Il n'est point de bonheur sans liberté ni de liberté sans courage
Une démocratie qui est capable d'assassiner en toute impunité son
peuple, n'est plus digne de ce nom.
La dictature est une leçon ininterrompue qui vous enseigne que vos sentiments, vos pensées et
vos désirs n'ont pas le moindre poids, que vous n'avez pas d'existence propre, et que vous devez vivre comme d'autres ont décidé à votre
place.
Avoir le sens de l'honneur, en démocratie, c'est
défendre avec constance des convictions sincères, quel qu'en soit le coût
pour soi-même.
Visiteurs depuis la mise en ligne de ce site en février 2009
« Si la jeunesse est la plus belle des fleurs, la vieillesse est le plus savoureux des fruits… » Anne-Sophie SWETCHINE
Le portrait social que dresse, chaque année, les institutions internationales sur le vieillissement en Afrique, place le Congo dans une posture plus qu’inconfortable en dénonçant dans son rapport les « insuffisances persistantes de la prise en compte de la dégradation de la situation des personnes âgées… »
L’ONU a décrété le 1er octobre de chaque année, la journée mondiale des personnes âgées. Au Congo-Brazzaville, cette journée n’a été célébrée que le 17 novembre 2009. Pourquoi ce 17/11/2009 ? Et à l’occasion de cette journée, le gouvernement de SASSOU NGUESSO à travers son ministre des affaires sociales est allé offrir aux personnes du 3e âge à BOKO (Région du Pool) qu’une dizaine de couvertures. Aucune stratégie du Gouvernement SASSOU NGUESSO sur le vieillissement n’a été évoquée. Peut-on réellement qualifier cela comme une politique en faveur des personnes âgées ou encore un regard positif sur la situation préoccupante de nos vieux ou plus justement un jeu de manipulation électorale ?
Par la grâce de Dieu, vous et moi serions sans doute les personnes de 3e âge des années à venir. Un profond respect pour ceux des Congolais qui baignent dans cette catégorie d’âge. Vieillir est une chance…
Si vieillir est une chance, quelles réponses préconisons-nous au Congo pour accompagner ces personnes à vieillir dignement ?
La problématique actuelle du Congo-Brazzaville est que depuis 1960, année d’accession à l’indépendance, les gouvernements successifs n’ont pas pensé à mettre en place des structures socio-sanitaires pour accueillir dans le respect et la dignité les personnes de 3e âge.
Aussi l’on peut s’interroger pourquoi tous ces politiques de notre pays (Bernard Bakana Kolela, Maurice Stéphane Bongho Nouara, Augustin Poignet, Jean Baptiste Tati-Loutard, Ambroise Edouard Noumazalaye, Jean Pierre Thystère Tchicaya, André Milongo…) viennent-ils exhaler leur âme en Europe ? Je ne saurai pas oublier tous les congolais de 3e âge décédés à l’étranger.
Les gouvernants doivent penser à développer des solidarités inter-générations pour ne pas voir les personnes âgées comme un poids mais comme une richesse indispensable dans une société cohérente et génératrice d’idées nouvelles, d’expérience et de sagesse.
Toutefois, il sied de faire remarquer :
L’inexistence d’un plan national sur le vieillissement
Au Congo-Brazzaville, il n’existe aucun plan national visant à promouvoir une belle image du vieillissement. Encore moins considérer le vieillissement comme un poids. Les personnes qui vieillissent doivent pouvoir s’épanouir, rester en bonne santé, vivre en sécurité et participer activement à la vie économique, sociale, culturelle et politique de notre société. Le pays doit s’engager à mieux reconnaître la dignité des personnes âgées et à éliminer toutes les formes de négligence, de mauvais traitements et de violence. Cette mission incombe a tout gouvernement de veiller à ce que les droits des personnes âgées ne soient nullement foulés au pied. Ces dernières ne doivent pas être victimes de discrimination.
Socialement, elles souffrent parfois d’un manque de reconnaissance et de respect. Et il ne leur est pas toujours donné la possibilité d’être associées et de participer pleinement à la vie sociale, économique, culturelle et politique. Plus grave encore, dans notre pays, les cas de négligence, de mauvais traitements et de violence à l’égard de personnes âgées ne sont pas rares ou isolés, loin s’en faut. Référons-nous juste au nombreux cas où on traite ou accuse systématiquement nos personnes âgées de sorcières. De ce fait, elles sont livrées arbitrairement à la vindicte populaire. Je n’exclus pas que la sorcellerie soit un fait réel de notre société.
Nous avons nos mœurs et coutume, certes, je sollicite juste que l’on arrive à faire la part des choses, entre ce qui relève de notre culture et ce qui doit être traité comme un acte de vengeance délibérée envers les personnes faibles. Faits réprimables.
