Il n'est point de bonheur sans liberté ni de liberté sans courage








Question: Un sujet lié à la littérature défraie actuellement la chronique. C’est que Nelson Mandela ne reconnaît pas
avoir écrit l’avant-propos du livre « Parler vrai pour l’Afrique » de Sassou Nguesso, Président du Congo-Brazzaville. En tant qu’écrivain, que vous suggère une telle imposture surtout venant d’une telle personnalité ?
Reponse: Que Sassou Nguesso se ménage un avant-propos sur mesure et en
attribue la paternité à Nelson Mandela, cela n’a rien d’étonnant au regard des crimes à l’actif du potentat congolais. Il est évident que ce dernier n’éprouve aucun respect pour l’ex-président
sud-africain, encore moins pour les valeurs intellectuelles en général. Je note que ce livre est intitulé « Parler vrai pour l’Afrique ». C’est certainement là la deuxième imposture.
Autant dire que ce livre n’est finalement qu’imposture de bout en bout. Sassou Nguesso ne peut certainement se monter plus méprisant à l’encontre de l’Afrique. Que ce livre ait été par ailleurs
publié par un éditeur dit de renom en France, c’est également un des signes de l’inféodation de certains éditeurs hexagonaux à la Françafrique, à tel point comme c’est le cas ici, une grossière
et ignoble forfaiture échappe totalement aux règles de déontologie de l’édition ainsi sacrifiées sur l’autel de l’affairisme ; le simple fait que Sassou Nguesso présente un manuscrit
auréolé d’un avant-propos vantant ses supposées qualités et estampillé au nom de Nelson Mandela incite déjà et à tout le moins, aux forts soupçons d’imposture pour tout esprit
sain.
Badiadji Horrétowdo: « Le développement de l’Afrique est au cœur de mes préoccupations littéraires »
http://www.lemessager.net/?p=2028






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