Il n'est point de bonheur sans liberté ni de liberté sans courage
Une démocratie qui est capable d'assassiner en toute impunité son
peuple, n'est plus digne de ce nom.
La dictature est une leçon ininterrompue qui vous enseigne que vos sentiments, vos pensées et
vos désirs n'ont pas le moindre poids, que vous n'avez pas d'existence propre, et que vous devez vivre comme d'autres ont décidé à votre
place.
Avoir le sens de l'honneur, en démocratie, c'est
défendre avec constance des convictions sincères, quel qu'en soit le coût
pour soi-même.
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Reconduire, coûte que coûte, les mêmes ministres «qui redouble ou qui triple» depuis la belle époque du mono, serait plus ou moins une façon de tourner le dos au progrès, au changement et donc à l’avenir du pays.
D’où, la récente publication de la lettre de cadrage au gouvernement congolais faite par le chef de l’Etat qui, lors de sa prestation de serment le 14 août 2009 à Brazzaville, a rompu le rubicond, avec les moins méritants, des acolytes ancrés dans les anti-valeurs de la corruption, la concussion, la magouille, l’enrichissement illicite et la fraude économique, qui s’illustrent dans l’exhibitionnisme et la fanfaronnade.
Pour ces assoiffés du gain facile, le détournement de derniers publics et la multiplication des villas et autres biens mal acquis au Congo et à l’étranger, sont devenus des axes prioritaires.
Voilà pourquoi, le fameux sursis accordé par le Président Sassou aux membres du gouvernement commence déjà à produire des états d’âme et des vagues d’agitation au sein de l’équipe du capitaine Isidore Mvouba dont les automatismes de direction somnolaient jusqu’ici dans la défunte «Nouvelle Espérance» pour se réveiller dans «le Chemin d’Avenir», plein d’embûches pour les moins vertueux des ministres congolais.
A dire le vrai , le Premier des ministres du gouvernement Sassou Nguesso, tente d’accompagner la lettre de cadrage et le discours d’investiture du président de la République, riche d’enseignements nouveaux et qui marque la rupture temporelle avec le passé pour bâtir un présent hypothétique pour un avenir incertain.
Au regard de ce qui précède, on pourrait aisément affirmer que le système de jeu de M’pila, pourrait garder la même équipe qui a gagné les élections ensemble, avec les autres forces alliées, même de contre nature, en évitant de faire l’ancienne politique politicienne du passé récent, tout en prenant bien sûr les mêmes acteurs afin de recommencer sous le prétexte de la géopolitique et des alliances de cœur ou de raison tissées au cours du septennat écoulé de 2002 à 2009.
Que dire aujourd’hui du Premier ministre qui tente de manière désespérée et forcenée, à conseiller ses coéquipiers du gouvernement dans leur pratique quotidienne, reconnue du peuple congolais souverain.
La nature a horreur du vide, les Congolais sont comptables de la gestion de Mvouba depuis Sassou III notamment lors de son passage à la tête du ministère des Transports et de l’Aviation civile, avant d’occuper la fameuse Primature dans Sassou IV, en attendant bien sûr le prochain poste direction qui lui sera attribué sous le régime de Sassou V.
A vrai dire, sera-t-il écarté et « placé au garage » après tous les services rendus au pouvoir de M’pila au cours des dix dernières années où, avouons-le, le leadership du Pool a été partagé entre Gérard Bitsindou et Isidore Mvouba pour la maîtrise de l’imprévisible et remuant Révérend pasteur Ntumi, dans la recherche de la paix durable au Pool.
Dans les prochains jours, on devrait aussi s’attendre à la réaction du Révérend pasteur Ntumi dont le statut et les prises de position ne cessent d’alimenter la chronique. Au fait, sera-t-il maintenu à son poste de Haut Commissaire au sein du gouvernement du «Chemin d’Avenir» ? L’avenir nous le dira.
Comme il est bien connu de tous, le passage du ministre Mvouba au gouvernement, a été ponctué par le volet privatisation des entreprises du secteur public, avec la liquidation de diverses sociétés paraétatiques au profit de la communauté internationale, avec tout ce que cela implique en termes de pourcentages, prébendes et autres dividendes.
Les Congolais ont, aussi, retenu du Premier des ministres Mvouba, la culpabilité dans la mauvaise gestion de l’affaire Mbou-Mvou-Mvou entre la famille Ebina et l’Etat congolais.
Cette affaire demeure encore d’actualité car des recours seraient en cours du côté de l’OHADA et des autres instances.
A cela s’ajoute, le dossier fumant de l’Hôtel Olympic Palace avec la famille du feu président Fulbert Youlou, pour ne citer que ce volet lié à la privatisation ou cession des hôtels qui, malheureusement, ont été tout simplement «ravis» aux opérateurs économiques congolais et «donnés» peu importe la forme et la manière, à certains opérateurs économiques étrangers. Où en est-on avec la fameuse politique d’appui et d’encouragement des opérateurs économiques congolais ?
En se transformant en une simple caisse de résonance des directives du chef de l’Etat congolais, le Premier des ministres dans un sursaut national, a pris son courage enfin pour s’adresser peut être, pour une dernière fois, en cette qualité aux autres membres du gouvernement, reprochés et remis à l’ordre pour le manque de discipline administrative, comme cela a été révélé par la communauté internationale.
