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Les sept plaies du système Sassou.
C’est un truisme de dire que chaque peuple avait sa propre trajectoire, sa culture, ses pesanteurs, ses traditions de lutte. De
même, une chose demeure certaine : tous les peuples du monde aspirent au développement, à la liberté, à la dignité, à la justice, au progrès social
et à la paix. La misère, l’injustice sociale, l’absence de liberté et la négation de l’Etat de droit, finissent toujours par faire sauter les soupapes de sécurité multiples et toutes les
barrières dressées sur les chemins du combat populaire pour l’émancipation et le bien-être.
Depuis de longues années, le peuple congolais subit dans sa chair, les affres d’au moins sept plaies béantes, sept raisons palpables pour tourner définitivement le dos au pouvoir des SASSOU & NGUESSO. Pour leur nocivité, chaque chancre justifie à lui seul, que l’on expédie cette dictature aux mille diables !
1- la vie de plus en plus chère, avec comme corollaires la pauvreté galopante dans les villes et dans les campagnes, la multiplication des stratégies de survie au quotidien, la crise persistante des secteurs publics de l’éducation et de la santé, la recrudescence des pathologies moyenâgeuses sur fond d’une extrême misère, etc. Chaque fin d’année, Sassou proclame urbi et orbi qu’il mettra fin à la pauvreté au Congo et instaurera l’autosuffisance alimentaire, il a probablement raison dès lors que, pour lui, le Congo comme l’Etat, c’est lui et sa famille ;
2- les privations endémiques d’électricité et d’eau, au grand dam des ménages et des entreprises, traduisent de manière éloquente le mépris de ce pouvoir à l’égard du peuple congolais. Les Sahéliens (Maliens, nigériens etc…), tombent des nues à l’idée qu’une ville comme Brazzaville, aux pieds de laquelle coule le deuxième fleuve le plus puissant du monde après l’Amazone avec 75.000m3/s, crève de soif. Le barrage d’Imboulou, qui prend chaque jour les allures d’un éléphant blanc, n’était pas un projet pour soulager les congolais des incessantes coupures d’électricité. Comme à l’accoutumée, les fauves du « Chemin d’Avenir » avaient besoin d’un cadavre pour assouvir leur boulimie dans la mise à mal des deniers publics ;
3- le chômage massif des jeunes et des moins jeunes, condamnés à une retraite irrémédiable sans avoir jamais occupé un emploi à la hauteur de leur qualification, de leurs diplômes ou de leur métier. En clochardisant délibérément les jeunes, l'enrôlement du grand nombre d'entre eux dans les milices du pouvoir, basées à Tsambi-Tso et conçues pour la réalisation de leurs desseins bassement matériels, se fait chaque jour sans peine. Un funeste symbole de l’échec d’un régime capable de n’offrir à l’Armée et à la jeunesse, deux piliers de la Nation, que cette sombre alternative : la déchéance ou la résignation ;
4- le syndrome hollandais induit par la gestion calamiteuse des recettes pétrolières accentue la dysharmonie sociale. Nonobstant la sensation d’aise induite par la frénésie pétrolière, notre pays s’expose à ce péril qui a toujours été mal expliqué ou mal perçu par nos dirigeants. Ce concept, rébarbatif par sa forme, l’est moins dans son contenu , tant il traduit les problèmes macroéconomiques générés par la capacité d’absorption d’une économie suite à l’entrée massive de devises. Ce phénomène a été observé pour la première fois aux Pays-Bas, dans les années 60. A titre d’exemple, le budget national du Congo est passé de 3 milliards de francs Cfa en 1962, à plus de 3500 milliards de francs cfa en 2010. Notre pays a sombré dans les facilités d’une économie de rente, avec 90% des recettes d’exportation et 75% des recettes fiscales provenant des hydrocarbures.
C’est cette forte dépendance à la monoculture, qui induit des effets pervers. Le pays voit son développement freiné. Le cas du Nigeria est très édifiant sur ce plan. En effet, les deux booms pétroliers des années 70 ont engendré l’envolée des prix, combinée à la baisse conséquente des exportations non pétrolières (notamment agricoles). Ces booms pétroliers passés, le Nigeria constatera avec effroi, la quasi-dislocation de toute son agriculture dont la première conséquence a été l’apparition d’un grand déficit alimentaire, d’une inflation galopante et une balance commerciale déséquilibrée d’année en année.
