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Depuis Dolisie, ville située dans la province de Niari au sud-ouest de la République du Congo-Brazzaville, la chargée de communication du Haut commissariat des Nations Unies pour les
réfugiés en Rd Congo (UNHCR/RDC), nous fait parvenir l’information selon laquelle, des rapatriés congolais d’en-face en provenance du Gabon seraient impressionnés par les changements qu’ils ont
trouvés dans leur pays d’origine.
Céline Schmitt s’appuie sur des témoignages qu’elle a pu récolter auprès de certains rapatriés. Parmi ces témoignages, nous avons celui de M. Joseph Pepidi, père de cinq enfants et chauffeur de
profession. Celui-ci avait fui au Gabon durant la guerre civile qui avait éclaté dans son pays entre 1997 et 1999. Il faisait ainsi partie d’un groupe de 51 réfugiés congolais rapatriés dans leur
pays d’origine le week-end dernier, dans le cadre du premier convoi du programme de rapatriement intensifié et organisé par le HCR.
A son arrivée à Dolisie, apprends-t-on, Pepidi était stupéfait des changements opérés dans sa ville natale, après avoir vécu au Gabon voisin pendant douze ans. Il aurait espéré rentrer plus tôt
de son exil forcé. « Mais je suis en retard ! J’aurais dû rentrer avant. J’aurais vraiment dû rentrer avant », a dit, avec enthousiasme, cet homme de 43 ans, alors que le camion du HCR qui le
ramenait s’était rapproché de l’aéroport de Dolisie où venait d’atterrir un Boeing 737.
« La ville a grandi », a-t-il indiqué, en voyant l’aéroport, ses aires de parkings et sa piste goudronnée. « Je ne reconnais rien. Ça a évolué, c’est bien. Et il y a l’électricité », a ajouté
Joseph Pepidi. D’après cet article, le Gabon va annoncer le 31 juillet la fin du statut de réfugié pour les exilés du Congo, le nombre de rapatriés devrait donc augmenter. On compte actuellement
9.500 réfugiés et demandeurs d’asile congolais et le HCR accroît les allocations en espèces et organise des convois supplémentaires pour les encourager au retour.
Beaucoup de rapatriés également devraient être positivement surpris comme l’était Pepidi à son arrivée à Dolisie le week-end dernier, alors que d’autres – comme trois des enfants de Pepidi – sont
nés en exil et vont rentrer dans un pays qui leur est inconnu, explique Céline Schmitt. Elle renchérit que des membres du personnel du HCR ont accompagné Pepidi et sa famille durant un voyage
éreintant de 30 heures de route depuis la région de Haut Ogooué au sud-est du Gabon et ils ont été témoins de la joie, de l’impatience et de l’appréhension des rapatriés. Céline raconte que
Pepidi redécouvrait son pays et a énuméré le nom de chaque village traversé par le convoi. Il était heureux de voir que le pont de chemin de fer existait toujours au-dessus de la rivière Niari,
mais il était fâché contre l’exploitation des forêts.
Après une nuit passée dans la ville de Mossendjo, environ 100 kilomètres à l’intérieur du Congo, les rapatriés avaient repris la route. Pepidi était heureux de voir les constructions le long de
la route. « S’il y a des chantiers comme ça, c’est bien. On ne va pas chômer », a-t-il dit. Poursuivant son papier, Céline Schmitt affirme que lorsque le convoi était enfin arrivé à Dolisie, la
troisième ville du Congo, la joie et le soulagement se lisaient sur tous les visages. « Dolisie, le petit Paris ! », crie à tue-tête Ferdin, déclenchant un fou rire de sa mère. Ferdin, jeune
homme de 20 ans est retourné au Congo avec sa mère, ses frères et ses sœurs. Il n’avait que huit ans quand sa famille a fui au Gabon. Son oncle était venu à Pointe-Noire pour les accueillir. Il
n’avait pas revu sa sœur depuis 12 ans et ne connaît que deux de ses sept neveux.
Le HCR accompagne les rapatriés congolais
Beaucoup de rapatriés sont d’abord hébergés chez des proches. Pepidi et sa famille se sont installés provisoirement chez son frère aîné qui a lui-même sept enfants et des petits-enfants. Il devra
rapidement trouver une autre solution, a estimé notre consœur du HCR. Elle souligne toutefois que l’agence pour les réfugiés et ses partenaires aident les rapatriés en leur versant une allocation
de 200 dollars pour qu’ils puissent subvenir à leurs besoins durant les premiers temps de leur rapatriement. De plus, des équipes du HCR ont été envoyées à Dolisie et Mossedjo pour suivre et
venir en aide aux rapatriés durant la période de réintégration.
