CPS_SDF33_090210235900_photo00_photo_default-391x512.jpg Le vice-président du Nigeria, Goodluck Jonathan, a accepté mardi soir de présider temporairement la nation, comme l'a requis le parlement, en raison de l'absence prolongée du chef de l'Etat hospitalisé à l'étranger.

"Je reçois avec une humilité et un honneur profonds cet important appel au devoir. Je suis entièrement conscient des responsabilités qui reposent sur moi (...) et que je vais assumer pleinement", a déclaré M. Jonathan, 52 ans, dans une allocution télévisée.

Mardi, les deux chambres de l'Assemblée nationale, le Sénat et la chambre des représentants, ont adopté chacune une résolution prévoyant que M. Jonathan assure l'intérim à la présidence, le chef de l'Etat Umaru Yar'Adua étant hospitalisé en Arabie saoudite depuis le 23 novembre pour une affection au coeur.

Elles voulaient ainsi mettre un fin à des mois d'incertitude rendant difficile la gestion du pays le plus peuplé d'Afrique avec 150 millions d'habitants, secoué notamment par une rébellion qui menace les exportations du 8e producteur de pétrole de l'Afrique et des tensions intercommunautaires.

La décision du parlement a soulevé des questions sur sa portée légale mardi. Des voix se sont élevées pour la contester, et d'autres pour l'approuver, avec en toile de fonds des craintes de menacer l'équilibre confessionnel du pouvoir.

Selon une règle non écrite mais appliquée dans ce pays majoritairement musulman au nord et chrétien au sud, la présidence revient alternativement à un chrétien puis à un musulman. M. Yar'Adua est musulman, tandis que son vice-président Goodluck Jonathan, est chrétien.

Le gouvernement, qui doit se réunir mercredi en conseil des ministres, n'avait pas réagi.

Le cabinet a jusqu'à présent soutenu que M. Yar'Adua était apte à présider en dépit de son absence. Mais la semaine dernière, Dora Akunyili, ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement, a demandé le transfert des pouvoirs à M. Jonathan.

Le 13 janvier, la Haute cour fédérale avait jugé que M. Jonathan pouvait exercer temporairement l'exécutif, précisant qu'il ne devenait pas pour autant "président par intérim".

Mardi soir, la chaîne télévisée d'Etat NTA a fait référence dans son journal à M. Jonathan comme le "président par intérim", avant même que celui-ci ne prononce son discours.

Selon la Constitution, le chef de l'Etat doit transmettre une "déclaration écrite" au parlement pour lui notifier son absence et permettre au vice-président de le remplacer. En l'absence d'une telle lettre, réclamée depuis des semaines de toutes parts, le Sénat a jugé que la récente et brève interview de M. Yar'Adua à la BBC le 12 janvier faisait l'affaire.

"Le président, par cette déclaration diffusée mondialement, a donné au parlement la preuve irréfutable qu'il est en congé médical (...) et a ainsi respecté l'article 145 de la Constitution", a déclaré le président du Sénat David Mark.

En raison de son absence, le processus de pacification du sud pétrolifère, en proie aux violences depuis 2006, est en passe d'échouer faute d'avancées, selon de nombreux observateurs. Les attaques menées par des groupes armés ont repris ces dernières semaines.

Goodluck Jonathan a promis mardi soir que le gouvernement fédéral allait "prendre toutes les mesures pour consolider les bénéfices de l'amnistie dans le delta du Niger et mettre en oeuvre le programme post-amnistie".

Umaru Yar'Adua avait offert en août l'aministie à tous les combattants qui déposeraient les armes. Des milliers ont accepté mais perdent désormais patience.

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Sénégal: affrontements entre étudiants  et forces de l'ordre à Dakar

Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.

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Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes.

Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février.

Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi.

Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus.

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Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.

 

C’est l’heure du bilan.

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Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT

Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain

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