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Un manifestant de la place Tahrir, au Caire, le 9 février 2011, dort sous les portraits de victimes des affrontements avec la police
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LE CAIRE (AFP) - mercredi 09 février 2011 - 12h30 - Les manifestants de la place Tahrir au Caire ne semblaient pas vouloir lâcher prise mercredi, au 16e jour de révolte et au lendemain d'une mobilisation monstre contre le président Hosni Moubarak, maintenant la pression pour des changements politiques profonds en Egypte.

Sur ce rond-point devenu symbole du mouvement de contestation déclenchée le 25 janvier et transformé en village de tentes, les milliers de protestataires présents en permanence promettent de ne pas céder avant le départ du chef d'Etat, l'une de leurs principales revendications.

Plusieurs centaines d'entre eux tentent mercredi de bloquer l'accès au Parlement, dominé par le Parti national démocrate (PND) de M. Moubarak. Le bâtiment, non loin de la place Tahrir, est protégé par des militaires et des blindés, mais aucune violence n'a éclaté mercredi matin.

Les protestataires sont assis devant le bâtiment pour en bloquer l'entrée. "Nous sommes venus pour empêcher les membres du PND d'entrer. Nous resterons jusqu'à ce que nos demandes soient satisfaites ou nous mourrons ici", a déclaré à l'AFP Mohammed Abdallah, 25 ans, tandis que la foule entonnait des slogans anti-Moubarak et agitait des drapeaux égyptiens.

 

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Des manifestants campent devant le Parlement égyptien, au Caire, le 9 février 2011
© AFP Mohammed Abed
"Le peuple n'a pas élu ce parlement", a affirmé Mohammed Sobhi, un étudiant de 19 ans. "Nous voulons la chute du régime tout entier, pas seulement du président, parce que tout est corrompu en-dessous de lui", a-t-il ajouté.

"Ne soyez pas fatigués. La liberté n'est pas encore libérée", criait un mercredi matin via un haut-parleur aux protestataires qui restent sur place nuit et jour malgré les conditions de vie spartiates.

"Il ne peut y avoir de négociations tant que Moubarak ne part pas. Une fois qu'il sera parti, on pourra parler de toutes sortes de choses", estime Essam Magdi, un manifestant, juriste de 35 ans.

Mardi, des centaines de milliers de manifestants se sont rassemblés sur la place où, selon des photographes de l'AFP, leur nombre a dépassé celui des rassemblements précédents. Un rassemblement a également eu lieu à Alexandrie (nord).

Dans une tentative d'apaisement, M. Moubarak, 82 ans et presque 30 ans à la tête de l'Etat, a annoncé la création d'une commission pour amender la Constitution, dans le cadre du "dialogue national" entamé dimanche entre le pouvoir et l'opposition dont, pour la première fois, les Frères musulmans, jusqu'ici bête noire du régime.

L'opposition conteste notamment les articles de la Constitution liés aux conditions très restrictives de candidature à la présidentielle et au mandat présidentiel.

 

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Manifestation place Tahrir le 8 février 2011
© AFP Mohammed Abed
Mais ces mesures politiques - dont l'annonce le 1er février du président qu'il ne briguerait pas un sixième mandat en septembre - ne semblent pas avoir convaincu les opposants qui exigent toujours un départ immédiat de M. Moubarak.

Mardi, le vice-président Omar Souleimane a assuré que le président était "en faveur d'une véritable passation du pouvoir".

Mais, a-t-il ajouté, "il n'y aura ni la fin du régime, ni un coup d'Etat, car cela signifierait le chaos".

Le même jour, la foule de Tahrir a réservé un accueil triomphal au cybermilitant et cadre de Google, Wael Ghonim, libéré lundi après 12 jours aux mains des très redoutés services de sécurité d'Etat.

"J'aime à appeler ça la révolution Facebook mais après avoir vu les gens ici, je dirais que c'est la révolution du peuple égyptien", a lancé le jeune homme devenu symbole de la contestation, entouré par des milliers de manifestants.

Mardi, les Etats-Unis ont souhaité des réformes "irréversibles" dans le cadre de la transition politique, tandis que la France appelait à "l'émergence des forces démocratiques" pour une transition qui doit se dérouler "sans violence et aussi rapidement que possible".

