Depuis le premier épisode de la «françafrique » qui remonte déjà à l’époque de la décolonisation avec le général De Gaulle et Jacques Foccart, il ne manquait
presque rien à ce stupéfiant spectacle entre la France, la « mère patrie », et ses anciennes colonies d’Afrique diffusé en mondiovision.

Ni la violence (Ruben Um Niobé, Félix Mumié, au Cameroun), ni les expéditions militaires (putsch manqué de Bob Denard au Bénin en 1976, opération « Barracuda
» au Centrafrique montée par la France en 1979 pour renverser l'empereur Bokassa), ni la tragédie    (Sylvanus Olympio au Togo le 13 Janvier 1963, Marien
Ngouabi au Congo-Brazzaville le 18 Mars 1977, Thomas Sankara au Burkina Faso le 15 octobre 1987), ni l’humiliation de la Côte d’Ivoire(en 2011), ni les
coups d’Etat (Gabon, Congo-Brazzaville, Togo), ni la chorégraphie de la sidération (sauts des commandos parachutistes français sur Kolwezi au Katanga en
République Démocratique du Congo le 19 Mai 1978), rien n’a manqué au sanglant drame shakespearien.

Sous le sceau des intérêts économiques et de l’approvisionnement énergétique de la France, les pays africains de la zone franc (PAZFF) sont le théâtre des
intrigues militaro-économiques. Théâtre de vraies ombres et de fausses lumières à la dichotomie brechtienne. Empoignade scénique en direct live entre le
démon et l'ange,  version détournée de « The sevant » de Joseph Losey (un grand film en noir et blanc de 1963). Lutte biblique entre le vice et la vertu.

La canaille politique

L'actuel patron de la « françafrique » Nicolas Sarkozy, a voulu en rajouter  dans la symbolique de la détermination en entrant en Côte d’Ivoire par la grande
porte accompagné de son conseiller « Afrique », Robert Bourgi, à l’investiture d’Alassane Dramane Ouattara dans une mise en scène  aussi médiatisée qu’ennuyeuse
aux yeux des populations de la Côte d’Ivoire et d’Afrique. Plusieurs chefs d’Etat avaient fait le déplacement pour célébrer l’événement et souhaiter la
bienvenue du club de la « françafrique » au nouveau Président fraîchement installé grâce à l’appui militaire(hélicoptères Tigre et Gazelle) de la France.
Toute la canaille était au rendez-vous autour de Nicolas Sarkozy, le parrain, de facto, de la « fançafrique » : Compaoré du Burkina Faso, Sassou Nguesso
du Congo-Brazzaville, Bozizé de la RCA, Déby du Tchad, Ali Bongo du Gabon, Wade du Sénégal, Faure Gnassingbé Eyadema du Togo etc… »L’Homme africain » était
au rendez-vous de l’Histoire. Comme le voudrait Nicolas Sarkozy.

Robert Bourgi l’indésirable

A l'occasion donc de son déplacement en Côte d'Ivoire, où il s'est rendu le 21 mai 2011 pour assister à l'investiture d'Alassane Ouattara, Nicolas Sarkozy
avait prévu d'emmener avec lui l'avocat et homme d'affaires Robert Bourgi, symbole absolu de la "Françafrique" avec laquelle, lui Sarkozy,  prétendait
rompre ! Mettre un terme au réseau : un slogan de campagne qui fit rêver les Africains épris de changement et de démocratie. Erreur. Nicolas Sarkozy a
rompu avec la rupture, il y a belle lurette. En matière d’enfarinement, il n’y a pas que le « boulanger Gbagbo ». Il y a aussi Nicolas Sarkozy, passé maître
en la matière depuis ses débuts à l’ombre d’Edouard Balladur et de Jacques Chirac, trahissant l’un pour l’autre avant de retourner de nouveau la veste.
Parmi la multitude de conseillers et de « visiteurs du soir » de l’Elysée, il ne s’en est pas trouvé un seul pour le dissuader d’emporter l’encombrant
colis dans sa valise  vers  une cérémonie africaine qui, du reste,  n’est pas sans évoquer le sacre de Bokassa où, un prédécesseur,  Giscard D’Estaing,
laissa des plumes. Ni Henri Guaino, ni Jean- David Levitte, ni Bernard-Henri Lévy, ni Alain Minc, personne ne daigna chuchoter la vérité à l’oreille de
Sarkozy. C’est que cet homme-là, Robert Bourgi, le « deus ex machina »,  n’a pas bonne presse en Afrique. Il aura fallu la pugnacité, la ténacité et la
sagacité d’un Alain Juppé, grâce à son style incisif et sa brutale honnêteté, pour faire entendre raison à Nicolas Sarkozy. La réplique fut sans surprise.
En apprenant la nouvelle, Alain Juppé  sursauta. Lors de l'un de ses entretiens réguliers avec le chef de l'Etat, le ministre des Affaires étrangères
l'aura finalement convaincu de renoncer à ce projet (Le Nouvel Observateur, 1er Juin 2011).

