Il n'est point de bonheur sans liberté ni de liberté sans courage
Une démocratie qui est capable d'assassiner en toute impunité son
peuple, n'est plus digne de ce nom.
La dictature est une leçon ininterrompue qui vous enseigne que vos sentiments, vos pensées et
vos désirs n'ont pas le moindre poids, que vous n'avez pas d'existence propre, et que vous devez vivre comme d'autres ont décidé à votre
place.
Avoir le sens de l'honneur, en démocratie, c'est
défendre avec constance des convictions sincères, quel qu'en soit le coût
pour soi-même.
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Sous un calme apparent ou l'on voit le peuple congolais navigué à ses occupations de survie et de lutte contre la misère, on perçoit, en fait dans leur fort intérieur, un même ferment social de femmes et d'hommes exigeant la justice avec une colère qui balaye toutes les prévisions. On peut lire sur leur visage plein d'amertume la phrase suivante « Nous sommes le peuple et nous réclamons plus d'équité et de justice » Ce sont des hommes et des femmes en un mot des humains dont l'exigence s'élève a l'essentiel que le gouvernement actuel a usurpé de manière injuste et unilatéral : le droit de manger, d'avoir un toit décent , un emploi, se soigner, la liberté de penser et de circuler, l'éducation , bref le respect à la vie.
Le Congo-Brazzaville couve une vague possible de soulèvement social et économique favorisé par le système actuel qui accroit les inégalités, encourage l'exclusion des talents au profit d'un clientélisme absurde et totalement incompétent. Il faut craindre que le réveil du peuple engendre des nouveaux monstres . C'est la responsabilité de nous tous congolais : intellectuels et sages, ouvriers et ménagères étudiants et chômeurs se s'atteler à y répondre de façon patriotique et surtout indéniablement unitaire. Personne ne le fera à notre place. Il suffit de regarder le spectacle triste de notre quotidien politique. Pendant que la justice française estime pour la clarté et le bon fonctionnement de la justice qu'il faille ouvrir une brèche pour permettre à l'ancien Président français de s'expliquer devant une cour de justice, cette même justice pour des intérêts égoïstes et totalement mercantiles, devient aveugle et totalement amnésique face aux souffrances des peuples d'Afrique centrale. Elle leur ferme la voie qui mène vers une simple demande de justice équitable. Comme quoi, dirait-on les milliards amassés par ces Présidents africains mises en causes ne seraient que le fruit d'une richesse accumulée d'un héritage séculaire de leur famille. Puisque l'on n'a du mal à admettre l'évidence éclatante que ces fonds proviennent d'un système de détournements organisés en bandes maffieuses au détriment des peuples qu'ils sont censés gouvernés.
Ce fait consommé d'un système ayant montré ses limites, en particulier au Congo-Brazzaville, et ne pouvant garantir autre chose qu'une désintégration progressive de l'économie, de la société, de la culture, caractérise la nature urgente de la mobilisation sociale dont nous appelons de tous nos vœux. Cette mobilisation est aujourd'hui le fer de lance de notre combat pour un ordre nouveau au Congo. Ce combat s'organise par une autre vision de la politique, un autre regard sur la propriété collective. Car ce n'est pas telle ou telle autre injustice qui est forcément au centre du problème, mais toute une logique d'un ordre de domination par la peur, la privation de la liberté, le règne de la corruption qui détruit sans cesse le tissu social congolais.
Peu à peu le Congo plonge dans une pseudo-monarchie ou tout est diligenté non plus par un gouvernement mais plus par la volonté d'un seul homme qui décide de tout.
La dernière trouvaille en date de ce groupuscule de responsables incompétents est de vouloir transposer à OYO, toute la gestion de la vie politico-économique du pays. Serait-on entrain de
sacrifier BRAZZAVILE au profit d'OYO-VILLE ? « Lettre du continent n° 574, Paris le 22 octobre 2009 » dans son article intitulé POURQUOI SASSOU S'EXILE A OYO nous révèle ceci : …
« …. D'année en année, le président Denis SASSOU NGUESSO vit de plus en plus à Oyo, plus précisément à Edou, son village natal. Il échappe à
la pression de
Brazzaville, la frondeuse. Ses proches (enfants et neveux), et même certains ministres désireux d'être proche du « chef » se sont fait construire des villas à Oyo qui devrait prochainement
disposé d'un hôtel cinq étoiles, d'un grand gymnase de sports et d'un hôpital moderne de 300lits, construit par la chine. L'aéroport flambant neuf situé à la sortie d'Ollombo (35milliards FCFA de
travaux), près d'Oyo accueille régulièrement de jour comme de nuit. D'énormes avions en provenance de chine ou de Dubaï. Cette stratégie de bunkerisation à Oyo a été mûrement réfléchie. Ainsi
pour gérer le pays, le président ne veut il plus avoir affaire qu'aux quatre ministres d'Etat nommé dans le dernier gouvernement, qui ont d'ailleurs commencé à se neutraliser. Chacun est
coordonateur d'un secteur : Isidore MVOUBA (pôle des infrastructures) ; Pierre MOUSSA (pôle économique) ; Aimé Emmanuel YOKA (pôle de la souveraineté, dont la justice) ; et Florent TSIBA (Pôle
socio culturel). Tous les autres ministres sont supposés s'adresser à Ces quatre grands frères pour leurs doléances au président, si ce dernier ne les contacte pas lui-même. D'où la grande
déception de plusieurs ex - barons tel que Rodolphe ADADA qui est bien « ministre d'Etat » en charge de l'industrie et de la promotion du secteur privé mais n'est « coordonateur d'aucun pôle ».
