Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 11:47
CPS_SDF33_090210235900_photo00_photo_default-391x512.jpg Le vice-président du Nigeria, Goodluck Jonathan, a accepté mardi soir de présider temporairement la nation, comme l'a requis le parlement, en raison de l'absence prolongée du chef de l'Etat hospitalisé à l'étranger.

"Je reçois avec une humilité et un honneur profonds cet important appel au devoir. Je suis entièrement conscient des responsabilités qui reposent sur moi (...) et que je vais assumer pleinement", a déclaré M. Jonathan, 52 ans, dans une allocution télévisée.

Mardi, les deux chambres de l'Assemblée nationale, le Sénat et la chambre des représentants, ont adopté chacune une résolution prévoyant que M. Jonathan assure l'intérim à la présidence, le chef de l'Etat Umaru Yar'Adua étant hospitalisé en Arabie saoudite depuis le 23 novembre pour une affection au coeur.

Elles voulaient ainsi mettre un fin à des mois d'incertitude rendant difficile la gestion du pays le plus peuplé d'Afrique avec 150 millions d'habitants, secoué notamment par une rébellion qui menace les exportations du 8e producteur de pétrole de l'Afrique et des tensions intercommunautaires.

La décision du parlement a soulevé des questions sur sa portée légale mardi. Des voix se sont élevées pour la contester, et d'autres pour l'approuver, avec en toile de fonds des craintes de menacer l'équilibre confessionnel du pouvoir.

Selon une règle non écrite mais appliquée dans ce pays majoritairement musulman au nord et chrétien au sud, la présidence revient alternativement à un chrétien puis à un musulman. M. Yar'Adua est musulman, tandis que son vice-président Goodluck Jonathan, est chrétien.

Le gouvernement, qui doit se réunir mercredi en conseil des ministres, n'avait pas réagi.

Le cabinet a jusqu'à présent soutenu que M. Yar'Adua était apte à présider en dépit de son absence. Mais la semaine dernière, Dora Akunyili, ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement, a demandé le transfert des pouvoirs à M. Jonathan.

Le 13 janvier, la Haute cour fédérale avait jugé que M. Jonathan pouvait exercer temporairement l'exécutif, précisant qu'il ne devenait pas pour autant "président par intérim".

Mardi soir, la chaîne télévisée d'Etat NTA a fait référence dans son journal à M. Jonathan comme le "président par intérim", avant même que celui-ci ne prononce son discours.

Selon la Constitution, le chef de l'Etat doit transmettre une "déclaration écrite" au parlement pour lui notifier son absence et permettre au vice-président de le remplacer. En l'absence d'une telle lettre, réclamée depuis des semaines de toutes parts, le Sénat a jugé que la récente et brève interview de M. Yar'Adua à la BBC le 12 janvier faisait l'affaire.

"Le président, par cette déclaration diffusée mondialement, a donné au parlement la preuve irréfutable qu'il est en congé médical (...) et a ainsi respecté l'article 145 de la Constitution", a déclaré le président du Sénat David Mark.

En raison de son absence, le processus de pacification du sud pétrolifère, en proie aux violences depuis 2006, est en passe d'échouer faute d'avancées, selon de nombreux observateurs. Les attaques menées par des groupes armés ont repris ces dernières semaines.

Goodluck Jonathan a promis mardi soir que le gouvernement fédéral allait "prendre toutes les mesures pour consolider les bénéfices de l'amnistie dans le delta du Niger et mettre en oeuvre le programme post-amnistie".

Umaru Yar'Adua avait offert en août l'aministie à tous les combattants qui déposeraient les armes. Des milliers ont accepté mais perdent désormais patience.

Par Geoffray - Publié dans : Le Journal Afrique
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La fin des sacs plastiques au Congo-Brazzaville, c'est du domaine du possible ! 

L'association DAC (Développer Autrement le Congo) est à l'initiative en République du CONGO-BRAZZAVILLE de la démarche citoyenne pour la suppression des sacs plastiques de caisse. La méthode est  essentiellement basée sur la sensibilisation. Aujourd'hui chaque Congolais jette 360 kg d'ordures par an, soit presque un kilo par jour et ce chiffre augmente de 1% par an. Les sacs plastiques représentent quant à eux 2 kg. En polyéthylène, matière produite à partir du pétrole, le sac plastique fait irruption dans la vie des ménages congolais dans les années 80 où il remplace le cabas traditionnel (panier en liane), plus résistant. C'est le début de l'ère de la consommation et l'ère du jetable. Mais alors qu'on les fabrique en une seconde et qu'ils sont utilisés en moyenne 20 minutes, ils seront soit incinérés soit dispersés dans la nature où il leur faudra jusqu'à 400 ans pour se dégrader et 1200 ans en mer selon leurs épaisseurs ! Au Congo, 4 milliards de sacs plastiques sont distribués chaque année représentant 80 000 tonnes de déchets. Véritable fléau pour la faune et la flore, notamment en milieu marin, le sac plastique produit au moins trois types de pollutions : visuelle, de l'air et du milieu marin. 

CONGO-BRAZZAVILLE: PRIORITE A L’EMPLOI

" Le travail est indispensable  au bonheur  de l'homme  ; il l'élève,  il le console  ; et peu importe   la nature  jc beri mdu travail, pourvu   qu'il profite  à quelqu'un : faire  ce qu'on peut, c'est faire ce qu'on doit." Alexandre DUMAS,  fils.
A travers cette annonce faite à la  veille de la fête des 50 ans d’indépendance,  il n’est pas inutile de se demander si celle-ci n’est pas  encore une diversion politique pour détourner l’attention des congolais face à l’échec de la politique sociale conduite par le gouvernement.

QUELLE POLITIQUE DE LOGEMENT POUR LES CONGOLAIS ?
Sans tomber dans une paranoïa obsessionnelle, on sait que nos intérieurs ne sont pas protégés de la pollution. Les substances chimiques, dangereuses ou pas, sont partout. Aucune réglementation n’est observée pour la construction des maisons des congolais et augmenter ce risque en optant pour le  tout béton, matériau complètement   inapproprié pour les logements résidentiels en zones tropicales est irresponsable. Car ces constructions souvent calquées à l’image des constructions occidentales ne tiennent pas compte ni du climat,  ni des coûts financiers exorbitants, encore moins de l’aspect écologique.
On a nettement l’impression que le gouvernement veut tout simplement troquer son humble maison de banco recouverte d’un toit de paille, de bois ou de terre compressée selon les ethnies, contre une maison "en dur" ,c’est à dire en béton, avec un toit de tôles ou en tuiles .. Les raisons ? La résistance aux intempéries qui évite d’avoir à refaire régulièrement ce qui se dégrade, enfin la raréfaction du bois est aussi invoquée.












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