La machine des élections présidentielle et législatives centrafricaines s'est grippée mardi avec la demande d'un collectif d'opposition - dont trois candidats à la présidentielle - d'annuler le double scrutin, dont ils ont rejeté les résultats avant même leur publication.

CPS.SXV34.030510153715.photo00.photo.default-512x401La demande a été faite par le Collectif des forces du changement (CFC), collectif regroupant l'opposition et d'anciennes rébellions, auquel appartiennent trois des cinq candidats à la présidentielle: Martin Ziguélé, Jean-Jacques Demafouth et Emis Gros-Raymond Nakombo, ainsi que 213 candidats aux législatives.

L'ex-Premier ministre Martin Ziguélé, l'ex-ministre de la Défense et chef d'une des plus importantes ex-rébellions du pays Jean-Jacques Demafouth ainsi que Emile Gros-Raymond Nakombo, du parti de l'ex-président décédé André Kolingba, étaient en lice pour la présidentielle avec le chef de l'Etat sortant François Bozizé, élu en 2005 et qui apparaît favori, et son prédécesseur qu'il a renversé en 2003, Ange-Félix Patassé.

Le CFC "exige l'annulation de ces élections, dont les résultats sont frauduleusement manipulés et ne reflètent nullement les suffrages des populations du fait de leur caractère non transparent et non libre", indique-t-il dans une déclaration lue devant la presse par son porte-parole, Me Nicolas Tiangaye.

Le collectif "rejette d'avance avec force et ne reconnaîtra pas les prétendus résultats de cette mascarade".

 

Les premiers résultats des élections ne seront publiés qu'à partir du vendredi 28 janvier, avait annoncé lundi la Commission nationale électorale (CEI), en mettant en garde contre l'utilisation de "chiffres bruts" publiés au compte-gouttes par certains médias locaux. rca

Aucune estimation officielle n'était disponible mardi sur le double scrutin, marqué par un vote massif et l'absence d'incident majeur, mais aussi par des retards et "dysfonctionnements", d'après les observateurs électoraux.

Pour "faire respecter la volonté du peuple centrafricain", le CFC affirme qu'il "usera de toutes les voies de droit". Ce qui, d'après les candidats mécontents, signifie un recours en premier à la CEI et, en cas d'insuccès, à la Cour constitutionnelle.

"Mon parti (...) va saisir la CEI dès aujourd'hui" mardi, a déclaré M. Ziguélé lors d'une conférence de presse après la déclaration du CFC.

Jean-Jacques Demafouth a aussi souligné le caractère légal de leurs moyens de contestation, tout en prônant l'apaisement: "Les gens veulent qu'en Centrafrique on s'affronte et que le sang coule pour qu'ils en tirent profit, mais nous allons rester dans le cadre légal".

Cette demande d'annulation des élections intervient après plusieurs accusations d'irrégularités formulées par l'opposition, qui soupçonnait les autorités, dés avant le scrutin, de vouloir frauder pour permettre à François Bozizé de passer au premier tour. Un éventuel second tour se tiendrait le 20 mars, d'après le calendrier électoral.

Ces accusations ont été réitérées mardi par le CFC, qui s'est interrogé sur des scores attribués au président sortant: "comment comprendre que dans l'ensemble des circonscriptions électorales du pays, le candidat François Bozizé arrive quasi-systématiquement en tête avec un score qui lui donne toujours (...) plus de 50% des suffrages exprimés, garantissant ainsi son élection dès le premier tour?".

Aucune réaction n'avait pu être obtenue dans l'immédiat auprès de l'entourage de François Bozizé, qui a régulièrement balayé les allégations, accusant ses opposants de "mauvaise foi" et affichant sa confiance en sa réélection.

Retour à l'accueil

L'explosion d'un dépôt de munitions le 4 mars à Brazzaville a fait plus de 2.300 blessés et près de 14.000 sans-abri, le nombre de tués restant inchangé à près de 200 victimes, dont les obsèques se dérouleront dimanche, selon un nouveau bilan jeudi du gouvernement congolais.

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Lors d'une séance de questions d'actualité au Parlement, le ministre du Plan et président de la Commission d'évaluation du sinistre, Pierre Moussa, a donné le chiffre de 13.854 sans-abri.

Les hôpitaux ont reçu 2.315 blessés, dont 297 sont encore soignés, a-t-il précisé. Le nombre de personnes tuées dans l'accident est toujours évalué à près de 200, a indiqué de son côté le porte-parole du gouvernement Bienvenu Okiemy.

Un précédant bilan faisait état de plus de 1.300 blessés et 5.000 sans abri.

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Il s'agit du plus meurtrier accident de ce type, dans des dépôts d'armes et de munitions, depuis 10 ans dans le monde.

Le bilan pourrait s'alourdir encore, d'autres corps se trouvant vraisemblablement à proximité immédiate du dépôt, où la Croix-Rouge n'a pu se rendre jusque-là.

Les obsèques des victimes se dérouleront dimanche à Brazzaville, après une cérémonie d'hommage en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, a annoncé M. Okiemy. Le deuil national décrété depuis mardi prendra fin dimanche.

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Le ministre du Plan a détaillé jeudi l'étendue des destructions autour du dépôt de munitions.

"L'épicentre du sinistre est composé de trois périmètres: le premier périmètre qui comprend le camp des blindés (où se trouvait le dépôt) a été détruit à 98%. Seuls les bâtiments en construction par une entreprise chinoise ont résisté", a-t-il indiqué.

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"Le deuxième périmètre a été détruit à 90% et dans le troisième les dégradations sont aussi significatives"", a-t-il ajouté sans préciser l'étendue des périmètres.

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Lors de la séance au Parlement le député d'opposition Patrice Kadia, a mis en cause le pouvoir en place : "la conservation du pouvoir coûte très chère au Congo, a-t-il dit on n'a pas vu la richesse dans les médicaments pour soigner les blessés, mais seulement dans les armes qui sont gardées dans les quartiers populaires comme des semences".

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Selon le gouvernement congolais, un incendie consécutif à un court-circuit serait à l'origine de l'explosion d'un dépôt d'armes et de munitions à Brazzaville. Le drame aurait fait au moins 146 morts.

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Sénégal: affrontements entre étudiants  et forces de l'ordre à Dakar

Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.

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Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes.

Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février.

Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi.

Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus.

CAN: le Gabon et Aubameyang s'offrent un sans-faute et la 1re place

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CAN: une finale Côte d'Ivoire-Zambie entre le favori et l'invité surprise

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La couleur orange et vert est à l'honneur à la CAN. Les deux équipes qui sont qualifiées pour la finale de la CAN gabonnaise jouent en vert et orange.

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Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain

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