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Un groupe de 50 députés sur les 83 que compte le parlement béninois ont demandé vendredi la mise en accusation du président Boni Yayi pour "forfaiture et parjure" dans laffaire des sociétés illégales de placement dargent.
Dans une correspondance parvenue samedi à lAFP et signée de 50 députés issus de lopposition et dune dissidence de la mouvance présidentielle adressée au président du parlement, les députés ont demandé que le président béninois soit traduit devant la Haute cour de justice. "Nous voudrions inviter la représentation nationale et, à travers elle, la nation béninoise toute entière à un sursaut salutaire compte tenu de la déconfiture morale que vit notre pays", indique la correspondance.
Selon les parlementaires, cette situation est intervenue malgré entre autres, "lexistence d'une réglementation du système bancaire au Bénin et nonobstant lavertissement de la BCEAO (Banque centrale des Etats dAfrique de lOuest) émis depuis le mois daoût 2009".
La même source indique que "aujourdhui bon nombre de Béninois qui ont eu le malheur de croire que le gouvernement exerce son obligation de veille et de contrôle de léconomie nationale, se sont trouvés complètement ruinés".
A en croire les députés : "le président Yayi Boni a favorisé les activités de ICC Services, notamment en saffichant partout dans le pays et de manière ostentatoire avec les responsables et en rendant visite par deux fois au président directeur général de ICC Services à domicile, qui a financé à la présidence de la République les activités politiques des partis et organisations de la mouvance présidentielle", ont-ils affirmé. "Pour toutes ces raisons, nous demandons au président du parlement béninois, conformément aux dispositions constitutionnelles en vigueur au Bénin, dengager les poursuites à lencontre de lactuel chef de lEtat béninois pour forfaiture et parjure".
En effet, selon la Constitution béninoise, la Haute Cour de Justice après saisine du parlement est la seule juridiction habilitée pour connaître des fautes commises par les ministres et le chef de lEtat dans lexercice de leurs fonctions. ICC Services (Investment consultancy and computering services), une société béninoise de placement d'argent, promettait aux souscripteurs une rémunération de 150, voire 200%, par trimestre, avec remboursement du capital au bout d'un an de placement. En réalité, les dépôts des nouveaux souscripteurs servaient à payer les échéances des premiers.
Le 7 juillet, Boni Yayi avait limogé le ministre de l'Intérieur Armand Zinzindohoué et le Procureur général près la Cour dappel de Cotonou dans le cadre de cette affaire. Le président lui reprochait d'avoir "offert les services de forces de sécurité sous son autorité et d'avoir signé un permis de port d'arme aux responsables de la société au mépris des précautions élémentaires en la matière", selon une source à la présidence. M. Yayi a ordonné une enquête et selon une source proche de la commission d'enquête, l'un des cousins du président a été arrêté dans la foulée et est détenu à la maison d'arrêt de Cotonou.
Elu en mars 2006 avec plus de 70% des votes, Boni Yayi, un ancien banquier, avait basé son programme sur la restauration des valeurs républicaines et principalement la lutte contre la corruption qui gangrenait l'administration en place.
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L'explosion d'un dépôt de munitions le 4 mars à Brazzaville a fait plus de 2.300 blessés et près de 14.000 sans-abri, le nombre de tués restant inchangé à près de 200 victimes, dont les obsèques se dérouleront dimanche, selon un nouveau bilan jeudi du gouvernement congolais.
Lors d'une séance de questions d'actualité au Parlement, le ministre du Plan et président de la Commission d'évaluation du sinistre, Pierre Moussa, a donné le chiffre de 13.854 sans-abri. Les hôpitaux ont reçu 2.315 blessés, dont 297 sont encore soignés, a-t-il précisé. Le nombre de personnes tuées dans l'accident est toujours évalué à près de 200, a indiqué de son côté le porte-parole du gouvernement Bienvenu Okiemy. Un précédant bilan faisait état de plus de 1.300 blessés et 5.000 sans abri.
Il s'agit du plus meurtrier accident de ce type, dans des dépôts d'armes et de munitions, depuis 10 ans dans le monde. Le bilan pourrait s'alourdir encore, d'autres corps se trouvant vraisemblablement à proximité immédiate du dépôt, où la Croix-Rouge n'a pu se rendre jusque-là. Les obsèques des victimes se dérouleront dimanche à Brazzaville, après une cérémonie d'hommage en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, a annoncé M. Okiemy. Le deuil national décrété depuis mardi prendra fin dimanche.
Le ministre du Plan a détaillé jeudi l'étendue des destructions autour du dépôt de munitions. "L'épicentre du sinistre est composé de trois périmètres: le premier périmètre qui comprend le camp des blindés (où se trouvait le dépôt) a été détruit à 98%. Seuls les bâtiments en construction par une entreprise chinoise ont résisté", a-t-il indiqué.
"Le deuxième périmètre a été détruit à 90% et dans le troisième les dégradations sont aussi significatives"", a-t-il ajouté sans préciser l'étendue des périmètres.
Lors de la séance au Parlement le député d'opposition Patrice Kadia, a mis en cause le pouvoir en place : "la conservation du pouvoir coûte très chère au Congo, a-t-il dit on n'a pas vu la richesse dans les médicaments pour soigner les blessés, mais seulement dans les armes qui sont gardées dans les quartiers populaires comme des semences".
Selon le gouvernement congolais, un incendie consécutif à un court-circuit serait à l'origine de l'explosion d'un dépôt d'armes et de munitions à Brazzaville. Le drame aurait fait au moins 146 morts. Sénégal: affrontements entre étudiants et forces de l'ordre à Dakar Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes. Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février. Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi. Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus. CAN: le Gabon et Aubameyang s'offrent un sans-faute et la 1re place
CAN: une finale Côte d'Ivoire-Zambie entre le favori et l'invité surprise
La couleur orange et vert est à l'honneur à la CAN. Les deux équipes qui sont qualifiées pour la finale de la CAN gabonnaise jouent en vert et orange.
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Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.
C’est l’heure du bilan. Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale Massamba Dé bat - 4 ans : début d’industrialisation du pays Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain Pascal Lissouba – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger Evénements festifs
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