Après la DGST, les receveurs Ombandza, Ndinga et Cie passent six heures à la barre dans l’affaire Warid

Lundi 2 novembre 2009, le Tribunal de Grande Instance de Brazzaville a évoqué l’affaire dite des chèques de Warid initiée par la Direction générale du surveillance du térritoire.

S’inspirant avec beaucoup de zèle, à n’en point douter, des affaires louches qui ont défrayé ou défraient encore la chronique chez-nous, aujourd’hui dans le cadre de l’exploitation abusive et sauvage de nos richesses naturelles telles que notre pétrole et notre bois, plus d’une personne ne cessent pas de fomenter des magouilles bizarres de toutes les catégories afin d’extorquer à l’Etat plusieurs milliards de FCFA.

          Comme pour la cour du roi Pétaud, avec la bénédiction de notre République devenue bananière depuis belle lurette et chapeautée aujourd’hui par le projet de société de M. Denis Sassou Nguesso, «Le Chemin d’Avenir», le frère jumeau de la défunte Nouvelle Espérance, plusieurs cadres s’adonnent à des trafics illicites.

         Pour preuve, l’affaire de Warid-Congo qui a permis à des agents des douanes et des impôts de détourner la bagatelle de 289 millions de FCFA, donne la chair de poule à beaucoup de Congolais, les vrais et non les piratés comme le sont plusieurs dignitaires tribalo-profito-situationnistes du régime de Mpila qui ne pensent qu’à leur enrichissement illicite, obtenu par d’habiles spéculations et non à l’éradication des différents maux dont sont victimes aujourd’hui les populations.

         Certaines informations mises à la disposition du tribunal pendant l’audience publique tenue le 2 novembre 2009, montrent à suffisance  qu’un agent de Warid-Congo a usé de tromperie en vue d’obtenir les documents nécessaires réglementaires, qui conditionnaient le déblocage en  faveur d’un prêt  financier de plusieurs milliards de FCFA, accepté par China Development Bank Corporation. Cet argent devait permettre à réaliser l’extension des activités de Warid-Congo dans le pays, selon certains agents relevant de la société de téléphonie mobile.

         Selon M. Christian Bouanga, ancien responsable du service juridique  de Warid-Congo cité dans cette affaire, au lieu de verser au Trésor public 500 millions de FCFA comme le recommandait dans ce cadre les textes en vigueur, M. Assad Aziz, le Directeur financier de Warid-Congo aurait  résolu de ne payer pour cela que la somme de 286 millions de FCFA.                                                   L’accusé Bouanga a ensuite soutenu avoir été mandaté par sa hiérarchie pour le management de cette somme ayant servi à corrompre par son intermédiaire quelques agents des douanes et impôts, entre autres, MM. Kiyindou, Ndinga, Madiénguéla ou Nkounkou, opérant à Pointe-Noire.

         Pour parvenir  facilement au résultat dans cette opération, les différents agents des douanes et des impôts concernés par ce lourd dossier, ont travaillé comme s’il s’agissait d’un enlèvement au port de Pointe-Noire d’une marchandise appartenant à la société Warid-Congo.

Selon certaines indiscretions, Christian Bouanga, qui serait à son unième acte, aurait voulu simplement distraire le Tribunal en citant le Directeur financier de Warid-Congo qui l’aurait poussé à la concusion et à la corruption dans le but de se tirer de l’affaire.

Malheureusement pour lui, cet argument, a été batu en breche par le colonel-procureur  Zekakani qui a posé la question au prévenu, s’il connaissait réellement ce qu’on appelle chèque certifié et comment Christian Bouanga s’est-il retrouvé avec plusieurs dizaine de millions, alors que sa hiérarchie lui avait confiée trois chèques de 95 millions chacun, libélés au nom du Trésor public.

Il sied de rappeler en passant que, c’est  face à la lettre officiellement adréssée par le receveur de l’enregistrement, des domaines des timbres, de Louandjili, Ndinga Opiéro, au Directeur général de Warid-Congo, le 11 septembre 2009, sur le redréssement des droits d’enregistrement de nantissement du fond de commerce et d’actions  nominatives entre Warid-Congo et China Development Bank Corporation qui faisait état de reglement de la somme dûe que M. Assad Aziz et collaborateurs se reveillèrent. Ainsi, le premier reflèxe de la direction financière fût de signaler la LCB de bloquer et saisir le porteur des chèques; au même moment, le journal Talassa et la DGST (service économique) se mettaient en branle, ce qui permis de mettre la main sur Christian et compagnie.

