Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /2009 21:47
Le projet des nouveaux villages agricoles a été officiellement lancé le 8 octobre à Nkouo (département du Pool) par le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso qui a procédé à la pose de la première pierre consacrant le démarrage des travaux de construction. Il s'agit d'un projet visant à donner une nouvelle impulsion au secteur agricole national.

Les travaux de ces villages seront exécutés par la société congolaise de modernisation (SOCOMOD), filiale de LR group, une société de droit israélien pour un coût global de 13 milliards de francs CFA et une durée d’un an.

Le projet débute avec trois villages à ériger respectivement à Nkouo, Odziba et Ignié (département du Pool) qui auront chacun une spécificité agro-pastorale. Le premier village sera spécialisé dans l’élevage des poulettes et des pondeuses, avec une capacité de 40 poulaillers et un entrepôt de tri des œufs. Chaque famille recevra 760 poules pondeuses pour une production moyenne annuelle de 200 mille œufs.

Le deuxième village sera consacré à l’élevage des porcs et des poulettes, avec 45 porcheries et 5 poulaillers. Chacune des familles recevra une porcherie avec 10 femelles permettant une production annuelle de 200 porcs de 50 kilogrammes. Cinq familles recevront chacune 2 500 poussins pour l’élevage des poulettes destinées aux fermes de pondeuses.

Le troisième village sera à son tour spécialisé dans l’élevage des poulets de chair dont 45 poulaillers constitueront l’infrastructure. Chaque famille recevra 1500 poussins destinés à la production des poulets de chair pour une production annuelle de 9 mille poulets de chair d’un poids moyen de 2 kg.

«L’aube nouvelle que se propose d’inaugurer le projet nouveaux villages agricoles, en révélant l’enjeu fondamental de la ruralité, sera facteur du développement durable et des villages durables, et de lutte contre la pauvreté.(…) Le concept nouveaux villages est justement cette idée réformatrice, cette force motrice qui permettra de créer des unités agro-industrielles, et d’installer des villages résidentiels au milieu de terres agricoles. Les nouveaux villages formeront de puissantes communautés autonomes qui contribueront au développement de notre pays, en associant l’agriculture aux activités créatrices de revenus», a déclaré le délégué général aux grands travaux, Jean Jacques Bouya.
Le principe consiste à implanter des villages agricoles modernes, peuplés chacun de plusieurs dizaines de familles formant des communautés prospères. Les maisons seront construites à base des méthodes industrielles modernes, employant la main d’œuvre locale. Une usine destinée à appuyer la réalisation de ces villages et des logements sociaux dans les quartiers périphériques de Brazzaville est actuellement en construction à Kintelé.

Le prototype architectural présente un bâtiment moderne avec des murs extérieurs en panneaux dits «ciment board», importés du Brésil, et composés de cillure enrobés dans du ciment. Les murs intérieurs sont en «placoplâtre verte» pour les salles d’eau et en placoplâtre pour le séjour et les chambres.

Des centres d’emballage des œufs et couvoirs, des unités industrielles, telles une usine d’aliments de bétail avec des silos, des centres de service pour machines agricoles seront implantés dans ces villages.

Le projet prévoit également la formation des leaders locaux pour assurer l’autonomie des communautés. Ces villages seront progressivement disséminés à travers tout le pays. Chaque village accueillera 50 familles dont chacune recevra une ferme de deux hectares pour l’agriculture privée, et une unité spécifique pour le développement des activités collectives.

Chaque famille recevra une maison comprenant trois chambres, un salon, une cuisine, une salle de bain et un débarras. Chaque village sera doté de quatre unités agricoles en fonction de sa spécialisation, notamment, du secteur de production mis en œuvre dans le village. Il y aura pour chaque village des structures et infrastructures de base telles une école primaire dotée d’une bibliothèque, des airs de jeu ; d’un dispensaire, d’un réseau d’alimentation électrique, d’un système d’adduction d’eau potable, des voiries et réseaux divers.