De même, il serait vivement souhaitable que le législateur congolais puisse faire évoluer le droit criminel en définissant et insérant l’infraction de sorcellerie et indiquer les peines à appliquer dans le Code Pénal de notre pays. La sorcellerie, serait-elle un crime, un délit ou une contravention ? Quels seraient les éléments constitutifs de cette infraction ?
L’on doit reconnaître un rôle crucial aux personnes âgées qui sont un des piliers de notre pays. Un sage africain n’a-t-il pas dit « un vieillard qui meurt, c’est toute une bibliothèque qui brûle » Peut-on construire l’avenir d’un Etat sans une politique de préservation de la mémoire ?
Il est donc indispensable qu’un plan national sur le vieillissement visant à aider les personnes âgées et à leur assurer un revenu sûr, des services de protection sociale, des soins de santé de qualité et une prise en charge à long terme, soit immédiatement opérationnel. Les opérations ponctuelles ne visant qu’à soigner quelques égratignures ne peuvent pas guérir les multiples plaies observées dans ce domaine. . Pour que cela soit possible, une réelle politique nationale et une charte axée sur le vieillissement doivent être adoptées et appliquées. Les préoccupations des personnes âgées doivent être systématiquement prises en compte dans les orientations générales du gouvernement.
Nous devons redoubler d’efforts pour que les droits des personnes âgées soient respectés et que le rêve d’une société pour tous les âges devienne réalité dans notre société.
Actuellement, en l’absence d’un plan national et une charte sur le vieillissement, les personnes de 3e âge doivent se prendre en charge eux-mêmes ou se faire aider par leurs enfants ou petits fils. Exceptés, certains nantis du pouvoir actuel qui sont pris en charge aux frais du Trésor Public. Pourquoi cette distinction entre nos vieux ? Existerait-il des vieux plus importants, privilégiés que d’autres ? Cela est-il acceptable lorsque l’on souhaite conduire le pays vers « le chemin d’avenir » ? Ou encore y aurait-il plusieurs « chemins », entre ceux conduisant certains vieux à mourir dignement en France et ceux condamnant la majorité des « vieux non nantis » à mourir indignement dans les hôpitaux insalubres de Brazzaville ou de Pointe-Noire ? Ou encore à mourir dans l’indifférence totale dans nos villages ?
Absence de Centre de santé de gérontologie et gériatrie
Le corps humain est une machine merveilleuse, mais qui finit par s’user comme les autres machines. Le vieillissement est devenu un sujet de préoccupation. Avec le vieillissement, apparaissent inéluctablement des maladies et des handicaps.
Peut-on me dire, comment une personne de 3e âge vivant à Mindouli, Bokouelé, Zanaga, Mossaka, Bétou…victime d’une rupture d’anévrisme peut-elle être sauvée ?
Nous devons dénoncer l’absence des structures socio-sanitaires au Congo (aide médicalisée, maison de retraites …) dans un état acceptable.
Peut-on admettre comme, souvent le prétend les actuels politiques en place, une simple politique de désinformation des hommes et femmes en manque de reconnaissance? Le projet du budget de l’année 2010 serait de 2814 milliards et 900 millions F.CFA. Quelle serait la part allouée à la politique du vieillissement des Congolais ?
Il est urgent que le Congo puisse se doter des centres de santé de gérontologie et gériatrie ainsi que des maisons de retraite dans toutes les préfectures et sous-préfectures ainsi que dans toutes les mairies. Il y a lieu de désapprouver la politique dite de « municipalisation accélérée » qui ne permet pas d’avoir des stratégies coordonnées d’aide aux personnes âgées dans l’ensemble du pays. Sans compter que tout est soumis au bon vouloir d’un homme qui décide de tout. Devant une telle incohérence en matière de politique de santé à destination des personnes, il faut craindre que tous nos « vieux nantis » aillent irrémédiablement continuer à dévisser le billard loin de notre terre natale. Et cerise sur le gâteau, les évacuations sanitaires et les rapatriements des défunts étant pris en charge par le Trésor Public, on n’est pas prêt de réguler le déficit de cette institution.
Après 25 ans de pouvoir sans partage, Mr SASSOU NGUESSO ne peut même pas se faire hospitaliser dans son propre pays en cas de malaise ou d’une banale opération chirurgicale.
