Il n'est point de bonheur sans liberté ni de liberté sans courage
Une démocratie qui est capable d'assassiner en toute impunité son
peuple, n'est plus digne de ce nom.
La dictature est une leçon ininterrompue qui vous enseigne que vos sentiments, vos pensées et
vos désirs n'ont pas le moindre poids, que vous n'avez pas d'existence propre, et que vous devez vivre comme d'autres ont décidé à votre
place.
Avoir le sens de l'honneur, en démocratie, c'est
défendre avec constance des convictions sincères, quel qu'en soit le coût
pour soi-même.
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C'est la seule chose au monde qu'on puisse faire
jusqu'alors. Si la Fédération internationale de football associations (FIFA) n'avait pas décidé de faire tourner cette World
Cup de football dans certains pays du monde comme le Congo, nous-là, qui nous aurait donné la chance de la ramener chez nous, vu que les "politichiens" ont d'autres "chats à foueter".
Admirons-la de loin, sans toucher, faisons les plus belles photos du monde avec elle, et laissons-là partir...
Arrivée à Brazzaville le 31 octobre dernier dans le coup de 15h par l'aéroport international de Maya maya, la coupe du monde, 6,7 Kg en or
massif de 11 caras, est accueillie par le président Denis Sassou Nguesso, qui a dû suspendre sa visite à Oyo, sa ville natale, où il allait déposer une gerbe de fleurs sur les nombreuses
tombeuses de ses parents.
Ne savait-il pas que la coupe devrait passer par Brazzaville après Kinshasa ? En tout cas, il est vite arrivé au palais du peuple où il a soulevé le trophée en or que nous n'avons jamais gagné,
pendant ses 25 ans de règne, ou pendant le règne de Fulbert Youlou (3 ans), de Alphonse Massamba Débat (6 ans), de Marien Ngouabi (8 ans) de Jacques Joachim Yhombi Opango (2 ans) ou celui de
Pascal Lissouba (5 ans).
La coupe du monde c'est l'affaire des autres. Les Congolais ne suivent l'affaire que dans les médias. Heureusement d'ailleurs que les journalistes travaillent toujours à faire connaître tous
les événements, sinon, samedi dernier à Brazzaville, le monde se serait vivement interrogé sur cette étrange coupe qui fait le tour du monde et qui fait revenir à Brazzaville le chef de l'Etat
qui se reposait tranquillement au bord de l'Alima, savourant son Ngoki à la Mouambe avec le Mossombo, arrosé d'un bon Tcham-tcham (c'est juste pour rire, mais sinon qui oublie la passion
de Marien Ngouabi pour cette boisson et qui n'hésitait pas à se dérober pour aller en chercher précipitemment à Ombele ou à Owando ?).
Les Congolais, malgré leur pétrole coulant qui les rend si riches, ne connaissent pas le goût de cette coupe du monde. Ne dit-on pas que l'argent peut tout ? Même s'il ne peut acheter la mort,
il peut au moins acheter une victoire. Pas à la manière de la corruption ou de la concussion. Pas ça! Mais en créant les centres de football, en y injectant assez d'argent afin que nous
ayons nos propres joueurs. Car, maintenant, il est difficile que la nature nous dote encore de Paul Sayal Moukila, de Niango, de Jean Jacques Ndomba le Géomètre, de Makita football, de Gabriel
Djibril Dengaki, de Nzabana Jado, de Jacques Yvon Ndoulou,... la plupart sortis des savanes et forêts congolaises où ils étaient d'excellents chasseurs, et qui nous ont ramené l'unique
distingtion internationale de football de tous les temps au pays, Yaounde 72, la 8e édition de la Coupe d'Afrique des nations (CAN), qu'on a plus jamais remportée.
Par honte ou par gêne, toutes les autorités se sont engagées comme du jamais vu à dire que les Congolais seront présents à la CAN 2012, alors qu'elles savent bien que le pays n'a
aucune équipe. Même les juniors qui sont formés au centre national de formation de football, semble-t-il placé directement sous la direction du président Sassou Nguessou, broient du noir.
L'entraîneur, Eddie Hudanski, impayé depuis trois mois, a dû, par colère, abandonner les petits qui, par la grâce de Dieu et des ancêtres, ont ramené le trophée de la Francophonie,
Beyrouth 2009.
Avec tout l'argent qu'ils amassent sans effort, plusieurs responsables de ce pays pouvaient créér autant de centres de formation ou prendre la vie des clubs en mains. Mais, ils passent
leur temps à se quereller pour les queues de cérises, à rouler dans des voitures de luxe dans une ville où les routes font defaut, et à accumuler, comme des vrais égoïstes, des richesses.
