Il n'est point de bonheur sans liberté ni de liberté sans courage
Une démocratie qui est capable d'assassiner en toute impunité son
peuple, n'est plus digne de ce nom.
La dictature est une leçon ininterrompue qui vous enseigne que vos sentiments, vos pensées et
vos désirs n'ont pas le moindre poids, que vous n'avez pas d'existence propre, et que vous devez vivre comme d'autres ont décidé à votre
place.
Avoir le sens de l'honneur, en démocratie, c'est
défendre avec constance des convictions sincères, quel qu'en soit le coût
pour soi-même.
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L’Opposition demande que le général Ndénguet, les colonels Ntsoumou Mounkala et Bouity soient aussi entendus ...
Me Ambroise Hervé Malonga, Vice-président en chargé des questions sociales et droits de l’Homme du Front des partis de l’Opposition Congolaise (FPOC), a animé le 1er octobre 2009, à Brazzaville, en présence de M. Guy Romain Kinfoussia, Vice-président en chargé des relations extérieures et de M. Clément Mierassa, Vice-président en chargé des questions politiques et électorales du Fpoc, une conférence de presse portant sur les questions brûlantes de l’heure.
En effet, suite à tout ce qui se dit, se trame et est en train de se mijoter dans les officines politiques, sur un vrai ou faux complot monté par le Front des Partis de l’Opposition, Me Ambroise Malonga demande l’audition du général Jean François Ndénguet, des Colonels Ntsoumou-Mounkala et Bouity dans l’affaire des faux complots qui fait couler tant de salive.
1- Sur la forme de l’actuelle équipe gouvernementale
Au cours de cette communication, le premier point évoqué par Me Malonga est celui du cas de violation flagrante de l’article 74 de la Constitution du 20 janvier 2002, en ce qui concerne la composition du Gouvernement du «Chemin d’Avenir», Me Malonga a tenté de démontrer le caractère illégal du nouveau gouvernement, qui dans sa composition en quatre pôles, ne répond nullement aux dispositions de la loi, contenues dans la Constitution du 20 janvier 2002, notamment en son article 74. Car dans cette configuration, «certains ministres devront rendre des comptes à d’autres ministres, dit sd’Etat, (Sic !) ; alors que la Constitution en son article 74, stipule clairement que les ministres sont responsables devant le Président de la République, seul et non devant des collègues», a précisé Me Malonga.
Aussi, pour Me Hervé Ambroise Malonga, «Le gouvernement actuel est foncièrement anticonstitutionnel», cela prouve, une fois de plus, la volonté manifeste du Président Denis Sassou Nguesso de violer constamment et continuellement notre Constitution, comme à son habitude.
En effet, bien que la Constitution permette au Président de la République élu, de déléguer certains de ses pouvoirs à une personne, elle ne lui permet pas par contre de le faire pour quatre personnes comme s’en est le cas de figure. La création des quatre (04) pôles, pour la conduite de l’action gouvernementale est donc selon lui, une violation flagrante de la Constitution. Au regard de ce qui précède, les actes de ce gouvernement sont donc illégaux, et donc, de nul effet.
Le caractère purement militaire de cette procédure conduite, malheureusement, par un militaire de carrière, en lieu et place d’un vrai officier de police judiciaire…
Me Malonga a fustigé les interdictions de sorties du périmètre de Brazzaville imposés à certains leaders de l’opposition par les autorités de la République, sans motif apparent. Il a ainsi dénoncé l’arbitraire qui frappe certains leaders de l’opposition, puisqu’aucune disposition de la loi ne permet qu’il soit ordonné une interdiction de sortie du territoire des personnes qui sont sous le coup d’une procédure d’enquête préliminaire et qui ne sont pas encore inculpés. Présomption d’innocence oblige !
Il a aussi dénoncé le caractère purement politique de l’instruction qui est menée par le général Gilbert Mokoki, patron de la gendarmerie qui, pour Me Malonga, n’aurait pas les compétences requises pour conduire une telle procédure, n’étant pas lui-même un officier de police judiciaire, (OPJ) puisqu’il est militaire de carrière. Cela est bien connu de tout le monde.
Le général Denguet, les colonels Bouity et Ntsoumou Mounkala ainsi que le ministre Akoualat devraient, eux aussi, être interpelés et entendus….
