Partager l'article ! Dix gouvernements mangeurs des journalistes dans le monde !: A l'occasion de la journée internationale de la presse, célébrée ...
Au
cours de l’événement le plus meurtrier pour la presse dans l'histoire du CPJ, 30 journalistes et deux collaborateurs de presse ont été tués
dans la province de Maguindanao le 23 novembre 2009. Les journalistes faisaient partie d'un convoi accompagnant des militants d'un politicien
de la localité qui allait déposer sa candidature pour l’élection de gouverneur de province. Selon les autorités, un clan politique rival est derrière cette embuscade désastreuse, qui a fait 57
morts en tout. Près de 200 personnes ont été inculpées, mais il est loin d'être certain que justice sera rendue. Le CPJ et d'autres organisations ont documenté la mauvaise gestion des éléments
de preuve, l'intimidation des témoins, et l’éventualité d'une influence politique indue.
Fait marquant: Soixante et un meurtres de journalistes en tout sont non résolus aux Philippines depuis 1992.
Anna Politkovskaya, Russie, 2006
Anna Politkovskaïa s’était consacrée à documenter les brutalités du conflit séparatiste tchétchène, et ni
les menaces ni les agressions ne la décourageaient. Mme Politkovskaïa a été une fois détenue par des militaires russes qui l’ont jeté dans une fosse. À une autre occasion, elle a survécu à un
empoisonnement. Mais ses ennemies l’ont rattrapée le 7 octobre 2006, lorsqu’un assaillant l’a abattue dans l'ascenseur de son immeuble à Moscou. Les preuves ont indiqué une piste tchétchène. Un an après le
crime, plusieurs suspects ont été arrêtés et il semblait possible que justice soit rendue. Cependant, le tueur présumé tchétchène s’est enfui du pays, et trois complices présumés ont été
acquittés à la suite d’un procès bâclé. Même si une nouvelle enquête est en cours, aucun progrès vers la justice n'a été rapporté.
Fait marquant: L’assaillant présumé Rustam Makhmudov aurait soudoyé des responsables de l’immigration afin de s’enfuir du
pays.
Lasantha Wickramatunga, Sri Lanka, 2009
Lasantha Wickramatunga avait prédit son propre assassinat dans un article qu'il a écrit peu avant sa mort. « De nombreux journalistes ont été harcelés, menacés et tués », avait-t-il écrit dans cet article
qui a été publié trois jours après son assassinat. « C’est un honneur pour moi de faire partie de cette catégorie et d’être surtout le dernier », avait-il martelé. M. Wickramatunga,
rédacteur en chef du journal The Sunday Leader, était une figure marquante dans
le journalisme sri-lankais, quelqu'un qui a publie des articles incisifs sur la gestion du gouvernement à plusieurs reprises au cours de ses 25 années de carrière. Alors qu’il se rendait au
travail en voiture dans une rue animée hors de Colombo le 8 janvier 2009, huit hommes à moto l'ont attaqué avec des bâtons et une barre de métal. Les autorités n'ont poursuivi personne dans
cette affaire.
Fait marquant : Neuf journalistes sri lankais ont été assassinés depuis 2004. Aucune poursuite n'a été engagée dans tous
ces cas.
Samir Qassir et Gebran Tueni, Liban, 2005
Les journalistes libanais qui ont osé critiquer la Syrie ont été la cible d'une série d'attentats à la
bombe en 2005, l'année même où l'ancien Premier ministre Rafiq al-Hariri a été assassiné. Le 2 juin 2005, une voiture piégée à Beyrouth a tué Samir Qassir, l'un des journalistes les plus courageux du Liban. Pendant des
années, les articles sans détour de M. Qassir dans le quotidien Al-NaharGebran Tueni, directeur général d'Al-Nahar et un critique acerbe de la politique syrienne, a été tué par une bombe qui a
visé son véhicule blindé dans l'est de Beyrouth. M. Tuéni a été assassiné le même jour où les enquêteurs de l'ONU ont impliqué les services secrets syrien et libanais dans l'assassinat de M.
Hariri. Une autre enquête de l'ONU sur ces assassinats politiques n'a pas encore produit de résultats tangibles.
ont été
critiques à l’égard du gouvernement syrien et ses alliés libanais. Le 12 décembre, Fait marquant: May Chidiac, animateur d’une émission-débat à la chaîne Lebanese Broadcasting Corporation (LBC), a été grièvement blessé dans un autre attentat à la voiture
piégé cette année.
