Comme nous l'avons précédemment évoqué en hiver dernier dans nos parutions : Congo-Brazzaville : Faut-il un réveil tunisien de la jeunesse congolaise ?

Ou encore Congo-Brazzaville : Pour une révolte ou une transition pacifique ?

La succession des révoltes dans les pays du Maghreb arabo-berbère provoque des sueurs froides aux dictatures encore en place en Afrique subsaharienne.

Les événements qui se déroulent depuis ce samedi 20 Aout 2011 ne sont guère de bonne nouvelles pour les MUGABE, Edouardo dos SANTOS, OBIANG NGUEMA, SASSOU NGUESSO, WADE, CAMPARORE, IDRIS DEBY ....dont les régimes policiers, autoritaires et dictatoriaux, qui étranglent leurs peuples dans un système de " broyeur d'initiative, d'ambition et de liberté " réalisent à quel point que les dictatures , même les plus féroces du monde ne résiste pas à la révolte populaire.

La chute annoncée de leur fidèle parmi le plus fidèle mentor, MOUAMMAR KADHAFI, secoue les prestigieux palais dictatoriaux d'Afrique noire. Certains ont même tenté de lui venir en aide en lui envoyant des hommes de mains et mercenaires. Mais c'était sans compter contre ce train inratable et révolutionnaire que poursuit l'histoire des peuples opprimés.

Après les cinquantenaires des indépendances de la plupart des pays africains, l'on est encore à se demander quelle leçon avons-nous tiré de la fin de l'esclavage, de la fin des monopartites, de la fin des privilèges des pouvoirs autoritaires des années 1970 et 1980 ?

Cela ne s'est pourtant pas passé en douceur pour certains dictateurs. Beaucoup, dont les souvenirs sont encore frais dans nos mémoires nous rappellent, les tristes fins conduisant à la déchéance des MOBUTU, IDI AMIN DADDA, BOKASSA 1er etc sont restés des scènes traumatisant pour leur proches et familles. Les enfants MOBUTU régnant anciennement sur le zaïre ou tout leur étaient permis sans la moindre résistance, abusant de leur statut de fils du Maréchal président traumatisaient sans répit les paisibles populations. Leur fin a-t-elle était glorieuse ?

Ceux de BEDEL BOKASSA 1er qui venaient de subir une humiliation qui ne dit pas son nom en perdant leur château de la région parisienne sont aujourd'hui livrés à eux mêmes dans un dénuement affligeant. Les enfants MOUBARAK encagés avec leur père sont contraints de ravaler leur indécente insolence et surtout le mépris qu'ils vouaient au peuple égyptien. Actuellement c'est au tour des fils KADDHAFI de subir la loi de la révolte populaire d'un peuple qu'on a museler pendant plus de 40 ans. Les uns se lançant dans un dernier baroud d'honneur par défi ou encore par un orgueil suicidaire, d'autres l'ayant déjà payé au prix le plus fort : celui du sang.

Doit-on se laisser entrainer dans cette course vengeresse contre les fils des dictateurs sous prétextes qu'ils sont aussi coupables que leurs pères ? Doit-on condamner les fils des dictateurs sous le seul mobile qu'ils sont les enfants des dictateurs ?

Ou encore de quel droit devrions-nous s'ériger ce privilège de statuer que tous les enfants de dictateurs doivent subir la même sanction que leurs pères ?

Ce débat mérite bien d'être préalablement nuancé et clarifié pour ne mettre en avant que les responsabilités des uns et des autres, sans distinction d'affiliation quelconque. Notre démarche doit se résoudre à mettre en avant les faits et les actes répréhensibles clairement identifiés avant toute entreprise de sanction. La course aux sorciers lancée dans TRIPOLI à l'encontre des enfants de KADHAFI nous paraît disproportionnée, dans la mesure où il n'était pas établi qu'ils sont coupables. Oui, combattre ceux qui ont commis des actes délictueux à l'encontre du peuple ne mérite aucune excuse et doivent être soumis à loi de la justice universelle. Ces situations que l'on peut juger salvatrices pour ces peuples martyrisés doivent servir de base de méditation pour le clan et fils du dictateur SASSOU qui ont mis les mains basses depuis plusieurs années sur toutes les richesses congolaises de se reprendre. Seront-ils plus ouverts à l'appel incessant du peuple qui réclame une justice équitable et l'ouverture d'un vrai dialogue populaire pour pacifier le pays ?

