Partager l'article ! CONGO-BRAZZAVILLE: PRIORITE A L’EMPLOI: " Le travail est indispensable au bonheur de l'homme ; il l'élève, il le ...
" Le
travail est indispensable au bonheur de l'homme ; il l'élève, il le console ; et peu importe la nature du travail, pourvu qu'il
profite à quelqu'un : faire ce qu'on peut, c'est faire ce qu'on doit." Alexandre DUMAS, fils.
A travers cette annonce faite à la veille de la fête des 50 ans d’indépendance, il n’est pas inutile de se demander si celle-ci n’est pas encore
une diversion politique pour détourner l’attention des congolais face à l’échec de la politique sociale conduite par le gouvernement.
QUELLE POLITIQUE DE LOGEMENT POUR LES CONGOLAIS ?
Sans tomber dans une paranoïa obsessionnelle, on sait que nos intérieurs ne sont pas protégés de la pollution. Les substances chimiques, dangereuses ou pas, sont
partout. Aucune réglementation n’est observée pour la construction des maisons des congolais et augmenter ce risque en optant pour le tout béton, matériau complètement
inapproprié pour les logements résidentiels en zones tropicales est irresponsable. Car ces constructions souvent calquées à l’image des constructions occidentales ne tiennent pas compte ni du
climat, ni des coûts financiers exorbitants, encore moins de l’aspect écologique.
On a nettement l’impression que le gouvernement veut tout simplement troquer son humble maison de banco recouverte d’un toit de paille, de bois ou de terre
compressée selon les ethnies, contre une maison "en dur" ,c’est à dire en béton, avec un toit de tôles ou en tuiles .. Les raisons ? La résistance aux intempéries qui évite d’avoir à refaire
régulièrement ce qui se dégrade, enfin la raréfaction du bois est aussi invoquée.
En vérité, c’est l’accès symbolique à une classe sociale supérieure qui séduit. Résultat ?
Des constructions tristes et uniformes, où la température monte facilement à 52 degrés le jour et ne descend qu’à 40 degrés la nuit ! Impossible d’y vivre pour le
congolais moyen dont l’accessibilité au split est tout simplement inimaginable. On y range la vaisselle et tout le débarras possible, et on dort et on cuisine parfois dehors. Quant aux "beaux
quartiers", tant vantés, l’usage facile du béton permet les plus atroces fantaisies ! Les maisons huppées aux couleurs vives à l’image des villes américaines côtoient les artères et rues
sans canalisation ou les immondices cohabitent avec les barrières style Louis XIV, quel contraste !!
« Depuis sa création en 1880, Brazzaville qui à l’origine n’était qu’un village de pécheurs, se construit de façon désordonnée, sans un plan local d’urbanisme et
sans architecture imposante. Les différents Maires qui se sont succédés à la tête de la ville n’ont pu y remédier. »(1) Cette absence de cohérence urbanistique ou de plan local d’urbanisme n’a
affecté ni les différents Maires, ni le Gouvernement de la République qui aujourd’hui sans une étude conséquente choisit « Kintelé (district d’Igné, dans le département du Pool), à 45 km au Nord
de Brazzaville, à la pose de la première pierre d’un programme immobilier de construction de mille logements sociaux, dans le cadre d’une convention de partenariat entre le gouvernement et la
société israélienne A.B Construction. »(2)
Comment peut-on imaginer qu’un congolais qui gagne 50.000 f CFA par mois puisse acquérir un logement au prix totalement inaccessible ? En effet, Construire
1000 maisons pour 50 milliards de FCFA dont le prix estimatif de chaque maison est de 50.000.000 FCFA, c’est tout simplement ingérable pour le citoyen moyen. Sauf pour ceux qui confondent les
caisses de l’Etat à leur portefeuille personnel.
A l’exception d’un clan aux revenus douteusement acquis, combien de congolais travaillant normalement percevant les salaires que nous connaissons ont-ils
les moyens de se payer des logements sociaux de ce type au Congo?
Il est impératif de donner aux populations les moyens de construire leurs propres maisons. Depuis plus de 10 ans le Congo exporte de plus en plus
du pétrole brut, du bois et autres minerais. Les richesses du pays n’ont jamais atteint l’accroissement que nous observons actuellement.
PRIORITE A L’EMPLOI
Il serait plus judicieux d’investir dans la création d’emplois avec la mise en place de projets d’assainissement de la ville, de l’aménagement et
nettoyage d’espaces verts, de la protection des sites inconstructibles…
Donner du travail à la population active et la possibilité de construire des structures de base, améliorer les conditions de vie d’une population de moins de
4 millions d´habitants est à notre sens une meilleure approche pour pallier au déficit du logement. Pourquoi ne s’attaque-t-on pas au prix élevé des terrains à Brazzaville et Pointe-Noire ?