Le sous-développement congolais est en train de s’aggraver par le fait que les autres secteurs, aussi stratégiques pour un développement intégral, sont laissés en marge des priorités publiques ;
5- une constitution taillée sur mesure qui confère des pouvoirs exorbitants à une seule personne : Sassou Nguesso. Il est le fer de lance d’un système qui inocule de façon permanente une certaine dose de cynisme dans nos institutions pour qu’elles soient à la merci de ses caprices. Tout est donc mis en œuvre pour encourager l'opinion à s'en remettre à un Prince plutôt qu'à accorder sa confiance à des institutions qui par définition sont abstraites. Cette situation entraîne une personnalisation du pouvoir, faisant ainsi de l'ombre aux mécanismes représentatifs et sapant toujours plus leur nécessaire légitimité. Or, l’Académicien André VANCHEZ nous rappelle : « Si rien ne se fait sans les hommes, rien ne dure sans les institutions » ;
6- « la municipalisation accélérée » . Cette grande imposture de « La Nouvelle Espérance » qui a été reprise par « Le chemin d’Avenir » ! Chaque année, tous les prédateurs du clan de la maffia d’Oyo se transforment en Opérateurs économiques pour la conquête des contrats obtenus sans appel d’offre et qu’ils n’honoreront jamais. On ne s’improvise pas Chef d’entreprise dans un environnement où l’incompétence et l’avidité sont promues en vertu. Avec la bénédiction tacite de leur parrain Sassou, ils se partagent à qui mieux mieux , la manne pétrolière . L’immense courtisanerie qui entoure Sassou ne sera jamais inquiété, tant les ficelles sont forcément tirées par une justice godillot ;
7- le piétinement de l’éthique et l’érection des antivaleurs en modèles de vie et de comportements, ont aplati à jamais les vertus du travail et le goût de la sueur. Les citoyens ne sont plus départagés par le mérite et par la compétence mais plutôt par la médiocrité des appartenances égoïstes et tribales. Les scandales de toutes sortes, quotidiennement relatés au peuple ahuri, ont fini d'enterrer le peu de retenue et de bienséance dans nos rapports interindividuels et dans nos rapports avec l'Etat.
Ce foyer de miasmes et d’abjections qu’est devenu notre pays, est tout naturellement inapte à répondre correctement aux demandes populaires : les femmes, les jeunes, les marchands ambulants, les artisans, les travailleurs des secteurs public et privé, les masses paysannes, les élèves, les étudiants, les chômeurs, tous les déshérités et laissés pour compte, planifient sous l’emprise de leurs aspirations et de leur volonté, les chemins de la révolte. Dépasser la parcellisation des luttes, laquelle ne profite qu’aux hiérarchies «pouvoiristes» et « boukouteurs », contribuer à mieux organiser les masses et leur lutte en s’y investissant pleinement pour les doter d’une vision d’ensemble, d’une perspective politique cohérente et crédible, telles sont les tâches des partis politiques et de tous les patriotes décidés réellement à en finir avec le régime et le système Sassou.
Chaque jour nous apporte son lot de preuves d’une funeste volonté du système Sassou, pour se pérenniser au pouvoir, par l’illégalité et la terreur, au nom simplement de leurs privilèges indus. Il faudra alors leur opposer tous les moyens de résistance à la disposition du peuple, car comme le proclamait la Constitution de la Première République en France : «Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour toute portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.» Face aux impasses de la démocratie des prédateurs, face au piétinement par un autocrate, des droits politiques, économiques, sociaux et culturels des masses populaires, la rue publique s’arroge en toute légitimité le droit imprescriptible d’imposer la République.
A présent, pour mettre un terme à ces phagédénismes insidieux, le peuple congolais a besoin, pas tant d’une alternance à la tête de l’Etat, ni même d’une alternance générationnelle ou de genre, mais plutôt d’une vraie alternative éthique, politique et sociale, à même de porter en avant les aspirations profondes de nos concitoyens et concitoyennes. A chacun et à chacune de mesurer sa part de responsabilité face à un tel défi.
Djess Dia Moungouansi– Membre du Cercle de Réflexion « La Rupture »
http://demainlecongo.kazeo.com/
Le Congo et la révolution dans le monde arabe
Au moment où souffle le vent de la révolte du côté des pays arabes, avec toutes ses conséquences que nous suivons par les médias
étrangers, certaines élites, en particulier celles de la diaspora, baignent dans le fatalisme. D’autres prévoient même le pire au sud du Sahara au lieu de réfléchir sur les tenants et les
aboutissants de ce vent violent. Et pour les pays comme le nôtre qui a déjà connu ces images atroces que nous font défiler les télévisions étrangères, nul ne veut revivre ces situations, surtout
ceux qui les ont vécues moralement et physiquement.