Dans cet imbroglio politico-judiciaire, Me Malonga n’a pas hésité de se poser la question de savoir si le Procureur général de la République, qui nie être à l’origine de cette procédure, ne pouvait-il pas se saisir d’une telle affaire ?
Qui serait alors derrière cette affaire, assez insolite qui échappe jusqu’ici au Procureur général de la République ? N’est-ce pas là, une espèce de machination politico-politicienne?
Néanmoins, les avis semblent partagés entre, d’une part ceux qui indexent le Procureur général de la République comme étant celui qui aurait déclenché la procédure, et d’autre part, ceux qui, tacitement, pensent à l’implication directe du chef de l’Etat et de ses Faucons bien connus de tous. Qui dit vrai ?
Est-il possible de penser, même en rêve, que le Président Sassou Nguesso qui venait d’affirmer devant la tribune des Nations Unies, qu’au Congo, tous les citoyens jouissent jusqu’ici de leurs droits et libertés publiques, puisse se comporter, réellement, aujourd’hui, comme un vrai pompier-pyromane ? Nul ne le sait encore.
S’il est démontré ou prouvé que le chef de l’Etat n’est pas embusqué derrière cette opération de nuisance à notre démocratie, faut-il alors espérer voir tous les fonctionnaires zélés, civils ou militaires, policiers ou gendarmes, impliqués de près ou de loin dans cette affaire, interpelés, entendus et sévèrement punis. Sans exception et sans complaisance.
Il revient donc au Président Denis Sassou Nguesso qui aborde son dernier septennat à la tête du Congo d’éviter de s’encombrer par ceux qui ternissent son image et sa réputation. Ceux qui, par excès de zèle ou par position dominante, commettent des actes irresponsables pour s’attirer les mille et une faveurs du Président Sassou Nguesso.
Pour Hervé Ambroise, s’il fallait dire le droit dans toute sa rigidité, il serait souhaitable que certains acteurs bien connus à savoir le Directeur Général de la police nationale, le général Jean François Ndenguet, le Commissaire central de la police de Brazzaville, le colonel Bouithys, tous deux présents, lors de «cette marche à problèmes» soient eux aussi interpelés et entendus par une commission mixte d’enquête qui se pencherait sur ce dossier fumant.
Or, il est désolant de constater, jusqu’ici, le mutisme du général Ndenguet ainsi que le silence des colonels Bouithys et Ntsoumou Mounkala. Leur version des faits n’a jamais été connue. Pourquoi n’apportent-ils pas leur concours pour éclairer l’opinion sur ce fameux coup d’état qui serait monté par les leaders de l’Opposition ?
Il en est de même du ministre Alain Akoualat-Atipault qui devrait aussi porter toute sa responsabilité sur l’un des volets de ce dossier, pour avoir refusé, ce 15 juillet 2009, aux leaders de l’Opposition de procéder à l’annonce sur les antennes des médias officiels, du report brutal du meeting en salle prévu ce même 15 juillet 2009, au Palais du Parlement.
Dans ces évocations, Me Malonga n’a pas manqué de signaler le contenu de la lettre du Président de l’Association Panafricaine Thomas Sankara, M. Céphas Germain Ewangui, publiée dans la dernière livraison de «Talassa» n° 201, et adressée au Directeur général de la police nationale (DGPN), lui demandant de donner ordre à ses services de ne pas appliquer la mesure portant atteintes aux libertés publiques et aux droits fondamentaux de certains leaders politiques de l’opposition. La liberté est comme la paix, elle n’a pas de prix. Tous les citoyens, apolitiques, neutres, proches du pouvoir de Mpila ainsi que ceux qui se réclament aujourd’hui de la fameuse opposition dite « radicale » sont libres et doivent jouir de leurs droits, sauf dispositions contraires.
Aussi, cette mesure abjecte, inique et aux élans politiciens n’honore point notre pays, notre Président de la République fraîchement élu ainsi que toutes les institutions républicaines.
Que reproche-t-on donc exactement à l’opposition ?
