Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /2009 10:49

Dans un entretien exclusif accordé hier au quotidien sud africain "Independent", Zindzi Mandela et sa sœur aînée Zenani Dlamini ont déclaré ne pas laisser le sujet sur l' utilisation sans gêne du nom de leur père par le président congolais jusqu'à ce que toute la vérité soit dite, elles disent avoir à 100% le soutien de leur mère, Winnie Madikizela-Mandela.

En effet, il se dit que c'est le ministre de l'habitat sud africain, Tokyo Sexwale, qui aurait autorisé l' usage d' un pseudo discours de Madiba dans le livre du président congolais, un discours qui date des années 90. Mais à la condition qu'il ne soit pas utilisé comme un avant-propos ou une préface.

Cependant, selon la Fondation et les 2 filles de l'icône, il n'existe aucune trace écrite de ce discours soit dans les archives de la présidence sud africaine ou dans les archives de la fondation.

"Si nous nous nous permettons de parler aujourd'hui c'est pour mettre les choses au clair" dit Zindzi. "Parce que nous doutons fort qu'un tel discours ait été prononcé. Et nous aimerions que quiconque qui dit le contraire nous apporte la preuve. Qu'il nous présente ce discours qu'on ne trouve nul part." ajoute Zindzi.

S'il est démontré qu'aucune rencontre de ce genre n'a eu lieu ou que ce discours n'a jamais été prononcé par Madida, les deux soeurs disent qu'elles soutiennent la Fondation si elle estime procéder par une action en justice. «Et si la Fondation ne le fait pas, nous allons envisager de le faire nous-mêmes», Zindzi dit.

Selon des sources proches de la présidence Congolaise, une photo avait été prise lors de la rencontre en 1996.

"Qu'est-ce qu'une photo veut dire ?", demande Zenani. " "Était-elle prise en Afrique du Sud? Hors de l'Afrique du Sud ? "Si il ya une photo, laissez-nous la voir " ajoute Zenani.

Elles s interrogent également sur la procédure suivie par Tokyo Sexwale au sein de la Fondation pour permettre au président congolais d'utiliser les mots de Madiba, si avérés.

"Pourquoi il n'y a pas eu une consultation plus large au sein de la Fondation pour aboutir à cette autorisation ? se demandent les 2 soeurs. "S'il y avait eu une consultation plus large, je ne pense pas que nous serions dans ce pétrin aujourd'hui."
"Je me suis moi-même posée des questions sur les procédures de la fondation en la matière, car très surprise qu'un seul membre du board peut prendre une aussi importante décision" dit Zindzi.

Les 2 filles de Madiba ont également contesté la manière dont Tokyo Sexwale a tenté de brosser les faits sous le tapis au cours de sa visite au Congo-Brazzaville, lundi dernier, où il avait été chargé d' aller mettre les choses au clair.

"Le message que je voudrais passer est la suivante - et il doit être absolument clair", a déclaré Sexwale lors d'une émission TV en direct au Congo-Brazzaville. "Le livre du Président Sassou est un grand livre et les citations de M. Mandela, dans ce livre sont soutenues par M. Mandela lui-même. Le Président Sassou-Nguesso est un grand leader en Afrique ... Les mots qui avaient été prononcés par Mandela dans ce livre sont vrais. "

"Mais ce discours n' existe pas, il n' y a aucune preuve," dit Zenani.

"Pour nous ce n'est pas un problème", a déclaré Sexwale cours de l'émission, en référence à la controverse qui a éclaté sur la préface du livre du président congolais. " C'est juste une erreur ... qui est parfois fait par les éditeurs."

"Ce n'est pas l'avis des enfants Mandela", dit Zindzi.

Bien que les filles ont insisté que «Tokyo est un ami de la famille ... Et il a effectivement beaucoup fait pour la famille. Il a joué un rôle du grand frère pour nous et comme un fils pour notre père», elles ont précisé que ceci n'a rien à avoir avec Sexwale, mais plutôt que cela va de la dignité de leur père.

"C'est l'héritage de papa qui est l'enjeu". Elles affirment que vu les valeurs que leur père défend, il n'aurait jamais approuvé "quelqu'un comme Sassou-Nguesso ... dont le leadership est controversé".

Les 2 sœurs ont déclaré soutenir pleinement la Fondation. Elles ont également dénoncé les critiques adressées à la Fondation par certains proches du président congolais au début de la controverse.
«Papa a mis en place cette institution, et si vous attaquez cette institution, vous vous attaquez au bon jugement de papa», dit Zindzi.


Sunday Independent

Par Geoffray - Publié dans : Culture et Art
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La fin des sacs plastiques au Congo-Brazzaville, c'est du domaine du possible ! 

L'association DAC (Développer Autrement le Congo) est à l'initiative en République du CONGO-BRAZZAVILLE de la démarche citoyenne pour la suppression des sacs plastiques de caisse. La méthode est  essentiellement basée sur la sensibilisation. Aujourd'hui chaque Congolais jette 360 kg d'ordures par an, soit presque un kilo par jour et ce chiffre augmente de 1% par an. Les sacs plastiques représentent quant à eux 2 kg. En polyéthylène, matière produite à partir du pétrole, le sac plastique fait irruption dans la vie des ménages congolais dans les années 80 où il remplace le cabas traditionnel (panier en liane), plus résistant. C'est le début de l'ère de la consommation et l'ère du jetable. Mais alors qu'on les fabrique en une seconde et qu'ils sont utilisés en moyenne 20 minutes, ils seront soit incinérés soit dispersés dans la nature où il leur faudra jusqu'à 400 ans pour se dégrader et 1200 ans en mer selon leurs épaisseurs ! Au Congo, 4 milliards de sacs plastiques sont distribués chaque année représentant 80 000 tonnes de déchets. Véritable fléau pour la faune et la flore, notamment en milieu marin, le sac plastique produit au moins trois types de pollutions : visuelle, de l'air et du milieu marin. 

CONGO-BRAZZAVILLE: PRIORITE A L’EMPLOI

" Le travail est indispensable  au bonheur  de l'homme  ; il l'élève,  il le console  ; et peu importe   la nature  jc beri mdu travail, pourvu   qu'il profite  à quelqu'un : faire  ce qu'on peut, c'est faire ce qu'on doit." Alexandre DUMAS,  fils.
A travers cette annonce faite à la  veille de la fête des 50 ans d’indépendance,  il n’est pas inutile de se demander si celle-ci n’est pas  encore une diversion politique pour détourner l’attention des congolais face à l’échec de la politique sociale conduite par le gouvernement.

QUELLE POLITIQUE DE LOGEMENT POUR LES CONGOLAIS ?
Sans tomber dans une paranoïa obsessionnelle, on sait que nos intérieurs ne sont pas protégés de la pollution. Les substances chimiques, dangereuses ou pas, sont partout. Aucune réglementation n’est observée pour la construction des maisons des congolais et augmenter ce risque en optant pour le  tout béton, matériau complètement   inapproprié pour les logements résidentiels en zones tropicales est irresponsable. Car ces constructions souvent calquées à l’image des constructions occidentales ne tiennent pas compte ni du climat,  ni des coûts financiers exorbitants, encore moins de l’aspect écologique.
On a nettement l’impression que le gouvernement veut tout simplement troquer son humble maison de banco recouverte d’un toit de paille, de bois ou de terre compressée selon les ethnies, contre une maison "en dur" ,c’est à dire en béton, avec un toit de tôles ou en tuiles .. Les raisons ? La résistance aux intempéries qui évite d’avoir à refaire régulièrement ce qui se dégrade, enfin la raréfaction du bois est aussi invoquée.












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