Des discussions franco-iraniennes soigneusement menées à l’écart des ministères et des ambassades. Une médiation dirigée par Karim Wade. L’habileté de Robert Bourgi, conseiller de l’ombre de Nicolas Sarkozy sur les questions africaines. Autant d’éléments qui ont permis la libération de la jeune universitaire française, Clotilde Reiss, le 16 mai.

wade Les tractations pour faire libérer Clotilde Reiss, emprisonnée à Téhéran depuis les manifestations antigouvernementales de l'été 2009, semblaient au point mort depuis des semaines. Brusquement, le week-end dernier, les choses s'accélèrent et la jeune femme est libérée. Les médias n'ont rien vu venir, mais les initiés ne sont pas surpris. Les négociations ne s'étaient jamais arrêtées. Depuis plusieurs mois, elles allaient même bon train.

Dès octobre 2009, le chef de l'État sénégalais, Abdoulaye Wade, se propose pour mener la danse entre Paris et Téhéran. Des rencontres ont lieu, des discussions sont entreprises mais, en novembre, le « Monsieur Afrique » de l’Élysée, André Parant, demande à Dakar d’en rester là - sur consigne du conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, Jean-David Levitte. D’autres pistes sont en cours d’examen, dit-on, d’autres canaux diplomatiques vont être empruntés.

Jusqu’au mois de mars 2010, l’Élysée explore ces voies, sans succès. C’est alors que l’avocat français Robert Bourgi entre en scène. Il propose de relancer la médiation du président Wade, qui entretient de très bons rapports avec le pouvoir iranien. Nicolas Sarkozy lui fait confiance, Claude Guéant accepte.

Les 12, 13 et 14 mars, les premiers entretiens destinés à préparer les négociations avec Mahmoud Ahmadinejad ont lieu. Robert Bourgi se rend d’abord à Beyrouth où il rencontre des hauts dignitaires du Hezbollah - mouvement politique chiite libanais. Ceux-ci introduisent l’émissaire français auprès du général Mohamed Nassif, le chef des services secrets syriens. L’entrevue, qui dure cinq heures, a lieu à Damas. Au cours de celle-ci, Robert Bourgi appelle au téléphone Claude Guéant, et lui passe Mohamed Nassif.

Mission discrète

À son retour à Paris, l’affaire semble bien engagée. Le 26 mars, Claude Guéant, qui suit l’évolution des choses de près pour le compte du président français, reçoit Bourgi et le ministre d’État Karim Wade, qui est également fils du président sénégalais. Ils évoquent une prochaine visite à Téhéran, une mission tenue secrète : ni la DGSE, ni le Quai d’Orsay, ni même la cellule diplomatique de l’Élysée, dirigée par Jean-David Levitte, n’en sont informés.

Arrivés dans la capitale iranienne le 29 mars, Robert Bourgi et Karim Wade ne se rendent pas à l’ambassade de France, où les diplomates ignorent tout de leur présence et où Clotilde Reiss, assignée à résidence, attend désespérément l’avancée de son « dossier ». Les missi dominici vont droit au but en s’entretiennent trois heures durant avec Mahmoud Ahmadinejad lui-même, entouré de ses collaborateurs.
Les Iraniens sont satisfaits du retour d’Abdoulaye Wade dans la négociation et, introduit par lui, Robert Bourgi est à l’aise. Il a apporté des photos de la cérémonie de remise de sa légion d’honneur par Nicolas Sarkozy, dont il s’agit de plaider la cause, quelque peu écornée en Iran. Bourgi s’y emploie : Sarkozy est certes « l’ami des Juifs », dit-il, mais il n’est en rien l’ennemi des Perses, dont il admire la civilisation.

Une prière et puis s’en vont

Les deux médiateurs demandent enfin la libération de Clotilde Reiss, accusée d’espionnage parce qu’elle a pris des photos lors d’une manifestation anti-Ahmadinejad.

