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Le F.p.o.c (Front des partis de l'opposition congolaise) a organisé, mardi 4 août 2009, au siège de l'U.pa.d.s à Batignolles, Moungali, Brazzaville, un point de presse animé par Me Ambroise Hervé Malonga,  appuyé par Pascal Tsaty-Mabiala et Mathias Dzon. Ce point portait sur l'arrestation du colonel Ferdinand Mbahou, ancien officier d'ordonnance du président Pascal Lissouba, et de trois officiers de la force publique affectés à la sécurité rapprochée de Mathias Dzon, lors de l'élection présidentielle. Les leaders de l'opposition qualifient ces arrestations «d'arbitraire», comme de «provocations».

Au cours de leur point de presse, les responsables de l'opposition ont accusé le pouvoir de pratiquer l'intimidation, en procédant à l'arrestation de leurs proches collaborateurs. Pour eux, ces arrestations procèdent des délits d'opinion qui, en principe, ne doivent pas exister en démocratie. «Nous avons appelé, de tous nos vœux, la démocratie dans notre pays et elle doit s'exprimer. Sinon, on revient au monopartisme», a dit Me  Ambroise Hervé Malonga, qui déplore les conditions dans lesquelles le colonel Mbahou, d'une part, et l'officier et les deux sous-officiers de la garde de Mathias Dzon ont été arrêtés, d'autre part.

En sa qualité d'avocat à la cour, Me Malonga est chargé de suivre la situation de ces officiers arrêtés. Raison pour laquelle il est en contact avec eux, par des visites à la maison d'arrêt. L'avocat, militant au sein de l'opposition, a indiqué que le colonel Mbahou avait reconnu, à la direction départementale de la surveillance du territoire, les faits qui lui sont reprochés, notamment les propos qu'il avait tenus, au cours d'un meeting en salle, à Paris. Il a visionné un document vidéo de ce meeting. Mais, l'avocat a indiqué qu'il va tout faire pour obtenir sa libération.

S'agissant de l'officier et de deux sous-officiers qui assuraient la sécurité du candidat Mathias Dzon, ils avaient été arrêtés au lendemain de la marche organisée par le front de l'opposition, marche qui avait été dispersée par la police, car elle n'était pas autorisée. «J'ai interrogé le général Mokoki, pourquoi est-ce qu'on a arrêté les gens qu'on m'a  affectés, pour assurer ma sécurité? Il m'a dit oui, il y a quelqu'un  qui a tiré  sur vous. On voudrait savoir qui a tiré. Ce qui paraissait tout à fait logique, pour savoir, exactement, qui a tiré. Mais, malheureusement, depuis qu'on lui a donné le nom de la personne  qui a tiré, il ne l'arrête pas». Ces officiers arrêtés, sont détenus au camp 15 août, en prison, dans des cellules fermées par les cadenas.

Mathias Dzon a cité le nom de celui qui aurait tiré et qui serait un agent de la force publique. Il s'est interrogé pourquoi on ne l'arrête pas. Au contraire, on lui aurait acheté une voiture neuve, «en récompense de l'acte qu'il a posé». Pour lui, cet agent de la force publique «avait une mission d'abattre les leaders de l'opposition pendant la marche».

Pascal Tsaty-Mabiala a, quant à lui, évoqué la situation du colonel Ferdinand Mbahou. Mais, d'abord il a indiqué que «notre combat pour la démocratie, notre combat pour une meilleure gouvernance dans ce pays, ce combat reste et demeure. Et, dans quelques jours, nous allons, une fois de plus, vous conviez à découvrir ce que nous escomptons faire, pour la poursuite de ce combat. Et donc, il n'est pas question, pour nous, d'être intimidés et de nous arrêter, face à ce qui apparaît comme de la provocation. Et nous nous arrêterons jamais, et ça, vous pouvez le comprendre».  

«A propos du colonel Mbahou, pour lequel nous avons un certains nombre d'informations, puisque c'est un des nôtres, nous nous sommes rendus à la maison d'arrêt. Le premier ministre Ange Edouard Poungui et moi-même sommes partis le voir. Nous avons discuté avec lui et il nous a donné les informations suivantes et précises en ce qui concerne son arrestation», a-t-il poursuivi.