L’Afrique du Nord a commencé a bougé depuis les incidents de la Tunisie qui ont fait boule de neige en Egypte, en Algérie
et en Libye où les conséquences semblent plus désastreuses. Des revendications au niveau des "libertés" démocratiques ainsi que dans le partage normal des richesses. Car on ne peut
comprendre comment dans ces pays riches en pétrole, on trouve encore des chômeurs au niveau des diplômés
Ce vent qui souffle actuellement dans les pays arabes peut être comparé à celui qui a soufflé dans certains pays comme le Congo après l’acceptation du multipartisme consécutif à la chute du mur de Berlin. Malheureusement, certaines Conférences nationales "imposées" par le multipartisme ont donné naissance à des "monstres" politiques, parce que mal négociées. De cette regrettable situation, le Congo a connu des guerres civiles dans la décennie 90 à cause de l’égoïsme de certains de nos hommes politiques. Aussi, avons-nous constaté que "la démocratie pluraliste à l’Africaine" était loin de s’arrimer à celle de l’Occident dont nous avions copié bêtement l’image. Devant cette situation, le Congo, qui a retrouvé l’élan de son développement sur tous les plans, ne doit plus être trahi par l’ambition de ses hommes politiques. Il y avait eu trahison au sein du PCT, au moment de la Conférence nationale. Par affinités tribales et régionales, des transfuges de ce parti qui s’avérait déjà national avaient quitté le navire qui prenait inexorablement de l’eau, pour former l’un des plus grands partis du pays, l’UPADS. Au pouvoir grâce au PCT qu’ils avaient paradoxalement trahi, les tenants de l’UPADS ne vont pas respecter le contrat signé avec leurs homologues du PCT pour la mise en œuvre de la démocratie pluraliste dictée par la Conférence nationale. Guerres civiles et fratricides, bombardements des quartiers sud de Brazzaville avec destructions matérielles et mort d’hommes. Et tout cela au compte du pouvoir en place qui marque la décennie 90. Et on ne sera pas étonné de tomber dans la guerre de juin 1997 quand le délai constitutionnel de la présidentielle de juillet 1997 sera foulé aux pieds par le président Pascal Lissouba. La suite, nous la connaissons, ainsi que tous les ravages dans le sud du pays quand Lissouba et son éphémère Premier ministre vont prendre la poudre d’escampette devant la furie des Cobras aidés par l’Angola de Dos Santos qui ne pouvait supporter l’odeur de Savimbi aux côtés de Lissouba.
Au moment où le Congo (loin des regards de certains de nos compatriotes de la diaspora qui ne réalisent pas les changements qui s’opèrent dans le pays car absents depuis des decennies) a plus ou moins réparé certaines séquelles des guerres des années 90, nous devons tout faire pour que cela ne se reproduise plus. Un grand effort a été fait au niveau économique et aujourd’hui, certaines préoccupations comme retards et arriérés de salaire ne sont plus que des tristes souvenirs. Certes tout n’est pas encore parfait, et la perfection est difficile, surtout dans le monde sous-développé au sud du Sahara où le népotisme, le tribalisme et la corruption sont encore des tares à combattre. Mais il faut être honnête pour affirmer que quelque chose de positif a été réalisé. La municipalité accélérée qui s’opère chaque année dans les départements améliore les principales infrastructures de base. Le développement et l’amélioration du réseau routier se concrétise sur l’étendue du territoire.
Les Congolais de la diaspora qui ont vécu les guerres congolaises de 1992 à 2002 à travers le petit écran assis dans leur canapé douillet, ne doivent pas mettre l’huile au feu, en demandant à certains compatriotes du pays d’imiter bêtement leurs collègues tunisiens ou égyptiens. Les jeunes qui ont connu par enthousiasme la furie des lance-roquettes et des kalachnikovs dans les années 90 et qui commencent à se refaire moralement et matériellement, doivent comprendre que les problèmes du pays trouvent leurs solutions au sein des institutions de la République tels le Gouvernement et l’Assemblée. Nous devons mettre fin au cycle construction – destruction – construction qui retarde le développement du pays. Car ce qui nous unit est plus important que ce qui nous divise.
Le Congo a déjà subi l’analphabétisme politique par le biais de certains leaders politiques. Un exemple regrettable : le vieux Kolélas (paix à son âme), qui pourtant avait fustigé son adversaire de l’époque Denis Sassou Nguesso. Guerres civiles. Plusieurs destructions humaines et matérielles comme quelques années auparavant avec Lissouba qui le nommera Premier ministre dans son dernier souffle de président de la république. Aujourd’hui, une nouvelle page s’écrit dans la politique congolaise. Aujourd’hui, les mêmes personnes qui vilipendaient Sassou Nguesso ont été casées politiquement par le nkumbi de Total avant sa disparition. Ils ont été pardonnés par leur ancien adversaire et ils "nagent aussi dans le lait et dans le miel".
