Il n'est point de bonheur sans liberté ni de liberté sans courage
Une démocratie qui est capable d'assassiner en toute impunité son
peuple, n'est plus digne de ce nom.
La dictature est une leçon ininterrompue qui vous enseigne que vos sentiments, vos pensées et
vos désirs n'ont pas le moindre poids, que vous n'avez pas d'existence propre, et que vous devez vivre comme d'autres ont décidé à votre
place.
Avoir le sens de l'honneur, en démocratie, c'est
défendre avec constance des convictions sincères, quel qu'en soit le coût
pour soi-même.
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Très vite, la panique s’est emparée des populations qui attribuent sans condition cette action aux Mindjula qui pillulent dans la zone. Descendus sur les lieux, le maire, les conseillers
municipaux ainsi que la police de Nkayi ont dû constater avec amertume l’ignoble acte. Mais, aucune déclaration n’a été faite aux populations, évitant de répandre de plus bel la
panique. Le maire de Nkayi, Dr Boueya, a simplement annoncé que la police a ouvert une
enquête.
Les populations, mieux averties que quiconque dans ces histoires de Mindjula, ont mis en place des mesures d’auto-défense. Elles ne restent plus longtemps dans les champs agricoles éloignés,
auxquels d’ailleurs elles ne vont plus qu’en groupe.
Les femmes ne tiennent plus à laisser traîner leurs enfants, tant dans la cour de la maison qu’à l’école.
Le phénomène des déterreurs a déjà pris une grande ampleur dans le département de la Bouenza, après celui du Pool, connu comme base originaire de cette sorcellerie. Plusieurs des acteurs ont déjà
été arrêtés avec leur butin par la police, mais aucune mesure n’a suivi ces arrestations. Tout se passe comme si c’était normal que des citoyens se comportent impunément de la sorte, profanant
les tombes des disparus sans être inquiétés.
La police nationale, plusieurs fois indexée comme complice par ces populations du fait de son manque d’action, malgré les preuves, n’arrête pas le phénomène. Des personnes arrêtées, même avec
leur sac d’ossements humains, sont toujours remis en liberté, et continuent à scruter les tombes.
Prises de peur, nombreux à Nkayi enterrent leurs enfants décédés dans leur domicile, de peur que nuitamment les déterreurs ne viennent retirer la « carlingue ».
Plus coriaces, les populations de Bouansa versent de l’acide, en guise de dernier bain, sur les cadavres, afin que ces bandits ne retrouvent plus que de la cendre dans les linceuls.
La fin des sacs plastiques au Congo-Brazzaville, c'est du domaine du possible !
L'association DAC (Développer Autrement le Congo) est à l'initiative en République du CONGO-BRAZZAVILLE de la démarche citoyenne pour la suppression des sacs plastiques de caisse. La méthode est essentiellement basée sur la sensibilisation. Aujourd'hui chaque Congolais jette 360 kg d'ordures par an, soit presque un kilo par jour et ce chiffre augmente de 1% par an. Les sacs plastiques représentent quant à eux 2 kg. En polyéthylène, matière produite à partir du pétrole, le sac plastique fait irruption dans la vie des ménages congolais dans les années 80 où il remplace le cabas traditionnel (panier en liane), plus résistant. C'est le début de l'ère de la consommation et l'ère du jetable. Mais alors qu'on les fabrique en une seconde et qu'ils sont utilisés en moyenne 20 minutes, ils seront soit incinérés soit dispersés dans la nature où il leur faudra jusqu'à 400 ans pour se dégrader et 1200 ans en mer selon leurs épaisseurs ! Au Congo, 4 milliards de sacs plastiques sont distribués chaque année représentant 80 000 tonnes de déchets. Véritable fléau pour la faune et la flore, notamment en milieu marin, le sac plastique produit au moins trois types de pollutions : visuelle, de l'air et du milieu marin.
CONGO-BRAZZAVILLE: PRIORITE A L’EMPLOI
" Le travail est indispensable au bonheur de l'homme ; il l'élève, il le console ; et peu importe la
nature
du travail, pourvu qu'il
profite à quelqu'un : faire ce qu'on peut, c'est faire ce qu'on doit." Alexandre DUMAS, fils.
A travers cette annonce faite à la veille de la fête des 50 ans d’indépendance, il n’est pas inutile de se demander si celle-ci n’est pas encore
une diversion politique pour détourner l’attention des congolais face à l’échec de la politique sociale conduite par le gouvernement.
QUELLE POLITIQUE DE LOGEMENT POUR LES CONGOLAIS ?
Sans tomber dans une paranoïa obsessionnelle, on sait que nos intérieurs ne sont pas protégés de la pollution. Les substances chimiques, dangereuses ou pas, sont
partout. Aucune réglementation n’est observée pour la construction des maisons des congolais et augmenter ce risque en optant pour le tout béton, matériau complètement
inapproprié pour les logements résidentiels en zones tropicales est irresponsable. Car ces constructions souvent calquées à l’image des constructions occidentales ne tiennent pas compte ni du
climat, ni des coûts financiers exorbitants, encore moins de l’aspect écologique.
On a nettement l’impression que le gouvernement veut tout simplement troquer son humble maison de banco recouverte d’un toit de paille, de bois ou de terre
compressée selon les ethnies, contre une maison "en dur" ,c’est à dire en béton, avec un toit de tôles ou en tuiles .. Les raisons ? La résistance aux intempéries qui évite d’avoir à refaire
régulièrement ce qui se dégrade, enfin la raréfaction du bois est aussi invoquée.





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Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.
C’est l’heure du bilan.
Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale
Massamba Débat - 4 ans : début d’industrialisation du pays
Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT
Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain
Pascal Lissouba – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure
Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger
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LETTRE DU CONGO MFOA
N° 013
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