Au delà de la politique socio-sanitaire des Congolais de 3e âge qu’il faut préconiser immédiatement, c’est toute la politique de santé de notre pays qu’il faut repenser.
v La corruption est présente dans tout le système sanitaire
v L’espérance de vie au Congo actuellement est de 48.6 ans en 2009 contre 41,7 en 1960
v Le taux de mortalité maternelle est le plus élevé de l’Afrique Subsaharienne
v Le risque est de 60% pour un Congolais de sortir entre quatre planches avant 60 ans !!!
v Le taux de décès par jour est très élevé comparativement à d’autres pays d’Afrique Noire.
v Les services funéraires ne doivent être qu’accessoires et non comme des entreprises rentables : Cas des Morgues de Brazzaville et Pointe-Noire
Ø Ils doivent aider et accompagner dans le deuil suite à un décès, entretien et pose de monuments funéraires et sépulture, carrelage ou marbrerie, cérémonie d’enterrement…
Ø Informer les familles : Malgré la douleur et le deuil, il faudra « régler la succession » du défunt, avec ou sans notaire.
Une politique du vieillissement doit résulter tant de la prise de conscience individuelle du cycle de vie de chaque Congolais que des choix solidaires du Gouvernement. Bien vivre ensemble doit être un atout.
Jean Claude BERI (Pour le CLUB de REFLEXION de LYON)
La fin des sacs plastiques au Congo-Brazzaville, c'est du domaine du possible !
L'association DAC (Développer Autrement le Congo) est à l'initiative en République du CONGO-BRAZZAVILLE de la démarche citoyenne pour la suppression des sacs plastiques de caisse. La méthode est essentiellement basée sur la sensibilisation. Aujourd'hui chaque Congolais jette 360 kg d'ordures par an, soit presque un kilo par jour et ce chiffre augmente de 1% par an. Les sacs plastiques représentent quant à eux 2 kg. En polyéthylène, matière produite à partir du pétrole, le sac plastique fait irruption dans la vie des ménages congolais dans les années 80 où il remplace le cabas traditionnel (panier en liane), plus résistant. C'est le début de l'ère de la consommation et l'ère du jetable. Mais alors qu'on les fabrique en une seconde et qu'ils sont utilisés en moyenne 20 minutes, ils seront soit incinérés soit dispersés dans la nature où il leur faudra jusqu'à 400 ans pour se dégrader et 1200 ans en mer selon leurs épaisseurs ! Au Congo, 4 milliards de sacs plastiques sont distribués chaque année représentant 80 000 tonnes de déchets. Véritable fléau pour la faune et la flore, notamment en milieu marin, le sac plastique produit au moins trois types de pollutions : visuelle, de l'air et du milieu marin.
CONGO-BRAZZAVILLE: PRIORITE A L’EMPLOI
" Le travail est indispensable au bonheur de l'homme ; il l'élève, il le console ; et peu importe la
nature
du travail, pourvu qu'il
profite à quelqu'un : faire ce qu'on peut, c'est faire ce qu'on doit." Alexandre DUMAS, fils.
A travers cette annonce faite à la veille de la fête des 50 ans d’indépendance, il n’est pas inutile de se demander si celle-ci n’est pas encore
une diversion politique pour détourner l’attention des congolais face à l’échec de la politique sociale conduite par le gouvernement.
QUELLE POLITIQUE DE LOGEMENT POUR LES CONGOLAIS ?
Sans tomber dans une paranoïa obsessionnelle, on sait que nos intérieurs ne sont pas protégés de la pollution. Les substances chimiques, dangereuses ou pas, sont
partout. Aucune réglementation n’est observée pour la construction des maisons des congolais et augmenter ce risque en optant pour le tout béton, matériau complètement
inapproprié pour les logements résidentiels en zones tropicales est irresponsable. Car ces constructions souvent calquées à l’image des constructions occidentales ne tiennent pas compte ni du
climat, ni des coûts financiers exorbitants, encore moins de l’aspect écologique.
On a nettement l’impression que le gouvernement veut tout simplement troquer son humble maison de banco recouverte d’un toit de paille, de bois ou de terre
compressée selon les ethnies, contre une maison "en dur" ,c’est à dire en béton, avec un toit de tôles ou en tuiles .. Les raisons ? La résistance aux intempéries qui évite d’avoir à refaire
régulièrement ce qui se dégrade, enfin la raréfaction du bois est aussi invoquée.





Baptême, Retrait de deuil ou
Soirées entre ami(e)s
SONOBRAZZA s'occupe de tout
http://www.congo-sonobrazza.com/
Contact :
DJ STEPHEL au 06.16.11.90.62
Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.
C’est l’heure du bilan.
Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale
Massamba Débat - 4 ans : début d’industrialisation du pays
Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT
Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain
Pascal Lissouba – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure
Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger
Evénements festifs
Mariage, Anniversaire,
Baptême, Retrait de deuil ou
Soirées entre ami(e)s
SONOBRAZZA s'occupe de tout
http://www.congo-sonobrazza.com/
Contact :
DJ STEPHEL au 06.16.11.90.62

LETTRE DU CONGO MFOA
N° 013
Click ici