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Ne dit-on pas que qui a bu, boira ?
Les fameux clans et réseaux d’hommes politiques et d’officiers de la Force publique comme le colonel Edouard Ndinga-Oba, qui se disent appartenir au pouvoir et se prennent depuis belle lurette pour des «tout puissants» et des intouchables, ne cessent pas de frustrer certains de nos compatriotes qui sont victimes de plusieurs menaces, intimidations, sévices, exactions et actes de violence de leur part.
Le cas de l’assassinat déjoué qui aurait été commandité par le colonel Edouard Ndinga-Oba contre le sergent Gaston Onda est un exemple parlant et qui devrait être sévèrement puni, si les faits s’avèrent vrais.
Revenons en aux faits, lors de l’audience du 24 mars 2010, M. Gaston Oba a expliqué que «le 3 mars 2010 à 17 heures précises, il a été victime d’une agression sauvage commanditée par le colonel Edouard Ndinga-Oba, l’actuel commissaire de l’aéroport de Pointe-Noire, et exécutée par trois commandos dont Kanga et Mbola-Itoua qui sont les frères de son épouse, la nommée Ando «Ndoa». Le troisième membre du commando qu’on n’a pas vu à la barre, avait pris la clé des champs au Commissariat central où ils étaient placés après leur forfait».
Au cours de cette agression, M. Ando avait été sérieusement blessé par les coups de barre de fer et d’objets divers dont les commandos avaient utilisé pour, dit-on, le tuer. Pendant cette audience et devant le président Nsondé, MM. Kanga et Mbola-Itoua qui sont des policiers comme leur beau-frère Ndinga-Oba, ont d’abord nié les faits, puis ont reconnu ensuite avoir perpétré une agression contre M. Ando à son domicile, sis au Camp de la police (ex-gendarmerie à Poto-poto 3).
Mme Ndinga-Oba Ando «Ndoa» y habite également comme bien d’autres éléments de la Force publique ayant squatté les appartements de cette ex-gendarmerie, détruites pendant la guerre de 1997 après les avoir réhabilité par leurs propres moyens.
A la rédaction du journal Talassa, M. Gaston Ando a fait savoir qu’avant l’agression du 3 mars 2010, il avait à plusieurs reprises reçu des menaces de mort de la part de l’épouse du colonel, soulignant par exemple que le 4 février 2010, cette dame avait à la suite d’une querelle, dit : «je dois commanditer des gens pour te tuer courant 2010, ton corps sera ramassé dans une rue de la ville. Si cela ne se réalise pas, je ne suis donc pas la femme d’un colonel.»
Cela s’est passé devant M. Ondongo, le commissaire du Poste de sécurité de police de Poto-Poto 3 qui est intervenu pour calmer les esprits.
De ce qui précède, M. Ando s’interroge : «comment donc dans ce cas ne pas penser que l’agression du 3 mars 2010 perpétrée contre ma personne, n’a pas été commanditée par le colonel Ndinga-Oba ?» Cette intérrogation peut d’autant plus se comprendre que, le jour de la tentative d’assassinat, les deux beaux frères du colonel Ndinga-Oba auraient clairement dit à M. Ando qu’ils venaient de la part de ce colonel.
Cette tentative d’assassinat serait donc la congrétisation des menaces verbales de mort proférées à l’encontre de M. Ando. Est-ce que ce genre de menaces même si elles sont verbales, ne sont-elles pas condamnables devant la loi ?
N’a-t-on vu dans notre pays des compatriotes être jugés et être sérieusement punis pour avoir proféré des menaces à une tierce personne ?
Et si à partir des menaces de Mme Ndinga-Oba, des incidents malheureux s’étaient produits au détriment de M. Ando, la justice n’allait-elle pas statuer sur ce cas ?
Ce qui revient à dire que le président Nsondé et M. Ibarra Dan II qui a la charge du ministère publique, devraient être très sévères et très regardants dans ce procès pour que tous ceux qui se disent «tout puissants» ou intouchables comme le colonel Ndinga-Oba et son épouse, apprennent que «nul, dans notre pays, n’est au dessus de la loi et devraient être condamnés».
Aujourd’hui, plus personne dans notre pays ne devrait avoir le courage et prendre le plaisir de se venter que pendant les guerres qui se sont succédées dans le pays qu’il a assassiné des Bakongo, des Bémbé, des Mbochis et autres, pour ne pas transmettre aux générations futures ces bêtises humaines qui ont assombri l’histoire de notre pays.
Les plaies ne s’étant pas encore cicatrisées, il n’est pas bon de remuer maintes fois les couteaux qui sont toujours restés dans ces plaies. Il n’est pas moins important de signaler également que tous ceux se conduisent aujourd’hui en bourreaux du peuple parce qu’ils ont des parapluies au sommet de l’Etat, devraient savoir qu’ils sont en train de salir et de discréditer le pouvoir de Brazzaville, mais aussi le Président Denis Sassou Nguesso.
