Il n'est point de bonheur sans liberté ni de liberté sans courage
Une démocratie qui est capable d'assassiner en toute impunité son
peuple, n'est plus digne de ce nom.
La dictature est une leçon ininterrompue qui vous enseigne que vos sentiments, vos pensées et
vos désirs n'ont pas le moindre poids, que vous n'avez pas d'existence propre, et que vous devez vivre comme d'autres ont décidé à votre
place.
Avoir le sens de l'honneur, en démocratie, c'est
défendre avec constance des convictions sincères, quel qu'en soit le coût
pour soi-même.
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" Nous resterons à l’Upads. Nous nous appellerons Lissoubistes ! "
Cher Kovalin Tchibinda,
Le 25 décembre 1963, Pascal Lissouba est nommé Premier ministre du gouvernement par le Président Massamba-Débat. Je n’étais pas encore né. Le 26 avril 1966, Ambroise Noumazalaye le remplace à la tête du gouvernement. Je n’étais pas toujours de ce monde. Quand il est membre du gouvernement mis en place en septembre 1968 avec le portefeuille du Plan et de L'Agriculture, je n’étais pas là non plus, ni quand il est arrêté en février 1972, ni en mars 1977 quand il est arrêté et condamné à la prison à perpétuité par la Cour martiale instituée par le CMP.
Je me souviens de la liesse universelle de la population congolaise de Makélékélé à Etatolo le 16 août 1992, date de l’élection de Pascal Lissouba à
la Présidence de la République, et le 31 août 1992 date de sa prestation de serment et celle du départ de M Dénis Sassou Nguesso de la Présidence de la République. J'avais la quinzaine, et
c'est ainsi que je devins Lissoubiste. C'était pour moi quelque chose de simple et grand, enfoui comme un songe dans les replis de l'adolescence, et que notre génération serait seule
capable de transmettre, car seuls les songes sont invincibles.
Malgré le délire et les rêves de certains zélateurs agnostiques de « l’Upads putschiste», qui nous invitent « d’aller créer une formation politique qui nous conviennent… », Je continuerai à m'appeler lissoubiste, et avec moi beaucoup d'autres comme vous, davantage qu’ils ne croient et bien plus ardents qu’ils ne l'imaginent. Nous ne pensons pas que la fin de partie à l’Upads a été jouée. La seule différence avec la génération qu’ils incarnent et à qui nous ne devons rien sinon le ridicule, est que les 16 août qu'il nous reste à accomplir ne sont pas du même ordre que leur 18 juin 2009, car il ne s'agit plus seulement du sursaut de notre parti, mais du sursaut de l'âme humaine au sein de l’Upads frappée par le soleil noir de la mélancolie occasionnée par la « destruction durable » inventée par le plus grand célèbre sérial killer des partis politiques au Congo. Djess dia Moungouansi l'avait, pressenti dans son dernier écrit en évoquant la nécessité de la refondation de l’Upads par des lissoubistes orthodoxes. Nous y sommes.
Il y a, cher Kovalin Tchibinda, avec nous, des lissoubistes qui n'étaient pas nés en 1963, ni en 1966, même pas en 1992. Ils n'auront pas vécu l'épopée du Professeur, ils ne seront jamais Compagnons de Lissouba, ils n'ont pas encore eu la fierté de voir la politique restaurée au Congo. Ils sont bien conscients d'ailleurs que le mot même du lissoubisme sans même parler de son contenu ne signifie plus grand-chose, ne peut signifier grand-chose pour l'immense majorité de nos compatriotes parce que le message de lissouba est brouillé par des antilissouba usurpateurs de l’Upads. Ils pensent pourtant que cette morale de l'action, cette ardeur, cette clarté, qu'on la raille comme M. Poungui qui déclarait sur RFI « sous Lissouba le Congo était mal géré… » ou qu'on l'espère, nous permettra encore de faire de grandes choses, car elle incarne le rêve, le supplément d'âme dont les idéologies mensongères des putschistes à l’Upads sont dépourvues.
Oh certes, nous ne nous reconnaissons pas dans les luttes dérisoires dans des palais vides au plateau des 15 ans (Congo) ou à Rueil Malmaison (France), dans les débats que l'on se laisse imposer sur des stratégies électoralistes à courte vue, dans ce « politiquement correct » qui, depuis le putsch de (Gamassa- Tsaty Mabiala-Poungui), émascule la pensée et l'action politiques à l’Upads. Nous ne supportons plus la décomposition ou le pourrissement de l’Upads qui chaque jour davantage se dénature et meurt lentement sous nos yeux par la seule faute du « tueur » des partis politiques au Congo et sa smala. Nous avons une âme et une résolution de constructeurs, mais nous ne sommes ni en 1991, ni en 1996.
Nous sommes de notre époque. Nous connaissons, nous aimons notre parti et nous vivons notre histoire, plus que ces putschistes ne le pensent d'ailleurs, car, dans les périodes de vide sidéral crée par des lissoubistes traditionnels, l’Upads est un refuge bien trop commode pour les usurpateurs. Mais elle n'alourdira pas nos ailes au point de nous empêcher de voler, d'imaginer, de recréer notre distingué parti. La nostalgie ne nous aura pas.