A ce titre, une circulaire à l’intention des membres du gouvernement portant le n°2060 du 12 août 2009, a été rendue publique pour stigmatiser les mauvais comportements des ministres congolais, impliqués pour la plupart dans la gabegie financière, le trafic d’influence, excès de zèle, les conflits de compétence et l’abus d’autorité. Ces désinvoltures inacceptables, sont flagrantes et n’honorent nullement notre pays appelé à jouer sa carte dans le concert des nations.
Et pire, M. Mvouba, a accompagné la spoliation du domaine privé de l’ATC-CFCO. Sa qualité d’ex agent du CFCO, n’a pas suffi pour déguerpir les occupants anarchiques, logés le long du réseau ferroviaire qui conduit jusqu’à M’pila.
Dans cette note, Isidore Mvouba, le Premier des ministres a fustigé ses collègues sur les facilités de voyages accordées, ici et là, à certains lampistes et à des tierces personnes, en lieu et place des vrais agents de l’Etat. Ainsi, des intrus et bien de courtisans des ministres ne cessent de bénéficier des visas d’entrée et de sortie à l’étranger auprès des différentes chancelleries installées au Congo.
Pendant et après l’élection présidentielle du 12 juillet 2009, combien de ministres, députés, sénateurs et autres «maffioso de Mpila» n’ont-ils pas fait voyager à l’étranger leurs enfants, cousins, nièces et maîtresses en lieu et place des vrais fonctionnaires de l’Etat ? Qui en dit mot ?
A ce jour, le commun des mortels est surpris de l’ardeur de dénonciation à l’encontre des autres membres du gouvernement sur cette question qui existe depuis la nuit des temps, et que lui même serait mouillé.
A ce sujet, la rédaction de «Talassa », toujours lucide et intelligente, publie, ici, en exclusivité, la note circulaire d’Août du Premier des ministres, chargé de la coordination de l’action du gouvernement et de la privatisation, M. Isidore Mvouba qui, avouons-le, n’a cessé d’être combattu par ses proches. Va-t-il résister à la bourrasque et surtout rebondir ? Qui sait ?
Ghys Fortune DOMBE BEMBA
La fin des sacs plastiques au Congo-Brazzaville, c'est du domaine du possible !
L'association DAC (Développer Autrement le Congo) est à l'initiative en République du CONGO-BRAZZAVILLE de la démarche citoyenne pour la suppression des sacs plastiques de caisse. La méthode est essentiellement basée sur la sensibilisation. Aujourd'hui chaque Congolais jette 360 kg d'ordures par an, soit presque un kilo par jour et ce chiffre augmente de 1% par an. Les sacs plastiques représentent quant à eux 2 kg. En polyéthylène, matière produite à partir du pétrole, le sac plastique fait irruption dans la vie des ménages congolais dans les années 80 où il remplace le cabas traditionnel (panier en liane), plus résistant. C'est le début de l'ère de la consommation et l'ère du jetable. Mais alors qu'on les fabrique en une seconde et qu'ils sont utilisés en moyenne 20 minutes, ils seront soit incinérés soit dispersés dans la nature où il leur faudra jusqu'à 400 ans pour se dégrader et 1200 ans en mer selon leurs épaisseurs ! Au Congo, 4 milliards de sacs plastiques sont distribués chaque année représentant 80 000 tonnes de déchets. Véritable fléau pour la faune et la flore, notamment en milieu marin, le sac plastique produit au moins trois types de pollutions : visuelle, de l'air et du milieu marin.
CONGO-BRAZZAVILLE: PRIORITE A L’EMPLOI
" Le travail est indispensable au bonheur de l'homme ; il l'élève, il le console ; et peu importe la
nature
du travail, pourvu qu'il
profite à quelqu'un : faire ce qu'on peut, c'est faire ce qu'on doit." Alexandre DUMAS, fils.
A travers cette annonce faite à la veille de la fête des 50 ans d’indépendance, il n’est pas inutile de se demander si celle-ci n’est pas encore
une diversion politique pour détourner l’attention des congolais face à l’échec de la politique sociale conduite par le gouvernement.
QUELLE POLITIQUE DE LOGEMENT POUR LES CONGOLAIS ?
Sans tomber dans une paranoïa obsessionnelle, on sait que nos intérieurs ne sont pas protégés de la pollution. Les substances chimiques, dangereuses ou pas, sont
partout. Aucune réglementation n’est observée pour la construction des maisons des congolais et augmenter ce risque en optant pour le tout béton, matériau complètement
inapproprié pour les logements résidentiels en zones tropicales est irresponsable. Car ces constructions souvent calquées à l’image des constructions occidentales ne tiennent pas compte ni du
climat, ni des coûts financiers exorbitants, encore moins de l’aspect écologique.
On a nettement l’impression que le gouvernement veut tout simplement troquer son humble maison de banco recouverte d’un toit de paille, de bois ou de terre
compressée selon les ethnies, contre une maison "en dur" ,c’est à dire en béton, avec un toit de tôles ou en tuiles .. Les raisons ? La résistance aux intempéries qui évite d’avoir à refaire
régulièrement ce qui se dégrade, enfin la raréfaction du bois est aussi invoquée.





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Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.
C’est l’heure du bilan.
Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale
Massamba Débat - 4 ans : début d’industrialisation du pays
Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT
Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain
Pascal Lissouba – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure
Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger
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LETTRE DU CONGO MFOA
N° 013
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