Par les actes crapuleux, ces soi-disant intouchables découragent l’électorat du Président Sassou Nguesso, qui pensent que si ces gens ont le courage d’agir ainsi c’est parce qu’ils ont l’appui du pouvoir.
Nous ne cesserons jamais de dire que lorsque des pauvres et paisibles citoyens n’ont plus confiance en leurs dirigeants ou en leur justice et qu’ils se détournent progressivement d’elles, c’est très dangereux pour un Etat parce que les citoyens seront tentés de recourir à la justice privée dont la loi du talion est la règle.
Le Président Sassou Nguesso ne doit plus tergiverser ou être clément avec tous ceux qui sèment la terreur, le désordre et l’anarchie au sein des populations sous prétexte qu’ils sont au pouvoir et peuvent tout se permettre.
Le Congo n’est pas une jungle où le plus fort fait sa loi comme s’il n’avait pas dans le pays une justice. Pour le cas du procès opposant M. Ando et Mme Ndinga-Oba, le tribunal ne sera pas assurément complaisant et doit effectivement dire le droit, tout le droit et rien que le droit pour couper les ailes à tous ceux qui veulent faire le «matalana» parce qu’ils rassurent être protégés par «leur» pouvoir.
Nos magistrats qui ne sont pas des piètres professionnels, ne devraient plus rougir de honte et souffrir d’un complexe devant qui que ce soit. Ils savent mieux que quiconque le rôle important que joue la justice dans un Etat de droit, en tant que gardienne de la légalité, des droits et libertés fondamentaux des citoyens.
Le ministre d’Etat en charge du pôle de la souveraineté, garde des sceaux, ministre de la Justice et des droits, devrait veiller à ce que la corruption, la tricherie et la fraude et d’autres phénomènes qui constituent des obstacles pour notre justice, soient bannies à jamais pour l’intérêt de la République.
Ghys Fortune DOMBE BEMBA & Rufin TOFFE MABALA(Talassa)
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L'explosion d'un dépôt de munitions le 4 mars à Brazzaville a fait plus de 2.300 blessés et près de 14.000 sans-abri, le nombre de tués restant inchangé à près de 200 victimes, dont les obsèques se dérouleront dimanche, selon un nouveau bilan jeudi du gouvernement congolais.
Lors d'une séance de questions d'actualité au Parlement, le ministre du Plan et président de la Commission d'évaluation du sinistre, Pierre Moussa, a donné le chiffre de 13.854 sans-abri. Les hôpitaux ont reçu 2.315 blessés, dont 297 sont encore soignés, a-t-il précisé. Le nombre de personnes tuées dans l'accident est toujours évalué à près de 200, a indiqué de son côté le porte-parole du gouvernement Bienvenu Okiemy. Un précédant bilan faisait état de plus de 1.300 blessés et 5.000 sans abri.
Il s'agit du plus meurtrier accident de ce type, dans des dépôts d'armes et de munitions, depuis 10 ans dans le monde. Le bilan pourrait s'alourdir encore, d'autres corps se trouvant vraisemblablement à proximité immédiate du dépôt, où la Croix-Rouge n'a pu se rendre jusque-là. Les obsèques des victimes se dérouleront dimanche à Brazzaville, après une cérémonie d'hommage en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, a annoncé M. Okiemy. Le deuil national décrété depuis mardi prendra fin dimanche.
Le ministre du Plan a détaillé jeudi l'étendue des destructions autour du dépôt de munitions. "L'épicentre du sinistre est composé de trois périmètres: le premier périmètre qui comprend le camp des blindés (où se trouvait le dépôt) a été détruit à 98%. Seuls les bâtiments en construction par une entreprise chinoise ont résisté", a-t-il indiqué.
"Le deuxième périmètre a été détruit à 90% et dans le troisième les dégradations sont aussi significatives"", a-t-il ajouté sans préciser l'étendue des périmètres.
Lors de la séance au Parlement le député d'opposition Patrice Kadia, a mis en cause le pouvoir en place : "la conservation du pouvoir coûte très chère au Congo, a-t-il dit on n'a pas vu la richesse dans les médicaments pour soigner les blessés, mais seulement dans les armes qui sont gardées dans les quartiers populaires comme des semences".
Selon le gouvernement congolais, un incendie consécutif à un court-circuit serait à l'origine de l'explosion d'un dépôt d'armes et de munitions à Brazzaville. Le drame aurait fait au moins 146 morts. Sénégal: affrontements entre étudiants et forces de l'ordre à Dakar Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes. Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février. Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi. Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus. CAN: le Gabon et Aubameyang s'offrent un sans-faute et la 1re place
CAN: une finale Côte d'Ivoire-Zambie entre le favori et l'invité surprise
La couleur orange et vert est à l'honneur à la CAN. Les deux équipes qui sont qualifiées pour la finale de la CAN gabonnaise jouent en vert et orange.
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Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.
C’est l’heure du bilan. Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale Massamba Dé bat - 4 ans : début d’industrialisation du pays Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain Pascal Lissouba – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger Evénements festifs
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