Pour lui, le colonel  Mbahou «est rentré libre. Il n'est pas inquiété dans le pays. Il n'est ni recherché ni condamné. Il est, donc, rentré comme tous les autres citoyens partis en exil. Et pour lui, le moment de rentrer au pays est arrivé. Comme il est militaire, il a eu des formalités à remplir. Il s'est rendu auprès des services militaires et a rencontré toutes les autorités compétentes. Il a fait ces formalités, pour retrouver son corps d'origine et pour le rétablissement de sa solde», a-t-il expliqué.

Et d'ajouter: «Tout ceci s'est passé dans les conditions les meilleures. A la fin de  ces formalités, il a entendu dire que, désormais, tout officier qui rentre au pays a l'obligation de faire une déposition à la D.s.t (Direction de la sûreté du territoire). Et quand il s'est rendu le lendemain, après l'interrogatoire, il est conduit droit à la maison d'arrêt. On lui reproche d'avoir dit des choses lors de la réunion organisée par Emmanuel Ngouélondélé, à Paris. Il ne comprenait pas que cela soit un motif pour l'arrêter. Sauf, si le pays est revenu encore au délit d'opinion», a dit Pascal Tsaty-Mabiala.

Pascal Azad-DOKO

source : la semaine africaine

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L'explosion d'un dépôt de munitions le 4 mars à Brazzaville a fait plus de 2.300 blessés et près de 14.000 sans-abri, le nombre de tués restant inchangé à près de 200 victimes, dont les obsèques se dérouleront dimanche, selon un nouveau bilan jeudi du gouvernement congolais.

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Lors d'une séance de questions d'actualité au Parlement, le ministre du Plan et président de la Commission d'évaluation du sinistre, Pierre Moussa, a donné le chiffre de 13.854 sans-abri.

Les hôpitaux ont reçu 2.315 blessés, dont 297 sont encore soignés, a-t-il précisé. Le nombre de personnes tuées dans l'accident est toujours évalué à près de 200, a indiqué de son côté le porte-parole du gouvernement Bienvenu Okiemy.

Un précédant bilan faisait état de plus de 1.300 blessés et 5.000 sans abri.

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Il s'agit du plus meurtrier accident de ce type, dans des dépôts d'armes et de munitions, depuis 10 ans dans le monde.

Le bilan pourrait s'alourdir encore, d'autres corps se trouvant vraisemblablement à proximité immédiate du dépôt, où la Croix-Rouge n'a pu se rendre jusque-là.

Les obsèques des victimes se dérouleront dimanche à Brazzaville, après une cérémonie d'hommage en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, a annoncé M. Okiemy. Le deuil national décrété depuis mardi prendra fin dimanche.

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Le ministre du Plan a détaillé jeudi l'étendue des destructions autour du dépôt de munitions.

"L'épicentre du sinistre est composé de trois périmètres: le premier périmètre qui comprend le camp des blindés (où se trouvait le dépôt) a été détruit à 98%. Seuls les bâtiments en construction par une entreprise chinoise ont résisté", a-t-il indiqué.

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"Le deuxième périmètre a été détruit à 90% et dans le troisième les dégradations sont aussi significatives"", a-t-il ajouté sans préciser l'étendue des périmètres.

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Lors de la séance au Parlement le député d'opposition Patrice Kadia, a mis en cause le pouvoir en place : "la conservation du pouvoir coûte très chère au Congo, a-t-il dit on n'a pas vu la richesse dans les médicaments pour soigner les blessés, mais seulement dans les armes qui sont gardées dans les quartiers populaires comme des semences".

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Selon le gouvernement congolais, un incendie consécutif à un court-circuit serait à l'origine de l'explosion d'un dépôt d'armes et de munitions à Brazzaville. Le drame aurait fait au moins 146 morts.

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Sénégal: affrontements entre étudiants  et forces de l'ordre à Dakar

Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.

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Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes.

Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février.

Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi.

Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus.

CAN: le Gabon et Aubameyang s'offrent un sans-faute et la 1re place

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CAN: une finale Côte d'Ivoire-Zambie entre le favori et l'invité surprise

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La couleur orange et vert est à l'honneur à la CAN. Les deux équipes qui sont qualifiées pour la finale de la CAN gabonnaise jouent en vert et orange.

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Evénements

 

Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.

 

C’est l’heure du bilan.

Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale

Massamba Dé

bat -  4 ans : début d’industrialisation du pays

Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT

Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain

Pascal Lissouba  – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure

Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger

 

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