Resterons t-ils insensibles aux appels au dialogue ? Il est aujourd'hui acquis qu'à près de 70 ans et après avoir exercé le pouvoir sans partage et brutal pendant 27 ans que Mr SASSOU puisse entendre la voie de la raison. Laisserait-on votre père conduire le pays dans un bain de sang qui, malgré son armada militaire, n'épargnera personne. ? Ce que les congolais vous demande ce n'est pas de leur dire ce qu'ils doivent faire mais plutôt ils réclament de votre part un changement d'attitude qui ferait entrer le Congo dans l'ère des évolutions démocratiques actuelles.

On peut bien naître fils ou filles de dictateurs mais ce n'est pas pour autant que l'on doit épouser ses idées au point d'en devenir même un clone. Ces filles et fils de dictateurs dont certains ont partagé les mêmes joies et tristesses avec nous ne sont pas si différents. Pourquoi devrions-nous lancer systématiquement des " fatwa " à l'encontre de ces derniers ?

En y réfléchissant l'on peut facilement arriver à déduire que notre débat sur la démocratie risque de se pervertir si nous égarions des vrais objectifs. Il est évident, au regard de la grogne qui gagne un peu plus le Congo " votre " politique, dont vous estimés être bien rodée et indéboulonnable, que vos proches vous certifient être parfaite n'est en réalité qu'une succession d'erreur, de mauvais choix, de malversations, de corruption etc. qui étouffe et asphyxie le peuple congolais. Ce n'est qu'un château de cartes qui vous protège. La vraie protection vient du peuple. En réalité, ces lécheurs de bottes vous mentent tous, ils vous poussent d'une façon ou d'une autre vers un dilemme indénouable.

En vous chantant à longueur de journée des louanges teintées d'une médiocrité digne de prestigitateurs véreux, ils vous obstruent la vue pour ne pas vous rendre compte de la nature de notre état sclérosé par l'autoritarisme et les antivaleurs. Ces mêmes lécheurs de bottes seront également les premiers à vous pousser vers l'abîme et ceci afin que vous puissiez perdre pied pour rejoindre l'exil.

Ainsi ils n'auront ni de compte à rendre ni de remords à se faire. Il est peut-être temps de faire le choix d'une justice équilibrée, d'une pacification du pays aseptisée de toute manipulation ethnique, de prônée le chemin d'une véritable réconciliation avec tous les congolais, d'œuvrer pour justice sociale et proche des aspirations du peuple congolais, bref de vous reformer pour être des hommes différents de ceux qui vous ont engendrés.

La société congolaise doit maintenant transcender cet épisode dramatique de la guerre à la paix ou encore entre le régime autoritaire et la démocratie. Nous devrions apprendre à faire face a un passé enraciné dans les injustices ethniques et les antivaleurs tout en œuvrant pour les droits de l'homme et une justice équitable. Il faut dénoncer ensemble que l'absence de démocratie et l'Etat de droit au Congo-Brazzaville sont incontestablement la cause du désordre politique et institutionnel que nous traversons depuis plus d'une quinzaine d'année. Cela prendra le temps ou peut-être pas. Une chose est certaine les expériences des peuples arabes qui ont vécu durant des années sous le joug de leurs victimaires interpelle plus d'un africain en général et congolais en particulier.

C'est l'occasion de passer un message d'unité et de réconciliation véritable pour asseoir une paix durable au Congo-Brazzaville. Serions-nous fiers si demain le Congo présentait aux yeux du monde les images d'effondrement des édifices de la répression, de l'injustice et la corruption dans un bain de sang que l'on peut éviter ? Le dialogue pacifique n'est-il pas préférable aux choix sectaires et répressifs qui souvent conduisent à adopter des comportements suicidaires par orgueil, par excès de zèle, ou par un complexe de supériorité malsain ?

