Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /2009 15:59

Le Recteur de l’Université Internationale de Brazzaville (UIB), M. Emmanuel Caulier a rassuré le 3 novembre 2009 au ministère des Affaires étrangères, certaines personnalités congolaises, un échantillon d’étudiants inscrits à cet établissement universitaire du Congo et la presse, de la nécessité de former une élite nationale pour un développement harmonieux du pays. Une élite intellectuelle compétente et compétitive sur la scène internationale qui devrait être la clé qu’il faut pour sortir le continent africain du sous développement.

Cette assurance de l’UIB a été donnée par le rectorat au cours d’une conférence académique, marquant la rentrée universitaire 2009-2010. A cette occasion, les participants ont suivi quatre communications, présentées respectivement par le recteur, le vice recteur, le promoteur et un chargé de cours, dans le but faire connaître le cursus universitaire et les enseignements dispensés aux étudiants de cette institution, à travers la formation en géostratégie, géoéconomique et géopolitique.

Dans sa communication, le vice recteur M. Enoch Loubelo, a présenté cet établissement situé à Brazzaville au quartier la Glacière à Bacongo. Elle abrite trois institutions, dont une faculté de droit et des sciences politiques (FDSP), une faculté des sciences économiques et de gestion (FSEG), un centre de formation continue, ayant un organisme de relations internationales pour des cours par correspondance.

« La formation à L’UIB, qui est un établissement universitaire francophone d’intégration africaine et de portée mondiale est au niveau des établissements universitaires portant sur le système LMD (Licence – Master – Doctorat)» a affirmé le vice recteur dans sa présentation. 

L’UIB va préparer aux diplômes de licence en droit, tant privée que publique ; licence en science politique ; licence en science économique et de gestion ayant les options administration économique et sociale (AES), économique et management. Ces licences généralistes (LG) mèneront les étudiants vers le Master, a-t-on appris.

Pour sa part, le promoteur de l’institution M. Anatole Collinet Makosso a orienté sa communication sur le thème «Formation universitaire et développement du continent», en faisant comprendre, que l’UIB, «entend mettre à la disposition du Congo et de l’Afrique, des cadres compétents qui par leur expertise, pourront sortir le pays et le continent du sous développement», a ainsi démontré que, pour parvenir au développement en Afrique, «il y a des batailles essentielles à gagner, comme : maîtriser la démographie, assurer l’accès de tous à l’eau potable, protéger l’environnement, lutter contre le terrorisme, garantir une bonne éducation aux peuples, développer la coopération interrégionale, créer l’esprit d’entreprise…».

Pour M. Collinet Makosso, les programmes des institutions internationales imposés aux Africains, et ayant dans la plupart des cas échoués, ne sont pas, des thermomètres passe partout. D’où la nécessité d’une formation technique, professionnelle et universitaire, donnée à une élite bien formée, pour promouvoir la recherche scientifique quasiment inexistante en Afrique. «La formation est le moyen d’une véritable promotion de nos sociétés et des économies du sud. Car les collectivités locales, qui bénéficient aujourd’hui des subventions avec des ambitions légitimes, manquent toujours malheureusement des moyens (techniques et humains) pour réaliser leurs projets. Le développement de l’Afrique est tributaire d’une élite bien formée», a-t-il dit.

«Il faut que les cadres qui sortiront de L’UIB, soient capables d’avoir un état d’esprit, qui fasse d’eux des moteurs de la croissance et du développement de l’Afrique, car la croissance et le développement passent par la formation universitaire et scientifique. Si nous voulons développer nos états, nous devons donc avoir une élite bien formée», a renchéri M. Makosso, pour justifier son investissement dans ce domaine de l’éducation.

A  son tour, le recteur M. Caulier, a abordé le thème «Le risque international : le nouveau défi des décideurs et le rôle de l’élite»  en donnant un aperçu panoramique des relations internationales du monde aujourd’hui, tout en expliquant, que la formation qui sera donnée aux étudiants, vise à faire «comprendre aux futurs décideurs politiques et économiques, les enjeux du droit international et des risques géostratégiques dans le monde d’aujourd’hui.

Car dans cet espace, miné par des conflits inter frontaliers et religieux, prendre une décision, fût-elle politique, économique ou sociale, implique d’abord avoir des connaissances interdisciplinaires et maîtriser les risques liés à la marche du monde contemporain», où tout se confond entre le légal et l’illégale, le religieux et le profane, le licite et l’illicite, le tout copté par une société où le profit et le gain dominent sur les relations internationales.                 D’où, la nécessité de former une élite capable d’être des acteurs avertis des risques géostratégiques, économiques et juridiques que couvent chaque conflit d’intérêt.

Comment par exemple résoudre des problèmes d’une entreprise néerlandaise, à capitaux français et britanniques, installée en Belgique, qui fait fabriquer une partie de son produit en Algérie et en Chine, destiné au marché canadien ? 

M. Désiré Moussoki, Professeur à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) et chargé des cours à L’UIB a développé le thème sur «Les systèmes politiques comparés en Afrique : cas de la Libye, de l’Egypte et du Congo», en démontrant que les systèmes politiques de ces trois pays sont les mêmes, car «influencés» par des dérives d’ordre social et culturel, à l’instar du Code de la famille congolaise, qui peut être taxé d’anticonstitutionnel.