Que les opposants mal intentionnés ne profitent pas de la révolution du monde arabe pour soulever la jeunesse qui a déjà
payé un lourd tribut dans la guéguerre des hommes politiques. Aujourd’hui, le peuple attend que les promesses au niveau du social se concrétisent complètement. C’est de ce côté que les larges
masses populaires jugent souvent le politique. Améliorer les conditions de travail dans la maison Education tant au niveau des enseignés que des enseignants, donner à la majorité du peuple
l’accès aux soins, doivent être les leitmotivs des gouvernants. Certes l’accès aux soins en ce qui concerne le sida, le paludisme pour les enfants de 0 à 15 ans et les femmes enceintes, est
devenu une réalité. Mais on ne meurt pas seulement de sida, de palu et de grossesse dans notre pays.
Le Congo respire la paix et continue à panser les cicatrices des tristes et douloureux événements de 1992 à 2002. Les
soulèvements des pays arabes doivent interpeler nos politiques pour pousser le peuple à crier "PLUS JAMAIS ÇA !". Et cela doit inévitablement passer par la résolution des problèmes qui font
souffrir les larges masses populaires : l’accès au travail pour les jeunes, l’accès convenable à l’éducation et à la santé.
Noël KODIA in http://www.afrology.com
Le Congo au Salon international du livre et du tourisme à Paris
Le Congo était exposé au Salon international du livre et du tourisme, qui se tenaient tous deux Porte de Versailles. « Les Dépêches de Brazzaville» ont été présentes à travers le stand « Livres et auteurs du Bassin du Congo ».
Le Congo n’est pas une destination touristique malgré ses atouts naturels, faute de politique en matière de tourisme et d’infrastructures adéquates. Le Congo est classé pays à risque et instable.
Les villes, les plages, les réserves naturelles que possède ce pays ne figurent pas encore au nombre des hauts lieux de la planète vers lesquels se rue le public.
C’est dans ce secteur économique que se créeront les emplois de demain si le Congo veut bien juguler le chômage de masse que connait ce pays.
En dépit de la misère qui gagne chaque jour toutes les couches de la société, les congolais ont su, préserver non seulement ses réserves de faune et de flore, qui sont uniques au monde, mais encore les cultures et les traditions qui y sont attachées.
Joseph Bafoua Nsony
Rien qu’un cri
Que mon cri soit strident. A califourchon sur l’équateur, ma patrie croule sous des
injustices. Un soleil de damnation l’a brûlé. Les verrous qui bornaient la bêtise humaine ont sauté et c’est à présent les souillures des hommes sans foi qui font la
loi.
Que les sanglots longs des plus faibles réveillent la foi révolutionnaire. A la traîne de
la marche de l’histoire, la terre qui m’a vu naître s’est égarée. Ses phares s’éteignent. Ses rêves sont orphelins. Et, à l’ivresse, sa jeunesse goûte au poison du pessimisme.
Rien que des illusions perdues, rien que des privilèges pour le clan. Cette terre qui elle aussi a reçu un baiser du ciel affame ses enfants, sans craindre que comme ailleurs de grandes voix
montrent la voie et permettent que l’histoire embraye sur le changement.
Révolution de Jasmin, puis révolution au pays des pharaons. Un dictateur de plus est tombé. Du côté de l’orient, les peuples redressent l’échine, la soif de liberté brise les chaînes de la peur.
Pourquoi la déferlante épargnerait-elle les lieux où le soleil brille des mille feux ?
Que les larmes qui ruissellent sur les joues noires forment aussi un torrent qui emporte. Que le souffle haletant des déshérités du sud du Sahara nourrit l’ouragan qui pliera les tyrannies. Que
la passion pour la justice libère les énergies, sans qu’il n’est besoin qu’un ²rebut² s’immole.
Alors les nations reviendront à la vie. L’hymne à la liberté enchantera les cœurs. Les promesses de l’indépendance reviendront à l’honneur. Et la réalité nouvelle rallumera la flamme de l’espoir
et servira d’aliment à l’espérance des générations futures.
Alfred Florent BISSINGOU
«Plus l’Etat est corrompu, plus les lois se multiplient»
Une de ces phrases écrites pour toujours. Et vraie partout. L’humanité est là. On peut remplacer « respublica » par « l’État », de façon moderne, ou par « la démocratie » si l’on préfère affirmer sa préférence pour la liberté ou par « société civile » par souci de neutralité. Les gouvernements s’ils ne sont pas spécialement visés ici, ils ne sont pas innocents : je parle la société africaine tout entière.