M. Souleimane a rejeté les "ingérences étrangères" dans les affaires de l'Egypte, sans nommer un pays en particulier, soulignant qu'elles étaient "plutôt une invitation à davantage de chaos".

Au Caire, de nouveaux magasins et restaurants ont rouvert et de nombreux Cairotes reprenaient le chemin du travail. Le couvre-feu reste en vigueur dans la capitale, à Alexandrie et Suez (est) de 20H00 (18H00 GMT) à 06H00 (04H00 GMT).

Depuis le 3 février, les manifestations se déroulent le plus souvent dans le calme.

Des heurts entre policiers et manifestants pendant les premiers jours de la contestation, puis entre militants favorables et opposés à Hosni Moubarak le 2 février, ont fait près de 300 morts, selon l'ONU et Human Rights Watch, ainsi que des milliers de blessés.

La crise risque de coûter cher à l'économie du pays le plus peuplé du Moyen-Orient, l'instabilité ayant fait fuir les touristes et pouvant refroidir durablement l'ardeur des investisseurs étrangers.

Retour à l'accueil

L'explosion d'un dépôt de munitions le 4 mars à Brazzaville a fait plus de 2.300 blessés et près de 14.000 sans-abri, le nombre de tués restant inchangé à près de 200 victimes, dont les obsèques se dérouleront dimanche, selon un nouveau bilan jeudi du gouvernement congolais.

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Lors d'une séance de questions d'actualité au Parlement, le ministre du Plan et président de la Commission d'évaluation du sinistre, Pierre Moussa, a donné le chiffre de 13.854 sans-abri.

Les hôpitaux ont reçu 2.315 blessés, dont 297 sont encore soignés, a-t-il précisé. Le nombre de personnes tuées dans l'accident est toujours évalué à près de 200, a indiqué de son côté le porte-parole du gouvernement Bienvenu Okiemy.

Un précédant bilan faisait état de plus de 1.300 blessés et 5.000 sans abri.

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Il s'agit du plus meurtrier accident de ce type, dans des dépôts d'armes et de munitions, depuis 10 ans dans le monde.

Le bilan pourrait s'alourdir encore, d'autres corps se trouvant vraisemblablement à proximité immédiate du dépôt, où la Croix-Rouge n'a pu se rendre jusque-là.

Les obsèques des victimes se dérouleront dimanche à Brazzaville, après une cérémonie d'hommage en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, a annoncé M. Okiemy. Le deuil national décrété depuis mardi prendra fin dimanche.

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Le ministre du Plan a détaillé jeudi l'étendue des destructions autour du dépôt de munitions.

"L'épicentre du sinistre est composé de trois périmètres: le premier périmètre qui comprend le camp des blindés (où se trouvait le dépôt) a été détruit à 98%. Seuls les bâtiments en construction par une entreprise chinoise ont résisté", a-t-il indiqué.

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"Le deuxième périmètre a été détruit à 90% et dans le troisième les dégradations sont aussi significatives"", a-t-il ajouté sans préciser l'étendue des périmètres.

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Lors de la séance au Parlement le député d'opposition Patrice Kadia, a mis en cause le pouvoir en place : "la conservation du pouvoir coûte très chère au Congo, a-t-il dit on n'a pas vu la richesse dans les médicaments pour soigner les blessés, mais seulement dans les armes qui sont gardées dans les quartiers populaires comme des semences".

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Selon le gouvernement congolais, un incendie consécutif à un court-circuit serait à l'origine de l'explosion d'un dépôt d'armes et de munitions à Brazzaville. Le drame aurait fait au moins 146 morts.

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Sénégal: affrontements entre étudiants  et forces de l'ordre à Dakar

Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.

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Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes.

Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février.

Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi.

Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus.

CAN: le Gabon et Aubameyang s'offrent un sans-faute et la 1re place

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CAN: une finale Côte d'Ivoire-Zambie entre le favori et l'invité surprise

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La couleur orange et vert est à l'honneur à la CAN. Les deux équipes qui sont qualifiées pour la finale de la CAN gabonnaise jouent en vert et orange.

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Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain

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