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Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /2009 16:23

Aujourd’hui, il existe plusieurs déterreurs qui ne cessent de semer la terreur et la désolation dans le Pool et la Bouenza. Ces déterreurs sont à la recherche des ossements humains et de certaines parties intimes des morts qui seraient vendus à prix d’or auprès de certaines autorités et commerçants. Voilà, pour certains jeunes assoiffés d’argent, un créneau facile pour construire des villas en un temps record et surtout rattraper tout le retard accumulé ces dernières années !

Depuis des années, Cette activité assez insolite et bien connue dans le Département du Pool, et notamment aux environs de Mindouli, fait partie d’un grand trafic qui rapporte de gros sous. Comme quoi, la vente des ossements humains rapporte plus que le manioc, le charbon et les patates !

C’est ainsi que ce trafic juteux s’exerce au détriment des activités agricoles et agropastorales qui, avouons-le, connaissent, de nos jours, une très forte tendance régressive de ses rendements.

En effet, le trafic des ossements humains, draps et couvertures de lit issus des cadavres inhumés, remonte des années coloniales. Cette pratique occulte et mystique qui consiste à exhumer sans peur, sans honte et sans complexe, les cercueils et à en extraire les cadavres nouvellement  ensevelis par des pratiques ésotérique, est bien connue et pratiquée chez les peuples Kongo de Boko, Minkengué, Bahangala, Bassoundi dans le Département du Pool.

Ces dernières années, cette pratique mystique et très démoniaque s’est élargie à grande échelle chez les Dondo, Kamba et Bembé dans la Bouenza où elle connaît un succès fou. Le Mindjoula demeure un fonds de commerce et le demeurera pour ces milliers de pratiquants.

Dans le Pool et la      Bouenza, hommes, femmes et enfants se livrent délibérément à ce commerce de souillure et de honte dont ils jugent juteux et très rentable. Cela explique l’abandon des terres de culture par certains adeptes du Mindjoula fatigués de labourer des vastes étendues de terre (….)

Communément appelés en langue locale «les Mindjoulas», sont opérationnels, de jour comme  de nuit.Ils s’organisent en petits groupes composés des éclaireurs,  fossoyeurs, laveurs et vendeurs des biens récupérés.

Ils sont prêts à «tout», donc, à sacrifier quiconque pour satisfaire leurs ambitions personnelles, égoïstes et méphistophéliques.

Comment opèrent-ils et quel est leur champ d’action ?

La technique mystique employée par les Mindjoulas débute par une prière faite devant une tombe fraîchement installée. Et, en quelques fractions de minutes, le cercueil se retrouve à la surface de la terre. Puis ils procèdent à l’extraction du cadavre. Ce cadavre est ensuite conduit et plongé dans un ruisseau pour le mettre en décomposition pendant 3 ou 4 jours.

Une fois le cadavre entièrement décomposé, les os sont extraits et les linges sont lavés, séchés et repassés. Voilà, la marchandise qui sera prête à  la vente auprès des acheteurs assermentés. Avec l’évolution de la technique même à partir d’un drap travaillé mystiquement, l’extraction d’un cadavre enseveli se fait plus facilement. C’est ainsi que pour palier à ce nouveau système, des familles éprouvées évitent de recevoir n’importe quel linge dont la provenance s’avère inconnue afin sans doute de s’échapper des  pratiques Mindjoulistes.

Etant donné que les cas de décès n’arrivent qu’occasionnellement, les déterreurs s’attaquent aux personnes vivantes par les enlèvements.

C’est la grande peur qui sévit dans plusieurs Départements où de nombreux citoyens  demeurent très vigilants et prudents lorsqu’ils se baladent dans les rues,  la nuit, dans les grandes routes, sentiers  et pistes traversant les buissons et savanes craignant d’être kidnappés par les déterreurs.

Les Mindjoulas  éprouvent d’énormes difficultés pour agir et entreprendre leurs actions diaboliques et démoniaques.

Toutefois, les populations et notamment les jeunes filles s’abstiennent à aller seules au champ ou encore au ruisseau aux heures tardives.