Comment peut-on admettre qu’un terrain constructible en zones à forte population comme Nkayi ou Dolisie avec un COS(*) de 0.10 sur un terrain de 1000 m², la SHON (**) maximale constructible
étant de 100 m² puisse atteindre les 500.000 f Cfa ! Est-ce raisonnable ?
Il est toujours plus honnête d’apprendre aux gens à pécher et non leur offrir du poisson. Surtout si l’on conçoit que celui-ci est avarié. Nous ne sommes pas
contre la construction des logements sociaux, mais nous dénonçons la manière dont les projets sont définis et le choix des éléments de concrétisation présentés. On pose là le problème à
l’envers.
L’un des problèmes que les congolais mettent en avant comme préoccupation primordiale demeure : L’EMPLOI.
Des chiffres accablants s’alignent violemment d’années en années creusant toujours davantage le gouffre du chômage des jeunes dans les villes et dans les
milieux ruraux.
Notre démarche ne doit pas s’arrêter à ce constat lamentable d’échec. Nous devons plutôt multiplier des initiatives dans tous les domaines pour favoriser l’emploi.
Voici une série d’idées sur laquelle notre groupe de travail s’investit.
REHABILITER L’ECOLE PUBLIQUE.
L’Etat encourage la multiplication des écoles privées, dont les actionnaires ne sont autres que les mêmes décideurs qui crucifient l’école publique. Cet état de
fait favorise la désertion des talents dans l’enseignement public au profit de l’enseignement privé. Certains enseignants découragés par l'irrégularité des salaires quittent le secteur public
pour d’autres horizons plus prometteurs. En redonnant à l’école publique sa véritable place républicaine par une réelle politique de l’enseignement public, une politique de réinsertion des
cadres, des jeunes diplômés peut se mettre en place pour favoriser un retour à l’emploi dans le secteur…
VOIRIES INEXISTANTES, TRANSPORTS EN COMMUN: EXEMPLES DE CRENEAU POUR L’EMPLOI POUR TOUS
La mise en place d’un vrai service de voirie dans les grandes villes peut favoriser des milliers d’Emploi. Par exemple, dans l’aménagement des espaces verts,
(Encore faudrait-il qu’ils existent, à Pointe-Noire il n’y en a quasiment pas en dehors du domaine portuaire, et encore sont-ils menacés par les projets d’extension du port), les collectes et les
traitements des déchets ménagers…
La législation des transports en communs (Taxi, bus etc.) dans les grandes villes en encourageant l’accès aux nationaux par des réductions des charges. Bien que
cela fasse l’objet de vives contradictions comme le souligne Ya sanza Congo-déchaîné je cite : « La liberté dont jouissent les citoyens congolais pour mettre en service des bus et des
taxis mène à une situation d’offre pléthorique et un engorgement de la circulation déjà mise à mal par la rareté des voies de qualité. Les véhicules très mal entretenus par leurs propriétaires
sont un danger permanent pour la vie des passagers et celle des piétons et la vétusté de leur motorisation entraine une pollution très importante. Voilà le secteur type où la création d’une régie
d’économie mixte s’impose. Plutôt que de mettre en service des véhicules « occasions d’Europe », il faudrait acheter des véhicules neufs dans le cadre d’une SA où les petits investisseurs
pourraient devenir actionnaires. Pour cela encore faudrait-il que les congolais se fassent suffisamment confiance pour mutualiser. »
NOUVEAU CONTRAT POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES ECONOMIQUE DU CONGO
Nous estimons tout de même le coût excessif des douanes et autres frais liés a l’import pénalisent un bon nombre de nos concitoyens. Même en mutualisant les
intérêts, il faut au préalable une négociation avec l’Etat. On doit arriver à une sorte de nouveau contrat en faveur de la démocratie et du progrès économique. Cette question de l’emploi passe
par la constitution par le bas des forces sociales capables de faire naître et de défendre des institutions et des réseaux sortis du génie, de la créativité et surtout de nos propres traditions
de solidarité.
REORGANISER ET MIEUX ENCADRER L’INVESTISSEMENT ETRANGER
Les entreprises immobilières quasiment léguées, sans aucune législation encadrant leur pratique, aux mains des asiatiques, des libanais et autres étrangers aux
pratiques parfois douteuses, empêchent ainsi le marché de l’emploi des congolais de s’émouvoir. Nous souhaitions qu’une redistribution des postes de travail soit instaurée dans les
grands travaux nationaux. De même l’exigence d’un contrat de transfert de compétences pour chaque chantier animé par les asiatiques et autres. Est-il normal que ce grand chantier qui va générer
des millions de francs soit octroyés aux israéliens alors qu’ils existent des entreprises congolaises capables de réalisées les mêmes travaux et surtout avec un coût réduit ?