L’iconoclaste Juppé

Depuis son retour au Quai d’Orsay, Alain Juppé a pour habitude de casser les codes. Droit dans ses bottes, Alain Juppé a réussi plus que personne à priver
Nicolas Sarkozy, lors de son voyage en Côte d’Ivoire, de son « Monsieur françafrique ». Voilà une fêlure dans laquelle pourraient bien s’engouffrer les
partisans de la refonte des relations franco-africaines incarnée naguère par Jean-Pierre Cot. Car, la promesse de rénovation de la coopération France-Afrique
se fait trop attendre. Longtemps brandie par Nicolas Sarkozy, la volonté de rénovation du tête-à-tête usé entre Paris et ses anciennes colonies a fait
long feu.

L'heure est au retour aux mauvaises vieilles habitudes : poids des émissaires officieux, priorité absolue aux intérêts économiques et stratégiques de la
France sur les exigences démocratiques et les revendications des sociétés africaines. Loin des velléités de banalisation, l'Afrique est redevenue plus
que jamais ce qu’elle était autrefois : un domaine ultra-réservé au plus haut sommet de l'exécutif. Discret, le tournant n'a pas été pris en un jour.

L’acte de décès de la Françafrique

Héritier du "Monsieur Afrique" du gaullisme,  Jacques Foccart, et ancien conseiller de Chirac, Bourgi est aujourd'hui encore l'un des conseillers officieux
de l'Elysée pour l'Afrique. Robert Bourgi, le missi dominici, a réussi le tour de force de reléguer au second plan André Parant le (pourtant) chef de la
« cellule africaine» de l’Elysée. Toujours lui, Robert Bourgi, s'était notamment illustré en se vantant d'avoir eu la peau de Jean-Marie Bockel, éphémère
secrétaire d'Etat à la Coopération, qui avait eu le malheur et le tort de critiquer le président gabonais Omar Bongo. Alain Juppé qui a assené un premier
revers à l’entregent Robert Bourgi sera-t-il l’homme qui signera l’acte de décès de la « françafrique » ? Pas si sûr.

Bien mal acquis, affaire des Disparus du Beach

Non, rien n’est sûr avec Nicolas Sarkozy. Le dernier rebondissement judiciaire de l’affaire des « Biens mal acquis » en est la parfaite et éclatante illustration
de la pérennité  système françafricain. D’ailleurs, l’affaire des Disparus du Beach au Congo-Brazzaville est victime des mêmes turpitudes judiciaires en
France. En dépit du tête-à-queue de Robert Bourgi en Côte d’Ivoire, l’ours de la « françafrique » continue de bouger. Nicolas Sarkozy peut-il soutenir
les peuples arabes en révolte contre leurs dirigeants corrompus  alors que son ministre de la justice, Michel Mercier, couvre une interdiction d'enquêter
sur les "biens mal acquis" un peu plus au sud ?

La France a ratifié la convention de l'ONU contre la corruption de 2003, qui fait de la restitution des avoirs frauduleux un principe du droit international.
Il est temps qu'elle la mette en œuvre concrètement (Le Monde, 10Juin 2011). En attendant, les membres de la famille des dictateurs du Gabon, du Congo-Brazzaville
et de la Guinée Equatoriale peuvent dormir tranquilles et continuer de faire chauffer la carte bancaire.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

Retour à l'accueil

L'explosion d'un dépôt de munitions le 4 mars à Brazzaville a fait plus de 2.300 blessés et près de 14.000 sans-abri, le nombre de tués restant inchangé à près de 200 victimes, dont les obsèques se dérouleront dimanche, selon un nouveau bilan jeudi du gouvernement congolais.

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Lors d'une séance de questions d'actualité au Parlement, le ministre du Plan et président de la Commission d'évaluation du sinistre, Pierre Moussa, a donné le chiffre de 13.854 sans-abri.

Les hôpitaux ont reçu 2.315 blessés, dont 297 sont encore soignés, a-t-il précisé. Le nombre de personnes tuées dans l'accident est toujours évalué à près de 200, a indiqué de son côté le porte-parole du gouvernement Bienvenu Okiemy.

