Il n'est point de bonheur sans liberté ni de liberté sans courage








Quand Zain Congo-Brazzaville marche sur...
Dans nombre de pays émergents capitalistiques, le chiffre d’affaires d’une société, lorsqu’il a atteint un
certain seuil, est généralement soumis à un suivi fiscalo-administratif ponctuel. La moralité et la probité des cadres dirigeants sont alors de mise, ainsi que celles des cadres nationaux,
appelés à servir et surtout défendre la nation. C’est ce qui explique, sans doute, le fait que certains postes stratégiques au sein de l’entreprise sont strictement réservés aux nationaux, pour
avoir fait preuve de compétence, de bonne moralité et surtout de probité avérée. Ces exemples ont été expérimentés avec succès au Brésil, en Argentine, au Maroc, en Tunisie et en Angola, par
exemple.
En effet, le groupe de téléphonie mobile installé au Congo, depuis décembre 1999, sous le label de Celtel et qui a appartenu au grand milliardaire anglo-soudanais, le Dr Mo-Ibrahim est passé sous le label Zain, depuis août 2008.
Pour l’histoire, il sied de rappeler que la volonté politique d’après guerre (1998), le développement des infrastructures de téléphonie mobile, à cette époque, ne relevait pas d’une simple gageure.
D’où de nombreuses facilités et exonérations accordées, ici et là, par le Gouvernement de la République, soucieux de reconstruire le pays et d’améliorer la vie sociale des populations. La réalisation de cette ambition nécessitait le suivi, la contribution et, surtout, l’implication effective des hauts cadres congolais et expatriés de l’époque. D’où notre reconnaissance !
Cependant, le rachat du groupe Celtel en 2005 par le conglomérat M.T.C de Barhein, a eu pour conséquence, le changement de la politique de Management, d’où le remplacement du Chef Exécutif des Opérations de l’Afrique, le zambien Omari Issa, un homme de probité à toutes épreuves, par M. Tiémoko Coulibaly, de nationalité ivoirienne.
Il s’en est suivi la mise en place d’un Bureau Afrique basé à Nairobi, au Kenya, où sont supervisées, sous la supervision de M. Yves Mayilaméné, un Congolais de la RDC, toutes les ressources humaines des zones Afrique Centrale et Afrique de l’Ouest.
Pour les observateurs de la vie publique de notre pays que nous sommes, le constat est le suivant:
La valse des Directeurs étonne plus d’un ….
En effet, depuis le départ du DG Robert Gelderloos (1999-2003) et après le bref passage de M. Emmanuel Hamez, en 2003, et son remplacement des suites d’un arrêt de travail des agents par M. Ibrahim Loum, une valse de DG n’a cessé d’être vécue au sein de la société qui en a enregistré un nombre assez important de DG intérimaires.
A preuve, nous citerons pour mémoire MM. Antoine Pamboro et Michel Elamé, tous deux camerounais, M. John Mac-Donalds, un intérimaire de nationalité britannique et, enfin, Beston Tshinsélé, un Congolais de la RDC qui jusqu’aujourd’hui assure la Direction de la société.
Le vide juridique dans les conventions d’établissement des sociétés de téléphonies mobiles
Au Congo Brazzaville, le droit des affaires garantit à tous les investisseurs, le libre exercice et le choix des dirigeants de l’entreprise, le rapatriement des dividendes générées par l’entreprise pour le compte des actionnaires y compris la convention d’établissement et les différentes licences d’exploitation.
A cela devrait s’ajouter nécessairement le droit du travail, le code général des impôts, etc., dans le but de réguler cet environnement des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC).
Cependant, force est de constater que ce domaine est encore très récent au Congo et comporte malheureusement de nombreux vides juridiques notamment dans le domaine des essources humaines qui bat de l’aile, faute d’une législation claire et bien appliquée.
Aussi, nos députés et l’ensemble des législateurs devraient déjà y penser au lieu de fermer inutilement les yeux sur un secteur aussi sensible que celui-ci.
Le Congo n’a qu’un seul Directeur
Comment comprendre que l’organigramme de la société ne ressort jusqu’à ce jour qu’un seul ressortissant du Congo en qualité de Directeur ? Ce qui n’est pas le cas dans les autres pays du groupe où la nationalisation des postes de Direction est plus prononcée.
La Congolisation des postes est à encourager et à renforcer. Car, le D.M et le DV sont tous deux originaires de la RDC. Le D.I est ressortissant du Niger.
