bolingo eloko » etc. Le succès est grandiose, mais c’est un groupe éphémère qui restera tout de même dans l’histoire de la musique congolaise.
En effet, YOULOU MABIALA quitte l’orchestre RUMBAYA des « Trois Frères » pour former le 28 Août 1981 au cinéma Vog à Brazzaville son orchestre KAMIKAZE-LONINGISA. Il est composé des musiciens :
YOULOU MABIALA, Serge LEMO KIAMBUKUTA, SELE, BOLA BOLITH, PINDU et MIGUEL (chant)
SOUZA VAGU, Dercy MANDIANGU (guitare solo)
KIALA Don Joli (guitare rythmique)
Djaffar LOUBAMBA (guitare basse)
LILAS t Simon NONA (batterie et tumbas)
IBLO, JEFF, ZINGA et AUGUSTIN (cuivre)

C’est le début pour YOULOU MABIALA de donner un nouvel élan a une véritable musique de danse, à partir des influences conjuguées de son maître de rythme LUAMBO MAKIADI « Franco ». Emouvant, le nombre impressionnant de disques sortis entre 1981 – 1995. Ses divers aspects sont ici mis en lumière dans un survol de 14 ans de « KAMIKAZE-LONINGISA », successivement des titres à succès, comme : « Point final » « Bakita », « Hélène », « Maka », « Carte postale », « Jean Jacques », « Mbou André », Mamou », « Loufoulakari », « Mon avocat a voyagé » « Dona Beija » et tant d’autres
Notons, que tout au long de son parcours avec son groupe KAMIKAZE LONINGISA, YOULOU MABIALA est demeuré en bon terme avec LUAMBO MAKIADI. Il y même reparti plus d’une fois participé aux enregistrements de l’OK Jazz ; comme en 1987 avec la reprise des ancien succès de l’OK Jazz, dont « Vikina » une composition de YOULOU MABIALA.

La mort de FRANCO le 12 Octobre 1989 suivi de la dissolution de l’OK JAZZ en 1993 et de la création de BANA OK en 1994, par LUTUMBA « Simaro » qui emporte avec lui tous les anciens de l’OK JAZZ, (sauf MADILU) sème une certaine panique au sein de la famille de LUAMBO. Soucieux, de pérenniser sa mémoire, elle confie à YOULOU MABIALA la responsabilité d’exhumer l’OK JAZZ , au cours d’une sortie officielle qui a lieu le 24 Décembre 1966. YOULOU MABIALA en devient le chef d’orchestre. C’est assez modestement, qu’il va s’affirmer comme le musicien le plus fidèle à la mémoire de LUAMBO MAKIADI, son « héritier ». Il sort la chanson « Mwana LUAMBO », dont le texte lui attire le courroux de LUTUMBA Simaro qui s’est senti humilié.

Mais, les chiens aboient, la caravane passe. Au beau milieu de son explosion, l’OK JAZZ de YOULOU MABIALA, qui est à cheval entre Kinshasa et Brazza, se distingue par l’imagination mélodique et l’audace harmonique de ses chansons, telles que : « Qui cherche qui ? », « Pourquoi moi », « Coup fort » « Métamorphose », « Bina Luambo », « Dilay », « Petit frère », « Okassone » et « Michina ». Il est à l’honneur, aux festivités commémoratives du 44ème anniversaire de l’indépendance du Congo, le 15 Août 2004 à Pointe noire. Le monumental YOULOU MABIALA est terrassé par une crise d’hypertension.

Un tournant malheureux pour YOULOU MABIALA et son groupe OK JAZZ. Avec ce concert solennel de Pointe Noire, auquel participait des musiciens de différents groupes devant les plus hautes autorités du Congo et du Gabon, se termine la carrière musicale d’un grand compositeur et un génial spécialiste de la chanson.

Hélas !, la malchance continue. YOULOU MABIALA a presque disparu des bacs internationaux. Peut-être le plus grand service que l’on pouvait lui rendre, c’est l’obtention d’un grand producteur pour reconstituer toute son œuvre, pour la réédition des principaux albums qui ont jalonnés sa carrière.
Si la charité bien ordonné, commence par soit même, les éditeurs congolais comme Anytha NGAPY, Cyriaque BASSOKA et autres sont ici interpelés.
YOULOU MABIALA NOUS AVIONS TOUJOURS UNE PENSEE POUR TOI ET TON ŒUVRE.

Clément OSSINONDE
Clement.ossinonde@orange.fr
Par Geoffray - Publié dans : Culture et Art
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La fin des sacs plastiques au Congo-Brazzaville, c'est du domaine du possible ! 

L'association DAC (Développer Autrement le Congo) est à l'initiative en République du CONGO-BRAZZAVILLE de la démarche citoyenne pour la suppression des sacs plastiques de caisse. La méthode est  essentiellement basée sur la sensibilisation. Aujourd'hui chaque Congolais jette 360 kg d'ordures par an, soit presque un kilo par jour et ce chiffre augmente de 1% par an. Les sacs plastiques représentent quant à eux 2 kg. En polyéthylène, matière produite à partir du pétrole, le sac plastique fait irruption dans la vie des ménages congolais dans les années 80 où il remplace le cabas traditionnel (panier en liane), plus résistant. C'est le début de l'ère de la consommation et l'ère du jetable. Mais alors qu'on les fabrique en une seconde et qu'ils sont utilisés en moyenne 20 minutes, ils seront soit incinérés soit dispersés dans la nature où il leur faudra jusqu'à 400 ans pour se dégrader et 1200 ans en mer selon leurs épaisseurs ! Au Congo, 4 milliards de sacs plastiques sont distribués chaque année représentant 80 000 tonnes de déchets. Véritable fléau pour la faune et la flore, notamment en milieu marin, le sac plastique produit au moins trois types de pollutions : visuelle, de l'air et du milieu marin. 

CONGO-BRAZZAVILLE: PRIORITE A L’EMPLOI

" Le travail est indispensable  au bonheur  de l'homme  ; il l'élève,  il le console  ; et peu importe   la nature  jc beri mdu travail, pourvu   qu'il profite  à quelqu'un : faire  ce qu'on peut, c'est faire ce qu'on doit." Alexandre DUMAS,  fils.
A travers cette annonce faite à la  veille de la fête des 50 ans d’indépendance,  il n’est pas inutile de se demander si celle-ci n’est pas  encore une diversion politique pour détourner l’attention des congolais face à l’échec de la politique sociale conduite par le gouvernement.

QUELLE POLITIQUE DE LOGEMENT POUR LES CONGOLAIS ?
Sans tomber dans une paranoïa obsessionnelle, on sait que nos intérieurs ne sont pas protégés de la pollution. Les substances chimiques, dangereuses ou pas, sont partout. Aucune réglementation n’est observée pour la construction des maisons des congolais et augmenter ce risque en optant pour le  tout béton, matériau complètement   inapproprié pour les logements résidentiels en zones tropicales est irresponsable. Car ces constructions souvent calquées à l’image des constructions occidentales ne tiennent pas compte ni du climat,  ni des coûts financiers exorbitants, encore moins de l’aspect écologique.
On a nettement l’impression que le gouvernement veut tout simplement troquer son humble maison de banco recouverte d’un toit de paille, de bois ou de terre compressée selon les ethnies, contre une maison "en dur" ,c’est à dire en béton, avec un toit de tôles ou en tuiles .. Les raisons ? La résistance aux intempéries qui évite d’avoir à refaire régulièrement ce qui se dégrade, enfin la raréfaction du bois est aussi invoquée.












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