Il devrait s'adresser (gentiment) à son « frère ennemi » Pierre MOUSSA. On voit mal aussi le ministre de l'enseignement technique le « cobra » et homme de confiance de SASSOU, André OKOMBI
SALISSA – qui a plus d'un tour de magie dans son sac – rendre compte à son « cousin ennemi » Florent TSIBA. Une grande famille, on vous dit …… »
L'on ne s'y trompe pas ce gouvernement n'est là que pour servir le projet absurde et injustifié d'imposer coute que coute un système totalement inadaptée et irréfléchi dans un seul but de satisfaire l'égocentrisme d'un clan.
Face à cela exigeons de nous même d'abord cette plus haute tenue intellectuelle et morale par une vraie politique de RUPTURE avec cette vision politique inacceptable. Nous devons modeler les nouvelles pistes d'un projet servant le bien commun et les générations à venir. Elargir l'horizon de nos réflexions est la porte de sortie de la petitesse et de la médiocrité des nos dirigeants actuels. Là ou croît le péril croît aussi ce qui sauve, pourvu que chaque congolais s'inspire du meilleur de l'autre , le meilleur de ce qu'il porte en lui, de regarder l'autre non plus en termes d'ethnie ou de région mais en terme de partenaire , d'associé dans un combat qui nous lie de façon irréversible . Mais refusons que l'on nous prêche chaque jour l'austérité pendant qu'ils pillent les caisses de l'Etat. Au nom de la solidarité congolaise c'est maintenant qu'il faut agir car demain ça sera peut-être trop tard. C'est le moment d'éveiller toutes les bonnes âmes, d'éclairer le peuple de faire penser et d'agir.
Notre idée de RUPTURE c'est accepter le principe du « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » Ce principe cher à notre constitution issue de la conférence Nationale de 1992 doit être rétabli pour limiter le pouvoir de fait d'un seul homme avec sa nomenklatura et ses réseaux.
Beri jean claude
congo-internet.com
La fin des sacs plastiques au Congo-Brazzaville, c'est du domaine du possible !
L'association DAC (Développer Autrement le Congo) est à l'initiative en République du CONGO-BRAZZAVILLE de la démarche citoyenne pour la suppression des sacs plastiques de caisse. La méthode est essentiellement basée sur la sensibilisation. Aujourd'hui chaque Congolais jette 360 kg d'ordures par an, soit presque un kilo par jour et ce chiffre augmente de 1% par an. Les sacs plastiques représentent quant à eux 2 kg. En polyéthylène, matière produite à partir du pétrole, le sac plastique fait irruption dans la vie des ménages congolais dans les années 80 où il remplace le cabas traditionnel (panier en liane), plus résistant. C'est le début de l'ère de la consommation et l'ère du jetable. Mais alors qu'on les fabrique en une seconde et qu'ils sont utilisés en moyenne 20 minutes, ils seront soit incinérés soit dispersés dans la nature où il leur faudra jusqu'à 400 ans pour se dégrader et 1200 ans en mer selon leurs épaisseurs ! Au Congo, 4 milliards de sacs plastiques sont distribués chaque année représentant 80 000 tonnes de déchets. Véritable fléau pour la faune et la flore, notamment en milieu marin, le sac plastique produit au moins trois types de pollutions : visuelle, de l'air et du milieu marin.
CONGO-BRAZZAVILLE: PRIORITE A L’EMPLOI
" Le travail est indispensable au bonheur de l'homme ; il l'élève, il le console ; et peu importe la
nature
du travail, pourvu qu'il
profite à quelqu'un : faire ce qu'on peut, c'est faire ce qu'on doit." Alexandre DUMAS, fils.
A travers cette annonce faite à la veille de la fête des 50 ans d’indépendance, il n’est pas inutile de se demander si celle-ci n’est pas encore
une diversion politique pour détourner l’attention des congolais face à l’échec de la politique sociale conduite par le gouvernement.
QUELLE POLITIQUE DE LOGEMENT POUR LES CONGOLAIS ?
Sans tomber dans une paranoïa obsessionnelle, on sait que nos intérieurs ne sont pas protégés de la pollution. Les substances chimiques, dangereuses ou pas, sont
partout. Aucune réglementation n’est observée pour la construction des maisons des congolais et augmenter ce risque en optant pour le tout béton, matériau complètement
inapproprié pour les logements résidentiels en zones tropicales est irresponsable. Car ces constructions souvent calquées à l’image des constructions occidentales ne tiennent pas compte ni du
climat, ni des coûts financiers exorbitants, encore moins de l’aspect écologique.
On a nettement l’impression que le gouvernement veut tout simplement troquer son humble maison de banco recouverte d’un toit de paille, de bois ou de terre
compressée selon les ethnies, contre une maison "en dur" ,c’est à dire en béton, avec un toit de tôles ou en tuiles .. Les raisons ? La résistance aux intempéries qui évite d’avoir à refaire
régulièrement ce qui se dégrade, enfin la raréfaction du bois est aussi invoquée.





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Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.
C’est l’heure du bilan.
Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale
Massamba Débat - 4 ans : début d’industrialisation du pays
Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT
Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain
Pascal Lissouba – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure
Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger
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LETTRE DU CONGO MFOA
N° 013
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