Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /2009 10:57
La peur s’empare des populations de Nkayi, ville située à plus de 300 Km au sud ouest de Brazzaville dans le département de la Bouenza, qui redoutent les tristes actions des "Mindjula", les déterreurs. Comme on le sait pour la ville de Bouansa, au nord de Nkayi, des vivants ont déjà été kidnapés par ces déterreurs. Dans la ville sucrière, les populations disent que les Mindjula opèrent déjà de la sorte. Récemment un enfant d’environ six mois a été retrouvé mort, flottant dans la rivière Niari, dans le district de Kayes.


Très vite, la panique s’est emparée des populations qui attribuent sans condition cette action aux Mindjula qui pillulent dans la zone. Descendus sur les lieux, le maire, les conseillers municipaux ainsi que la police de Nkayi ont dû constater avec amertume l’ignoble acte. Mais, aucune déclaration n’a été faite aux populations, évitant de répandre de plus bel la panique.
Le maire de Nkayi, Dr Boueya, a simplement annoncé que la police a ouvert une enquête.


Les populations, mieux averties que quiconque dans ces histoires de Mindjula, ont mis en place des mesures d’auto-défense. Elles ne restent plus longtemps dans les champs agricoles éloignés, auxquels d’ailleurs elles ne vont plus qu’en groupe.

Les femmes ne tiennent plus à laisser traîner leurs enfants, tant dans la cour de la maison qu’à l’école.


Le phénomène des déterreurs a déjà pris une grande ampleur dans le département de la Bouenza, après celui du Pool, connu comme base originaire de cette sorcellerie. Plusieurs des acteurs ont déjà été arrêtés avec leur butin par la police, mais aucune mesure n’a suivi ces arrestations. Tout se passe comme si c’était normal que des citoyens se comportent impunément de la sorte, profanant les tombes des disparus sans être inquiétés.


La police nationale, plusieurs fois indexée comme complice par ces populations du fait de son manque d’action, malgré les preuves, n’arrête pas le phénomène. Des personnes arrêtées, même avec leur sac d’ossements humains, sont toujours remis en liberté, et continuent à scruter les tombes.


Prises de peur, nombreux à Nkayi enterrent leurs enfants décédés dans leur domicile, de peur que nuitamment les déterreurs ne viennent retirer la « carlingue ».


Plus coriaces, les populations de Bouansa versent de l’acide, en guise de dernier bain, sur les cadavres, afin que ces bandits ne retrouvent plus que de la cendre dans les linceuls.


Par Arsène SEVERIN
Par Geoffray - Publié dans : Société
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La fin des sacs plastiques au Congo-Brazzaville, c'est du domaine du possible ! 

L'association DAC (Développer Autrement le Congo) est à l'initiative en République du CONGO-BRAZZAVILLE de la démarche citoyenne pour la suppression des sacs plastiques de caisse. La méthode est  essentiellement basée sur la sensibilisation. Aujourd'hui chaque Congolais jette 360 kg d'ordures par an, soit presque un kilo par jour et ce chiffre augmente de 1% par an. Les sacs plastiques représentent quant à eux 2 kg. En polyéthylène, matière produite à partir du pétrole, le sac plastique fait irruption dans la vie des ménages congolais dans les années 80 où il remplace le cabas traditionnel (panier en liane), plus résistant. C'est le début de l'ère de la consommation et l'ère du jetable. Mais alors qu'on les fabrique en une seconde et qu'ils sont utilisés en moyenne 20 minutes, ils seront soit incinérés soit dispersés dans la nature où il leur faudra jusqu'à 400 ans pour se dégrader et 1200 ans en mer selon leurs épaisseurs ! Au Congo, 4 milliards de sacs plastiques sont distribués chaque année représentant 80 000 tonnes de déchets. Véritable fléau pour la faune et la flore, notamment en milieu marin, le sac plastique produit au moins trois types de pollutions : visuelle, de l'air et du milieu marin. 

CONGO-BRAZZAVILLE: PRIORITE A L’EMPLOI

" Le travail est indispensable  au bonheur  de l'homme  ; il l'élève,  il le console  ; et peu importe   la nature  jc beri mdu travail, pourvu   qu'il profite  à quelqu'un : faire  ce qu'on peut, c'est faire ce qu'on doit." Alexandre DUMAS,  fils.
A travers cette annonce faite à la  veille de la fête des 50 ans d’indépendance,  il n’est pas inutile de se demander si celle-ci n’est pas  encore une diversion politique pour détourner l’attention des congolais face à l’échec de la politique sociale conduite par le gouvernement.

QUELLE POLITIQUE DE LOGEMENT POUR LES CONGOLAIS ?
Sans tomber dans une paranoïa obsessionnelle, on sait que nos intérieurs ne sont pas protégés de la pollution. Les substances chimiques, dangereuses ou pas, sont partout. Aucune réglementation n’est observée pour la construction des maisons des congolais et augmenter ce risque en optant pour le  tout béton, matériau complètement   inapproprié pour les logements résidentiels en zones tropicales est irresponsable. Car ces constructions souvent calquées à l’image des constructions occidentales ne tiennent pas compte ni du climat,  ni des coûts financiers exorbitants, encore moins de l’aspect écologique.
On a nettement l’impression que le gouvernement veut tout simplement troquer son humble maison de banco recouverte d’un toit de paille, de bois ou de terre compressée selon les ethnies, contre une maison "en dur" ,c’est à dire en béton, avec un toit de tôles ou en tuiles .. Les raisons ? La résistance aux intempéries qui évite d’avoir à refaire régulièrement ce qui se dégrade, enfin la raréfaction du bois est aussi invoquée.












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