Nous sommes prêts à rebâtir un nouvel Upads qui réconcilie les Congolais
avec l'action publique, qui remette la politique à sa juste place, c'est-à-dire qu'elle n'étouffe ni n'infantilise les congolaises et les congolais, mais les rendent libres et
responsables. Et cela, nous le ferons avec Gilbert Songuissa, les ministres Moungounga et Koukébéné etc… Je ne suis pas la «profession de foi pour l’Upads» d’un mécréant
sympathisant de l’Upads quand il bredouille « Il devient évident que ceux qui ne se reconnaissent pas… aillent en toute sérénité créer les formations politiques qui leur
conviennent … Il est donc hors de question de voir une quelconque résurrection (de l’Upads) à travers le discours de ceux qui ont quitté le parti !...» Vieux
procès d’égo assurément puisque, Songuissa, Moungounga et Koukébéné n’ont jamais quittés le parti, lors de la création de l’Upads, le 15 juin 1991, M Poungui et autres (Mouanda Mpassi,
Mouyabi etc.) étaient à l’Upsd créée le 7 décembre 1990. En 1996, les mêmes se sont retrouvés à l’UR par une gymnastique dont M. Poungui seul a le secret. De leur propre gré et ce, pour
défendre leurs intérêts personnels, ils sont sortis de la majorité Présidentielle, ils ont retiré leur soutien au Président de la république Pascal Lissouba et l’UR, se devrait de prendre
part à la compétition présidentielle de 1997 contre l’Upads et Pascal Lissouba n’eut-été le coup d’Etat confère la déclaration de M. Benjamin Bounkoulou Président de l’UR dans une
interview au journal le flambeau n°001 février 1997 intitulé : ‘’Le comportement de Ange Edouard Poungui et autres indigne M Benjamin Bounkoulou’’ « Qu’est-ce qui est plus
grave ? De dire que nous sortons de la majorité Présidentielle, que nous retirons notre soutien au Président de la république Pascal Lissouba ou dire que nous UR, prendrons part à la
compétition de 1997 ? L’opinion appréciera… ».
Cher Kovalin Tchibinda, Qu’est ce qui est plus grave aujourd’hui que ce «athée» qui à la « mauvaise foi pour l’Upads » nous reproche ? D’apprécier le comportement d’Ange Edouard Poungui qui à l’époque indignait déjà M. Bounkoulou ? De dire que nous sommes des lissoubistes orthodoxes et que nous avons le devoir de refonder l’Upads ou de s’étonner de voir aujourd’hui, M. Poungui, M. Mouanda Mpassi et etc. Des antilissoubistes et anti Upads acharnés en 1997, devenir en 2006 comme par magie après la perte du pouvoir par Lissouba et l’Upads, Vice Président ou membres du bureau politique de l’Upads et veulent faire connaître aux militants de l’Upads sous informés, les preuves résiduelles d’un Lissoubisme orthodoxe, fidélisant et constant alors qu’il y a 9 ans, en tant que UR, ils devraient se présenter contre L’Upads et Lissouba aux élections présidentielles de 1997 ? L’opinion appréciera.
J'étais comme vous cher Kovalin Tchibinda, en 1992, du haut de ma quinzaine d’année, un ardent soutien de Pascal Lissouba eux Non. Mais reconnaissent-ils que, Nguila Moungounga, sans son énergie, sans sa volonté et sa persévérance, il y a bien longtemps que l'expression politique du lissoubisme aurait sombré corps et biens sous le régime de M. Sassou Président et M. Poungui Premier ministre entre 1984 et 1989 ? Et aujourd'hui, et quelles que soient les difficultés du moment et dans notre riche histoire nous en avons vu bien d’autres, il est évident qu'il n'y aura pas de renaissance de l’Upads et du lissoubisme, et quel que soit le nom qu'on lui donne, contre Nguila Moungounga Nkombo. Ceux qui le pensent ou le susurrent ont déjà perdu d'avance car ils font une magistrale erreur d'analyse politique. Il n'y aura pas d'après-lissoubisme contre Lissouba et Moungounga. « Oui, Un parti, c'est une histoire, des corps, mais aussi des mémoires et des idées incarnées… », Et c'est bien ce que nous voyons autour de Nguila Moungounga, Songuissa et Koukébéné Intégrité, fidélité, c’est ça notre Upads.
