"Paris outragé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré !" C'est par ces mots que le général de Gaulle s'est adressé au peuple parisien le jour de la libération de Paris, il y a 65 ans, le 25 août 1944.

AFP - "Paris était mûr pour un grand soulèvement", a résumé Alexandre Parodi, délégué en France du général de Gaulle. Il y a 65 ans, le 25 août 1944, au terme d'une semaine de grèves, barricades et combats de rues, la capitale est enfin libérée de l'occupant allemand.
   
Après quatre années d'occupation, le peuple parisien est résolu à en découdre, jusqu'à forcer la main du commandement allié pour mettre en avant le général Leclerc qui, le 25 au matin, entrera dans la capitale.
   
Certains semblent moins convaincus de la nécessité de libérer Paris... Chartres et Orléans libérés le 17 août, "il paraissait de plus en plus évident qu'Eisenhower avait l'intention de contourner Paris", a ainsi raconté le colonel Henri Rol-Tanguy, chef communiste des Forces françaises de l'intérieur (FFI).
   
Malgré les tentatives des représentants du général de Gaulle - Jacques Chaban-Delmas et Alexandre Parodi - de freiner l'impatience des Parisiens, Rol-Tanguy proclame la mobilisation générale le 18 août.
Le lendemain, sans attendre l'ordre du gouvernement provisoire d'Alger, Parodi appelle avec la Résistance parisienne à l'insurrection: "Français, tous au combat !".
   
C'est le début d'une folle semaine. Côté allemand, 16.000 hommes, 80 chars et une soixantaine de canons, sont depuis le 9 août sous le commandement du général von Choltitz, installé à l'Hôtel Meurice, rue de Rivoli.
   
Désorganisés, ils sont vite confinés par les FFI en quelques points (Ecole militaire, Luxembourg, etc), tandis que les combats de rue se multiplient.
   
Le 22 août, le général Leclerc reçoit l'ordre de marcher sur Paris. Le 23, la 2ème DB est en route vers Chartres et Rambouillet, épaulée par la 4ème division d'infanterie américaine.
   
Le lendemain soir, une foule en liesse accueille à l'Hôtel de Ville un détachement blindé commandé par le capitaine Drone.

Au matin du vendredi 25 août, les chars Sherman de Leclerc entrent dans Paris en trois colonnes par le sud et l'ouest, rejoints par les FFI. A midi, le drapeau français flotte sur la Tour Eiffel...
   
A l'Hôtel Meurice, von Choltitz, qui a refusé l'ordre d'Hitler - insensé à ses yeux - de transformer Paris en "un champ de ruines", se rend peu après 14H30. Il signe une heure plus tard avec Leclerc l'acte de capitulation.
   
Le général de Gaulle, arrivé de Rambouillet, se rend à l'Hôtel de Ville où il refuse devant le Conseil national de la Résistance, de proclamer une République qui pour lui "n'a jamais cessé d'exister".
   
Il rend hommage à "Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré !", avant d'enjamber la barre d'appui de la fenêtre pour saluer la foule massée sur l'esplanade.
   
Au total, la "bataille de Paris" aura coûté la vie à près de 1.000 FFI, 130 soldats de la 2è DB et environ 600 civils, ainsi qu'à plus de 3.000 soldats allemands.

http://www.france24.com/fr/20090824-liberation-paris-seconde-guerre-mondiale-de-gaulle-nazi-allemagne-allies-commemoration
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Sénégal: affrontements entre étudiants  et forces de l'ordre à Dakar

Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.

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Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes.

Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février.

Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi.

Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus.

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