Annoncée comme emblématique de sa volonté de reformer le système social, la reforme de la fonction publique entreprise par le gouvernement congolais de Denis Sassou Nguesso cautionne plus une démarche complètement décalée de la réalité congolaise qu’une volonté manifeste de garantir les moyens aux fonctionnaires congolais.

Malgré les appels incessants des travailleurs et des acteurs sociaux, les réalisations totalement inadaptées continuent d’enfoncer notre système social dans l’abîme de la déstructuration.

On attribue des moyens là où il faut une politique de concertation, là où le dialogue s’impose on fustige les partenaires sociaux des menaces d’un autre temps et enfin là où il faut une vraie transformation en profondeur on arrive tout joyeux avec des solutions de caricature.

« Si c’est vrai comme le prétendent ces bonnies menteurs que le Congo n'a pas beaucoup de moyens pour tout régler» ; la sagesse ne voudrait- elle pas que l’on privilégie l’essentiel ?

Aux dires des commentateurs de télé Congo félicitant le ministre de la fonction publique venant d’inaugurer un bâtiment (je dirais plutôt, quatre murs et un toit) destiné à permettre aux fonctionnaires de la localité de kinkala de se reposer après une dure journée de travail serait un acte très positif. Pour certains congolais c’est une bonne chose et l’on se serait tout simplement lancé dans une sorte de diatribe de mauvaise foi.

Non c’est tout le contraire, c’est une aberration qui fond le cœur de beaucoup de congolais. Comment pouvez-vous imaginer un seul instant que kinkala, chef lieu du pool se mette en vedette sur télé Congo pour tout simplement l’inauguration d’un bâtiment administratif ?

Savez-vous qu’il n’y a plus de poste dans cette localité ? Les enseignants ne peuvent exercer normalement leur travail faute des structures et des moyens ? L’infirmier de kindamba ne peut dispenser ne fusse les premiers soins faute des médicaments ?

Les ingénieurs affectés dans la région passent leur temps à s’asseoir en attendant les moyens qui ne viennent jamais. Est-il normal que ça soit un bâtiment permettant aux administratifs de passage à kinkala qui soient mis en vogue au détriment des services publics opérationnel prioritaires ?

Non Mr parfait kolelas vous voir sourire devant tant d’hypocrisie est une insulte à l’égard des populations de cette localité. Si vous êtes à cours d’idées pourquoi ne construisez vous pas une école, un dispensaire, une garderie pour les orphelins, qui pour ces populations serait plus compréhensible et justifié que ce bâtiment dont l’utilité n’est certes pas méconnu mais reste de loin non prioritaire. Ces cas sont récurrents dans plusieurs services du pays qu’il est plus que nécessaire de le dénoncer de nouveau.

Au regard de ce fait inquiétant, il ne fait aucun doute que cette fuite en avant dans une logique de désintéressement complet et de pourrissement de la question de la fonction publique l’emporte plus que jamais sur la valeur professionnelle des fonctionnaires.

Le recours à la mobilité, fait sur des bases pas forcément professionnelle vis-à-vis des qualifications et des savoir-faire entraîne des dysfonctionnements, des déstabilisations dans la transmission des missions et des désorganisations du travail avec à la clef, stress, troubles physiques et psychiques supportés in fine par les fonctionnaires congolais.

La concordance ou plutôt la connivence de démarche est flagrante et fausse avec le discours de Mr Sassou Nguesso qui déclarait : « je veillerai donc avec davantage de rigueur à ce que les personnes que je nomme aux différentes fonctions d'état soient exemplaires et de bonne éthique, capables de faire respecter, au nom de l'autorité impartiale de l'état qu'elles incarnent, les lois et les règlements de notre pays.

Tout manquement, toute faiblesse m'amènera à en tirer les conséquences. Telles sont aussi les exigences du «chemin d'avenir ».

Extrait du discours d’investiture du 15 aout 2009. Pour les congolais, c’est une confirmation de plus que le gouvernement en ne respectant pas ces paroles, accomplisse en réalité une demande forte qui consiste à considérer que les salariés ne sont que des kleenex jetables dont on balance lorsque l’usage n’est plus utile.

Tout cela participe d’une dégradation sans précédent de la qualité des missions publiques et d’un remodelage en profondeur de la société et de ses valeurs. Le débat et l’action sont plus que jamais nécessaires pour enrayer ce processus déstructurant pour la fonction publique congolaise.

La nécessité de faire évoluer la gestion de la fonction publique de notre pays, pour pouvoir relever les nouveaux défis qui se présentent, sont souvent à rappeler et à analyser, et des avancées doivent être accomplies dans l’ensemble des domaines. Nous militons pour la nécessaire adaptation des règles de gestion de la fonction publique aux exigences de la gestion des ressources humaines.

Nous souhaitons vivement le renouvellement de la gestion de notre fonction publique en la modernisant. Au regard du contexte actuel du Congo-Brazzaville ou les problèmes démographiques, économique et social s'accumulent sans cesse, le gouvernement de sassou Nguesso doit nécessairement réaliser des progrès. Ces défis nouveaux concernent l’ensemble de la fonction publique: définition des objectifs, d’affectation des moyens en personnel, de gestion prévisionnelle, tant collective qu’individuelle que les fonctionnaires se posent avec une acuité particulière.