Un précédant bilan faisait état de plus de 1.300 blessés et 5.000 sans abri.

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Il s'agit du plus meurtrier accident de ce type, dans des dépôts d'armes et de munitions, depuis 10 ans dans le monde.

Le bilan pourrait s'alourdir encore, d'autres corps se trouvant vraisemblablement à proximité immédiate du dépôt, où la Croix-Rouge n'a pu se rendre jusque-là.

Les obsèques des victimes se dérouleront dimanche à Brazzaville, après une cérémonie d'hommage en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, a annoncé M. Okiemy. Le deuil national décrété depuis mardi prendra fin dimanche.

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Le ministre du Plan a détaillé jeudi l'étendue des destructions autour du dépôt de munitions.

"L'épicentre du sinistre est composé de trois périmètres: le premier périmètre qui comprend le camp des blindés (où se trouvait le dépôt) a été détruit à 98%. Seuls les bâtiments en construction par une entreprise chinoise ont résisté", a-t-il indiqué.

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"Le deuxième périmètre a été détruit à 90% et dans le troisième les dégradations sont aussi significatives"", a-t-il ajouté sans préciser l'étendue des périmètres.

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Lors de la séance au Parlement le député d'opposition Patrice Kadia, a mis en cause le pouvoir en place : "la conservation du pouvoir coûte très chère au Congo, a-t-il dit on n'a pas vu la richesse dans les médicaments pour soigner les blessés, mais seulement dans les armes qui sont gardées dans les quartiers populaires comme des semences".

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Selon le gouvernement congolais, un incendie consécutif à un court-circuit serait à l'origine de l'explosion d'un dépôt d'armes et de munitions à Brazzaville. Le drame aurait fait au moins 146 morts.

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Sénégal: affrontements entre étudiants  et forces de l'ordre à Dakar

Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.

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Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes.

Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février.

Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi.

Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus.

CAN: le Gabon et Aubameyang s'offrent un sans-faute et la 1re place

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CAN: une finale Côte d'Ivoire-Zambie entre le favori et l'invité surprise

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La couleur orange et vert est à l'honneur à la CAN. Les deux équipes qui sont qualifiées pour la finale de la CAN gabonnaise jouent en vert et orange.

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DERNIERES MINUTES

Somalie: l'ONU annonce la fin de plus de six mois de famine

 

Au Nigeria, la hausse du prix de l'essence se répercute partout

 

Egypte: deux morts dans des affrontements police-manifestants à Suez

 

L'ONU met en garde contre une catastrophe alimentaire dans le Sahel

 

Mali: réaménagement du gouvernement, négociations à Alger avec les rebelles touareg

 

Nigeria: six morts et des explosions de bombes artisanales dans le nord-est

 

Un Rwandais extradé du Canada inculpé de planification du génocide

 

Droit d'asile d'un Soudanais: la France épinglée par la Cour européenne des droits de l'homme

 

Afrique du Sud: le groupe minier Impala Platinum licencie 13.000 personnes

 

La Libye va enquêter sur les cas de torture dans ses prisons

 

Nigeria: les autorités interrogent le porte-parole présumé de Boko Haram

 

Sénégal: Wade qualifie de simple "brise" la contestation de sa candidature

 

CAN: une hiérarchie et des favoris bousculés

 

CAN: retraite internationale pour le capitaine du Burkina Mahamoudou Kéré

 

Afrique du Sud: l'ANC contre toute nationalisation des mines

 

Mali: le président Touré appelle à ne pas s'en prendre aux civils touareg

 

Somalie: visite surprise de William Hague à Mogadiscio

 

Législatives en RDC le camp Kabila obtient la majorité absolue

 

Egypte: 74 morts dans des violences après un match de foot

 

CAN: le Ghana et le Mali qualifiés pour les quarts

 

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Moines de Tibéhirine: les juges en quête de témoins algériens pour retracer la détention

 

Sénégal: affrontements à l'université de Dakar et "nouvelle stratégie" de l'opposition

 

CAN: sanction financière pour deux joueurs soudanais qui se sont battus

 

Afrique du Sud: 18 ans de prison pour le meurtre d'une lesbienne des townships

Evénements

 

Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.

 

C’est l’heure du bilan.

Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale

Massamba Dé

bat -  4 ans : début d’industrialisation du pays

Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT

Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain

Pascal Lissouba  – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure

Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger

 

Evénements festifs

 

Mariage, Anniversaire,

Baptême, Retrait de deuil ou

Soirées entre ami(e)s

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Contact :

 DJ STEPHEL au 06.16.11.90.62 

 


 

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