Sur ce, Jean-Philippe Bateza, le chargé de la protection qui coordonne l’équipe du HCR à Dolisie a rassuré : « Nous accueillons les anciens réfugiés dès leur passage à la frontière et nous les
accompagnons jusque chez eux, en veillant que tout se passe bien, qu’ils retrouvent un toit et puissent reconstruire leur vie, entourés de leurs famille et amis ». Le même carnet de Céline note
que plusieurs convois de rapatriement volontaire au Congo Brazzaville depuis les villes de Franceville, Moanda, Muila, Tchibanga et Libreville au Gabon sont prévus dans les prochaines semaines.
Une centaine de personnes s’étaient déjà inscrites pour le dernier convoi en partance de Franceville et Moaanda samedi passé. En outre, le HCR informe qu’à ce jour, quelque 9 500 réfugiés et
demandeurs d’asile congolais vivent encore au Gabon. Depuis 2001, plus de 2 700 rapatriés ont regagné le Congo avec l’aide du HCR.
Le HCR et les autorités gabonaises travaillent ensemble pour trouver des solutions durables pour tous les réfugiés et demandeurs d’asile encore présents sur le territoire gabonais. Les personnes
qui ont choisi de rester au Gabon recevront des permis de résidence – 175 permis ont déjà été accordés – mais ils ne seront plus des réfugiés.
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L'explosion d'un dépôt de munitions le 4 mars à Brazzaville a fait plus de 2.300 blessés et près de 14.000 sans-abri, le nombre de tués restant inchangé à près de 200 victimes, dont les obsèques se dérouleront dimanche, selon un nouveau bilan jeudi du gouvernement congolais.
Lors d'une séance de questions d'actualité au Parlement, le ministre du Plan et président de la Commission d'évaluation du sinistre, Pierre Moussa, a donné le chiffre de 13.854 sans-abri. Les hôpitaux ont reçu 2.315 blessés, dont 297 sont encore soignés, a-t-il précisé. Le nombre de personnes tuées dans l'accident est toujours évalué à près de 200, a indiqué de son côté le porte-parole du gouvernement Bienvenu Okiemy. Un précédant bilan faisait état de plus de 1.300 blessés et 5.000 sans abri.
Il s'agit du plus meurtrier accident de ce type, dans des dépôts d'armes et de munitions, depuis 10 ans dans le monde. Le bilan pourrait s'alourdir encore, d'autres corps se trouvant vraisemblablement à proximité immédiate du dépôt, où la Croix-Rouge n'a pu se rendre jusque-là. Les obsèques des victimes se dérouleront dimanche à Brazzaville, après une cérémonie d'hommage en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, a annoncé M. Okiemy. Le deuil national décrété depuis mardi prendra fin dimanche.
Le ministre du Plan a détaillé jeudi l'étendue des destructions autour du dépôt de munitions. "L'épicentre du sinistre est composé de trois périmètres: le premier périmètre qui comprend le camp des blindés (où se trouvait le dépôt) a été détruit à 98%. Seuls les bâtiments en construction par une entreprise chinoise ont résisté", a-t-il indiqué.
"Le deuxième périmètre a été détruit à 90% et dans le troisième les dégradations sont aussi significatives"", a-t-il ajouté sans préciser l'étendue des périmètres.
Lors de la séance au Parlement le député d'opposition Patrice Kadia, a mis en cause le pouvoir en place : "la conservation du pouvoir coûte très chère au Congo, a-t-il dit on n'a pas vu la richesse dans les médicaments pour soigner les blessés, mais seulement dans les armes qui sont gardées dans les quartiers populaires comme des semences".
Selon le gouvernement congolais, un incendie consécutif à un court-circuit serait à l'origine de l'explosion d'un dépôt d'armes et de munitions à Brazzaville. Le drame aurait fait au moins 146 morts. Sénégal: affrontements entre étudiants et forces de l'ordre à Dakar Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes. Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février. Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi. Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus. CAN: le Gabon et Aubameyang s'offrent un sans-faute et la 1re place
CAN: une finale Côte d'Ivoire-Zambie entre le favori et l'invité surprise
La couleur orange et vert est à l'honneur à la CAN. Les deux équipes qui sont qualifiées pour la finale de la CAN gabonnaise jouent en vert et orange.
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Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.
C’est l’heure du bilan. Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale Massamba Dé bat - 4 ans : début d’industrialisation du pays Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain Pascal Lissouba – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger Evénements festifs
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