Dans un entretien exclusif accordé hier au quotidien sud africain "Independent", Zindzi Mandela et sa sœur aînée Zenani Dlamini ont déclaré ne pas laisser le sujet sur l' utilisation sans gêne du nom de leur père par le président congolais jusqu'à ce que toute la vérité soit dite, elles disent avoir à 100% le soutien de leur mère, Winnie Madikizela-Mandela.

En effet, il se dit que c'est le ministre de l'habitat sud africain, Tokyo Sexwale, qui aurait autorisé l' usage d' un pseudo discours de Madiba dans le livre du président congolais, un discours qui date des années 90. Mais à la condition qu'il ne soit pas utilisé comme un avant-propos ou une préface.

Cependant, selon la Fondation et les 2 filles de l'icône, il n'existe aucune trace écrite de ce discours soit dans les archives de la présidence sud africaine ou dans les archives de la fondation.

"Si nous nous nous permettons de parler aujourd'hui c'est pour mettre les choses au clair" dit Zindzi. "Parce que nous doutons fort qu'un tel discours ait été prononcé. Et nous aimerions que quiconque qui dit le contraire nous apporte la preuve. Qu'il nous présente ce discours qu'on ne trouve nul part." ajoute Zindzi.

S'il est démontré qu'aucune rencontre de ce genre n'a eu lieu ou que ce discours n'a jamais été prononcé par Madida, les deux soeurs disent qu'elles soutiennent la Fondation si elle estime procéder par une action en justice. «Et si la Fondation ne le fait pas, nous allons envisager de le faire nous-mêmes», Zindzi dit.

Selon des sources proches de la présidence Congolaise, une photo avait été prise lors de la rencontre en 1996.

"Qu'est-ce qu'une photo veut dire ?", demande Zenani. " "Était-elle prise en Afrique du Sud? Hors de l'Afrique du Sud ? "Si il ya une photo, laissez-nous la voir " ajoute Zenani.

Elles s interrogent également sur la procédure suivie par Tokyo Sexwale au sein de la Fondation pour permettre au président congolais d'utiliser les mots de Madiba, si avérés.

"Pourquoi il n'y a pas eu une consultation plus large au sein de la Fondation pour aboutir à cette autorisation ? se demandent les 2 soeurs. "S'il y avait eu une consultation plus large, je ne pense pas que nous serions dans ce pétrin aujourd'hui."
"Je me suis moi-même posée des questions sur les procédures de la fondation en la matière, car très surprise qu'un seul membre du board peut prendre une aussi importante décision" dit Zindzi.

Les 2 filles de Madiba ont également contesté la manière dont Tokyo Sexwale a tenté de brosser les faits sous le tapis au cours de sa visite au Congo-Brazzaville, lundi dernier, où il avait été chargé d' aller mettre les choses au clair.

"Le message que je voudrais passer est la suivante - et il doit être absolument clair", a déclaré Sexwale lors d'une émission TV en direct au Congo-Brazzaville. "Le livre du Président Sassou est un grand livre et les citations de M. Mandela, dans ce livre sont soutenues par M. Mandela lui-même. Le Président Sassou-Nguesso est un grand leader en Afrique ... Les mots qui avaient été prononcés par Mandela dans ce livre sont vrais. "

"Mais ce discours n' existe pas, il n' y a aucune preuve," dit Zenani.

"Pour nous ce n'est pas un problème", a déclaré Sexwale cours de l'émission, en référence à la controverse qui a éclaté sur la préface du livre du président congolais. " C'est juste une erreur ... qui est parfois fait par les éditeurs."

"Ce n'est pas l'avis des enfants Mandela", dit Zindzi.

Bien que les filles ont insisté que «Tokyo est un ami de la famille ... Et il a effectivement beaucoup fait pour la famille. Il a joué un rôle du grand frère pour nous et comme un fils pour notre père», elles ont précisé que ceci n'a rien à avoir avec Sexwale, mais plutôt que cela va de la dignité de leur père.

"C'est l'héritage de papa qui est l'enjeu". Elles affirment que vu les valeurs que leur père défend, il n'aurait jamais approuvé "quelqu'un comme Sassou-Nguesso ... dont le leadership est controversé".

Les 2 sœurs ont déclaré soutenir pleinement la Fondation. Elles ont également dénoncé les critiques adressées à la Fondation par certains proches du président congolais au début de la controverse.
«Papa a mis en place cette institution, et si vous attaquez cette institution, vous vous attaquez au bon jugement de papa», dit Zindzi.


Sunday Independent

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L'explosion d'un dépôt de munitions le 4 mars à Brazzaville a fait plus de 2.300 blessés et près de 14.000 sans-abri, le nombre de tués restant inchangé à près de 200 victimes, dont les obsèques se dérouleront dimanche, selon un nouveau bilan jeudi du gouvernement congolais.

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Lors d'une séance de questions d'actualité au Parlement, le ministre du Plan et président de la Commission d'évaluation du sinistre, Pierre Moussa, a donné le chiffre de 13.854 sans-abri.

Les hôpitaux ont reçu 2.315 blessés, dont 297 sont encore soignés, a-t-il précisé. Le nombre de personnes tuées dans l'accident est toujours évalué à près de 200, a indiqué de son côté le porte-parole du gouvernement Bienvenu Okiemy.

Un précédant bilan faisait état de plus de 1.300 blessés et 5.000 sans abri.

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Il s'agit du plus meurtrier accident de ce type, dans des dépôts d'armes et de munitions, depuis 10 ans dans le monde.

Le bilan pourrait s'alourdir encore, d'autres corps se trouvant vraisemblablement à proximité immédiate du dépôt, où la Croix-Rouge n'a pu se rendre jusque-là.

Les obsèques des victimes se dérouleront dimanche à Brazzaville, après une cérémonie d'hommage en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, a annoncé M. Okiemy. Le deuil national décrété depuis mardi prendra fin dimanche.

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Le ministre du Plan a détaillé jeudi l'étendue des destructions autour du dépôt de munitions.

"L'épicentre du sinistre est composé de trois périmètres: le premier périmètre qui comprend le camp des blindés (où se trouvait le dépôt) a été détruit à 98%. Seuls les bâtiments en construction par une entreprise chinoise ont résisté", a-t-il indiqué.

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"Le deuxième périmètre a été détruit à 90% et dans le troisième les dégradations sont aussi significatives"", a-t-il ajouté sans préciser l'étendue des périmètres.

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Lors de la séance au Parlement le député d'opposition Patrice Kadia, a mis en cause le pouvoir en place : "la conservation du pouvoir coûte très chère au Congo, a-t-il dit on n'a pas vu la richesse dans les médicaments pour soigner les blessés, mais seulement dans les armes qui sont gardées dans les quartiers populaires comme des semences".

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Selon le gouvernement congolais, un incendie consécutif à un court-circuit serait à l'origine de l'explosion d'un dépôt d'armes et de munitions à Brazzaville. Le drame aurait fait au moins 146 morts.

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Sénégal: affrontements entre étudiants  et forces de l'ordre à Dakar

Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.

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Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes.

Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février.

Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi.

Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus.

CAN: le Gabon et Aubameyang s'offrent un sans-faute et la 1re place

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CAN: une finale Côte d'Ivoire-Zambie entre le favori et l'invité surprise

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La couleur orange et vert est à l'honneur à la CAN. Les deux équipes qui sont qualifiées pour la finale de la CAN gabonnaise jouent en vert et orange.

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C’est l’heure du bilan.

Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale

Massamba Dé

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Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT

Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain

Pascal Lissouba  – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure

Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger

 

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