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BRAZZAVILLE (AFP) - (AFP) - Des opposants et un membre de la société civile congolais ont souhaité mardi l'ouverture d'une enquête pour faire la lumière sur les accusations de dons
d'argent à des personnalités politiques françaises par des dirigeants africains, dont le président congolais Sassou.
"Il faut une enquête immédiate. Ce sont des faits gravissimes", les accusations de l'avocat franco-libanais Robert Bourgi, conseiller officieux des présidents français, a déclaré à l'AFP, Jean Claude Siapa Ivouloungou, député de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS, principale formation de l'opposition).
"Je veux que toute la vérité soit dite. Je veux savoir la contrepartie de tels dons, parce que cet argent qui est versé n'est pas connu des parlements nationaux" des pays cités, a-t-il ajouté, alors que M. Bourgi a notamment affirmé avoir remis des mallettes de la part de plusieurs dirigeants africains, dont le président Denis Sassou Nguesso, pour financer des campagnes électorales de Jacques Chirac.
"Des dons à la France! C'est un sacré retournement de l'histoire. Les Français sont pourtant des donneurs de leçon en matière de lutte contre la corruption", a poursuivi le député.
"C'est l'argent des contribuables congolais qui sert de dons alors qu'ils vivent eux-mêmes dans la misère. Une enquête nous aiderait à voir clair", a réclamé pour sa part Paul Marie Pouélé, porte-parole de l'Alliance pour la république et la démocratie (ARD, une dizaine de formations de l'opposition).
"Pour nous il faut bien qu'une enquête soit menée pour faire la lumière sur cette affaire", s'est par ailleurs indigné Brice Mackosse de la Commission diocésaine justice et paix (CDJP).
"Par mon intermédiaire, et dans son bureau, cinq chefs d'Etat africains -Abdoulaye Wade (Sénégal), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Laurent Gbagbo (Côte d'Ivoire), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et, bien sûr, Omar Bongo (Gabon) ont versé environ 10 millions de dollars pour cette campagne (présidentielle) de 2002", a déclaré Robert Bourgi.
Le gouvernement congolais s'est opposé "avec la dernière énergie aux allégations qui ont été avancées par M. Robert Bourgi", selon son porte-parole Bienvenu
Okiemy.
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L'explosion d'un dépôt de munitions le 4 mars à Brazzaville a fait plus de 2.300 blessés et près de 14.000 sans-abri, le nombre de tués restant inchangé à près de 200 victimes, dont les obsèques se dérouleront dimanche, selon un nouveau bilan jeudi du gouvernement congolais.
Lors d'une séance de questions d'actualité au Parlement, le ministre du Plan et président de la Commission d'évaluation du sinistre, Pierre Moussa, a donné le chiffre de 13.854 sans-abri. Les hôpitaux ont reçu 2.315 blessés, dont 297 sont encore soignés, a-t-il précisé. Le nombre de personnes tuées dans l'accident est toujours évalué à près de 200, a indiqué de son côté le porte-parole du gouvernement Bienvenu Okiemy. Un précédant bilan faisait état de plus de 1.300 blessés et 5.000 sans abri.
Il s'agit du plus meurtrier accident de ce type, dans des dépôts d'armes et de munitions, depuis 10 ans dans le monde. Le bilan pourrait s'alourdir encore, d'autres corps se trouvant vraisemblablement à proximité immédiate du dépôt, où la Croix-Rouge n'a pu se rendre jusque-là. Les obsèques des victimes se dérouleront dimanche à Brazzaville, après une cérémonie d'hommage en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, a annoncé M. Okiemy. Le deuil national décrété depuis mardi prendra fin dimanche.
Le ministre du Plan a détaillé jeudi l'étendue des destructions autour du dépôt de munitions. "L'épicentre du sinistre est composé de trois périmètres: le premier périmètre qui comprend le camp des blindés (où se trouvait le dépôt) a été détruit à 98%. Seuls les bâtiments en construction par une entreprise chinoise ont résisté", a-t-il indiqué.
"Le deuxième périmètre a été détruit à 90% et dans le troisième les dégradations sont aussi significatives"", a-t-il ajouté sans préciser l'étendue des périmètres.
Lors de la séance au Parlement le député d'opposition Patrice Kadia, a mis en cause le pouvoir en place : "la conservation du pouvoir coûte très chère au Congo, a-t-il dit on n'a pas vu la richesse dans les médicaments pour soigner les blessés, mais seulement dans les armes qui sont gardées dans les quartiers populaires comme des semences".
Selon le gouvernement congolais, un incendie consécutif à un court-circuit serait à l'origine de l'explosion d'un dépôt d'armes et de munitions à Brazzaville. Le drame aurait fait au moins 146 morts. Sénégal: affrontements entre étudiants et forces de l'ordre à Dakar Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes. Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février. Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi. Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus. CAN: le Gabon et Aubameyang s'offrent un sans-faute et la 1re place
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