Il n'est point de bonheur sans liberté ni de liberté sans courage
Une démocratie qui est capable d'assassiner en toute impunité son
peuple, n'est plus digne de ce nom.
La dictature est une leçon ininterrompue qui vous enseigne que vos sentiments, vos pensées et
vos désirs n'ont pas le moindre poids, que vous n'avez pas d'existence propre, et que vous devez vivre comme d'autres ont décidé à votre
place.
Avoir le sens de l'honneur, en démocratie, c'est
défendre avec constance des convictions sincères, quel qu'en soit le coût
pour soi-même.
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L'affaire à forte odeur de corruption et de détournements de fonds publics faisait depuis quelques semaines le tour des coulisses des milieux diplomatiques
américains et notamment au Département d'État. Le célèbre New York Times dans son edition du 17 Novembre 2009 , vient de la révéler au grand public. Un vrai scandale, équato-guinéen celui-la, qui
vient ainsi s'ajouter à d'autres dénoncés dans d'autres pays africains. Teodoro Nguema Obiang , ministre des forets et de l'agriculture de Guinée Équatoriale principal mis en
cause voit peser sur lui des accusations de corruption et de détournements de fonds publics. Ce qui choque les auteurs de l'enquête c'est non seulement que ces faits sont avérés -du moins si l'on
en juge par les fonds détenus par le fils du président de Guinée Équatoriale- mais le plus grave c'est qu'il réussit toujours à se voir délivrer un visa d'entrée aux États-Unis malgré les
restrictions qui sont en principe sensées être appliquées à tous ceux qui auraient des liens directs ou indirects avec la corruption, ceci conformément à une loi signée en 2004 par le président
George W. Bush et renforcée par une autre votée par le Congres américain en 2007.
Car c'est bien de corruption qu'il est question ici, sinon par quels moyens Teodoro Nguema Obiang a-t-il pu s'offrir: une villa de 35 millions de dollars à Malibu dans l'État de
Californie, un jet privé de 38 millions de dollars, quatre Ferraris d'une valeur de 1 million de dollars à raison de 250.000 dollars chacune, 2 Rolls – Royce de 700.000 dollars à raison de
350.000 dollars chacune, une bentley de 240.000 dollars, 2 maybachs de 700.000 dollars à raison de 350.000 dollars chacune ?
Ces chiffres ne sont en aucun cas des estimations de journalistes, mais bien des données produites et rendues publiques par une agence spécialisée américaine à savoir l'United States
Immigration and Customs Enforcement qui dépend en réalité du Département de la Sécurité intérieure des États-Unis ( United States Department of Homeland
Security ) un département de l'administration fédérale américaine créé en novembre 2002 à l'initiative du président George W. Bush , en réponse aux attentats du 11
septembre 2001. Son objectif est d'organiser et d'assurer la sécurité intérieure du pays. C'est donc une agence dont la crédibilité ne fait l'ombre d'aucun doute puisqu'elle est chargée entre
autres du contre-espionnage au sein du territoire américain.
Ainsi les allées et venues de Teodoro Nguema Obiang , comme celles de beaucoup d'autres leaders et personnalités africaines et du monde n'échappent pas à l'Etat américain. Mais
la grande question que beaucoup se posent est celle de savoir comment une personnalité dont les soupçons de corruption n'échappent pas aux autorités américaines continuent de bénéficier d'un visa
d'entrée aux États-Unis en violation des règles, lois et autres bonnes intentions visant à interdire l'entrée sur le sol américain de tous ceux-la qui pillent l'Afrique, ses biens et fonds
publics ?
