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NKOK (Gabon) (AFP) - mercredi 01 septembre 2010 - 9h48 - C'est un immense terrain de buttes d'argile rouge dans la forêt mais dans six mois doit se dresser, à proximité de Libreville, la première partie de la Zone économique spéciale (ZES) de Nkok, appelée à devenir la plus grande d'Afrique centrale et de l'Ouest.
Depuis le 7 juin, environ 400 hectares ont été défrichés au milieu de la jungle, à une trentaine de kilomètres de la capitale.
D'énormes engins de terrassement s'emploient à araser les collines qui s'élevaient jusqu'à 25 mètres et combler les vallées situées sous le niveau de la mer pour en faire un plateau sur lequel s'installeront des industries, notamment de transformation du bois.
Le projet s'inscrit dans la démarche du président Ali Bongo Ondimba de favoriser l'émergence d'une industrie locale exportant des produits finis et semi-finis à forte valeur ajoutée. Faiblement industrialisé, le Gabon vit principalement de ses matières premières (pétrole, manganèse, grumes brutes).
Le gouvernement espère, grâce à la ZES, relancer la filière bois qui tourne au ralenti depuis la décision, en 2009, d'interdire l'exportation de grumes brutes pour inciter les entreprises à investir dans la transformation.
Pour être dans les temps, 150 personnes se relaient jour et nuit dans la poussière afin que les entreprises puissent s'installer dès septembre et produire en mars 2011. Le projet doit s'achever en mars 2013 et couvrira une surface de 1.026 hectares.
"Nous sommes actuellement à la saison sèche mais bientôt nous serons à la saison des pluies (en septembre). Quand il y aura les pluies, vous pensez bien que ça va être +rock n' roll+", explique les pieds dans le sol meuble le chef de chantier, Lino Carlos Boussamba.
La ZES proposera, à proximité du principal axe routier du pays, du rail et d'un accès à la mer, des espaces industriels équipés en infrastructures, mais aussi des zones résidentielles et commerciales, des espaces verts, un hôtel.
Objectif ? Devenir "la première zone économique d'Afrique centrale et de l'ouest", a annoncé la présidence indiquant que le contrat avait été signé parmi un ensemble d'autres, pour un montant de 3,5 milliards d'euros, avec la multinationale de Singapour, Olam.
Avec "une capacité de traitement d'un million de mètres cubes (de bois) par an (...), elle devrait attirer près d'un milliard de dollars d'investissement et créer près de 9.000 emplois directs", selon la présidence.
"Plus de cinquante compagnies dans l'industrie" devraient s'y installer, selon Amandine Ogouebandja, directrice marketing et vente à Gabon Special Economic Zone, qui gère le site pour Olam.
Ces entreprises viendront chercher des "avantages fiscaux, par exemple l'exonération de TVA (pendant 25 ans) ou d'impôt sur le revenu pendant dix ans, 100% de fonds rapatriables dans le pays d'origine, liberté d'emploi de personnes étrangères, 50% de coût en moins sur l'électricité", ajoute Mme Ogouebandja.
Et si les travaux se font si vite, c'est pour offrir rapidement les "services spécialisés" dont a besoin l'industrie du bois pour s'installer et permettre au plus vite de "donner aux exploitants forestiers les débouchés qu'il faut pour absorber les quantités de grumes qui se sont accumulées", explique le ministre gabonais de l'Economie, Magloire Ngambia.
"Il faut remettre la filière sur pied", affirme-t-il.
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L'explosion d'un dépôt de munitions le 4 mars à Brazzaville a fait plus de 2.300 blessés et près de 14.000 sans-abri, le nombre de tués restant inchangé à près de 200 victimes, dont les obsèques se dérouleront dimanche, selon un nouveau bilan jeudi du gouvernement congolais.
Lors d'une séance de questions d'actualité au Parlement, le ministre du Plan et président de la Commission d'évaluation du sinistre, Pierre Moussa, a donné le chiffre de 13.854 sans-abri. Les hôpitaux ont reçu 2.315 blessés, dont 297 sont encore soignés, a-t-il précisé. Le nombre de personnes tuées dans l'accident est toujours évalué à près de 200, a indiqué de son côté le porte-parole du gouvernement Bienvenu Okiemy. Un précédant bilan faisait état de plus de 1.300 blessés et 5.000 sans abri.
Il s'agit du plus meurtrier accident de ce type, dans des dépôts d'armes et de munitions, depuis 10 ans dans le monde. Le bilan pourrait s'alourdir encore, d'autres corps se trouvant vraisemblablement à proximité immédiate du dépôt, où la Croix-Rouge n'a pu se rendre jusque-là. Les obsèques des victimes se dérouleront dimanche à Brazzaville, après une cérémonie d'hommage en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, a annoncé M. Okiemy. Le deuil national décrété depuis mardi prendra fin dimanche.
Le ministre du Plan a détaillé jeudi l'étendue des destructions autour du dépôt de munitions. "L'épicentre du sinistre est composé de trois périmètres: le premier périmètre qui comprend le camp des blindés (où se trouvait le dépôt) a été détruit à 98%. Seuls les bâtiments en construction par une entreprise chinoise ont résisté", a-t-il indiqué.
"Le deuxième périmètre a été détruit à 90% et dans le troisième les dégradations sont aussi significatives"", a-t-il ajouté sans préciser l'étendue des périmètres.
Lors de la séance au Parlement le député d'opposition Patrice Kadia, a mis en cause le pouvoir en place : "la conservation du pouvoir coûte très chère au Congo, a-t-il dit on n'a pas vu la richesse dans les médicaments pour soigner les blessés, mais seulement dans les armes qui sont gardées dans les quartiers populaires comme des semences".
Selon le gouvernement congolais, un incendie consécutif à un court-circuit serait à l'origine de l'explosion d'un dépôt d'armes et de munitions à Brazzaville. Le drame aurait fait au moins 146 morts. Sénégal: affrontements entre étudiants et forces de l'ordre à Dakar Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes. Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février. Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi. Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus. CAN: le Gabon et Aubameyang s'offrent un sans-faute et la 1re place
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C’est l’heure du bilan. Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale Massamba Dé bat - 4 ans : début d’industrialisation du pays Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain Pascal Lissouba – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger Evénements festifs
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