Armando Rodríguez, Mexique, 2008
Dans la ville frontalière de Ciudad Juárez, les journalistes couvrant des sujets
sensibles concernant les cartels de la drogue se mettent en grand danger. Quelques jours avant son assassinat, Armando Rodríguez avait écrit un article accusant le neveu d'un procureur de la
localité d'avoir des liens avec les trafiquants de drogue. Le 13 novembre 2008, M. Rodríguez a été abattu alors qu'il était assis dans sa voiture à l'entrée de la cour de sa maison, devant sa
fille horrifiée âgée de huit ans qui était sur le siège arrière. Un juge d’instruction fédéral chargé de l'affaire a été assassiné, un mois plus tard, tout comme son successeur. Le chef du
bureau chargé du dossier a ensuite démissionné et quitté la ville. Les cartels ont été clairs: ils décident de ce qui doit être l’actualité à Juárez.
Fait marquant: M. Rodríguez avait dit au parquet qu'il était menacé, mais aucune mesure évidente n’a été
prise.
Soran Mama Hama, Irak, 2008
Soran Mama Hama travaillait dans la ville dangereuse de Kirkouk, mais ce n'est pas un conflit sectaire qui
a amené des hommes armés à son domicile dans la nuit du 21 juillet 2008. C’était plutôt sont travail de journalisme à scandale. Mama Hama, reporter du magazine Livin basé à Souleimaniyeh, avait levé le
voile sur la prostitution à Kirkouk. Dans ce qui s'est avéré être son dernier article, il avait affirmé détenir les noms de « brigadiers de police, de nombreux lieutenants et colonels
ainsi que de nombreux policiers et agents de sécurité » qui étaient les clients de cette activité de prostitution. Ahmed Mira, rédacteur en chef de Livin, a déclaré au CPJ que ce meurtre avait pour but de « museler les voix libres à
Kirkouk ». Jamal Tahir, brigadier de la police de Kirkouk avait assuré au CPJ qu’une « attention particulière » serait accordée à l’assassinat de Mama Hama, mais aucune
arrestation n'a été signalée.
Fait marquant: le rédacteur en chef de Livin, M. Mira, a été lui-même la cible d'un complot d’attentat qui a échoué.
Deyda Hydara, Gambie, 2004
Deyda Hydara, fondateur du journal indépendant The Point, exerçait sa profession avec un ton libre, critiquant notamment les politiques
sévères du gouvernement du président Yahya Jammeh envers la presse. Lorsque M. Jammeh a une fois menacé d'enterrer les journalistes à « six pieds sous terre», Deyda Hydara avait
condamné les propos du président, les qualifiant de «répréhensibles». Dans la nuit du 16 décembre 2004, des agresseurs à bord d’un taxi ont ouvert sur le feu sur le véhicule de M. Hydara alors
qu’il rentrait chez lui en provenance de son bureau à Banjul. Il meurt de plusieurs balles dans la tête et la poitrine. Cet assassinat reste toujours non résolu. En juin 2009, lors d'une
apparition à la télé, M. Jammeh s’est moqué de ceux qui demandent encore qui a tué M. Hydara. « Qu'ils aillent demander à Deyda Hydara qui l'a tué », avait dit le président.
Fait marquant : Quand plusieurs journalistes ont qualifié d’insensibles les propos du président Jammeh, les autorités du
pays les ont brièvement enfermés sur des accusations de « sédition ».
8. Hayatullah Khan, Pakistan, 2006
Hayatullah Khan embarrassait le gouvernement du président Pervez Musharraf en fournissant certaines des premières preuves virulentes que les États-Unis opéraient dans les frontières du Pakistan. Le 4 décembre 2005, il avait photographié les restes d'un missile Hellfire, qui avait tué un
commandant en chef d'Al-Qaïda, Abou Hamza Rabia, à Haisori, dans le Nord du Waziristan. M. Khan a été enlevé par cinq hommes à bord d’une camionnette blanche de marque Toyota le lendemain et
n'a pas été revu pendant six mois. Le 16 juin 2006, le corps sans vie de M. Khan, décharné, criblé de balles et toujours avec les mêmes vêtements qu’il portait lorsqu’il a été enlevé, a été
jeté dans la ville de Miran Shah. Le meurtre a conduit à un tollé si fort que le président Musharraf a ordonné au juge Mohammed Reza Khan de la Haute Cour de Peshawar, de mener une enquête. Le
juge Khan a envoyé son rapport au gouvernement en août 2006, mais cela n'a jamais été rendu public. Aucune arrestation n'a été faite.
Fait marquant: les conclusions des enquêtes de l’administration locale sur le meurtre ont également été tenues
secrètes.
9. Elmar Huseynov, Azerbaijan, 2005
Elmar Huseynov, rédacteur en chef de l'hebdomadaire proche de l’oppositionMonitor sis à Baku, subissait souvent les représailles du gouvernement pour ses critiques
acerbes à l’égard du président Ilham Aliyev. Le 2 mars 2005, il a été abattu dans la cage d'escalier de son immeuble, dans des circonstances qui semblaient indiquer qu’un tueur à gages avait
été engagé pour le liquider. La lumière d'entrée de l’immeuble avait été brisée et les lignes téléphoniques du quartier coupées. Deux ans plus tard, un ancien collègue du défunt nommé Eynulla
Fatullayev a publié un examen approfondi sur le meurtre non résolu, alléguant que l’assassinat de M. Huseynov avait
été commandité par de hauts responsables à Baku et perpétré par un groupe criminel.
