Partager l'article ! Congo-Brazzaville : Un bilan en trompe œil 2 : Quelle politique de redistribution sociale des richesses: Les congolais ne croient plus au Père ...
Les congolais ne croient plus au Père Noël. Depuis 13 ans, les années passent et malheureusement se ressemblent car leurs portes monnaies
subissent sans cesse les effets pervers d’une crise qui ne dit pas son nom. Une petite musique soucieuse orchestrée par un son de repli sur soi, de tristesse de colère mais surtout d’inquiétude.
Comment faire pour passer les fêtes de fin d’années en ayant assuré ne fusse qu’un repas dans la journée ? Faut-il le marteler de nouveau qu’il y a urgence de s’intéresser davantage aux
situations des plus démunies qui croupissent au seuil du dénuement ? Cette population livrée à elle-même a assez du déni de reconnaissance par le gouvernement de leurs conditions
dégradantes au jour le jour.
Les Congolais qui ont de la chance d’avoir un travail souvent subalterne restent accrochés à la promesse faite de rehausser le SMIC dès le 1er janvier 2011. Ces mesures seront-elles significatives pour aider ces populations à sortir de la pauvreté ?
A titre de rappel, Le salaire minimum congolais est de 49 996 f Cfa par mois et le chômage touche 39% de la population active. Se loger, se nourrir, se vêtir et se soigner sont devenus des rêves cauchemardesques pour toute cette frange de la population. Et la situation ne va pas en s’améliorant. Selon la banque mondiale 39% des 800.000 chômeurs environ vivent aujourd’hui dans un foyer dont un seul membre travaille et touche le SMIC. Beaucoup de ses défavorisés retournent chez leurs parents pour combler le déficit et espérer joindre les deux bouts du mois.
Quelques prix des produits à la date du 25 décembre 2010
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PRODUITS |
PRIX |
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Pain |
F CFA 150 |
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Manioc |
FCFA 100 & 700 |
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Sac de Ciment |
5800 à 6800 F CFA |
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Sac de foufou |
Varie entre 18.000 et 23.000 F CFA |
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Bouteille d’huile |
Locale 900 F CFA le litre |
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Prix d’une course de taxi |
Cela dépend du trajet sinon qu’actuellement la course est à 1000 FCFA (officieusement) ; officiellement elle est à 700 F Cfa |
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Prix d’un vol aérien Brazza-Pointe-Noire |
Varie entre 30.000 et 45.000 FCFA Cela dépend aussi des compagnies |
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Prix d’un trajet Brazza-Pointe-Noire par train |
FCFA 11.000 et 8500 (première et deuxième classe) |
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Prix d’une chambre d’Hôtel 2 étoiles |
30.000, 35.000, 40.000 et plus |
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Prix d’un trajet en bus |
150 F CFA/demi-terrain |
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Prix d’une consultation en clinique ou hôpital |
F CFA 3000 Hôpital de l’état, 5000 et plus cliniques privés |
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Prix d’un appel téléphonique (mobile ou téléphone filaire) |
Plusieurs variantes, il y a des unités de 200 F CFA ,500 F CFA, 1000 F CFA, 2500 F CFA, 2000F CFA, et 5000 F CFA (l’appel est à 1 franc la seconde) |
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Prix moyen tarif électricité |
F CFA 14.000 (forfait) |
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Prix moyen tarif eau |
11.500 F CFA (forfait) |
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Bourse d’un étudiant |
30.000 F CFA |
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Prix d’un poulet entier |
(Varie selon le poids) le prix moyen est de 2500 F CFA |
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Prix d’un kilo de viande |
F CFA 2500 viande (locale) et 2800 F CFA importée |
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Prix d’un litre de pétrole lampant |
1000 F CFA |
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Prix d’un litre d’essence |
600 F CFA |
Au moment où l’économie congolaise recouvre une grande partie de son autonomie due à la réduction de la dette par les nombreux pays bailleurs de fonds, il serait injustifié que le peuple ne puisse pas bénéficier de ces retombées. D’autant plus que c’est pour justement lutter contre la pauvreté que ces pays ont consentis à éponger la dette congolaise.
Au regard de la progression du coût exorbitant de la vie et de la flambée des prix des produits, Il est indispensable que le gouvernement congolais accède à une amélioration significative des conditions de vie des plus défavorisés. Bien qu’il ne soit pas exclut que La solidarité correspond à une responsabilité à la fois individuelle et sociale. Ce sont deux dimensions qui se renforcent mutuellement. La liberté individuelle n'est atteignable, dans une société démocratique, qu'à la condition d'offrir à chacun la possibilité de l'exercer pleinement. Cette ambition passe par le recours à la notion de responsabilité sociale. Avant d'incriminer les plus faibles en les rendant responsables de leur sort, il faudrait se poser la question des responsabilités de nos autorités dans la défaillance du système économique et social. Que fait notre gouvernement pour rééquilibrer les inégalités salariales qui causent tant d’humiliations et de souffrances ? A-t-on mis en place une politique de surveillance des prix des produits qui ne soient pas en inadéquation avec les revenus de la majorité des congolais ?