A l’exemple, la Constitution stipule clairement que les hommes et les femmes sont égaux devant la loi. Or, ce code de la famille qui autorise la polygamie, sans admettre la polyandrie  serait-il anticonstitutionnel ?

Selon une approche ethnosociologique et historique, l’intervenant a démontré, que ces trois Etats africains ont développés des systèmes politiques qui sont «une  copie non conforme des systèmes des pays colonisateurs». D’où, l’existence antagoniste de deux types de rationalités. Cette dite traditionnelle qui incarne le droit coutumier et reflète le mode de penser dans ces pays, et celle qui est taxée de moderne, reflet du droit international. Voilà ce qui explique certainement ces nombreux cas de déviance et dérogation de la loi au profit de la culture. «Il faut constater alors, qu’en Afrique, particulièrement au Congo, en Libye ou en Egypte, les systèmes politiques sont tributaires des pesanteurs socioculturelles», a-t-il conclu.

Pour susciter la réaction des étudiants à cette conférence académique, le promoteur leur a été demandé d’apporter des contssributions écrites, sous forme de critiques ou des suggestions, pour enrichir les différentes communications, qui seront publiées et éditées aux éditions l’Harmattan, dont M. Collinet Makosso est le représentant au Congo.

En attendant que l’élite tant recherchée soit formée, que faut-il faire ?                   Il y a lieu de se demander, que doivent faire les régimes autoritaires, autoritaristes ou totalitaires en Afrique subsaharienne notamment, pour parvenir à un niveau de développement acceptable à l’instar des pays asiatiques et du Maghreb qui eux aussi, sont pourtant des dictatures ?

Quel peut être le rôle que doit jouer l’élite intellectuelle africaine au pouvoir actuellement pour éviter de léguer à la postérité des passifs difficiles à résoudre ? Cette élite n’a-t-elle pas été le «cerveau concepteur» des régimes les plus farouches qu’a connu le continent africain ?

 Josselin KOMBO et PASSI BIBENE,  Talassa

Par Geoffray - Publié dans : Culture et Art
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La fin des sacs plastiques au Congo-Brazzaville, c'est du domaine du possible ! 

L'association DAC (Développer Autrement le Congo) est à l'initiative en République du CONGO-BRAZZAVILLE de la démarche citoyenne pour la suppression des sacs plastiques de caisse. La méthode est  essentiellement basée sur la sensibilisation. Aujourd'hui chaque Congolais jette 360 kg d'ordures par an, soit presque un kilo par jour et ce chiffre augmente de 1% par an. Les sacs plastiques représentent quant à eux 2 kg. En polyéthylène, matière produite à partir du pétrole, le sac plastique fait irruption dans la vie des ménages congolais dans les années 80 où il remplace le cabas traditionnel (panier en liane), plus résistant. C'est le début de l'ère de la consommation et l'ère du jetable. Mais alors qu'on les fabrique en une seconde et qu'ils sont utilisés en moyenne 20 minutes, ils seront soit incinérés soit dispersés dans la nature où il leur faudra jusqu'à 400 ans pour se dégrader et 1200 ans en mer selon leurs épaisseurs ! Au Congo, 4 milliards de sacs plastiques sont distribués chaque année représentant 80 000 tonnes de déchets. Véritable fléau pour la faune et la flore, notamment en milieu marin, le sac plastique produit au moins trois types de pollutions : visuelle, de l'air et du milieu marin. 

CONGO-BRAZZAVILLE: PRIORITE A L’EMPLOI

" Le travail est indispensable  au bonheur  de l'homme  ; il l'élève,  il le console  ; et peu importe   la nature  jc beri mdu travail, pourvu   qu'il profite  à quelqu'un : faire  ce qu'on peut, c'est faire ce qu'on doit." Alexandre DUMAS,  fils.
A travers cette annonce faite à la  veille de la fête des 50 ans d’indépendance,  il n’est pas inutile de se demander si celle-ci n’est pas  encore une diversion politique pour détourner l’attention des congolais face à l’échec de la politique sociale conduite par le gouvernement.

QUELLE POLITIQUE DE LOGEMENT POUR LES CONGOLAIS ?
Sans tomber dans une paranoïa obsessionnelle, on sait que nos intérieurs ne sont pas protégés de la pollution. Les substances chimiques, dangereuses ou pas, sont partout. Aucune réglementation n’est observée pour la construction des maisons des congolais et augmenter ce risque en optant pour le  tout béton, matériau complètement   inapproprié pour les logements résidentiels en zones tropicales est irresponsable. Car ces constructions souvent calquées à l’image des constructions occidentales ne tiennent pas compte ni du climat,  ni des coûts financiers exorbitants, encore moins de l’aspect écologique.
On a nettement l’impression que le gouvernement veut tout simplement troquer son humble maison de banco recouverte d’un toit de paille, de bois ou de terre compressée selon les ethnies, contre une maison "en dur" ,c’est à dire en béton, avec un toit de tôles ou en tuiles .. Les raisons ? La résistance aux intempéries qui évite d’avoir à refaire régulièrement ce qui se dégrade, enfin la raréfaction du bois est aussi invoquée.












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