Partager l'article ! Francafrique : la chaine parlementaire s’encanaille: Critiquer la Françafrique à la télévision, c’est désormais autorisé. Même ...
Critiquer la Françafrique à la télévision, c’est désormais autorisé. Même la chaîne commune de l’Assemblée nationale et du Sénat se le permet avec la diffusion de "Françafrique, 50 ans sous le sceau du secret".
« Réseaux d’influences, corruption, Détournements de fonds, soutiens de dictatures et coups d’états insidieusement orchestrés : le document que vous allez voir ne prend pas de gants pour décrire cinquante années de politique franco-africaine. Initiée par De Gaulle à l’indépendance de nos colonies, cette politique occulte porte le nom de Francafrique »
C’est ainsi que la voix off de l’émission Infrarouge introduisait le documentaire explosif de Patrick Benquet lors de sa toute première diffusion sur France 2, en Décembre 2010. A l’époque, nous avions déjà salué l’initiative audacieuse du big boss de France Télévisions fraichement nommé, Remy Pflimlin.
Quelle ne fut pas notre surprise de redécouvrir cet excellent programme sur…La Chaine Parlementaire.
Pince moi, je rêve : Non, vous n’avez pas abusé de substances illicites ; LCP rediffusait bien le 4 août dernier, à 20h30, l’excellente enquête de Patrick Benquet.
Cherchez l’erreur. Déjà surprenante sur France 2, la programmation sur la chaine parlementaire d’un tel brûlot devient carrément hallucinante. Une initiative remarquable mais étonnante de la part d’une chaine crée par l’Assemblée nationale et le Sénat, et qui affiche sur son site Internet la photo du souriant Bernard Accoyer sous la mention « Président du conseil d’administration ».
On croit en effet rêver éveillé en voyant cette épopée Françafricaine, qui implique plusieurs de nos dirigeants actuels et nombre de grands patrons, cohabiter avec le logo LCP dans le coin inférieur de l’écran plasma.
Sur le site Internet de la chaine, les téléspectateurs, bluffés n’ont d’ailleurs pas manqué de féliciter les responsables des programmes pour leur objectivité et leur indépendance.
Il faut dire que le documentaire, découpé en 2 parties (La raison d’Etat et L’argent roi) ne nous épargne rien : Giscard et ses diamants gros comme le Ritz, l’affaire Elf et ses valises de biftons, le licenciement de Jean Marie Bockel, les manips obscures des groupes Bolloré et Bouygues et le rapport sur la sécurité sociale au Gabon facturé la bagatelle de 140 000 euros la page par Bernard Kouchner, sont passés au crible et émaillés des savoureux commentaires de Jacques Sales [1], Michel Bonnecorse [2] et Robert Bourgi [3]
On aura aussi droit à une version revisitée du « coup de fil à un ami » : A peine élu, Mister President Sarkozy téléphone à Omar Bongo et le reçoit quelques jours plus tard. Selon Robert Bourgi, à l’occase de cette petite visite de courtoisie, Sarkozy réparera une « erreur » historique de son prédécesseur Chirac. Après une négociation digne des meilleurs marchands de tapis de la porte de Clignancourt, Nico tranche pour une réduc de 20% de la dette africaine.Vendu. Ca s’passe comme ca, chez Nicolas.
On découvre aussi les coulisses des Castings « nouvelle star » made in Chiraquie, toujours rapportés par Robert Bourgi :
« On s’est retrouvés dans l’appartement du président Bongo, il y avait François Fillon, Jean François Coppé, Pierre Bédier. Bongo les a interrogés. A la fin, ils sont partis, il a pris son papier à lettres, il a couché les noms des élus, l’a plié et m’a dit « porte ca a Jacques ». Il y avait sept noms, sur les sept, cinq sont devenus ministres du gouvernement Raffarin »
Question de l’intervieweur : « Ca ne vous choque pas, un tel pouvoir d’un président africain ? » Réponse du conseiller ès Afrique : « Non, ca m’amuse ! Franchement, ca m’amuse… ! »
Après tout, on s’amuse comme on peut… Une chose est sure : Ce programme télé a du ravir Rockin Squat, leader du groupe de rap engagé Assassin.
A l’occasion de la sortie du film Mesrine en 2008, il avait été invité à rejoindre son frère Vincent Cassel sur le plateau du Grand Journal. Le Fonky Babtou devait y interprèter Enfant de la balle ; surprise du chef, il profitera de l’un de ses trop rares passage télé pour interpréter France à Fric aux paroles plus qu’explicites. A l’époque, le clip du morceau, qui ne comportait pourtant aucune trace de violence, avait été retiré des plateformes d’hébergement video, preuve du malaise que provoquait encore la seule évocation du système Françafrique sur un plateau télé.