Odeur de pétrole
Depuis 1996 la Guinée Équatoriale a inscrit son nom en lettres d'or sur la liste des pays producteurs de pétrole, se classant au passage troisième pays d'Afrique Subsaharienne après le Nigeria et
l'Angola. En 2007 le pétrole a rapporté environ 4.8 milliards de dollars à la Guinée Équatoriale. Des langues au Département d'État américain se délient. Pour certains officiels en poste, les
liens serrés que la Guinée Équatoriale entretient avec l'industrie pétrolière américaine seraient pour beaucoup dans le non renforcement de la loi sur la délivrance des visas. John Bennet
Ambassadeur des États-Unis en Guinée Équatoriale de 1991 à 1994 est affirmatif à ce propos en déclarant qu'effectivement c'est grâce à son pétrole que la Guinée Équatoriale bénéficie de ces «
faveurs » alors que les officiels du Zimbabwe pour ne prendre que eux sont interdits d'entrée aux États-Unis. Ces deux États sont presque pareils et si le Zimbabwe avait des ressources
pétrolières poursuit John Bennet, ces officiels ne continuerait pas à être bloqués aux portes des États-Unis. On apprend d'autre part que les quelques 400.000 barils de pétrole produits par jour
en Guinée Équatoriale sont majoritairement exploités par des compagnies américaine comme Exxon mobil, Hess ou encore Marathon. Tout ceci provoque bien entendu des mécontentements, des
frustrations et de la colère chez certains Sénateurs . C'est le cas chez Patrick J Leahy , Sénateur Démocrate du Vermont à l'origine de la loi sur la restriction des visas et qui
est convaincu que Teodoro Nguema Obiang est un corrompu. Alors dit-il " Le fait que quelqu'un comme Teodoro Nguema Obiang continue de voyager librement entre son pays et les États-Unis montre
bien que le Département d'État n'applique pas vigoureusement la loi comme l'aurait voulu le Congres ". « Il y'a de nombreux officiels de certains pays étrangers qui exploitent les
ressources du pays pour leur intérêts personnels et la loi est claire la dessus, si vous le faites, vous n'êtes pas bienvenue aux États-Unis ».
Transfert de fonds
Un rapport du département de la justice datant du 4 septembre 2007 révèle que le Gouvernement américain croit savoir que la richesse de Teodoro Nguema Obiang provient de
l'extorsion et du détournement des fonds publics. Ainsi entre avril 2005 et avril 2006 Teodoro Nguema Obiang a fait transférer pas moins de 73 millions de dollars aux Etat-Unis à
travers les comptes de certaines entreprises pétrolières opérant en Guinée Équatoriale. Toujours suivant le même rapport, de 2005 à 2006 le fils du président équato-guinéen a transféré
d'importantes sommes d'argent entre son pays et l'étranger. De nombreux mouvements de fonds sont ainsi partis d'une banque en Guinée Équatoriale, ont transité par la Banque Centrale de France
avant d'atterir aux États-Unis dans des comptes de certaines banques comme Wachovia , Bank of America ou encore UBS . Pas moins
33.799.799.99 dollars ont par exemple été transférés en six semaines. Il n'est pas exclu que cet argent soit parti dans l'achat du jet prive de Teodoro Nguema Obiang. Ce dernier
aurait notamment mis en place en Guinée Équatoriale une taxe dont les fonds provenant de l'exploitation du bois étaient versés non pas dans les caisses du trésor public, mais plutôt directement
dans le compte de Teodoro Nguema Obiang qui de l'avis de certains observateurs pourrait remplacer son père au pouvoir. Un autre rapport du département de la sécurité intérieure américain révèle
que Teodoro Nguema Obiang voyage régulièrement avec plus de 1 million de dollars liquide et qu'il ne déclare pas. En temps normal, une telle faute lui vaudrait jusqu'à cinq ans de prison aux
États-Unis. On apprend également que Teodoro Nguema Obiang voyage avec un passeport diplomatique bien que ses voyages aux États-Unis n'aient rien à voir avec des missions diplomatiques.
Aux Etats-Unis justement, Teodorino a etudie l'Anglais a la Pepperdine University a Malibu, en Californie. Il y est cependant plus connu pour son cote "playboy", sauvagement riche,
depensier et extravagant. Des sources lui attribuent des depenses quotidiennes aux montants faramineux ( avoisinnant les 200.000 dollars ) dans les magasins de la place. Monsieur le
Ministre y est aussi connu pour des vagues creees autour de sa relation avec la celebre rappeuse et actrice americaine " Eve ". En 2006, Teodorino a mis les gros moyens pour
seduire la belle americaine qui, finalement, n'a pas pu resister face a une telle demonstration de force financiere: 75.000 dollars en une soiree pour un diner; 700.000 dollars pour la location
du yacht du milliardaire de Microsoft Paul Allen pour une petite croisiere intime a Noel avec la chanteuse; 25 millions de dollars sur un album de Eve sous le
label " Detroit's TNO ( T eodorino N guema O biang) Entertainment ", etc... Sous la pression incessante de son entourage et
progressivement mise au fait des realites du regime equato-guineen, l'americaine par ailleurs engagee dans quelques oeuvres a caractere social, a fini par ne plus se sentir tres a l'aise aux
cotes de son "depensier-ministre-potentiel-futur-president" de boyfriend. Ils ont break up , comme on dit ici.