Tacite écrivit cela dans les Annales (III, 27). Il n’énonce pas là le constat d’un déclin spécifique. A l’entendre, à Rome, et à cet égard, tout fut déclin, enfin dès après les Douze Tables des décemvirs. Autrement dit, à l’aurore seulement, une législation joue son vrai rôle : elle assure l’équité. Ensuite, très vite, très tôt, le temps corrupteur courant sur son ère, les lois se voient détournées de leur but. Naturellement, parfois elles servent encore, elles se multiplient comme moyens de se débarrasser d’un adversaire, de se venger d’un groupe, d’empêcher un puissant de monter davantage. Elles ne s’écrivent plus pour tous, dit l’historien, mais contre quelques-uns.
Qu’on pense à nos lois de circonstance, ajoutées les unes aux autres aussitôt qu’un gêneur s’impose, ou plus souvent arrachées par quelque groupuscule qui crie plus fort que l’orage, en dépit de son étroitesse.
Ceci revient à du détournement, à de l’instrumentalisation. Il y a autre chose encore. Ce que l’on peut appeler l’État, ou plutôt la société dans son ensemble se corrompt par la progressive désobéissance aux lois. Celles-ci deviennent obsolètes par leur simple désaffectation. Aussi faut-il constamment en ajouter d’autres, qui subissent le même sort. Les auteurs grecs ont pointé le doigt avec grande finesse sur cette misère. La dégradation vint ici en un temps court parce que d’une manière générale pour les Grecs tout alla si vite. On ne respecte plus les lois, dit Isocrate et à celui qui a perverti le plus de citoyens, nous confions les charges les plus importantes… Le fond de l’affaire, c’est que les vertus ont changé et ne correspondent plus aux lois. Les vertus sont dorénavant : la ruse, le malin, l’audace du bandit, du voyou... Ainsi la transgression de la loi passe-t-elle pour une sorte de code d’honneur. Mais chacun se rend compte, et en haut lieu le « législateur », qu’une société de cette manière s’enfonce et périt. Aussi l’on proclame et promulgue des lois toujours plus sophistiquées et nombreuses, aptes tout juste à calmer temporairement nos inquiétudes, et sûrement pas à répondre à la question. Comme le sauvage magicien, on soigne la flèche et non pas la blessure. Le mal est dans les mœurs, non dans les lois. Ni aucun tombereau des lois. Et même un policier derrière chaque citoyen ne changerait rien, car le policier lui-même est citoyen, et dans ce cas, vénal comme les autres.
Quand une République est corrompue, il faut s’en prendre aux mœurs, il faut s’en prendre au dictateur et ce sont eux qu’il faut changer. Non sans peine. Comme il est simple de faire voter une loi ! On a le bonheur de croire qu’on décrète la vertu ! Quelle merveille que l’autorité gouvernante ! De courte durée, néanmoins. Ce n’est pas ainsi qu’on réforme les mœurs. Il y faut la transmission et l’éducation. Mais surtout : des efforts continus et épuisants, pendant qu’on vote une loi dans son fauteuil, sans y penser et en signant son courrier.
La multiplication des lois est le fait d’une République aux mœurs corrompues, au législateur corrompu, qui n’a pas le courage ni la volonté de s’opposer à cette corruption, parce que le dictateur est lui-même corrompu et croit y remédier en brandissant des textes qui ne sont en général pas mis en application. Enfin, fais semblant d’y croire. Car peu sont dupes. Une République stable et saine serait celle dans laquelle la décence commune suffisamment partagée permettrait de se suffire de peu de lois, mais appliquer. Beaucoup en rêvent. Cela ne se décrète pas comme une loi supplémentaire.
Philippe YOULOU
AVOCAT
Barreau de Nice
La justice selon Pierre Mabiala, ministre populiste congolais
Le voleur n’aime pas être volé. Nous allons vous le prouver dans le récit qui suit. Un homme bâti comme Goliath est en train de passer un interrogatoire musclé à un autre homme dont il a solidement ligoté les mains dans le dos. Non, vous ne rêvez pas. La scène est filmée par les caméras de Télécongo. L’armoire à glace, un certain Pierre Mabiala, est, paraît-il, ministre de Sassou chargé des affaires foncières et du domaine public. Le voilà donc métamorphosé en procureur de la République en train de soumettre à la question un certain Médard Mouloki auquel le prétendu secrétaire d’Etat reproche d’avoir vendu à plusieurs personnes un même terrain nu et multiplié dans la ceinture maraîchère de Talangaï (Brazzaville) la même opération. L’insensé ! Un multirécidiviste qui fait de l’ombre aux professionnels de la haute délinquance, en l’occurrence les agents de ce que la taxinomie politique congolaise désigne sous le vocable de "clan d’Oyo". Il y a de l’arbitraire dans l’air. Ca n’augure rien de bon pour notre spéculateur terrien.