En référence au tableau ci-dessus, nous constatons qu’il est difficile pour une famille moyenne de trois individus (Père, mère et un enfant) dont un seul membre de la famille travaille et ne touchant que le smic de s’offrir un vrai repas tous les jours. Il faut stopper l’hémorragie permanente du pillage des fonds publics qui crucifie tant notre système social.
Certains économistes sursautent déjà sur leur chaise en lisant ces passages, car leur théorie sur la rigueur et la gestion sécuritaire des finances est incompatible avec une possibilité de revalorisation globale du SMIC. Sans vouloir contredire leur orientation, nous nous posons les questions suivantes : Comment justifient-ils une augmentation de plus 30% des salaires des députés, magistrats, ministres, officiers, conseillers politiques…culminant parfois jusqu'à dépasser plus de la moitié de la masse salariale globale du pays ? Quelle est cette théorie économiste qui accrédite l’augmentation salariale d’une portion de la population à hauteur de plus 30% en espérant ainsi rééquilibrer un système social décadent ?
La solidarité dont nous faisons allusion ici est la condition sine qua non du redécollage. Le retour de l'investissement dans le capital humain, dans la protection sociale, dans des emplois de qualité, ne constitue pas une dépense superflue. Il s'agit au contraire d'accroître notre efficacité collective à sortir le Congo par le haut. Face à une économie de plus en plus flexible et globalisée, la comparaison du Congo avec d'autres pays africains (Gabon et Guinée équatoriale dont le SMIC est au dessus de 150.000 F Cfa par exemple) nous montre qu'il existe des marges d'autonomie pour des reformes sociales en faveur d'une intégration plus solidaire. La fin de l’année 2010 et tout son corolaire positive (annulation globale de la dette, une économie qui tend à sortir progressivement de la crise doit être un moment privilégiée pour réfléchir ensemble sur les fondements de cette solidarité à réinventer. Autrement comment comprendre, tout cet étalage d’opulence de la part des dignitaires actuels si le statut quo persiste privant ainsi la majorité des congolais d’une vie meilleure.
Le prix du baril du pétrole oscille 90 dollars et en l’absence de dettes extérieures, Les comptes bancaires du Congo sont semble-t-il en surlidiquité. Pourquoi ne pas instaurer une véritable politique sociale de redistribution des richesses ?
Jean Claude BERI
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L'explosion d'un dépôt de munitions le 4 mars à Brazzaville a fait plus de 2.300 blessés et près de 14.000 sans-abri, le nombre de tués restant inchangé à près de 200 victimes, dont les obsèques se dérouleront dimanche, selon un nouveau bilan jeudi du gouvernement congolais.
Lors d'une séance de questions d'actualité au Parlement, le ministre du Plan et président de la Commission d'évaluation du sinistre, Pierre Moussa, a donné le chiffre de 13.854 sans-abri. Les hôpitaux ont reçu 2.315 blessés, dont 297 sont encore soignés, a-t-il précisé. Le nombre de personnes tuées dans l'accident est toujours évalué à près de 200, a indiqué de son côté le porte-parole du gouvernement Bienvenu Okiemy. Un précédant bilan faisait état de plus de 1.300 blessés et 5.000 sans abri.
Il s'agit du plus meurtrier accident de ce type, dans des dépôts d'armes et de munitions, depuis 10 ans dans le monde. Le bilan pourrait s'alourdir encore, d'autres corps se trouvant vraisemblablement à proximité immédiate du dépôt, où la Croix-Rouge n'a pu se rendre jusque-là. Les obsèques des victimes se dérouleront dimanche à Brazzaville, après une cérémonie d'hommage en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, a annoncé M. Okiemy. Le deuil national décrété depuis mardi prendra fin dimanche.
Le ministre du Plan a détaillé jeudi l'étendue des destructions autour du dépôt de munitions. "L'épicentre du sinistre est composé de trois périmètres: le premier périmètre qui comprend le camp des blindés (où se trouvait le dépôt) a été détruit à 98%. Seuls les bâtiments en construction par une entreprise chinoise ont résisté", a-t-il indiqué.
"Le deuxième périmètre a été détruit à 90% et dans le troisième les dégradations sont aussi significatives"", a-t-il ajouté sans préciser l'étendue des périmètres.
Lors de la séance au Parlement le député d'opposition Patrice Kadia, a mis en cause le pouvoir en place : "la conservation du pouvoir coûte très chère au Congo, a-t-il dit on n'a pas vu la richesse dans les médicaments pour soigner les blessés, mais seulement dans les armes qui sont gardées dans les quartiers populaires comme des semences".
Selon le gouvernement congolais, un incendie consécutif à un court-circuit serait à l'origine de l'explosion d'un dépôt d'armes et de munitions à Brazzaville. Le drame aurait fait au moins 146 morts. Sénégal: affrontements entre étudiants et forces de l'ordre à Dakar Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes. Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février. Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi. Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus. CAN: le Gabon et Aubameyang s'offrent un sans-faute et la 1re place
CAN: une finale Côte d'Ivoire-Zambie entre le favori et l'invité surprise
La couleur orange et vert est à l'honneur à la CAN. Les deux équipes qui sont qualifiées pour la finale de la CAN gabonnaise jouent en vert et orange.
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Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.
C’est l’heure du bilan. Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale Massamba Dé bat - 4 ans : début d’industrialisation du pays Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain Pascal Lissouba – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger Evénements festifs
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