C'est parce que je partage la même hantise que, comme le radicalisme du Professeur Lissouba naguère, le lissoubisme meurt d'avoir réussi, d'avoir été pillé et dénaturé par ceux là qui hier, avaient retiré leur soutien et leur confiance en Pascal Lissouba en date du 4 septembre 1996 à la naissance de l'UR à Diata… et qui aujourd’hui, tentent d’usurper la direction de l’Upads en se faisant passer pour des Lissoubiste de haut vol que le moment me semble venu de rebâtir, les yeux ouverts, enracinés que nous sommes dans la feuille de route du fondateur de notre Parti, l’Upads du nouveau millénaire. Aucun sujet ne devra être éludé, pas même la question des putschistes que vous évoquez avec justesse dans votre dégoût des fossoyeurs à répétition de notre parti, mais cela va bien au-delà. En labourant le Congo comme le fais Gilbert, je sais que partout des forces et une énergie immense sont prêtes à donner le meilleur d'elles-mêmes pour que l’Upads redevienne Une chance pour le Congo, le Défi d’un continent et l’espoir des générations. On ne les voit ni ne les entend encore, car elles ne se reconnaissent pas dans les vieux faux débats dont on nous abreuve depuis maintenant trop d'années par les putschistes fossoyeurs de l’Upads. Elles refusent de se laisser entraîner dans les convulsions des usurpateurs de notre parti qui sont en train de sombrer sous nos yeux dans le sable mouvant du pouvoir, elles ne goûtent guère les miasmes d’une « profession de foi pour l’Upads » affligeante, ultime et seul legs du pounguisme, mais elles seront là bientôt, je vous le dis, pour rebâtir du vrai et du neuf Upads.
Il est bien sûr tentant et sans doute explicable, après une vie trop, trop tôt, trop vite riche et pleine de traitrise comme la leur, de vouloir, depuis Rueil Malmaison (France), siffler la fin de partie à l’Upads : «l’Upads, aujourd'hui, c'est l'émanation du Congrès extraordinaire de décembre 2006… » Mais je vous prie de leur dire amicalement : qu’il ne le fasse pas trop vite. Nous sommes là. Nous resterons à l’Upads. Nous nous appellerons lissoubistes. Et nous avons encore beaucoup à vivre, car, pour nous, vivre est l'infinitif de vivant, et toujours vivante est l’Upads orthodoxe.
Wallys KIMBATSA
http://wallys-kimbatsa.over-blog.com/
La fin des sacs plastiques au Congo-Brazzaville, c'est du domaine du possible !
L'association DAC (Développer Autrement le Congo) est à l'initiative en République du CONGO-BRAZZAVILLE de la démarche citoyenne pour la suppression des sacs plastiques de caisse. La méthode est essentiellement basée sur la sensibilisation. Aujourd'hui chaque Congolais jette 360 kg d'ordures par an, soit presque un kilo par jour et ce chiffre augmente de 1% par an. Les sacs plastiques représentent quant à eux 2 kg. En polyéthylène, matière produite à partir du pétrole, le sac plastique fait irruption dans la vie des ménages congolais dans les années 80 où il remplace le cabas traditionnel (panier en liane), plus résistant. C'est le début de l'ère de la consommation et l'ère du jetable. Mais alors qu'on les fabrique en une seconde et qu'ils sont utilisés en moyenne 20 minutes, ils seront soit incinérés soit dispersés dans la nature où il leur faudra jusqu'à 400 ans pour se dégrader et 1200 ans en mer selon leurs épaisseurs ! Au Congo, 4 milliards de sacs plastiques sont distribués chaque année représentant 80 000 tonnes de déchets. Véritable fléau pour la faune et la flore, notamment en milieu marin, le sac plastique produit au moins trois types de pollutions : visuelle, de l'air et du milieu marin.
CONGO-BRAZZAVILLE: PRIORITE A L’EMPLOI
" Le travail est indispensable au bonheur de l'homme ; il l'élève, il le console ; et peu importe la
nature
du travail, pourvu qu'il
profite à quelqu'un : faire ce qu'on peut, c'est faire ce qu'on doit." Alexandre DUMAS, fils.
A travers cette annonce faite à la veille de la fête des 50 ans d’indépendance, il n’est pas inutile de se demander si celle-ci n’est pas encore
une diversion politique pour détourner l’attention des congolais face à l’échec de la politique sociale conduite par le gouvernement.
QUELLE POLITIQUE DE LOGEMENT POUR LES CONGOLAIS ?
Sans tomber dans une paranoïa obsessionnelle, on sait que nos intérieurs ne sont pas protégés de la pollution. Les substances chimiques, dangereuses ou pas, sont
partout. Aucune réglementation n’est observée pour la construction des maisons des congolais et augmenter ce risque en optant pour le tout béton, matériau complètement
inapproprié pour les logements résidentiels en zones tropicales est irresponsable. Car ces constructions souvent calquées à l’image des constructions occidentales ne tiennent pas compte ni du
climat, ni des coûts financiers exorbitants, encore moins de l’aspect écologique.
On a nettement l’impression que le gouvernement veut tout simplement troquer son humble maison de banco recouverte d’un toit de paille, de bois ou de terre
compressée selon les ethnies, contre une maison "en dur" ,c’est à dire en béton, avec un toit de tôles ou en tuiles .. Les raisons ? La résistance aux intempéries qui évite d’avoir à refaire
régulièrement ce qui se dégrade, enfin la raréfaction du bois est aussi invoquée.





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Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.
C’est l’heure du bilan.
Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale
Massamba Débat - 4 ans : début d’industrialisation du pays
Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT
Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain
Pascal Lissouba – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure
Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger
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LETTRE DU CONGO MFOA
N° 013
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