Les droits de l’acc
usé foulés par terre
« Est-ce que tu veux parler à un avocat ? »
Jamais cette question ne traverse l’esprit de l’ancien avocat Pierre Mabiala lorsqu’il s’acharne sur le malheureux Mouloki.
Pierre Mabiala, sosie de Pierre Oba, du haut de sa masse musculaire s’érige en juge campant dans un tribunal populaire typique des purges nord-coréennes ou soviétiques pos-léninistes :
« C’est une zone marécageuse, non constructible. L’Etat a des projets ici. Qui vous a permis de vendre ? »
Pendant qu’il cuisine le vendeur foncier, notre soi-disant ministre s’en réfère à un complice (un prétendu Directeur général).
En passant, la formule « L’Etat a des projets » signifie en clair : "des professionnels des biens mal acquis vont y faire pousser des villas comme des champignons). Autrement dit : honnêtes
gens s’abstenir. Dégagez, allez voir (nulle part) ailleurs. "
Le simili D.G confirme avoir reçu un jour monsieur Médard Mouloki qui lui aurait proposé du pognon.
A ces mots le procureur Pierre Mabiala rebondit ; la charge est plus véhémente. "En plus vous êtes corrupteur".
S’ensuit un déluge de questions : « Est-ce que vous avez un plan cadastrai d’ici ? Avez-vous le quitus du service technique ?
Avez-vous cette pièce technique ? »
Mouloki (à l’attention du directeur général) : « Monsieur je ne vous connais même pas »
Conclusion : "Si je ne vous connais pas, par quel miracle me reconnaissez-vous ?! "
C’est que le faux témoignage et le parjure font partie du "minimum syndical" dans les régimes de terreur quand le témoin vise la promotion sociale ou si tout simplement il tient à sa peau.
Oiseau rare
La farce judiciaire de Talangaï sous la conduite de Mabiala est, bien entendu, truffée de faux témoignages. Le Directeur général, témoin à charge, serait donc un incorruptible ( oiseau rare au
pays de Sassou). Mais notre Ponce Pilate du droit foncier ne s’en offusque pas. Sa tactique est aussi vieille que la terre : condamner avant de juger.
De toute façon, l’échange est inégal. Mabiala n’écoute même pas les réponses à la cascade des questions qu’il pose à l’infortuné chef terrien. Ce procurateur de Kimpila ( "Mpila" étant une
corruption sémantique, la formulation téké authentique est KIMPILA), ce procurateur le coupe systématiquement :
Mouloki décidé à se battre comme un diable : « Il ne faut pas m’intimider. Laissez-moi parler »
Mabiala, très terre à terre : « Je ne vous intimide pas »
Comme figure de style il s’agit d’antinomie. On dit exactement le contraire de ce que disent les actes.
Mabiala possède un modèle dans les Fables. C’est le loup de La Fontaine sur le point de déchirer l’agneau qui ose boire dans la rivière.
« Alors laissez-moi parler » : la répartie est un sursaut de révolte face à la coalition militaro-politique présidée par Pierre Mabiala. Certes la loi du plus fort et du plus fou est
toujours la meilleure. Mouloki le sait. Son injonction n’a que plus de mérite. Ce n’est pas donné à tout le monde de tenir tête à un ministre de Sassou. Mais chaque chose a un début. Stéphane
Hessel qui vient de publier à 93 ans "Indignez-vous" ne dira pas le contraire.
Humiliation
Or aux yeux des spectateurs de ce drame juridique, Mabiala ne fait que ça. Il instruit son "procès" sous la pression des caméras de Télécongo et en présence des militaires non sans avoir pris
soin de ligoter la victime comme un saucisson. C’est pire qu’une intimidation. C’est de la violation primaire des Droits de l’homme, de l’abus de pouvoir, du terrorisme politique. De
l’humiliation. Dans les régimes dictatoriaux, la domination fait partie de l’humiliation. On commence par jeter le sujet par terre avant de lui signifier les règles du jeu de soumission. Dans
cette triste vidéo, Mabiala est en train de lancer un message machiavélique à tous les sujets de la cour du roi d’Oyo, à savoir : "Les droits de l’homme, nous chions dessus."
Ce rapport de force et cette barbarie font partie de la routine depuis que les vainqueurs de la guerre du 5 juin 1997 contrôlent les richesses de la Nation.