Le ministre de l’agriculture et de l’élevage, Rigobert Maboundou a souligné le lancement du programme national de sécurité alimentaire (PNSA) et la mise en place d’un fonds de soutien à l’agriculture.

«Votre vision du développement rural que l’on détache difficilement de votre passion pour les métiers de la terre, rend au monde rural honneur et respectabilité. (…) Fort de la pédagogie du succès de vos activités agropastorales personnelles qui vous met sur les traces de vos aînés tels les Présidents Houphouët-Boigny et Olusegun Obasadjo, vous avez résolument engagé l’économie rurale du Congo dans la voie raisonnable de la transition, de l’espérance agropastorale à l’avenir vivrier», a-t-il dit.

Après avoir lancé le projet, le Chef de l'Etat a visité quelques prototypes de maisons et autres installations techniques érigées sur le site et assisté à une opération de planting mécanisé d’une plantation de manioc.
Anicet Clotaire Ndzi
Par Geoffray - Publié dans : Politique
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La fin des sacs plastiques au Congo-Brazzaville, c'est du domaine du possible ! 

L'association DAC (Développer Autrement le Congo) est à l'initiative en République du CONGO-BRAZZAVILLE de la démarche citoyenne pour la suppression des sacs plastiques de caisse. La méthode est  essentiellement basée sur la sensibilisation. Aujourd'hui chaque Congolais jette 360 kg d'ordures par an, soit presque un kilo par jour et ce chiffre augmente de 1% par an. Les sacs plastiques représentent quant à eux 2 kg. En polyéthylène, matière produite à partir du pétrole, le sac plastique fait irruption dans la vie des ménages congolais dans les années 80 où il remplace le cabas traditionnel (panier en liane), plus résistant. C'est le début de l'ère de la consommation et l'ère du jetable. Mais alors qu'on les fabrique en une seconde et qu'ils sont utilisés en moyenne 20 minutes, ils seront soit incinérés soit dispersés dans la nature où il leur faudra jusqu'à 400 ans pour se dégrader et 1200 ans en mer selon leurs épaisseurs ! Au Congo, 4 milliards de sacs plastiques sont distribués chaque année représentant 80 000 tonnes de déchets. Véritable fléau pour la faune et la flore, notamment en milieu marin, le sac plastique produit au moins trois types de pollutions : visuelle, de l'air et du milieu marin. 

CONGO-BRAZZAVILLE: PRIORITE A L’EMPLOI

" Le travail est indispensable  au bonheur  de l'homme  ; il l'élève,  il le console  ; et peu importe   la nature  jc beri mdu travail, pourvu   qu'il profite  à quelqu'un : faire  ce qu'on peut, c'est faire ce qu'on doit." Alexandre DUMAS,  fils.
A travers cette annonce faite à la  veille de la fête des 50 ans d’indépendance,  il n’est pas inutile de se demander si celle-ci n’est pas  encore une diversion politique pour détourner l’attention des congolais face à l’échec de la politique sociale conduite par le gouvernement.

QUELLE POLITIQUE DE LOGEMENT POUR LES CONGOLAIS ?
Sans tomber dans une paranoïa obsessionnelle, on sait que nos intérieurs ne sont pas protégés de la pollution. Les substances chimiques, dangereuses ou pas, sont partout. Aucune réglementation n’est observée pour la construction des maisons des congolais et augmenter ce risque en optant pour le  tout béton, matériau complètement   inapproprié pour les logements résidentiels en zones tropicales est irresponsable. Car ces constructions souvent calquées à l’image des constructions occidentales ne tiennent pas compte ni du climat,  ni des coûts financiers exorbitants, encore moins de l’aspect écologique.
On a nettement l’impression que le gouvernement veut tout simplement troquer son humble maison de banco recouverte d’un toit de paille, de bois ou de terre compressée selon les ethnies, contre une maison "en dur" ,c’est à dire en béton, avec un toit de tôles ou en tuiles .. Les raisons ? La résistance aux intempéries qui évite d’avoir à refaire régulièrement ce qui se dégrade, enfin la raréfaction du bois est aussi invoquée.












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