Bourgi met en avant ses origines libanaises et surtout sa confession chiite. Jouant son va-tout, il demande à faire une prière à la mémoire de Rouhollah Khomeiny. Au nom du droit d’aînesse, c’est lui qui va la conduire, sous le portrait de l’ayatollah. Habile, Bourgi accompagne la prière des morts d’invocations de l’imam Ali, une pratique exclusivement chiite. Il va à ce point toucher Ahmadinejad que celui-ci en pleure ! Le 1er avril, le séjour iranien de Karim Wade et Robert Bourgi s’achève. Retour à Paris. À Claude Guéant, ils confirment que la libération de Clotilde Reiss est en bonne voie. On connaît la suite...

 

Retour à l'accueil

L'explosion d'un dépôt de munitions le 4 mars à Brazzaville a fait plus de 2.300 blessés et près de 14.000 sans-abri, le nombre de tués restant inchangé à près de 200 victimes, dont les obsèques se dérouleront dimanche, selon un nouveau bilan jeudi du gouvernement congolais.

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Lors d'une séance de questions d'actualité au Parlement, le ministre du Plan et président de la Commission d'évaluation du sinistre, Pierre Moussa, a donné le chiffre de 13.854 sans-abri.

Les hôpitaux ont reçu 2.315 blessés, dont 297 sont encore soignés, a-t-il précisé. Le nombre de personnes tuées dans l'accident est toujours évalué à près de 200, a indiqué de son côté le porte-parole du gouvernement Bienvenu Okiemy.

Un précédant bilan faisait état de plus de 1.300 blessés et 5.000 sans abri.

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Il s'agit du plus meurtrier accident de ce type, dans des dépôts d'armes et de munitions, depuis 10 ans dans le monde.

Le bilan pourrait s'alourdir encore, d'autres corps se trouvant vraisemblablement à proximité immédiate du dépôt, où la Croix-Rouge n'a pu se rendre jusque-là.

Les obsèques des victimes se dérouleront dimanche à Brazzaville, après une cérémonie d'hommage en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, a annoncé M. Okiemy. Le deuil national décrété depuis mardi prendra fin dimanche.

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Le ministre du Plan a détaillé jeudi l'étendue des destructions autour du dépôt de munitions.

"L'épicentre du sinistre est composé de trois périmètres: le premier périmètre qui comprend le camp des blindés (où se trouvait le dépôt) a été détruit à 98%. Seuls les bâtiments en construction par une entreprise chinoise ont résisté", a-t-il indiqué.

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"Le deuxième périmètre a été détruit à 90% et dans le troisième les dégradations sont aussi significatives"", a-t-il ajouté sans préciser l'étendue des périmètres.

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Lors de la séance au Parlement le député d'opposition Patrice Kadia, a mis en cause le pouvoir en place : "la conservation du pouvoir coûte très chère au Congo, a-t-il dit on n'a pas vu la richesse dans les médicaments pour soigner les blessés, mais seulement dans les armes qui sont gardées dans les quartiers populaires comme des semences".

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Selon le gouvernement congolais, un incendie consécutif à un court-circuit serait à l'origine de l'explosion d'un dépôt d'armes et de munitions à Brazzaville. Le drame aurait fait au moins 146 morts.

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Sénégal: affrontements entre étudiants  et forces de l'ordre à Dakar

Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.

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Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes.

Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février.

Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi.

Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus.

CAN: le Gabon et Aubameyang s'offrent un sans-faute et la 1re place

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CAN: une finale Côte d'Ivoire-Zambie entre le favori et l'invité surprise

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La couleur orange et vert est à l'honneur à la CAN. Les deux équipes qui sont qualifiées pour la finale de la CAN gabonnaise jouent en vert et orange.

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Evénements

 

Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.

 

C’est l’heure du bilan.

Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale

Massamba Dé

bat -  4 ans : début d’industrialisation du pays

Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT

Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain

Pascal Lissouba  – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure

Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger

 

Evénements festifs

 

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