Partager l'article ! En attendant 2012, quatre miroirs pour les africains en 2011: En ces débuts de l’année 2011, il est bon de garder en mémoire les deux choses ...
En ces débuts de l’année 2011, il est bon de garder en mémoire les deux choses suivantes, sans pour autant exagérer l’intérêt immédiat d’une réflexion prospective.
Premièrement : une nouvelle décennie commence, et elle nous rapproche de 2050, l’année au cours de laquelle la population mondiale sera composée d’Africains à 22% (2008 :14%), de Chinois à 15%
(2008 :19%), d’Indiens à 18% (2008 :17%), d’Etats-Uniens à 4% comme en 2008, de 11% d’Européens comme en 2008, et de deux fois moins de Russes qu’aujourd’hui ( 1% contre 2% en 2008). Bien
évidemment, c’est ici et maintenant qu’il importe de poursuivre le combat pour trouver la bonne réponse, dans la pratique, à une question aussi décisive que la suivante : comment réaliser le rêve
des « Etats-Unis d’Afrique » et comment construire une telle entité comme puissance économique pour que, dans la « communauté internationale » de 2050, les Africains ne soient plus les «
suivistes » qu’ils sont aujourd’hui ? Deuxièmement : en 2012, toute la population africaine saura que l’exigence de démocratie et d’Etat de droit sur le « continent noir » avait commencé en 1912.
Et c’était au pays de Mandela avec la naissance de l’African National Congress (ANC) qui va alors, en 2012, célébrer son centième anniversaire. Espérons que « Madiba » sera toujours parmi nous,
pour ce grand évènement qui sera pourtant vécu dans un contexte mondial que peu de leaders africains d’aujourd’hui anticipent.
Il faut bien le souligner : malgré les pouvoirs en place, les peuples d’Afrique se soucient de leur avenir, et ils comptent, en leur sein, des acteurs culturels,
politiques et économiques aptes à aider la masse à mieux saisir les opportunités qui seront offertes ou qui sont à créer en 2011 grâce à une certaine « communauté internationale » ou malgré
celle-ci.
L’année 2012 sera celle des équations à plusieurs inconnues, tout au moins dans l’état actuel des connaissances des spécialistes et s’agissant de problèmes qui ont
de l’importance pour toute la « communauté internationale » et particulièrement pour l’Afrique. Par exemple, aux Etats-Unis, Barack Obama sera-t-il réélu ou sera-t-il battu par un conservateur de
type « Tea Party », c’est-à-dire par un Américain qui cultive la xénophobie ? Par exemple, en France, Nicolas Sarkozy sera-t-il réélu, alors qu’une telle hypothèse ne pourrait se vérifier que
dans le cas où il pêcherait dans les eaux troubles d’un Front National qui, comme toujours ne progresse que par la culture de la xénophobie ? Par exemple, le congrès du Parti Communiste Chinois
verra-il arriver des dirigeants plus ouverts ou plus fermés par rapport à l’idéal des libertés démocratiques en Chine et dans le reste du monde , d’une part, et par rapport au transfert des
technologies en faveur des Africains, d’autre part?
Ces trois simples questions justifient bien l’idée suivante : les Africains devraient retenir que ce que les dirigeants au pouvoir feront, en 2011, aux USA et en
France notamment, par rapport à l’Afrique, ils le feront d’abord dans le cadre de leur stratégie électorale de 2012.
Cela pourrait aller jusqu’à la caricature avec un Président Sarkozy qui a battu le record d’impopularité par rapport à ses prédécesseurs de la 5ème république, dans
les sondages, et qui entend se servir du G20 et du G8 en 2011 pour redorer son blason sur le marché politique français. Mais, dans un cas comme celui-là, les Africains peuvent saisir des
opportunités ou en créer. Par exemple, en s’organisant efficacement pour prendre à bras le corps la question de la stabilisation des prix des matières premières et, en particulier, des prix des
produits alimentaires, une question à propos de laquelle la présidence française du G20 a plus de chances d’avancer vers une réussite probable –sans nécessairement aboutir –,étant entendu que les
acteurs stratégiques dominants concernés par l’autre question essentielle, celle de la réforme du système monétaire international, sont déjà suffisamment avancés vers… l’échec.
En somme, si l’on ajoute que la Grande Bretagne court vers la chute de son gouvernement de « coalition », on peut reconnaître qu’en 2011, la « communauté
internationale » ne sait pas de quoi 2012 sera fait, s’agissant de la question du pouvoir et du leadership dans les pays dominants de l’économie mondiale qui ont les relations économiques les
plus importantes avec le « continent noir ».