En outre, plusieurs cadres supérieurs occupant des postes stratégiques sont eux aussi des non Congolais qui bénéficient des avantages et rémunérations conséquentes, contrairement aux cadres Congolais qui, pour la plupart, broient du noir (…)
Les ministres en charge des Postes et Télécommunications et celui du Travail devraient dépoussiérer ce dossier sensible.
Avec les quatre pôles institués au sein du nouveau Gouvernement de « Chemin d’Avenir », des efforts devraient être consentis par tous les décideurs en vue d’instituer, à l’instar des autres pays de l’Afrique de l’Est et de l’Ouest, le principe bien connu de «Works permit». C’est-à-dire un permis de travailler, n’est attribué à un étranger que lorsqu’il est démontré et prouvé qu’il n’y a pas de compétences locales en la matière! Or, aujourd’hui, le Congo regorge bien de cadres compétents et qualifiés dans le domaine des NTIC.
Oumar Shaba détourne 450 millions de FCFA et s’enfuit, sans procès verbal, sans poursuites judiciaires.
A la vérité, comment comprendre qu’en 2004, sous le DG Ibrahim Loum, un sujet Nigérien, M. Oumar Shaba avait été embauché en qualité de Magasinier, sans aucune expérience professionnelle, ni diplôme approprié. Voilà qu’en Août 2009, ce nigérien, peu soucieux, venait de détourner sans gêne, la bagatelle somme de 450 millions FCFA. Cerise sur le gâteau : la Direction Financière de la société Zain Congo Brazzaville, qui est dirigée par un Ivoirien, a été complaisante en laissant partir Oumar Shaba qui a été quitté le Congo, sans procès verbal, sans poursuites judiciaires. Cette affaire est demeurée un tabou ; personne n’en parle. No Comment.
Enfin, que dire de la Direction des Ressources Humaines au Congo Brazzaville qui est tenue par Grace Omo Lamaï, ayant la double nationalité Camerounaise et Nigériane.
C’est le DG Antoine Pamboro qui a le plus embauché mais lesquels ?
Arrivé au Congo, courant juin 2004, le D.G Antoine Pamboro, s’est évertué à mettre en place les prémisses du circuit mafieux qui le lie à Tiémoko Coulibaly, son mentor : réfection du bâtiment servant de siège à Celtel pour plus d’un milliard 500 millions de FCFA et la location pour 30 millions/mois du même bâtiment à un sujet Libanais établi au Cameroun. Insolite !
Il y a eu ensuite, le lancement des travaux de réfection du bâtiment de l’ex-Gourmandise, à hauteur d’un milliard 700 millions de FCFA et la location 25 millions/mois, auprès d’un ancien et célèbre Ministre des Sports. Suivez mon regard !
De tous les cadres, c’est le DG Antoine Pamboro qui a le plus embauché. On compte plus ou moins 200 agents entre juin 2004 et février 2007. Et, de 1999 à 2003, près de 180 agents.
Sous le règne du DG Hamez, on peut
compter près de 15 agents seulement.
Pour sa part, le D.G Loum n’a eu besoin que d’une quarantaine d’agents. Ces chiffres sont clairs afin d’évaluer le quota réservé aux agents nationaux: cf. registre ONEMO.
Ces recrutements insolites ont été opérés, sans profil, sans plan de carrière et description de poste de chacun, au sein de l’entreprise. Le désordre !
Il a été aussi signé un contrat de type léonin, donc, de gré à gré, sans appel d’offres avec une société d’intérim en ressources humaines. Il s’agit, en réalité, d’une société écran dénommée : Emploi Service, basée au Cameroun et immatriculée au nom de jeune fille de son épouse ! No Comment !
Cette société écran gère près de 150 agents avec des bureaux dans les pays/opérations de la sous-région et au Canada où le partage des dividendes serait réalisé entre les parties complices (…) «Vraiment Congo Zoba», le Congo sert-il à résorber le chômage des autres pays et à enrichir leurs concitoyens, au détriment de sa propre population ?
C’est ainsi que sous la direction de M. Loum, près d’une centaine de camerounais notamment ses cousins, neveux et nièces, ont presté, vaille que vaille, en qualité de Consultant dans divers domaines grâce à la complicité de leur mentor M. Yves Mayilaméné.
Parmi les grands complices, on peut citer entre autres, Seydou Ganou, un Burkinabé, et Serge Ebene, un Camerounais qui ont été remerciés pour malversations financières et gabegie avérée. Curieusement, Serge Ebene, vient de déposer un dossier pour la signature d’un contrat de prestations au profit de «Proximity», une autre société d’intérim en Ressources humaines, à l’instar de la précédente basée au Cameroun.