Fait marquant: Après la publication de son article, M. Fatullayev a été emprisonné sur des accusations inventées de toutes
pièces et condamné à plus de huit ans de prison.
10. Norbert Zongo, Burkina Faso, 1998
Norbert
Zongo, directeur de publication de l’hebdomadaire L'Indépendant, est l'un des plus éminents journalistes d’investigation de ce pays de l’Afrique de l’Ouest. En 1998, Norbert
Zongo enquêtait sur des allégations impliquant François Compaoré,
frère et conseiller spécial du président Blaise Compaoré, dans l’assassinat de son chauffeur. Le 13 décembre 1998, sur un tronçon de route isolé au sud de Ouagadougou, des hommes armés ont
criblé de balles M. Zongo, ainsi que son frère et ses deux compagnons. Les agresseurs ont également brule le véhicule que Zongo conduisait. Cette affaire a incité les journalistes, les
politiciens et les militants des droits humains à faire pression sur le gouvernement pour qu’une enquête de haut niveau soit menée. En mai 1999, une commission d’enquête indépendante a
identifié six « grands suspects» dans cet assassinat, mais personne n'a jamais été poursuivi.
Fait marquant: Une inculpation contre un agent de la garde présidentielle, la seule accusation jamais intentée dans cette
affaire, a été abandonnée sans explication.
A travers sa campagne mondiale contre l’impunité, le CPJ mène des efforts afin d’obtenir justice pour les meurtres
de journalistes et d'améliorer le climat global de la liberté de la presse. Ce mois-ci, le CPJ a organisé un sommet international sur
la question de l'impunité, qui a réuni d'éminents avocats à l'Université Columbia. Parallèlement au sommet, le CPJ a publié son rapport annuel intitulé Indice de l’impunité, une liste de pays où les journalistes sont tués
régulièrement et où les gouvernements ne résolvent pas ces crimes.
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L'explosion d'un dépôt de munitions le 4 mars à Brazzaville a fait plus de 2.300 blessés et près de 14.000 sans-abri, le nombre de tués restant inchangé à près de 200 victimes, dont les obsèques se dérouleront dimanche, selon un nouveau bilan jeudi du gouvernement congolais.
Lors d'une séance de questions d'actualité au Parlement, le ministre du Plan et président de la Commission d'évaluation du sinistre, Pierre Moussa, a donné le chiffre de 13.854 sans-abri. Les hôpitaux ont reçu 2.315 blessés, dont 297 sont encore soignés, a-t-il précisé. Le nombre de personnes tuées dans l'accident est toujours évalué à près de 200, a indiqué de son côté le porte-parole du gouvernement Bienvenu Okiemy. Un précédant bilan faisait état de plus de 1.300 blessés et 5.000 sans abri.
Il s'agit du plus meurtrier accident de ce type, dans des dépôts d'armes et de munitions, depuis 10 ans dans le monde. Le bilan pourrait s'alourdir encore, d'autres corps se trouvant vraisemblablement à proximité immédiate du dépôt, où la Croix-Rouge n'a pu se rendre jusque-là. Les obsèques des victimes se dérouleront dimanche à Brazzaville, après une cérémonie d'hommage en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, a annoncé M. Okiemy. Le deuil national décrété depuis mardi prendra fin dimanche.
Le ministre du Plan a détaillé jeudi l'étendue des destructions autour du dépôt de munitions. "L'épicentre du sinistre est composé de trois périmètres: le premier périmètre qui comprend le camp des blindés (où se trouvait le dépôt) a été détruit à 98%. Seuls les bâtiments en construction par une entreprise chinoise ont résisté", a-t-il indiqué.
"Le deuxième périmètre a été détruit à 90% et dans le troisième les dégradations sont aussi significatives"", a-t-il ajouté sans préciser l'étendue des périmètres.
Lors de la séance au Parlement le député d'opposition Patrice Kadia, a mis en cause le pouvoir en place : "la conservation du pouvoir coûte très chère au Congo, a-t-il dit on n'a pas vu la richesse dans les médicaments pour soigner les blessés, mais seulement dans les armes qui sont gardées dans les quartiers populaires comme des semences".
Selon le gouvernement congolais, un incendie consécutif à un court-circuit serait à l'origine de l'explosion d'un dépôt d'armes et de munitions à Brazzaville. Le drame aurait fait au moins 146 morts. Sénégal: affrontements entre étudiants et forces de l'ordre à Dakar Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes. Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février. Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi. Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus. CAN: le Gabon et Aubameyang s'offrent un sans-faute et la 1re place
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