Jean-Claude BERI : www.dac-presse.com

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L'explosion d'un dépôt de munitions le 4 mars à Brazzaville a fait plus de 2.300 blessés et près de 14.000 sans-abri, le nombre de tués restant inchangé à près de 200 victimes, dont les obsèques se dérouleront dimanche, selon un nouveau bilan jeudi du gouvernement congolais.

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Lors d'une séance de questions d'actualité au Parlement, le ministre du Plan et président de la Commission d'évaluation du sinistre, Pierre Moussa, a donné le chiffre de 13.854 sans-abri.

Les hôpitaux ont reçu 2.315 blessés, dont 297 sont encore soignés, a-t-il précisé. Le nombre de personnes tuées dans l'accident est toujours évalué à près de 200, a indiqué de son côté le porte-parole du gouvernement Bienvenu Okiemy.

Un précédant bilan faisait état de plus de 1.300 blessés et 5.000 sans abri.

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Il s'agit du plus meurtrier accident de ce type, dans des dépôts d'armes et de munitions, depuis 10 ans dans le monde.

Le bilan pourrait s'alourdir encore, d'autres corps se trouvant vraisemblablement à proximité immédiate du dépôt, où la Croix-Rouge n'a pu se rendre jusque-là.

Les obsèques des victimes se dérouleront dimanche à Brazzaville, après une cérémonie d'hommage en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, a annoncé M. Okiemy. Le deuil national décrété depuis mardi prendra fin dimanche.

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Le ministre du Plan a détaillé jeudi l'étendue des destructions autour du dépôt de munitions.

"L'épicentre du sinistre est composé de trois périmètres: le premier périmètre qui comprend le camp des blindés (où se trouvait le dépôt) a été détruit à 98%. Seuls les bâtiments en construction par une entreprise chinoise ont résisté", a-t-il indiqué.

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"Le deuxième périmètre a été détruit à 90% et dans le troisième les dégradations sont aussi significatives"", a-t-il ajouté sans préciser l'étendue des périmètres.

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Lors de la séance au Parlement le député d'opposition Patrice Kadia, a mis en cause le pouvoir en place : "la conservation du pouvoir coûte très chère au Congo, a-t-il dit on n'a pas vu la richesse dans les médicaments pour soigner les blessés, mais seulement dans les armes qui sont gardées dans les quartiers populaires comme des semences".

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Selon le gouvernement congolais, un incendie consécutif à un court-circuit serait à l'origine de l'explosion d'un dépôt d'armes et de munitions à Brazzaville. Le drame aurait fait au moins 146 morts.

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Sénégal: affrontements entre étudiants  et forces de l'ordre à Dakar

Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.

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Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes.

Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février.

Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi.

Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus.

CAN: le Gabon et Aubameyang s'offrent un sans-faute et la 1re place

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CAN: une finale Côte d'Ivoire-Zambie entre le favori et l'invité surprise

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La couleur orange et vert est à l'honneur à la CAN. Les deux équipes qui sont qualifiées pour la finale de la CAN gabonnaise jouent en vert et orange.

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DERNIERES MINUTES

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Nigeria: six morts et des explosions de bombes artisanales dans le nord-est

 

Un Rwandais extradé du Canada inculpé de planification du génocide

 

Droit d'asile d'un Soudanais: la France épinglée par la Cour européenne des droits de l'homme

 

Afrique du Sud: le groupe minier Impala Platinum licencie 13.000 personnes

 

La Libye va enquêter sur les cas de torture dans ses prisons

 

Nigeria: les autorités interrogent le porte-parole présumé de Boko Haram

 

Sénégal: Wade qualifie de simple "brise" la contestation de sa candidature

 

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Afrique du Sud: 18 ans de prison pour le meurtre d'une lesbienne des townships

Evénements

 

Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.

 

C’est l’heure du bilan.

Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale

Massamba Dé

bat -  4 ans : début d’industrialisation du pays

Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT

Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain

Pascal Lissouba  – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure

Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger

 

Evénements festifs

 

Mariage, Anniversaire,

Baptême, Retrait de deuil ou

Soirées entre ami(e)s

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