En considérant ainsi 2012 comme l’année des équations à plusieurs inconnues politiques et économiques sur la scène mondiale, quid de 2011, du point de vue des
intérêts de l’Afrique dans la « communauté internationale » ?
A l’évidence, ceci que répète la presse, mérite toute l’attention de l’opinion : 2011 sera « l’année des élections africaines ». Ainsi, après avoir, en 2010,
célébré le « cinquantenaire des indépendances » et donc la valeur qu’est le patriotisme, après avoir, en 2010, oublié de célébrer l’idéal des « Etats-Unis d’Afrique » en oubliant le 125ème
anniversaire de la Conférence de Berlin de 1885 qui avait abouti au ‘’partage de l’Afrique », voici une année qui pourrait être celle de la célébration de l’idéal qu’est la démocratie.
On connaît les pays dont les populations se rendront aux urnes pour des élections présidentielles ou législatives : Bénin, Cameroun, Djibouti, Gabon, Gambie,
Egypte, Libéria, Madagascar, Nigéria, Niger, Centrafrique, Sao Tome e Principe, Seychelles, République Démocratique du Congo, Tchad, Zambie, Zimbabwe. Une question se pose d’avance dans chacun de
ces pays : quel sera le degré des conflits post-électoraux.
Une chose est sûre : les populations qui se rendront aux urnes dans ces différents pays, tout comme les autres populations du reste du continent, ont maintenant la
« chance » de tirer les leçons de quatre expériences au moins depuis décembre 2010. Et chacune de ces expériences est un « miroir » qui permet à chaque Citoyen de se voir lui-même, de voir sa
société et de voir la « communauté internationale ».
Premier miroir : le « miroir de la révolution guinéenne pour et par le one man one vote ». Cas extraordinaire, en effet, que celui du peuple de
Guinée. Qui sort, dans le sang, de plusieurs décennies de dictature militaire. Qui espère puis désespère et espère à nouveau d’une « transition » conduite par des officiers putschistes. Qui
pleure et qui rit tout au long d’un processus électoral plusieurs fois menacé. Qui vote et attend les résultats dans la paix, malgré quelques débordements. Qui compte sur une « communauté
internationale » apte à faire valoir le principe d’Etat de droit. Qui choisit Alpha Condé comme premier Président démocratiquement élu en 52 ans d’indépendance. Qui voit le premier opposant,
Cellou Dallein s’incliner, avec dignité. Ce miroir-là n’est pas celui d’un conte peuhl ou malinké ou sosso. C’est « la geste » d’une population et de ses leaders politiques, l’intérêt général au
devant, comme le prouvent à suffisance l’acceptation du recomptage des voix par Alpha Condé et la révision à la baisse de son score du premier tour.
Deuxième miroir : le « miroir burkinabè du rien ne change et le peuple fuit les urnes ». C’est celui qu’on voit presque partout et que l’on a vu au Burkina Faso. Celui-là éloigne la
société de l’Etat et fait de la démocratie une vaine routine rhétorique. Ce miroir montre, curieusement, deux questions : d’une part, « A quand la limitation du mandat présidentiel à une durée de
quatre ans comme aux Etats-Unis et au Ghana ou cinq ans comme en France et en Afrique du Sud ? » ; d’autre part, « A quand la limitation du nombre de mandats à deux, comme aux Etats-Unis, en
France, en Afrique du Sud, au Ghana ? ». Et peut-être une troisième question « A quand, comme au Brésil, le vote obligatoire ? »
Troisième miroir : le « miroir ivoirien du coup de force contre coup de force ». Car, s’agissant de cette expérience électorale sur laquelle il
nous faudra revenir encore et encore, il n’est pas simplement question de rapports de force politique pour la légitimité. Il est surtout question de rapport de force militaire par rapport à la
légalité, par rapport au principe d’Etat de droit.
Et ce, selon l’auteur de cet article, aussi bien du côté du Conseil constitutionnel ivoirien que du côté de l’ONU. Les bruits de bottes, puis les bottes
elles-mêmes, pourraient être la fin en soi, faute de pouvoir être le moyen, si la Côte d’Ivoire et la « communauté internationale » écartent le « scénario du bon sens » qu’est le recomptage des
voix. En effet, ce scénario-ci dont la presse internationale oublie souvent de rappeler qu’il a été préconisé, en tout premier lieu, par Jerry Rawlings, cet homme qui restera un modèle de «
défenseur de la démocratie » s’il en est, et sans qui il n’y aurait pas ce « Ghana-vitrine- de- la- démocratie- en –Afrique Noire », unique pays choisi par le Président Obama en juillet 2009 pour
sa première visite en Afrique Noire. Par rapport à ce « scénario du bon sens » que la plupart des Africains devraient regretter de voir une certaine « communauté internationale » écarter au
profit du « scénario du cercle vicieux de la guerre économique puis civile », l’expérience du premier tour de la présidentielle en Guinée devrait donner à réfléchir…autrement, au sujet de
l’avenir de la Côte d’Ivoire. Par exemple, avec la question suivante : combien cela coûterait-il de « recompter » et combien de faire une guerre, fût-elle chirurgicale, et sans compter la «
reconstruction » ?