Extraits choisis : « Allons enfants de la patrie, Il est temps d’apprendre la vraie histoire
Celle qui encore aujourd’hui ramène des milliards d’euros aux pouvoirs
France mon pays mais pas mes atouts
En soutenant le Soudan ou le Zaïre Mobutu
France mon pays mais pas mon combat
J’n’ai pas tué abdala ni soutenu Eyadema
Ni le Tchad de Déby pour l’clan des Zaghawas
J’ai pas mis au Cameroun en place Paul Biya
J’décime pas la forêt comme le groupe Bolloré
Et j’n’ai aucun intérêt dans l’génocide rwandais
G. L. N. F. tiens d’autres illumis nazi à la tête de Elf
D.G.S.E. on a aussi notre C I A pour qu’ils se tiennent mieux
On me parle d’immigration mais jamais de la BNP
De la Société Générale ou du crédit Lyonnais
La banque Conti au Luxembourg affiliée à ParisBas
Avait comme client Houphouet Boigny ou Bokassa
Dirigée par Nadhmi Auchi pote de Pasqua
C’est banque à financer Radio qui tua Rwanda
Charles de Gaulle donna l’indépendance à Afrika
Mais mit en place Jacques Foccart qui la niqua
Les Mitterrand on toujours cautionné les dictatures
Celles de Sassou Nguesso où celle d’autre ordures
O.T.A.N. on dirait qu’ils sont tous de mèche pour qu’l’Afrique saigne
Forestiers Rougier l’exploitation du bois continue de la tuer » On se rappelle du sourire crispé de Michel Denisot, et surtout de l’annulation subite du Taratata auquel Mathias Cassel devait participer la semaine suivante. Les médias bon enfant avaient alors obéi a Rockin Squat qui scandait « Note mon nom sur ta liste (noire ?) » en 1991. Patrick Benquet vs Rockin Squat, deux styles, deux écoles, toujours est t-il que l’odyssée Francafrique suit son cours.
En 2008, il fallait encore passer en force pour dénoncer la Francafrique et ses magouilles à une heure de grande écoute. Aujourd’hui, c’est la chaine de l’assemblée nationale qui fait le sale boulot. Une touche d’espoir, pour citer Rockin Squat. Qui osera encore accuser notre cher président de vouloir bâillonner la presse ? A lire ou relire sur Bakchich.info
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L'explosion d'un dépôt de munitions le 4 mars à Brazzaville a fait plus de 2.300 blessés et près de 14.000 sans-abri, le nombre de tués restant inchangé à près de 200 victimes, dont les obsèques se dérouleront dimanche, selon un nouveau bilan jeudi du gouvernement congolais.
Lors d'une séance de questions d'actualité au Parlement, le ministre du Plan et président de la Commission d'évaluation du sinistre, Pierre Moussa, a donné le chiffre de 13.854 sans-abri. Les hôpitaux ont reçu 2.315 blessés, dont 297 sont encore soignés, a-t-il précisé. Le nombre de personnes tuées dans l'accident est toujours évalué à près de 200, a indiqué de son côté le porte-parole du gouvernement Bienvenu Okiemy. Un précédant bilan faisait état de plus de 1.300 blessés et 5.000 sans abri.
Il s'agit du plus meurtrier accident de ce type, dans des dépôts d'armes et de munitions, depuis 10 ans dans le monde. Le bilan pourrait s'alourdir encore, d'autres corps se trouvant vraisemblablement à proximité immédiate du dépôt, où la Croix-Rouge n'a pu se rendre jusque-là. Les obsèques des victimes se dérouleront dimanche à Brazzaville, après une cérémonie d'hommage en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, a annoncé M. Okiemy. Le deuil national décrété depuis mardi prendra fin dimanche.
Le ministre du Plan a détaillé jeudi l'étendue des destructions autour du dépôt de munitions. "L'épicentre du sinistre est composé de trois périmètres: le premier périmètre qui comprend le camp des blindés (où se trouvait le dépôt) a été détruit à 98%. Seuls les bâtiments en construction par une entreprise chinoise ont résisté", a-t-il indiqué.
"Le deuxième périmètre a été détruit à 90% et dans le troisième les dégradations sont aussi significatives"", a-t-il ajouté sans préciser l'étendue des périmètres.
Lors de la séance au Parlement le député d'opposition Patrice Kadia, a mis en cause le pouvoir en place : "la conservation du pouvoir coûte très chère au Congo, a-t-il dit on n'a pas vu la richesse dans les médicaments pour soigner les blessés, mais seulement dans les armes qui sont gardées dans les quartiers populaires comme des semences".
Selon le gouvernement congolais, un incendie consécutif à un court-circuit serait à l'origine de l'explosion d'un dépôt d'armes et de munitions à Brazzaville. Le drame aurait fait au moins 146 morts. Sénégal: affrontements entre étudiants et forces de l'ordre à Dakar Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes. Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février. Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi. Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus. CAN: le Gabon et Aubameyang s'offrent un sans-faute et la 1re place
CAN: une finale Côte d'Ivoire-Zambie entre le favori et l'invité surprise
La couleur orange et vert est à l'honneur à la CAN. Les deux équipes qui sont qualifiées pour la finale de la CAN gabonnaise jouent en vert et orange.
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Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.
C’est l’heure du bilan. Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale Massamba Dé bat - 4 ans : début d’industrialisation du pays Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain Pascal Lissouba – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger Evénements festifs
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