La mise en place d’un vaste programme de réalisation d’infrastructures sanitaires et sociales dans les grandes villes est un réel vivier pour les
emplois et pérenniserait ceux existant déjà….
Lorsqu’on aura amélioré ces conditions, les congolais pourront peut-être s’offrir des maisons à 50.000.000 FCFA. Autrement ce projet sonne une fois de plus
comme une magouille mafieuse destinée à alimenter les comptes en banque de certains dignitaires. Les vrais seuls possibles bénéficiaires de cette pseudo-opération
"sociale".
Jean-Claude BERI
(1)
http://berijc.over-blog.com/article-congo-brazzaville-la-problematique-actuelle-de-l-urbanisme-de-brazzaville-faut-il-construire-une-nouvelle-ville-44719419.html
(2) YA SANZA congo-déchaîné.
(*) Le COS est le coefficient d'occupation des sols. Il dépend du plan local d'urbanisme et il vous faut vous adresser en
mairie pour le connaître.
(**) LE SHON c’est La surface hors oeuvre nette (SHON) constructible correspondant à la surface du terrain multipliée
par le COS
|
L'explosion d'un dépôt de munitions le 4 mars à Brazzaville a fait plus de 2.300 blessés et près de 14.000 sans-abri, le nombre de tués restant inchangé à près de 200 victimes, dont les obsèques se dérouleront dimanche, selon un nouveau bilan jeudi du gouvernement congolais.
Lors d'une séance de questions d'actualité au Parlement, le ministre du Plan et président de la Commission d'évaluation du sinistre, Pierre Moussa, a donné le chiffre de 13.854 sans-abri. Les hôpitaux ont reçu 2.315 blessés, dont 297 sont encore soignés, a-t-il précisé. Le nombre de personnes tuées dans l'accident est toujours évalué à près de 200, a indiqué de son côté le porte-parole du gouvernement Bienvenu Okiemy. Un précédant bilan faisait état de plus de 1.300 blessés et 5.000 sans abri.
Il s'agit du plus meurtrier accident de ce type, dans des dépôts d'armes et de munitions, depuis 10 ans dans le monde. Le bilan pourrait s'alourdir encore, d'autres corps se trouvant vraisemblablement à proximité immédiate du dépôt, où la Croix-Rouge n'a pu se rendre jusque-là. Les obsèques des victimes se dérouleront dimanche à Brazzaville, après une cérémonie d'hommage en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, a annoncé M. Okiemy. Le deuil national décrété depuis mardi prendra fin dimanche.
Le ministre du Plan a détaillé jeudi l'étendue des destructions autour du dépôt de munitions. "L'épicentre du sinistre est composé de trois périmètres: le premier périmètre qui comprend le camp des blindés (où se trouvait le dépôt) a été détruit à 98%. Seuls les bâtiments en construction par une entreprise chinoise ont résisté", a-t-il indiqué.
"Le deuxième périmètre a été détruit à 90% et dans le troisième les dégradations sont aussi significatives"", a-t-il ajouté sans préciser l'étendue des périmètres.
Lors de la séance au Parlement le député d'opposition Patrice Kadia, a mis en cause le pouvoir en place : "la conservation du pouvoir coûte très chère au Congo, a-t-il dit on n'a pas vu la richesse dans les médicaments pour soigner les blessés, mais seulement dans les armes qui sont gardées dans les quartiers populaires comme des semences".
Selon le gouvernement congolais, un incendie consécutif à un court-circuit serait à l'origine de l'explosion d'un dépôt d'armes et de munitions à Brazzaville. Le drame aurait fait au moins 146 morts. Sénégal: affrontements entre étudiants et forces de l'ordre à Dakar Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes. Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février. Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi. Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus. CAN: le Gabon et Aubameyang s'offrent un sans-faute et la 1re place
CAN: une finale Côte d'Ivoire-Zambie entre le favori et l'invité surprise
La couleur orange et vert est à l'honneur à la CAN. Les deux équipes qui sont qualifiées pour la finale de la CAN gabonnaise jouent en vert et orange.
|
|
Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.
C’est l’heure du bilan. Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale Massamba Dé bat - 4 ans : début d’industrialisation du pays Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain Pascal Lissouba – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger Evénements festifs
Mariage, Anniversaire, Baptême, Retrait de deuil ou Soirées entre ami(e)s SONOBRAZZA s'occupe de tout http://www.congo-sonobrazza.com/
Contact : DJ STEPHEL au 06.16.11.90.62
|