Quatrième miroir : « le miroir du peuple révolutionnaire de Tunisie ». Une expérience sans autre pareille en Afrique…probablement depuis la démission forcée du Président Fulbert Youlou
au Congo Brazzaville. C’était en 1963. Et si demain pourrait être fait de cela face aux stratégies dynastiques ici et là ? Mais, dans ce genre de cas, que fait la « communauté internationale »
qui avait tant et tant soutenu le dictateur ?
Les peuples qui iront voter en 2011 et par la suite ont la chance de tirer des leçons à bien appliquer pour qu’en 2050, nos descendants, qui seront presque un
habitant de la planète sur quatre, et qui devraient savoir se faire respecter dans la « communauté internationale », ne puissent pas se dire : « Quelle honte d’avoir des ancêtres qui étaient
incapables d’élire des chefs d’Etat au suffrage universel sans se livrer à des conflits fratricides ! » Bonne année 2011 !
Noël Magloire NDOBA
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L'explosion d'un dépôt de munitions le 4 mars à Brazzaville a fait plus de 2.300 blessés et près de 14.000 sans-abri, le nombre de tués restant inchangé à près de 200 victimes, dont les obsèques se dérouleront dimanche, selon un nouveau bilan jeudi du gouvernement congolais.
Lors d'une séance de questions d'actualité au Parlement, le ministre du Plan et président de la Commission d'évaluation du sinistre, Pierre Moussa, a donné le chiffre de 13.854 sans-abri. Les hôpitaux ont reçu 2.315 blessés, dont 297 sont encore soignés, a-t-il précisé. Le nombre de personnes tuées dans l'accident est toujours évalué à près de 200, a indiqué de son côté le porte-parole du gouvernement Bienvenu Okiemy. Un précédant bilan faisait état de plus de 1.300 blessés et 5.000 sans abri.
Il s'agit du plus meurtrier accident de ce type, dans des dépôts d'armes et de munitions, depuis 10 ans dans le monde. Le bilan pourrait s'alourdir encore, d'autres corps se trouvant vraisemblablement à proximité immédiate du dépôt, où la Croix-Rouge n'a pu se rendre jusque-là. Les obsèques des victimes se dérouleront dimanche à Brazzaville, après une cérémonie d'hommage en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, a annoncé M. Okiemy. Le deuil national décrété depuis mardi prendra fin dimanche.
Le ministre du Plan a détaillé jeudi l'étendue des destructions autour du dépôt de munitions. "L'épicentre du sinistre est composé de trois périmètres: le premier périmètre qui comprend le camp des blindés (où se trouvait le dépôt) a été détruit à 98%. Seuls les bâtiments en construction par une entreprise chinoise ont résisté", a-t-il indiqué.
"Le deuxième périmètre a été détruit à 90% et dans le troisième les dégradations sont aussi significatives"", a-t-il ajouté sans préciser l'étendue des périmètres.
Lors de la séance au Parlement le député d'opposition Patrice Kadia, a mis en cause le pouvoir en place : "la conservation du pouvoir coûte très chère au Congo, a-t-il dit on n'a pas vu la richesse dans les médicaments pour soigner les blessés, mais seulement dans les armes qui sont gardées dans les quartiers populaires comme des semences".
Selon le gouvernement congolais, un incendie consécutif à un court-circuit serait à l'origine de l'explosion d'un dépôt d'armes et de munitions à Brazzaville. Le drame aurait fait au moins 146 morts. Sénégal: affrontements entre étudiants et forces de l'ordre à Dakar Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes. Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février. Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi. Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus. CAN: le Gabon et Aubameyang s'offrent un sans-faute et la 1re place
CAN: une finale Côte d'Ivoire-Zambie entre le favori et l'invité surprise
La couleur orange et vert est à l'honneur à la CAN. Les deux équipes qui sont qualifiées pour la finale de la CAN gabonnaise jouent en vert et orange.
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Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.
C’est l’heure du bilan. Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale Massamba Dé bat - 4 ans : début d’industrialisation du pays Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain Pascal Lissouba – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger Evénements festifs
Mariage, Anniversaire, Baptême, Retrait de deuil ou Soirées entre ami(e)s SONOBRAZZA s'occupe de tout http://www.congo-sonobrazza.com/
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