CONAKRY (AFP) - Le président burkinabè Blaise Compaoré a débuté lundi une médiation en Guinée, au nom de l'Afrique de l'Ouest, pour tenter de "relancer le dialogue" entre la junte et l'opposition, une semaine après le massacre de manifestants par les forces de sécurité.

Le chef de l'Etat burkinabè a été accueilli à sa descente d'avion par le président autoproclamé de la Guinée au pouvoir depuis neuf mois, le capitaine Moussa Dadis Camara, en tenue militaire.

Au bord d'un tapis rouge, se tenaient les membres - militaires et civils - de son gouvernement ainsi que de nombreux diplomates étrangers.

M. Compaoré, nommé "facilitateur" de la crise en Guinée par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), a déclaré qu'il venait voir "comment relancer à la fois le dialogue et une conduite sereine du processus politique".

Il devait rencontrer lundi les représentants du groupe international de contact sur la Guinée puis ceux des "forces vives" (partis d'opposition, syndicats, société civile), avant de s'entretenir avec le capitaine putschiste.

"Nous sommes là pour écouter les doléances de toutes les parties mais avant tout pour exprimer aux populations éplorées par les événements tragiques du 28 septembre la compassion et bien sûr la solidarité de la Cédéao et de l'Union africaine (UA)", a affirmé M. Compaoré.

Il a dit espérer obtenir du chef de la junte "des précisions sur la conduite du processus électoral pour qu'il soit pacifique, apaisé, exempt de violences, démocratique, transparent".

L'opposition souhaite que le chef de la junte "ne se présente pas" à la présidentielle prévue en janvier, a expliqué un de ses leaders Jean-Marie Doré. "C'est le fondement des revendications des forces vives", a-t-il ajouté.

La médiation débutait une semaine après le massacre de manifestants par les forces de sécurité dans un stade de Conakry.

L'opposition y tenait un rassemblement pacifique pour s'opposer à une probable candidature à la présidentielle du capitaine Dadis Camara, qui a pris le pouvoir le 23 décembre 2008, au lendemain de la mort de Lansana Conté, dictateur du pays depuis 24 ans.

L'ONU évoque "plus de 150 morts" et l'Organisation guinéenne pour la défense des droits de l'Homme avance le bilan d'au moins 157 manifestants tués et 1.200 blessés, dont un grand nombre de femmes violées par les "bérets rouges" (garde présidentielle).

Mais la junte soutient que "56 civils" ont été tués ce 28 septembre.

Lundi, le capitaine Dadis Camara s'est montré très irrité par les déclarations du chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, qui avait déclaré dimanche: "Il me semble qu'aujourd'hui, on ne peut plus travailler avec Dadis Camara, et qu'il faut qu'il y ait une intervention internationale".

La Guinée n'est "pas une sous-préfecture, pas un arrondissement de la France ni d'aucune puissance", a réagi le chef de la junte.

M. Kouchner avait notamment déclaré au sujet du "déferlement de violences" que "même (l'ex-dictateur ougandais Idi) Amin Dada n'avait pas fait ça".

Lundi, Paris a répété soutenir l'idée d'un "déploiement d'une force de paix africaine" en Guinée.

Conakry semblait calme lundi mais des opposants ont lancé une opération "ville morte" à Kissidougou (600 km au sud-est de la capitale), pour "commémorer le massacre du 28 septembre".

"Le marché est fermé, ladministration paralysée, la circulation inexistante, les rues sont désertes", a affirmé à l'AFP le fonctionnaire Nfansoumane Kaba, ajoutant: "Nous exigeons le départ de la junte".

Il s'agit de la première manifestation anti-junte organisée depuis la tuerie du 28 septembre.

 

Retour à l'accueil

Sénégal: affrontements entre étudiants  et forces de l'ordre à Dakar

Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.

photo 2-copie-1

Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes.

Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février.

Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi.

Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus.

CAN: le Gabon et Aubameyang s'offrent un sans-faute et la 1re place

photo 1328041058468-1-0

DERNIERES MINUTES

Somalie: l'ONU annonce la fin de plus de six mois de famine

 

Au Nigeria, la hausse du prix de l'essence se répercute partout

 

Egypte: deux morts dans des affrontements police-manifestants à Suez

 

L'ONU met en garde contre une catastrophe alimentaire dans le Sahel

 

Mali: réaménagement du gouvernement, négociations à Alger avec les rebelles touareg

 

Nigeria: six morts et des explosions de bombes artisanales dans le nord-est

 

Un Rwandais extradé du Canada inculpé de planification du génocide

 

Droit d'asile d'un Soudanais: la France épinglée par la Cour européenne des droits de l'homme

 

Afrique du Sud: le groupe minier Impala Platinum licencie 13.000 personnes

 

La Libye va enquêter sur les cas de torture dans ses prisons

 

Nigeria: les autorités interrogent le porte-parole présumé de Boko Haram

 

Sénégal: Wade qualifie de simple "brise" la contestation de sa candidature

 

CAN: une hiérarchie et des favoris bousculés

 

CAN: retraite internationale pour le capitaine du Burkina Mahamoudou Kéré

 

Afrique du Sud: l'ANC contre toute nationalisation des mines

 

Mali: le président Touré appelle à ne pas s'en prendre aux civils touareg

 

Somalie: visite surprise de William Hague à Mogadiscio

 

Législatives en RDC le camp Kabila obtient la majorité absolue

 

Egypte: 74 morts dans des violences après un match de foot

 

CAN: le Ghana et le Mali qualifiés pour les quarts

 

Egypte: 7 morts dans des violences après un match de football

 

Moines de Tibéhirine: les juges en quête de témoins algériens pour retracer la détention

 

Sénégal: affrontements à l'université de Dakar et "nouvelle stratégie" de l'opposition

 

CAN: sanction financière pour deux joueurs soudanais qui se sont battus

 

Afrique du Sud: 18 ans de prison pour le meurtre d'une lesbienne des townships

Evénements

 

Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.

 

C’est l’heure du bilan.

Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale

Massamba Dé

bat -  4 ans : début d’industrialisation du pays

Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT

Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain

Pascal Lissouba  – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure

Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger

 

Evénements festifs

 

Mariage, Anniversaire,

Baptême, Retrait de deuil ou

Soirées entre ami(e)s

SONOBRAZZA  s'occupe de tout

http://www.congo-sonobrazza.com/

 

Contact :

 DJ STEPHEL au 06.16.11.90.62 

 


 

Recherche

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés