Les pans de la dérive plurielle qui affectent le Congolais entravent encore durement sa quête déjà pénible de modernité. Cette dérive massive rend stupéfait et interrogateur quant à l’avenir. Le Congo, comme d’autres Etats au monde conscients des défis réels et sérieux, n’a pas manqué de se doter d’arsenaux de lois et institutions de la ressource humaine formée et digne des enjeux du nouveau monde, gage des exigences du nouvel âge.

 

Mais pour quelle gouvernance ? La courbe des processus de nos différents chantiers de société est révélatrice de bien de déviances, d’hypocrisie et d’absence de volonté affichée. La courbe indique aussi le manque de patriotisme pour réaliser des avancées historiques harmonieuses et cohérentes aux plans socioculturel, économique, politique… 

L’Etat serait-il devenu l’appât du gain facile ? La République sombre avec la montée éhontée du népotisme, du clientélisme, de la  concussion, de la fraude et de la corruption, du vol… Sans oublier la gangrène liée à la misanthropie de la race de nombreux politiques vivipares et improvisés. Le tableau des pathologies est vraiment sombre. Le mal est profond. C’est la leucémie d’Etat. La cure des valeurs s’impose. Il nous faut quitter ces minables considérations obturantes.

La République c’est tout le contraire de la jungle. Le débat de société en République, se porterait substantiellement sur les rapports du droit et des droits.                   Ainsi serait proclamée dans un tel espace, la force de la loi et non la loi de la force en respect et confiance aux institutions établies, gardiennes de la cité, des droits humains de la justice et d’égalité… d’épanouissement de la société. Peut-on assainir la République sans éduquer ni sanctionner ses citoyens égaux en droit ?

Or, depuis environ trois décennies, il parait assez courant que la société congolaise, dans un espace de confusion de tout, s’installe ostensiblement dans une société de "privilèges sans retenu" du fait d’affiliation, du mariage, d’appartenance magico politique ou religieuse…

Une frange de donneur de leçons avec les droits absolus, l’autre franche exerçant les devoirs. Elle bascule dans l’introït de l’aristocratie et l’exercice de la démocratie de façade. Historiquement la tendance est régressive à en croire le passé des civilisations. Le décor est celui d’une minorité arrogante, au dessus de tout, écrasant une majorité laborieuse avec l’avènement en arrière-plan, d’une sorte de monarchie républicaine.

A cet effet, quels sont le modèle et le visage que nous voulons réellement donner, pour quels types de défis, à notre société mutante ? C'est-à-dire des choix qui prépareraient la nation à un nouvel âge de ses défis d’avenir et les institutions à se hisser à leur hauteur pour les accompagner. Plutôt ce sont des prévarications de tous ordres qui s’amoncèlent   à notre propre insu collectif !

Chaque jour amène la preuve que la façon dont nous nous servons de l’Etat, renforce son affaiblissement et la perte de confiance dans une population surplombée par la pauvreté, la misère, la maladie… l’absence de perspectives du fait d’ambitions personnelles et des raccourcis. La ploutocratie se profile, elle aussi à l’horizon, la médiocrité bat son plein. Le pouvoir d’argent devient seul, la clé passe partout aux mépris des droits humains et des lois et règlements des institutions.

Le citoyen lui s’enracinant irrémédiablement dans la corruption. Tout le monde se mire dans l’indifférence scandaleuse. Les extases de la richesse facile et la quête de la gloire ont achevé d’infester la rupture de bien d’équilibre sociétal briguer ou assumer certaines hautes fonctions semble devenir une chose banale. Même les "Mamadou" osent gérer certaines de nos administrations ! Rien n’est plus exigé même pas le niveau d’études. Est-ce cela le soubassement rassurant pour un Etat qui se cherche une voie idoine de développement ?

Le pays de paradoxes est celui des gents qui "travaillent", s’appauvrissant de plus en plus et des partisans du moindre effort qui, eux s’enrichissent chaque jour qui passe. C’est là une autre curieuse mutation de la société congolaise de la culture du développement sans efforts. Ces anti-valeurs bénéficient d’applaudissements sans pareil. Devant ce satisfecit, l’excellence, la compétence, la probité et le mérite, s’émoussant, deviennent de simples mirages. Tout a l’air d’appartenir à un monde hasardeux et d’improvisation à côté une autre culture de beaux discours d’intentions réclament des changements.                  

Ce cafouillis incite bien de citoyens à s’animer des motivations léonines dans le champ d’application de leurs responsabilités ou des lois de la République. Seul leur gain compte, à qui mieux mieux selon le degré de son mécontentement social et d’égoïsme qu’il se donne dans la jungle, à amasser de colossaux moyens au détriment de la communauté ou de la collectivité. Dans une économie ou un pays sous développé, le développement est individuel pourrait-on conclure.

Il s’observe à grande échelle de géantes accumulations de richesses trop faciles (argent, villas huppées, voitures de classe, voyages de prestige, très nombreuses charges des maîtresses…) par des personnes, parfois n’offrant aucune justification réelle à un tel embourgeoisement. Ne se pose-t-il pas là la problématique de notre sécurité collective et de notre légitime ambition pour le Congo ?

En pleine civilisation, les vraies valeurs fondatrices d’un Etat moderne nous tournent le dos. Ou nous tournons volontiers le dos à ces antivaleurs.                 D’aucuns ne croient plus en leurs aptitudes, talents et capacités intrinsèques. Tout semble suivre le vent du snobisme tel un caméléon ou une pieuvre prenant couleur et forme du milieu où il se trouve. La responsabilité citoyenne se pose avec acuité du fait que des mauvais exemples ne cessent de se multiplier. Le dispositif institutionnel de rappel à l’ordre ou de sanctions, le cas échéant comme inopérant est devenu simplement décoratif de la République.

La République se transforme comme en un vaste marché de dupes. La bactérie ‘‘antivaleurs’’ a sérieusement affecté l’arbre décisionnel du pays. Face aux mutations qui nous traversent, nos choix de société manquent d’exiger ces courageuses. Personne n’a plus peur du domaine d’Etat. La chose publique est gérée sans pédagogie ni précaution aucune voie sans conviction pour l’intérêt général et le mieux être. vers quel horizon tendons-nous ? Même dans une famille biologique, l’anarchie est bien un mauvais poison. Que seraient devenus les Chinois s’ils ne s’étaient avec leurs dirigeants, choisi la voie royale des sacrifices et d’efforts collectifs?

Dans le chute libre de la République , c’est au gré souvent des intérêts économiques et de confiance inavoués que certains collaborateurs sont choisis et nommé au plan vertical de l’Etat et de l’administration. Devant des actes de commerces qui découlent des dites nominations, l’efficacité s’en retrouvent compromise et bien d’administrations se fragilisent. La critique n’est pas acceptée. La Paransia soulève de très vives réactions. Cette façon brutale  de nommer de est dangereuse. Elle sacrifie l’obligation des résultats et de rendre compte qui incombe d’ordinaire à tout gestionnaire. C’est comme si nous n’arrivions pas toujours pas à tirer les leçons des méfaits de la politique du ventre.

En dépit de tout, notre conscience collective se doit d’évolue au fil du temps dans la nécessité de réorganisation de l’Etat. La culture du Congo, notre aventure nationale commune, devrait vraiment nous préoccuper autant nous prédisposer à opérer des véritables changements. Déçus de nous distinguer par de beaux discours qui conçoivent, construisent, réussissent et concluent tout au moyen de bilan littérairement positif.

Réalisons et accomplissons le bien, chacun par sa gouvernance, pour marquer son passage au sein des institutions, servir de modèle et permettre aux concitoyens de réussir à travers une solide et pérenne culture d’efforts de travail et de mérite aussi une agréable existence dans la communauté à l’instar d’autre nations qui occupent encore dignement les premiers rangs de nations prospérées sous le soleil.

Ne courrons pas le risque de nous retrouver dans le box des civilisations accusées devant le tribunal international de l’histoire après un demi siècle d’indépendance et d’inconséquences. La protection de petits intérêts doit être déclarée révolue.

Talassa

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Sénégal: affrontements entre étudiants  et forces de l'ordre à Dakar

Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.

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Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes.

Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février.

Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi.

Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus.

CAN: le Gabon et Aubameyang s'offrent un sans-faute et la 1re place

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Afrique du Sud: 18 ans de prison pour le meurtre d'une lesbienne des townships

Evénements

 

Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.

 

C’est l’heure du bilan.

Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale

Massamba Dé

bat -  4 ans : début d’industrialisation du pays

Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT

Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain

Pascal Lissouba  – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure

Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger

 

Evénements festifs

 

Mariage, Anniversaire,

Baptême, Retrait de deuil ou

Soirées entre ami(e)s

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