Il n'est point de bonheur sans liberté ni de liberté sans courage
Une démocratie qui est capable d'assassiner en toute impunité son
peuple, n'est plus digne de ce nom.
La dictature est une leçon ininterrompue qui vous enseigne que vos sentiments, vos pensées et
vos désirs n'ont pas le moindre poids, que vous n'avez pas d'existence propre, et que vous devez vivre comme d'autres ont décidé à votre
place.
Avoir le sens de l'honneur, en démocratie, c'est
défendre avec constance des convictions sincères, quel qu'en soit le coût
pour soi-même.
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Notre chère opposition, engluée dans une espèce d'incapacité à créer un véritable rapport de force face à un pouvoir autiste, s'était bornée dans des formules incantatoires du genre : « Si les conditions minimales d'une élection libre et transparente ne sont pas réunies, personne n'ira aux élections, même pas Sassou » . Pire encore, en adoptant une stratégie qui consiste à maintenir leur candidature tout en appelant les électeurs au boycott, je confesse mon incapacité à comprendre une telle attitude. Loin de desservir le pouvoir, cette stratégie, cautionnant involontairement cette mascarade, a été une bouée de sauvetage inespérée pour Mpila.
La presse internationale, présente à Brazzaville pour couvrir les élections, a été tout bonnement harcelée, pire leur matériel a été confisqué, certains manifestants étaient passés à tabac. Tout ceci était prévisible. Fallait-il se résoudre à baisser les bras face à ce déferlement de violence du pouvoir ? Qu'y avait-il exactement dans le carquois de stratégies de l'opposition susceptible de créer le levier qui ferait plier le pouvoir ?
Tout le long de la campagne électorale, le message de Sassou , bien que subliminal était intelligible . Il s'est appliqué à diffuser une atmosphère de crainte dans la société avec pour finalité l'étouffement de toutes velléités contestataires. Cette atmosphère de crainte a toujours été une ressource stratégique du pouvoir, car, ce régime incapable d'inventer des politiques de développement efficaces pour le pays, se sert de cette violence comme alibi derrière lequel il se cache pour justifier la frivolité de son action gouvernementale. Quand la rue a manifesté sa désapprobation suite à la grande farce électorale du 12 juillet 2009, ses sbires ont brandi le spectre de la violence en érigeant la consolidation de la pseudo-paix en objectif prioritaire au détriment d'autres priorités au demeurant plus pressantes.
Dans ce champ de bataille post électoral, Sassou et son clan continuent de jouer une partition aisée alors que l'opposition, faute d'une démarche lisible et convergente, est complètement désemparée. Contre toute attente, on observe une ruée vers la mangeoire de Mpila, et ceux qui auraient pu incarner une véritable alternance rivalisent de médiocrité et d'amateurisme. Or, conquérir un pouvoir est forcement une question de gestion des rapports de force. Cette gestion repose, sous d'autres cieux, sur des valeurs qui fondent l'universalité de sa pratique et de son ancrage au sein de la population.
L'argument qui consiste à dire que l'on souhaite changer les choses du dedans ne prend plus. Seuls ceux qui l'avancent font encore semblant d'y croire, le reste des citoyens a été depuis longtemps édifié sur ces questions. Conséquence, on est en pleine crise de confiance entre ceux qui sont guidés par le boukoutage éhonté et la partie de l'opposition susceptible d'incarner une véritable alternance. Cette dernière subit des réguliers coups de boutoirs de la part du pouvoir au point qu'elle s'amenuise chaque jour comme une peau de chagrin. Kignoumbi Kia Mboungou et Nick Fylla sont déjà pressentis pour occuper des postes dans le futur « gouvernement d'union nationale ». Les ex-opposants et dinosaures comme Yhombi Opango et David Charles Ganao entendent également tirer leur épingle du jeu. Tamba-Tamba, Mberi, Moukouéké et Mpoungui dans une moindre mesure, seront différemment récompensés pour avoir réussi leur mission de déstabilisation de l'électorat de l'Upads et offrir un véritable boulevard à Sassou.
Ni « le génie du peuple congolais » tant vanté par Kinfoussia , ni la capacité de nos leaders à mobiliser la rue, ne sont venus à bout de la détermination du Roi de Mpila. Quelques jours après la pseudo-élection, la chape de plomb commence une fois de plus à s'abattre sur le Congo et le dictateur, comme toujours, ne se fera pas prier pour mettre à jour sa machine diabolique.
Qu'est ce qu'est devenu « l'appel à la désobéissance civile » prôné par le Général Ngouolondélé au cas où les élections ne se passeraient pas dans des conditions de transparence et d'égalité ? Ne serait-il pas opportun que les leaders de la diaspora ( Moungounga, Koukebene et autres) travaillent en symbiose avec ceux qui ont la maîtrise des variables du terrain ?