Abordons le volet Ressources Humaines
Entre 1999 et 2004, les Ressources Humaines et une bonne partie de l’Administration étaient tenues par M. Rufin NG., qui a été mis de côté, pour son caractère rebelle et contestataire sur les cas de vol. Il a été vite remplacé par un autre compatriote, le quinquagénaire, Crépin M. en juillet 2004.
Puis arriva le tour d’un incompétent notoire, M. Michel A. de janvier à juin 2006.
Ce dernier a été, lui aussi, remercié au pied levé après six mois pour être remplacé, grâce au Ministre de l’époque, par M. William M.
William a été très fédérateur pour avoir réussi à faire un consensus autour de lui avec tous les anciens, il fût successivement poussé au placard comme tous ses prédécesseurs.
Il a été remplacé par un soit disant Consultant, arrivé fin 2006, M. Abdoulaye Tiémoko Coulibaly, le grand Chef du réseau mafieux.
Ce maffieux bien connu de tous, tiendra jusqu’en mars 2009.
Démasqué à temps, il sera viré pour malversations et délinquances financières avérées :
pas de visites médicales pour les travailleurs, blocage des avancements de ceux qui ne sont pas acquis à sa cause démoniaque, trafic d’influence avec la Police d’assurances
maladie, gonflement éhonté du compte de dépenses imputé aux agents, etc. Et tout le reste à l’avenant.
Un pseudo prêt bancaire de plus de 25 milliards de FCFA est sorti tranquillement du territoire congolais
Les bons chiffres du marché congolais aidant, et après près de quatre ans au Congo, Abdoulaye Tiémoko Coulibaly va être remplacé par un autre DG camerounais, le sieur Michel Elame, qui à son tour, s’est illustré par l’hypothèque pour les cinq prochaines années des comptes de la société Zain, en levant un prêt bancaire de plus de 25 milliards de FCFA. Le gâchis !
Ce montant est sorti tranquillement du territoire congolais, grâce à la complicité de certaines autorités politiques du Congo (Congo Zoba !). Sans doute, pour un placement boursier !
Le limogeage de ce dernier, a été l’acquisition d’un terrain appartenant au Ministère de la Communication qui, par un tour de passe-passe, est devenu curieusement propriété d’un sujet Libanais naturalisé congolais.
Aujourd’hui, ce libanais maffieux et escroc, est devenu propriétaire de l’un des plus grands hôtels de Brazzaville. Montant du lopin : un milliard 500 millions de FCFA!
En réalité, 450 millions de FCFA dont 50 millions pour le démarcheur ; un certain Yvon M, agent de Zain Congo Brazzaville.
Au finish, toutes ces magouilles à grande échelle vont coûter à Michel Elame, sa sortie du groupe, comme un véritable pestiféré, mais avec une grande cagnotte de 300 millions de FCFA. Aujourd’hui, pour assouvir ses appétits maffieux, l’impénitent Michel Elamé revient à la société en qualité de fournisseur de services divers ! Qui dit mieux ?
Sous sa houlette, il lance également la commande d’un poste transformateur d’énergie à installer à l’ex-Gourmandise, ceci avec la complicité d’un agent de Zain Congo Brazzaville, le sieur Cyr M, qui sous traite cette commande par son cousin, un certain Charlemagne Mavila, patron de la société «Sercive Center», société sans bureau ni personnel, pour un montant de 600 millions FCFA. Tout ceci avec la bienveillance et le parrainage du D.F, l’ivoirien Kouadio Bandama, complice de détournements multiples, toujours en compagnie de sa concubine, une demoiselle travaillant chez MTN. A vrai dire, le sieur Charlemagne Mavila, n’aurait facturé que 47 millions et perçu un acompte de 27 millions. Il s’est évanoui dans la nature. Alors qui gonfle ces comptes et à quelles fins ? Allez-y comprendre ! «Vraiment Congo Zoba», le Congo sert-il à résorber le chômage des autres pays et à enrichir leurs concitoyens, au détriment de sa propre population ?
Kouadio Bandama, Charlemagne Mavila, Cyr, Kalina impliqués et confondus…
Toujours sous Michel Elame, sans préavis, il rompt le contrat de prestation de services avec la société SOGEFCO, chargée de l’entretien des électrogènes, et la livraison de carburant. Ce qui va valoir un procès à Zain, dont le défenseur un certain Kalina, va monter une magouille avec l’actuel Directeur Financier pour se faire payer des honoraires de plus de 100 millions de FCFA.