Interrogatoire giratoire
Cependant, le misérable spéculateur foncier ne se laisse pas démonter par ce supposé ministre entouré de membres de son cabinet et de bérets rouges.
Mabiala : « Qui vous a autorisé de vendre ? Avez-vous le plan
cadastral ? Montrez-le moi. »
Mabiala coupe Mouloki quand celui-ci tente de répondre à sa bordée de questions.
Mouloki avec bon sens « C’est vous qui devez l’avoir (le plan cadastral) »
Mabiala, redondant : « Présentez le plan cadastral »
Mouloki : « Et vous, l’avez-vous (le fameux plan cadastral - NDLR) ? »
Mabiala, triomphal : « Il n’a pas le plan cadastral ! »
Mabiala : « Le lotissement a été fait par qui ? »
Les questions du ministre/justicier sont aussi tordues que hors de propos.
Mabiala : « Vous ne savez pas que c’est du ressort de l’Etat ? » (de vendre la zone marécageuse de Talangaï)
Mabiala : "Il n’y a rien de tout ça. Anarchiste ! Allez me montrer les zones que vous avez vendues "
Mouloki : « Détachez-moi (d’abord) »
Mabiala : « Non vous restez comme ça »
Bien que ne montrant pas des signes d’agitation, le bonhomme est menotté. Comble de transgression, l’accusé est crédité d’une incroyable force d’organisation. Selon Pierre Mabiala, Mouloki,
invite généralement sur les lieux de ses spéculations foncières des militaires pour semer des troubles chez les clients auxquels il vient de vendre illégalement des parcelles. Une vraie canaille
!
Mais qui sont donc ces militaires que Mouloki, un civil, peut manipuler et terroriser à sa guise ? Des cobras déguisés en soldats ?
Mabiala : « Votre place est en prison »
A noter que Mabiala est ministre dans un gouvernement dont le chef est poursuivi en France dans l’affaire des biens mal acquis.
Mabiala : « Montrez-nous où vous avez vendu et à qui vous avez vendu »
Mabiala : « A qui avez-vous vendu ? »
Mouloki (réponse du berger à la bergère) : « J’ai vendu à tout le peuple congolais, aussi bien aux civils qu’aux militaires »
Ici, le visage du spéculateur terrien prend les traits de Robespierre quand il s’attaqua aux privilèges de la monarchie. "J’ai vendu à tout le peuple congolais" - "Tout pour le peuple rien que
pour le peuple " avait pourtant décrété le cousin Marien Ngouabi.
Mabios : « Allez-me montrer les parcelles vendues »
Mouloki : « Détachez-moi »
Mabiala : « Vous restez comme ça »
Il maintient les fers. Et pourtant son prisonnier ne donne pas des signes d’agitation.
Présomption d’innocence
Mabiala « Vous avez vendu alors que vous n’avez pas le droit »
Mabiala, probable transfuge de l’Upads, entérine désormais les actes de l’autre dictateur avec le zèle des traîtres.
Pourtant Mabiala et le gouvernement qui l’emploient vendent de la délinquance politique et de la prostitution morale sans que le ciel ne leur tombe sur la tête. A qui rendent-ils compte ? Ils
sont persuadés que personne ne compte un jour leur demander des comptes.
Mabiala : « Votre place est en prison. Vous l’amenez au commissariat. Votre place est en prison »
Un réquisitoire sans autre forme de procès, dans la pure tradition expéditive stalino-maoïste.
Sûr de son autorité, le justicier de la République pétrolière, Pierre Mabiala, a déjà décidé du sort de Monsieur Mouloki : la taule. Avocat de formation, Pierre Mabiala passe outre la présomption
d’innocence. Pourquoi s’embarrasser de procédures et se perdre en conjectures juridiques ? C’est une perte de temps. C’est tout jugé, la cause est entendue. Cet homme doit croupir en prison, sans
jugement, puisque c’est tout jugé. Les droits de l’accusé sont-ils respectés ? Vous voulez rire ? Il y a flagrant délire, alors plus il y a du désordre, plus ils adorent commander.
Si cet homme doit croupir en prison, la justice, la vraie, aurait voulu qu’il ait pour codétenus des kleptomanes comme Edgar et autres Willy Nguesso. N’est-ce pas cher Mabios ?
Une racaille s’est accaparée du centre-ville de Brazzaville et de la propriété privée du CFCO à Kimpila. Si ce n’est pas de l’anarchie comme qualifier ces occupations du sol sans bourse délier
?