Les résoudre est non seulement souhaitable, mais est devenu vital pour maintenir et accroître la cohésion nationale, mais aussi pour accompagner les changements considérables qui s’imposent dans leurs missions, leurs tâches et leur organisation.

L’existence de plusieurs dérives est à proscrire. qu’il s’agisse de la notation, de l’avancement, des mutations, de la rémunération, de l’exercice du pouvoir disciplinaire, à propos desquels on a rappelé précédemment tant la faible part donnée au mérite, ou à la sanction des insuffisances, que l’effacement de la primauté de l’intérêt général, il est peu de dire que les pratiques ainsi relevées ne sont pas en conformité avec les règles et principes statutaires, lesquels au contraire donnent toute leur place au mérite et à la valeur professionnelle et permettent de sanctionner les manquements.

Bernard Kokolo et Jean Claude Beri

http://berijc.over-blog.com/

Email : developperautrementlecongo@gmail.com

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L'explosion d'un dépôt de munitions le 4 mars à Brazzaville a fait plus de 2.300 blessés et près de 14.000 sans-abri, le nombre de tués restant inchangé à près de 200 victimes, dont les obsèques se dérouleront dimanche, selon un nouveau bilan jeudi du gouvernement congolais.

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Lors d'une séance de questions d'actualité au Parlement, le ministre du Plan et président de la Commission d'évaluation du sinistre, Pierre Moussa, a donné le chiffre de 13.854 sans-abri.

Les hôpitaux ont reçu 2.315 blessés, dont 297 sont encore soignés, a-t-il précisé. Le nombre de personnes tuées dans l'accident est toujours évalué à près de 200, a indiqué de son côté le porte-parole du gouvernement Bienvenu Okiemy.

Un précédant bilan faisait état de plus de 1.300 blessés et 5.000 sans abri.

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Il s'agit du plus meurtrier accident de ce type, dans des dépôts d'armes et de munitions, depuis 10 ans dans le monde.

Le bilan pourrait s'alourdir encore, d'autres corps se trouvant vraisemblablement à proximité immédiate du dépôt, où la Croix-Rouge n'a pu se rendre jusque-là.

Les obsèques des victimes se dérouleront dimanche à Brazzaville, après une cérémonie d'hommage en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, a annoncé M. Okiemy. Le deuil national décrété depuis mardi prendra fin dimanche.

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Le ministre du Plan a détaillé jeudi l'étendue des destructions autour du dépôt de munitions.

"L'épicentre du sinistre est composé de trois périmètres: le premier périmètre qui comprend le camp des blindés (où se trouvait le dépôt) a été détruit à 98%. Seuls les bâtiments en construction par une entreprise chinoise ont résisté", a-t-il indiqué.

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"Le deuxième périmètre a été détruit à 90% et dans le troisième les dégradations sont aussi significatives"", a-t-il ajouté sans préciser l'étendue des périmètres.

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Lors de la séance au Parlement le député d'opposition Patrice Kadia, a mis en cause le pouvoir en place : "la conservation du pouvoir coûte très chère au Congo, a-t-il dit on n'a pas vu la richesse dans les médicaments pour soigner les blessés, mais seulement dans les armes qui sont gardées dans les quartiers populaires comme des semences".

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Selon le gouvernement congolais, un incendie consécutif à un court-circuit serait à l'origine de l'explosion d'un dépôt d'armes et de munitions à Brazzaville. Le drame aurait fait au moins 146 morts.

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Sénégal: affrontements entre étudiants  et forces de l'ordre à Dakar

Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.

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Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes.

Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février.

Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi.

Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus.

CAN: le Gabon et Aubameyang s'offrent un sans-faute et la 1re place

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CAN: une finale Côte d'Ivoire-Zambie entre le favori et l'invité surprise

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La couleur orange et vert est à l'honneur à la CAN. Les deux équipes qui sont qualifiées pour la finale de la CAN gabonnaise jouent en vert et orange.

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DERNIERES MINUTES

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Nigeria: six morts et des explosions de bombes artisanales dans le nord-est

 

Un Rwandais extradé du Canada inculpé de planification du génocide

 

Droit d'asile d'un Soudanais: la France épinglée par la Cour européenne des droits de l'homme

 

Afrique du Sud: le groupe minier Impala Platinum licencie 13.000 personnes

 

La Libye va enquêter sur les cas de torture dans ses prisons

 

Nigeria: les autorités interrogent le porte-parole présumé de Boko Haram

 

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Législatives en RDC le camp Kabila obtient la majorité absolue

 

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Moines de Tibéhirine: les juges en quête de témoins algériens pour retracer la détention

 

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CAN: sanction financière pour deux joueurs soudanais qui se sont battus

 

Afrique du Sud: 18 ans de prison pour le meurtre d'une lesbienne des townships

Evénements

 

Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.

 

C’est l’heure du bilan.

Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale

Massamba Dé

bat -  4 ans : début d’industrialisation du pays

Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT

Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain

Pascal Lissouba  – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure

Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger

 

Evénements festifs

 

Mariage, Anniversaire,

Baptême, Retrait de deuil ou

Soirées entre ami(e)s

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Contact :

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