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" Le véritable héroïsme n'est pas l'absence de peur mais la canalisation de la peur vers l'action. " Doric Germain : Extrait de Le soleil se lève au nord.
Dans notre société congolaise secouée par une fuite en avant, une désaffection grandissante à l'égard de l'activité politique laisse libre court
aux personnes investies d'une quelconque autorité d'abuser injustement de leur pouvoir. Le ballottage des médias et de la presse condamne les populations à subir un abreuvage orientée
et totalement partial de l'information. Si le peuple congolais est victime de cette culture de la désinformation sur le terrain favorisé par le pouvoir en place, ceux de l'extérieur ont le
devoir d'éclairer l'opinion sur l'état réel de notre pays. C'est cela la liberté d'expression, porter l'information juste et impartiale à tous ceux qui en sont privés. La démarche de
Patrick Eric MAMPOUYA s'inscrit dans cette optique pour dénoncer, comme l'ont précédemment fait beaucoup d'autres avant lui, l'accaparement de tous les leviers du Congo par un
clan qui en abuse en traumatisant et appauvrissant le peuple. Nous n'oublions pas ceux qui ont sacrifié leur vie comme Bruno OSSEBI, et ceux qui ont été arbitrairement
incarcéré comme Gilbert NSONGUISSA MOULANGOU pour ne citer que ces deux cas. S'indigner contre cela ne suffit plus. Il faut y adjoindre un consensus
populaire et unitaire pour susciter une adhésion nationale pour restaurer une vraie justice sociale et démocratique.
La mobilisation aujourd'hui autour d'une volonté de dialogue avec tous les partenaires exclus par cette politique de déni de démocratie
instaurée par le pouvoir de Brazzaville est grandissante. Notre société actuellement regorge plus des gens qui sont " contre " et pendant que se raréfie ceux qui sont " pour "
cette politique déshumanisante. Tout le problème repose, non pas sur le courage politique des uns et des autres à aller braver la dictature, mais dans la cohésion pour mener une action concertée
et solidaire dans un but précis. Les tentatives solitaires et non concertées affaiblissent notre action et peut renforcer le pouvoir de Brazzaville à accélérer ses manœuvres de
récupération, d'étouffement dans l'œuf de toute velléité de revendication sociale.
Nous ne devrions pas nous s'opposer à cette dictature comme des amateurs ni encore moins comme des prédateurs égoïstes dans la mesure
ou notre action ne dessine rien de commun et de bien précis à l'horizon, a part vouloir le départ de Mr SASSOU. N'oublions pas le cas de Thierry MOUNGALLA, un ancien virulent contre le
pouvoir de Brazzaville, mais qui s'est révélé comme étant un prédateur assoiffé de pouvoir.
Nous devrions savoir valoriser notre indignation positive et surtout ne pas tomber dans une colère régressive. Notre souhait de revendications a un but, celui de mettre en mouvement toutes les forces patriotiques en branle pour des actions transformatrices.
Les actions isolées, comme sont tentées de les mener bon nombre d'entre nous, conduisent forcément à décrédibiliser la
véritable raison de notre indignation. Ceci renforce l'hypothèse que la diaspora est incapable de modifier la situation insupportable que traverse notre pays par une analyse constructive
et raisonnée. Or, nous le savions tous que ce n'est pas le cas. Au sein de notre communauté, les analyses ont été faites et les pistes clairement identifiés. Il ne s'agit pas d'aller
débusquer les coupables dans leur terroir en dramatisant à outrance notre mécontentement. Ni encore moins de susciter des guérillas urbaines totalement incontrôlables.
Aujourd'hui l'un d'en nous a été interpellé et questionné, demain çà sera le tour d'un autre et ainsi de suite et nous nous contenterons de publier des communiqués ? Notre action sera ainsi
minée de l'intérieur faute d'avoir suffisamment su s'organiser et se mobiliser de concert. Aussi gardons-nous de faire extrêmement attention du positionnement plus ambigu de beaucoup
d'entre nous qui se font passer pour des opposants au régime de M. SASSOU. De même gardons-nous de plébisciter des héros qui le font par calculs pour des intérêts mesquins et égoïstes. Parfois
nous acclamons ceux qui ne le méritent peut-être pas. La prudence et la responsabilité sont des principes qui doivent impérativement guider notre action. Autrement nous nous réveillerons
submergés par nos adversaires traînés à nos portes par ceux-là même que nous pensons être les héros.