Grain de sable
Le crime de Médard Mouloki n’est pas tant d’avoir vendu des terres que d’avoir usurpé une fonction devenue régalienne : le monopole commercial. Il a osé extorquer des sous à des militaires, fer
de lance de la dictature du PCT-parti unique. Depuis le retour de la dictature du couple infernal Lissouba/Sassou les nervis de la République bananière du Congo n’achètent plus de concessions
nues ou construites. Ils squattent les domaines de l’Etat sans même débourser un franc symbolique. Demandez aux véreux barons qui occupent le bord de mer à Pointe-Noire s’ils ont un « plan
cadastral » ou un titre de propriété. Combien de Pierre Mabiala vont leur chercher des poux sur la tête ? Eux peuvent voler des bœufs. Ils ne supportent pas l’action des voleurs d’œufs
comme Médard Moussoki. Eux peuvent voler, pas les autres. C’est le minimum dans une République fruitière. Hier on chantait "Youlou a tout volé". Aujourd’hui qui va-t-on conspué dans les chansons
populaires ?
Médard Mouloki a usurpé le métier de voleur réservé aux membres du clan et au réseau de leurs clients politiques. Mouloki passe pour un grain de sable qui pourrait gripper la magouille foncière
que l’Etat d’Oyo a mis en place sur toute l’étendue du territoire, de Pointe-Noire à Bétou. C’est insupportable aux yeux de Mabiala.
Vous voyez ; notre thèse de départ se confirme : les voleurs n’aiment pas qu’on les vole.
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L'explosion d'un dépôt de munitions le 4 mars à Brazzaville a fait plus de 2.300 blessés et près de 14.000 sans-abri, le nombre de tués restant inchangé à près de 200 victimes, dont les obsèques se dérouleront dimanche, selon un nouveau bilan jeudi du gouvernement congolais.
Lors d'une séance de questions d'actualité au Parlement, le ministre du Plan et président de la Commission d'évaluation du sinistre, Pierre Moussa, a donné le chiffre de 13.854 sans-abri. Les hôpitaux ont reçu 2.315 blessés, dont 297 sont encore soignés, a-t-il précisé. Le nombre de personnes tuées dans l'accident est toujours évalué à près de 200, a indiqué de son côté le porte-parole du gouvernement Bienvenu Okiemy. Un précédant bilan faisait état de plus de 1.300 blessés et 5.000 sans abri.
Il s'agit du plus meurtrier accident de ce type, dans des dépôts d'armes et de munitions, depuis 10 ans dans le monde. Le bilan pourrait s'alourdir encore, d'autres corps se trouvant vraisemblablement à proximité immédiate du dépôt, où la Croix-Rouge n'a pu se rendre jusque-là. Les obsèques des victimes se dérouleront dimanche à Brazzaville, après une cérémonie d'hommage en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, a annoncé M. Okiemy. Le deuil national décrété depuis mardi prendra fin dimanche.
Le ministre du Plan a détaillé jeudi l'étendue des destructions autour du dépôt de munitions. "L'épicentre du sinistre est composé de trois périmètres: le premier périmètre qui comprend le camp des blindés (où se trouvait le dépôt) a été détruit à 98%. Seuls les bâtiments en construction par une entreprise chinoise ont résisté", a-t-il indiqué.
"Le deuxième périmètre a été détruit à 90% et dans le troisième les dégradations sont aussi significatives"", a-t-il ajouté sans préciser l'étendue des périmètres.
Lors de la séance au Parlement le député d'opposition Patrice Kadia, a mis en cause le pouvoir en place : "la conservation du pouvoir coûte très chère au Congo, a-t-il dit on n'a pas vu la richesse dans les médicaments pour soigner les blessés, mais seulement dans les armes qui sont gardées dans les quartiers populaires comme des semences".
Selon le gouvernement congolais, un incendie consécutif à un court-circuit serait à l'origine de l'explosion d'un dépôt d'armes et de munitions à Brazzaville. Le drame aurait fait au moins 146 morts. Sénégal: affrontements entre étudiants et forces de l'ordre à Dakar Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes. Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février. Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi. Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus. CAN: le Gabon et Aubameyang s'offrent un sans-faute et la 1re place
CAN: une finale Côte d'Ivoire-Zambie entre le favori et l'invité surprise
La couleur orange et vert est à l'honneur à la CAN. Les deux équipes qui sont qualifiées pour la finale de la CAN gabonnaise jouent en vert et orange.
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Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.
C’est l’heure du bilan. Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale Massamba Dé bat - 4 ans : début d’industrialisation du pays Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain Pascal Lissouba – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger Evénements festifs
Mariage, Anniversaire, Baptême, Retrait de deuil ou Soirées entre ami(e)s SONOBRAZZA s'occupe de tout http://www.congo-sonobrazza.com/
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