Une partie de ce montant a été destinée au DF et une autre à l’ancien Conseiller juridique qui sera, par la suite, licencié.
Aboubacar Coulibaly s’est évanoui avec 4 milliards 500 millions de FCFA.
Dans cette affaire louche et maffieuse, un cabinet d’avocats et des avocats véreux ont commis un délit d’initié, impliquant des parents dont un Docteur à Pointe-Noire. La radiation du Bureau du sieur Kalina a été prononcée.
Le dernier Directeur Marketing de janvier 2006 à avril 2009, M. Aboubacar Coulibaly un sénégalo-ivoirien, et neveu de Tiémoko Coulibaly, s’en est allé lui avec une partie du budget Marketing de 4 milliards 500 millions de FCFA. Ce montant servirait au changement d’image et de couleur de Celtel à Zain et aux achats en Chine d’articles publicitaires à l’image de la nouvelle marque.
Certains cadre congolais qui ont gérés cela en sous main, dont Willy B, qui sera poussé à la sortie par l’actuel DG, pour manquements graves, sur instructions personnelles de Tiémoko C, car il aurait trahi le réseau sur la vente du lopin.
Aussi, la presse internationale, ayant révélée la vente probable des opérations en Afrique, a provoqué un climat d’incertitude sur le dernier des cadres dirigeants et subalternes de la société.
Le septième D.G en 10 ans, M. Beston Tshinsele, ancien Directeur des Opérations sous A. Pamboro, revient donc au Congo, dans ce climat d’incertitude, de doute, de réorganisation et de restructuration, prôné par le groupe, qui comporte le volet externalisations de certaines fonctions, aux deux sociétés camerounaises et à d’autres qui arrivent afin de se recentrer essentiellement sur les métiers de la profession !
La Direction Générale des Impôts de Brazzaville citée …
Le réseau mafieux mis en place va donc réaffecter des cadres nationaux qui ne leur étaient pas favorables et embaucher des ressortissants de RDC, Nigériens, Ivoiriens, Burkinabés et autres Ouest africains qui très souvent débarquent au Congo avec des faux papiers, afin de concrétiser leur dessein de détournements, ceci, au détriment des Congolais qui généralement se haïssent, manquent de solidarité. Les cadres Congolais orgueilleux, tribalistes et traîtres ne s’aiment pas. Ils se canardent et se font la guerre alors qu’ils seraient plus unis et plus soudés pour relever le défi : contre attaquer.
Ce qui bien évidement favorise les «autres », qui s’accaparent de la plupart des postes stratégiques au sein de la société.
En outre, à Zain Congo Brazzaville, certaines Congolaises, ne semblent connaître la promotion qu’à travers le sexe dit «Canapé».
La magouille autour des fameux SAP ! SAP !
Dans un autre registre, un caissier de la société Zain ayant pour aîné un concitoyen Inspecteur et Cadre supérieur des Impôts à la Direction Générale des Impôts de Brazzaville, en charge du contrôle de la fiscalité de Zain, est intervenu auprès du directeur financier en ces termes :
«Les derniers contrôles ont révélé une dissimulation de fonds, qui soit disant ont servi à l’achat d’un terrain et n’ont pas fait l’objet d’une imposition par la taxe foncière ; étant entendu que nous devons vous frapper par une amende pour ce manquement, et au lieu que tu me reverses ma part, elle servira à couvrir la bêtise de mon jeune cadet».
Très vite, le deal est conclu avec M. le DF, qui prendra sa part, et procéder au retrait de la plainte et au rétablissement/réaffectation du voleur dans les autres services de la société. Sans fonction précise!
Au même moment, à Zain Congo, une enquête interne initiée par l’actuel DG, va mettre à jour une véritable magouille au niveau informatique sur les fameux Sap-sap !
Un gap financier de plus de 2 millions de dollars US, soit plus d’un milliard de FCFA, va être mis à jour, et le responsable écroué à Pointe-Noire, M. Patrio L., dés son retour de vacances en Chine.
Les complicités internes de cette magouille d’envergure sont à élucider car l’enquête suit son cours.
Comment une telle opération informatique, a pu s’exécuter sans la complicité interne des cadres au niveau des finances, à la Direction informatique et des autres contrôleurs de gestion et des revenus ?
Le rapport confidentiel de la société «Protiviti Risk et Bussiness Consulting ; Internal Audit» en dit long !
Zain Congo Brazzaville va clôturer ses comptes financiers 2009 avec un gap de +/-6 millions de dollars US






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