La peur a peut-être change de camp, mais il est aussi visible que l'individualisme, l'égocentrisme saborde notre action. Ce quelque
chose dont nous avions besoin pour s'orienter vers une clarification de la situation actuelle est une organisation seule et unique pour parler d'une seule voie et d'animer toutes nos
revendications. Nous avons besoin d'une cohérence dans les actions, qui pourtant ne sous divise point, afin qu'elles soient soutenues par l'ensemble des gens mécontents, pas forcément seulement
ceux de la diaspora. Si l'on arrive à s'entendre sur l'essentiel et s'accorder sur la manière d'agir, il sera plus aisé de formuler des programmes, des projets, des actions à mener pouvant
favoriser une adhésion nationale susceptible d'engrener la majorité des congolais qui ne sont pas forcément ceux qui sont en colère aujourd'hui. S'indigner pour favoriser le
changement contre le chaos politique actuel doit être un combat commun c'est ainsi qu'on pèsera politiquement, sans bien-sur cesser de combattre, pour instaurer la démocratie.
Jean Claude MBERI
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L'explosion d'un dépôt de munitions le 4 mars à Brazzaville a fait plus de 2.300 blessés et près de 14.000 sans-abri, le nombre de tués restant inchangé à près de 200 victimes, dont les obsèques se dérouleront dimanche, selon un nouveau bilan jeudi du gouvernement congolais.
Lors d'une séance de questions d'actualité au Parlement, le ministre du Plan et président de la Commission d'évaluation du sinistre, Pierre Moussa, a donné le chiffre de 13.854 sans-abri. Les hôpitaux ont reçu 2.315 blessés, dont 297 sont encore soignés, a-t-il précisé. Le nombre de personnes tuées dans l'accident est toujours évalué à près de 200, a indiqué de son côté le porte-parole du gouvernement Bienvenu Okiemy. Un précédant bilan faisait état de plus de 1.300 blessés et 5.000 sans abri.
Il s'agit du plus meurtrier accident de ce type, dans des dépôts d'armes et de munitions, depuis 10 ans dans le monde. Le bilan pourrait s'alourdir encore, d'autres corps se trouvant vraisemblablement à proximité immédiate du dépôt, où la Croix-Rouge n'a pu se rendre jusque-là. Les obsèques des victimes se dérouleront dimanche à Brazzaville, après une cérémonie d'hommage en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, a annoncé M. Okiemy. Le deuil national décrété depuis mardi prendra fin dimanche.
Le ministre du Plan a détaillé jeudi l'étendue des destructions autour du dépôt de munitions. "L'épicentre du sinistre est composé de trois périmètres: le premier périmètre qui comprend le camp des blindés (où se trouvait le dépôt) a été détruit à 98%. Seuls les bâtiments en construction par une entreprise chinoise ont résisté", a-t-il indiqué.
"Le deuxième périmètre a été détruit à 90% et dans le troisième les dégradations sont aussi significatives"", a-t-il ajouté sans préciser l'étendue des périmètres.
Lors de la séance au Parlement le député d'opposition Patrice Kadia, a mis en cause le pouvoir en place : "la conservation du pouvoir coûte très chère au Congo, a-t-il dit on n'a pas vu la richesse dans les médicaments pour soigner les blessés, mais seulement dans les armes qui sont gardées dans les quartiers populaires comme des semences".
Selon le gouvernement congolais, un incendie consécutif à un court-circuit serait à l'origine de l'explosion d'un dépôt d'armes et de munitions à Brazzaville. Le drame aurait fait au moins 146 morts. Sénégal: affrontements entre étudiants et forces de l'ordre à Dakar Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes. Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février. Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi. Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus. CAN: le Gabon et Aubameyang s'offrent un sans-faute et la 1re place
CAN: une finale Côte d'Ivoire-Zambie entre le favori et l'invité surprise
La couleur orange et vert est à l'honneur à la CAN. Les deux équipes qui sont qualifiées pour la finale de la CAN gabonnaise jouent en vert et orange.
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Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.
C’est l’heure du bilan. Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale Massamba Dé bat - 4 ans : début d’industrialisation du pays Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain Pascal Lissouba – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger Evénements festifs
Mariage, Anniversaire, Baptême, Retrait de deuil ou Soirées entre ami(e)s SONOBRAZZA s'occupe de tout http://www.congo-sonobrazza.com/
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