Mais qu'est-il donc arriv é a ux Mathias NDzon, Kinfoussia, Mpoungui et autres Mandzimba ? Ces messieurs n'ont ils pas encore compris que le temps de la politique polie est révolu? N'ont-ils pas entendu les cris du peuple, de la nation? Ne savent-ils pas, après tant d'années de propagation de la misère et d'effondrement des valeurs qui fondent un Etat viable, que seule une politique du bras de fer fait tomber les dictatures? Que la politesse en politique, face à un dictateur, ne valait rien? Que sans descente dans les rues, sans manifestations, sans révolution et bras de fer permanent, il n'y a point de salut? Pourquoi un tel endormissement? En définitive, quel est le plan B de l'opposition ?
L'histoire a plus d'imagination que les hommes, disait Marx . Celle du Congo est soumise aux spasmes que le pouvoir et l'opposition, à des degrés divers, nous imposent. Pendant ce temps, le peuple piaffe d'impatience et rêve sans y croire à ce que « le Chevalier inexistant » se transforme en « Robin des bois », qui lui est un habile braconnier, mais aussi défenseur des pauvres et des opprimés. Il viendrait alors détrousser les « Nouveaux riches » du « Chemin d'avenir » et redistribuer le butin aux congolais appauvris, mais plus méritants. Ils recouvreraient alors fierté et dignité.
Djess dia Moungouansi
Le blog de Djess
La fin des sacs plastiques au Congo-Brazzaville, c'est du domaine du possible !
L'association DAC (Développer Autrement le Congo) est à l'initiative en République du CONGO-BRAZZAVILLE de la démarche citoyenne pour la suppression des sacs plastiques de caisse. La méthode est essentiellement basée sur la sensibilisation. Aujourd'hui chaque Congolais jette 360 kg d'ordures par an, soit presque un kilo par jour et ce chiffre augmente de 1% par an. Les sacs plastiques représentent quant à eux 2 kg. En polyéthylène, matière produite à partir du pétrole, le sac plastique fait irruption dans la vie des ménages congolais dans les années 80 où il remplace le cabas traditionnel (panier en liane), plus résistant. C'est le début de l'ère de la consommation et l'ère du jetable. Mais alors qu'on les fabrique en une seconde et qu'ils sont utilisés en moyenne 20 minutes, ils seront soit incinérés soit dispersés dans la nature où il leur faudra jusqu'à 400 ans pour se dégrader et 1200 ans en mer selon leurs épaisseurs ! Au Congo, 4 milliards de sacs plastiques sont distribués chaque année représentant 80 000 tonnes de déchets. Véritable fléau pour la faune et la flore, notamment en milieu marin, le sac plastique produit au moins trois types de pollutions : visuelle, de l'air et du milieu marin.
CONGO-BRAZZAVILLE: PRIORITE A L’EMPLOI
" Le travail est indispensable au bonheur de l'homme ; il l'élève, il le console ; et peu importe la
nature
du travail, pourvu qu'il
profite à quelqu'un : faire ce qu'on peut, c'est faire ce qu'on doit." Alexandre DUMAS, fils.
A travers cette annonce faite à la veille de la fête des 50 ans d’indépendance, il n’est pas inutile de se demander si celle-ci n’est pas encore
une diversion politique pour détourner l’attention des congolais face à l’échec de la politique sociale conduite par le gouvernement.
QUELLE POLITIQUE DE LOGEMENT POUR LES CONGOLAIS ?
Sans tomber dans une paranoïa obsessionnelle, on sait que nos intérieurs ne sont pas protégés de la pollution. Les substances chimiques, dangereuses ou pas, sont
partout. Aucune réglementation n’est observée pour la construction des maisons des congolais et augmenter ce risque en optant pour le tout béton, matériau complètement
inapproprié pour les logements résidentiels en zones tropicales est irresponsable. Car ces constructions souvent calquées à l’image des constructions occidentales ne tiennent pas compte ni du
climat, ni des coûts financiers exorbitants, encore moins de l’aspect écologique.
On a nettement l’impression que le gouvernement veut tout simplement troquer son humble maison de banco recouverte d’un toit de paille, de bois ou de terre
compressée selon les ethnies, contre une maison "en dur" ,c’est à dire en béton, avec un toit de tôles ou en tuiles .. Les raisons ? La résistance aux intempéries qui évite d’avoir à refaire
régulièrement ce qui se dégrade, enfin la raréfaction du bois est aussi invoquée.





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Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.
C’est l’heure du bilan.
Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale
Massamba Débat - 4 ans : début d’industrialisation du pays
Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT
Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain
Pascal Lissouba – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure
Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger
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LETTRE DU CONGO MFOA
N° 013
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