Comment Ndinga Opiéro nonobstant que Me Samba Mohamed conseil de Warid lui ait prévenu que Christian Bouanga  l’induisait en erreur, mais aitl preferé prendre les 70 millions de F CFA de ce dernier? A  cette question du procureur de la République, Ndinga Opiéro a fait savoir qu’il avait besoin d’argent pour refectionner son bureau. Refectionner un bureau à 70 millions de F CFA? 

Soyons sérieux, comment un agent des douanes ou des impôts, fût-il un puissant  responsable de service relevant de ces structures, peut-il s’amuser à détourner tout seul, par exemple, une somme de 70 millions de FCFA, sans être inquiété  et sans que les hiérarchies respectives ne soient pas impliquées dans le coup ?

Qui peut croire à ce genre de montage mensonger ? Une fois de plus, pour beaucoup de nos compatriotes, ceux qui sont tombés dans les mailles du filet de la police, ne sont que des petits poissons. A quand la mise en examen dans les services spécialisés, pour les malversations qui leur sont attribuées, des grosses pointures qui sont couvertes pour des raisons d’Etat, soi-disant ?

Beaucoup d’apparatchiks de la République du Chemin d’Avenir, chapeautés et encouragés par de nombreux milieux maffieux affiliés au régime de Mpila et excellant dans des combines financières bizarres, qui continuent de tirer le pays vers la bas, en le tuant à petit feu, provoquant ainsi la mort lente et inexorable de leurs concitoyens, ne méritent-ils pas des peines de droit commun comme on le fait sous d’autres cieux, afin de stopper, tant soit peu, l’attirance au gain de l’argent  facile et de l’enrichissement illicite qui est devenu une véritable obsession pour tous les apparatchiks de la République bananière du Chemin d’Avenir ?

La balle est donc dans le camp du Boss qui, au lieu non seulement de dénoncer les détournements des deniers publics, les fraudes fiscalo-douanières, la corruption, la concussion, l’enrichissement illicite et d’autres maux, qui réduisent à néant  tous les efforts consentis dans le cadre du développement de notre pays, devait aussi taper,  avec toute la fermeté et l’énergie requise, du poing sur la table pour faire arrêter dans le pays toutes les magouilles financières.

Il est donc temps de faire stopper ces phénomènes odieux et honteux, et le temps, c’est de l’argent. Personne n’a le droit de laisser pourrir la situation afin  que tous les fléaux, jugés dangereux, ne s’enracinent pas dans le pays pour toujours.

Le ministre des Finances M. Gilbert Ondongo a-t-il été roulé dans la farine ? Peut-il encore se vanter devant nos compatriotes qu’il a la maîtrise  de certains services dépendant de so, ministère respectif ?

Dans d’autres pays, ce ministre devrait être frappé, par exemple, d’une motion de carence. Ce qui l‘ obligerait à quitter, par la pointe des pieds, le gouvernement sans aucune autre forme de procès et comme des chiens sévèrement corrigés, la queue entre les pattes.

Le laisser-aller, la magouille, le manque de sérieux, dont fait montre la République du Chemin d’Avenir, le jumeau de la défunte Nouvelle Espérance, ne risquent-ils pas de décourager les institutions financières internationales, particulièrement celles de Bretton Woods, à savoir le Fond Monétaire International (FMI) et la Banque mondiale, qui sont en négociation avec le Congo dans le cadre de l’initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) afin d’atteindre  le point d’achèvement.

Parmi les conditionnalités que le Congo doit remplir dans ce cadre, ne figure-t-il en bonne et due forme l’éradication de la corruption et les fraudes fiscalo-douanières ?

A quand donc la mise en œuvre des audits crédibles sur les recettes qui proviennent des services d’impôts et des douanes, mais aussi issues de la vente du pétrole et du bois ?  Pourquoi veut-on en faire un sujet tabou ?

Nous reviendrons sur ce procès dans nos prochaines éditions.

 Ghys Fortune Dombe Bemba

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Sénégal: affrontements entre étudiants  et forces de l'ordre à Dakar

Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.

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Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes.

Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février.

Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi.

Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus.

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Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.

 

C’est l’heure du bilan.

Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale

Massamba Dé

bat -  4 ans : début d’industrialisation du pays

Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT

Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain

Pascal Lissouba  – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure

Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger

 

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