Maintenant que Sassou Nguesso a pu soulever cette coupe, pas peut-être à l'instar de son ami Jacques Chirac en 1998, dont le pays avait remporté ce trophée, il pourra certainement dès 2010
dégager un vrai budget pour le ministère des sports, appuyer et financer certaines initiatives privées comme le centre de Mfilou, de Ndjiri et de Pointe-Noire, dans l'espoir que le pays va
reconstituer une vraie équipe et se lancer à la coupe de cette world cup qu'on a juste vue.
Monsieur le président, si on la gagne cette coupe, vous l'ameneriez tranquillement chez vous, dans votre bureau, vous l'admireriez sans relâche, et patiemment... mais là, vous avez été obligé
de la soulever et la remettre très rapidement aux gars de la FIFA. C'est vrai, vous êtes aujourd'hui l'un des rares congolais à avoir touché à ce bijou, mais travaillez à ce qu'elle reste chez
nous, dans un musée. C'est possible et vous en avez les moyens...
Texte de Arsène SEVERIN
La fin des sacs plastiques au Congo-Brazzaville, c'est du domaine du possible !
L'association DAC (Développer Autrement le Congo) est à l'initiative en République du CONGO-BRAZZAVILLE de la démarche citoyenne pour la suppression des sacs plastiques de caisse. La méthode est essentiellement basée sur la sensibilisation. Aujourd'hui chaque Congolais jette 360 kg d'ordures par an, soit presque un kilo par jour et ce chiffre augmente de 1% par an. Les sacs plastiques représentent quant à eux 2 kg. En polyéthylène, matière produite à partir du pétrole, le sac plastique fait irruption dans la vie des ménages congolais dans les années 80 où il remplace le cabas traditionnel (panier en liane), plus résistant. C'est le début de l'ère de la consommation et l'ère du jetable. Mais alors qu'on les fabrique en une seconde et qu'ils sont utilisés en moyenne 20 minutes, ils seront soit incinérés soit dispersés dans la nature où il leur faudra jusqu'à 400 ans pour se dégrader et 1200 ans en mer selon leurs épaisseurs ! Au Congo, 4 milliards de sacs plastiques sont distribués chaque année représentant 80 000 tonnes de déchets. Véritable fléau pour la faune et la flore, notamment en milieu marin, le sac plastique produit au moins trois types de pollutions : visuelle, de l'air et du milieu marin.
CONGO-BRAZZAVILLE: PRIORITE A L’EMPLOI
" Le travail est indispensable au bonheur de l'homme ; il l'élève, il le console ; et peu importe la
nature
du travail, pourvu qu'il
profite à quelqu'un : faire ce qu'on peut, c'est faire ce qu'on doit." Alexandre DUMAS, fils.
A travers cette annonce faite à la veille de la fête des 50 ans d’indépendance, il n’est pas inutile de se demander si celle-ci n’est pas encore
une diversion politique pour détourner l’attention des congolais face à l’échec de la politique sociale conduite par le gouvernement.
QUELLE POLITIQUE DE LOGEMENT POUR LES CONGOLAIS ?
Sans tomber dans une paranoïa obsessionnelle, on sait que nos intérieurs ne sont pas protégés de la pollution. Les substances chimiques, dangereuses ou pas, sont
partout. Aucune réglementation n’est observée pour la construction des maisons des congolais et augmenter ce risque en optant pour le tout béton, matériau complètement
inapproprié pour les logements résidentiels en zones tropicales est irresponsable. Car ces constructions souvent calquées à l’image des constructions occidentales ne tiennent pas compte ni du
climat, ni des coûts financiers exorbitants, encore moins de l’aspect écologique.
On a nettement l’impression que le gouvernement veut tout simplement troquer son humble maison de banco recouverte d’un toit de paille, de bois ou de terre
compressée selon les ethnies, contre une maison "en dur" ,c’est à dire en béton, avec un toit de tôles ou en tuiles .. Les raisons ? La résistance aux intempéries qui évite d’avoir à refaire
régulièrement ce qui se dégrade, enfin la raréfaction du bois est aussi invoquée.





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Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.
C’est l’heure du bilan.
Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale
Massamba Débat - 4 ans : début d’industrialisation du pays
Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT
Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain
Pascal Lissouba – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure
Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger
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LETTRE DU CONGO MFOA
N° 013
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