Très acerbe mais le verbe précis, Me Malonga a affirmé que les principales accusations tournent autour de l’organisation, le 15 juillet 2009, à Brazzaville, de «la marche dite de l’opposition radicale» qui, selon certains analystes fieffés et autres Faucons de Mpila, visait un but précis : susciter la révolte populaire, ouvrir la voie à la désobéissance civile et surtout provoquer des émeutes et des actes de mécontentement généralisé au sein de la population brazzavilloise. Qui l’aurait cru ?
En outre, il a révélé qu’à la question suivante : «Aviez-vous pris part à cette marche, la réponse donnée aux enquêteurs a été claire : Oui ! Quant à celle relative à son organisation et à sa préparation, Me Malonga a répondu sèchement : Non !
Puisque a-t-il dit, «Nous avions été contraints, malgré nous, de participer de manière spontanée à cette marche de nos militants et sympathisants, non armés.
Il a aussi rappelé que les médias d’Etat ayant refusé de diffuser notre communiqué adressé à nos militants, il nous a été donc impossible de communiquer avec nos militants et sympathisants qui, ce 15 juillet 2009, ne cessaient de se regrouper au lieu prévu pour le meeting à savoir le Palais du Parlement.
Pour Me Malonga, la présence très remarquée des leaders de l’opposition à «cette marche pacifique et improvisée» du 15 juillet 2009, visait essentiellement un seul et unique but : apaiser les esprits des militants et sympathisants du Front, encadrer et guider la marche tout au long de son parcours afin qu’elle ne dégénéra point en actes inciviques: pillage, casse, désordre ou soulèvement populaire.
Pour les leaders de l’opposition, il fallait, coûte que coûte, canaliser et discipliner tous nos militants présents sur les lieux, mais découragés et un peu excités suite à l’annulation pure et simple du meeting.
Pour éviter le chaos et tout ce que certains «spécialistes» seraient tentés d’imaginer aujourd’hui pour produire des fiches de renseignements et des faux rapports (…) dans le but d’accabler les leaders de l’opposition. Est-ce un délit de prendre, face à un danger réel et pressant, toutes ses responsabilités pour éviter le pire ?
La question des armes de guerre
Le 15 juillet 2009, il y a eu un blessé, au cours de cette marche interrompue, brutalement, par les éléments de la Force publique. Aussi, il est reproché aux leaders de l’opposition, de détenir illégalement des armes de guerre et surtout d’être responsables du grand désordre et des heurts ayant opposé les Forces de l’ordre à la foule.
Pour Me Malonga, les armes dont pouvaient se prévaloir les leaders de l’opposition sont celles affectées officiellement aux gardes du corps, commis par le Haut commandement militaire pour assurer la sécurité de tous les candidats à l’élection présidentielle, soient-ils de l’opposition dite radicale. Dès lors, peut-on alors parler de port illégal d’armes de guerre? S’est-il interrogé. Le Front des Partis de l’Opposition Congolaise (FPOC) n’a aucune cache d’armes, aucun milicien, aucune arme de guerre, aucune tenue militaire, ni moyens roulants appartenant à la Force publique.
Que la commission mixte qui voudrait en savoir un peu plus sur la détention et la circulation illégale d’armes de guerre au Congo, se déporte tranquillement, à Ntsambitsio, non loin du District d’Oyo, dans la Cuvette ou bien chez le Pasteur Ntumi, dans le Pool où des milliers de jeunes miliciens batifolent avec des armes, au vu et au su de tout le monde, ou encore à Poto-poto, dans les arcades du front 400 bien connu de tous. Enfin, il a déclaré que l’opposition congolaise n’a aucun arsenal de guerre.
«Il ne sert donc à rien de nous empêcher de sortir du pays car nous savons tous que le combat est ici au pays et non à l’étranger».
Pour M. Mierassa, la stratégie du pouvoir de Brazzaville est simple à deviner. Elle vise essentiellement à museler, affaiblir et surtout émasculer l’opposition congolaise notamment le Front des Partis de l’Opposition Congolaise (FPOC) devenu une menace permanente. Au regard de ce qui précède, l’opposition ne se laissera pas faire, a déclaré Clément Miérassa qui a ajouté qu’ils se battront jusqu’à l’instauration de la démocratie, la vraie dans notre pays. Aujourd’hui, personne parmi nous, n’a l’intention de quitter ce pays afin de se constituer exilé politique. C’est ainsi que même si nous pouvons sortir hors du pays, nous serons obligés de revenir. Nous ne sommes ni inquiets ou inquiétés par toutes les intimidations du pouvoir. Nous souhaiterions que les enquêtes qui sont menées, aujourd’hui, aboutissent enfin à un procès public. Nous y sommes partants, a-t-il fait savoir.