Accusations rejetées en bloc
Que répond donc le fils du président équato-guinéen de toutes ces accusations de corruption dont il fait l'objet ? En tout cas Teodoro Nguema Obiang n'entend pas se prononcer sur cette question,
apprend-t-on du porte parole de Qorvis Communications un cabinet de relations publiques basé à Washington DC et travaillant pour le compte de la Guinée Équatoriale. En revanche,
Gabriel Mbega Obiang Lima , frère de Teodoro Nguema Obiang et par ailleurs ministre des mines, de l'énergie et de l'industrie lui trouve tout simplement que tout
ceci arrive parce que son pays est entrain de réussir. Il nous apprend ainsi que son pays s'est engagé dans la lutte contre la corruption.
En attendant de voir plus clair dans cette affaire, la Guinée Équatoriale continuera de pomper tranquillement son pétrole et la famille Obiang s'enrichira encore et encore au détriment de la
population dont trois quart vivent en dessous du seuil de pauvreté suivant le rapport 2009 du Fonds Monétaire International. Pire encore la mortalité infantile est passée de 10 à 12% selon le
rapport 2009 de l'Unicef.
New York times
La fin des sacs plastiques au Congo-Brazzaville, c'est du domaine du possible !
L'association DAC (Développer Autrement le Congo) est à l'initiative en République du CONGO-BRAZZAVILLE de la démarche citoyenne pour la suppression des sacs plastiques de caisse. La méthode est essentiellement basée sur la sensibilisation. Aujourd'hui chaque Congolais jette 360 kg d'ordures par an, soit presque un kilo par jour et ce chiffre augmente de 1% par an. Les sacs plastiques représentent quant à eux 2 kg. En polyéthylène, matière produite à partir du pétrole, le sac plastique fait irruption dans la vie des ménages congolais dans les années 80 où il remplace le cabas traditionnel (panier en liane), plus résistant. C'est le début de l'ère de la consommation et l'ère du jetable. Mais alors qu'on les fabrique en une seconde et qu'ils sont utilisés en moyenne 20 minutes, ils seront soit incinérés soit dispersés dans la nature où il leur faudra jusqu'à 400 ans pour se dégrader et 1200 ans en mer selon leurs épaisseurs ! Au Congo, 4 milliards de sacs plastiques sont distribués chaque année représentant 80 000 tonnes de déchets. Véritable fléau pour la faune et la flore, notamment en milieu marin, le sac plastique produit au moins trois types de pollutions : visuelle, de l'air et du milieu marin.
CONGO-BRAZZAVILLE: PRIORITE A L’EMPLOI
" Le travail est indispensable au bonheur de l'homme ; il l'élève, il le console ; et peu importe la
nature
du travail, pourvu qu'il
profite à quelqu'un : faire ce qu'on peut, c'est faire ce qu'on doit." Alexandre DUMAS, fils.
A travers cette annonce faite à la veille de la fête des 50 ans d’indépendance, il n’est pas inutile de se demander si celle-ci n’est pas encore
une diversion politique pour détourner l’attention des congolais face à l’échec de la politique sociale conduite par le gouvernement.
QUELLE POLITIQUE DE LOGEMENT POUR LES CONGOLAIS ?
Sans tomber dans une paranoïa obsessionnelle, on sait que nos intérieurs ne sont pas protégés de la pollution. Les substances chimiques, dangereuses ou pas, sont
partout. Aucune réglementation n’est observée pour la construction des maisons des congolais et augmenter ce risque en optant pour le tout béton, matériau complètement
inapproprié pour les logements résidentiels en zones tropicales est irresponsable. Car ces constructions souvent calquées à l’image des constructions occidentales ne tiennent pas compte ni du
climat, ni des coûts financiers exorbitants, encore moins de l’aspect écologique.
On a nettement l’impression que le gouvernement veut tout simplement troquer son humble maison de banco recouverte d’un toit de paille, de bois ou de terre
compressée selon les ethnies, contre une maison "en dur" ,c’est à dire en béton, avec un toit de tôles ou en tuiles .. Les raisons ? La résistance aux intempéries qui évite d’avoir à refaire
régulièrement ce qui se dégrade, enfin la raréfaction du bois est aussi invoquée.





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Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.
C’est l’heure du bilan.
Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale
Massamba Débat - 4 ans : début d’industrialisation du pays
Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT
Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain
Pascal Lissouba – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure
Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger
Evénements festifs
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LETTRE DU CONGO MFOA
N° 013
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