Quels en sont donc les acheteurs ?

D’après plus d’une personne interrogée ça et là, les acheteurs seraient des sujets étrangers.

La vente se fait généralement une fois par mois. Cette vente se déroulerait la nuit, entre 23 et 3 heures du matin, par des personnes assermentées et initiées, utilisant un langage codé avec un accoutrement spécial de « Vendeur d’os» identifiables par les membres du réseau.

Les prix varient selon la qualité et la quantité des os à présenter, mais les crânes et cotes sont les organes les plus recommandés. Ce commerce se fait parfois sous forme de troc c’est – à – dire en fournissant le maximum d’organes, l’acheteur vous dote d’un cyclomoteur, brouette, voiture, machine à coudre, etc.

L’acheteur peut aussi, en échange, vous faire construire une maison dans votre parcelle. C’est ainsi que l’on remarque des centaines des gens qui roulent carrosse à bord des voitures de luxe, des vélomoteurs.

Ils se construisent de belles villas à la va vite sans une source de revenus connue et sans motif réel.

Dans nos village, il existe des chefs de famille assoiffés d’argent et très cupides qui prennent langue et rencontrent secrètement les déterreurs « Mindjoulas » afin de signer un contrat de vente de leur cadavre suite à un décès intervenu dans la famille.

En proposant ainsi de vendre «son propre cadavre », le Chef de famille fixe le prix du cadavre qui varie généralement entre 250.000 à 500.000 Frs CFA.

Pour de nombreux Chefs de famille, «le mort ne reviendra plus à la vie, il faudrait alors en tirer profit au lieu de laisser ses ossements ensevelis inutilement».

Ces dernières années, le trafic des ossements humains touche toutes les grandes agglomérations : Brazzaville, Pointe-Noire.

Les cimetières des grandes villes, sont souvent envahis la nuit par des «Mindjoulas citadins»  car, à vrai dire, les Mindzoulas n’existent pas seulement dans les villages du Pool et de la Bouenza, mais également dans nos grandes villes.

Face au chômage massif et à la misère qui frappent chaque jour des milliers de jeunes Congolais, le plaisir d’incorporer la clique des Mindjoulas se fait sentir chez certains jeunes impatients et à la recherche du gain facile.

Si non, en cette période de crise généralisée, comment joindre facilement les deux bouts du mois ? Comment se marier et surtout faire face aux nombreux problèmes sociaux ?

Pour les Mindjoulas, «Tout chemin mène à Rome !»

L’appel est donc lancé aux officiers généraux Mokoki et Ndenguet, de s’impliquer d’avantage pour bien mener des investigations de grande envergure afin de démasquer tous les commerçants (acheteurs et vendeurs) et autres trafiquants des ossements humains vivants dans plusieurs départements à moins qu’ils soient eux même complices s’ils ne suivent pas nos traces.

Le Congo d’aujourd’hui et de demain n’accordera aucune place à cette pratique éhontée, déshonorante, immorale, amorale, inhumaine et diabolique.

Ensemble, mettons un terme à ce trafic qui n’honore pas notre pays.

Nous espérons qu’a la place de s’attarder sur des faux complots, nos officiers généraux gagneront plus en crédibilité de faire saigner M. Sassou Nguesso et le trésor public en initiant une enquête sur ce phénomène et en interpellant Ntumi et ses barbouze qui ont repris le pillage auprès des populations.

Parlons justement des hommes de Ntumi, il sied de dire qu’aujourd’hui plus d’une personne les accusent de vouloir semer la terreur dans le Pool et Brazzaville Sud. Ce qui justifierait des patrouilles de la police ces derniers temps à Bacongo, Makélékélé ou des voitures sont fouillées systématiquement dans l’espoir de trouver des armes mais aussi des suspects qui ne cessent de commettre des forfaits dans toute la ville en générale et en particulier dans des quartiers précités.

 Espérons que les gens ne confondront pas les «Midjoula» et les bandits de grand chemin qui créent  la désolation à longueur de journées.

Nous y reviendrons.

Talassa

Par Geoffray - Publié dans : Divers
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