Pour sa part, M. Kinfoussia s’est dit prêt à répondre de sa responsabilité devant une juridiction appropriée, «je suis prêt à porter la responsabilité de tout dérapage, en ma qualité de chef de l’opposition à cette époque» a-t-il martelé.
Enfin, les leaders de l’opposition ont renouvelé leur confiance et leur attachement autour du nouveau leader de l’opposition, M. Mathias Dzon.
En attendant les résultats des enquêtes en cours, bien malin qui pourrait prédire de la fin de ce long feuilleton.
Affaire à suivre.
Ghys Fortune DOMBE BEMBA et David
La fin des sacs plastiques au Congo-Brazzaville, c'est du domaine du possible !
L'association DAC (Développer Autrement le Congo) est à l'initiative en République du CONGO-BRAZZAVILLE de la démarche citoyenne pour la suppression des sacs plastiques de caisse. La méthode est essentiellement basée sur la sensibilisation. Aujourd'hui chaque Congolais jette 360 kg d'ordures par an, soit presque un kilo par jour et ce chiffre augmente de 1% par an. Les sacs plastiques représentent quant à eux 2 kg. En polyéthylène, matière produite à partir du pétrole, le sac plastique fait irruption dans la vie des ménages congolais dans les années 80 où il remplace le cabas traditionnel (panier en liane), plus résistant. C'est le début de l'ère de la consommation et l'ère du jetable. Mais alors qu'on les fabrique en une seconde et qu'ils sont utilisés en moyenne 20 minutes, ils seront soit incinérés soit dispersés dans la nature où il leur faudra jusqu'à 400 ans pour se dégrader et 1200 ans en mer selon leurs épaisseurs ! Au Congo, 4 milliards de sacs plastiques sont distribués chaque année représentant 80 000 tonnes de déchets. Véritable fléau pour la faune et la flore, notamment en milieu marin, le sac plastique produit au moins trois types de pollutions : visuelle, de l'air et du milieu marin.
CONGO-BRAZZAVILLE: PRIORITE A L’EMPLOI
" Le travail est indispensable au bonheur de l'homme ; il l'élève, il le console ; et peu importe la
nature
du travail, pourvu qu'il
profite à quelqu'un : faire ce qu'on peut, c'est faire ce qu'on doit." Alexandre DUMAS, fils.
A travers cette annonce faite à la veille de la fête des 50 ans d’indépendance, il n’est pas inutile de se demander si celle-ci n’est pas encore
une diversion politique pour détourner l’attention des congolais face à l’échec de la politique sociale conduite par le gouvernement.
QUELLE POLITIQUE DE LOGEMENT POUR LES CONGOLAIS ?
Sans tomber dans une paranoïa obsessionnelle, on sait que nos intérieurs ne sont pas protégés de la pollution. Les substances chimiques, dangereuses ou pas, sont
partout. Aucune réglementation n’est observée pour la construction des maisons des congolais et augmenter ce risque en optant pour le tout béton, matériau complètement
inapproprié pour les logements résidentiels en zones tropicales est irresponsable. Car ces constructions souvent calquées à l’image des constructions occidentales ne tiennent pas compte ni du
climat, ni des coûts financiers exorbitants, encore moins de l’aspect écologique.
On a nettement l’impression que le gouvernement veut tout simplement troquer son humble maison de banco recouverte d’un toit de paille, de bois ou de terre
compressée selon les ethnies, contre une maison "en dur" ,c’est à dire en béton, avec un toit de tôles ou en tuiles .. Les raisons ? La résistance aux intempéries qui évite d’avoir à refaire
régulièrement ce qui se dégrade, enfin la raréfaction du bois est aussi invoquée.





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Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.
C’est l’heure du bilan.
Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale
Massamba Débat - 4 ans : début d’industrialisation du pays
Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT
Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain
Pascal Lissouba – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure
Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger
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LETTRE DU CONGO MFOA
N° 013
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