Il n'est point de bonheur sans liberté ni de liberté sans courage
Une démocratie qui est capable d'assassiner en toute impunité son
peuple, n'est plus digne de ce nom.
La dictature est une leçon ininterrompue qui vous enseigne que vos sentiments, vos pensées et
vos désirs n'ont pas le moindre poids, que vous n'avez pas d'existence propre, et que vous devez vivre comme d'autres ont décidé à votre
place.
Avoir le sens de l'honneur, en démocratie, c'est
défendre avec constance des convictions sincères, quel qu'en soit le coût
pour soi-même.
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Deux industriels français, Vincent Bolloré et Jacques Dupuydauby, se livrent une guerre sans merci pour le contrôle des
ports africains, sur fond de réseaux politiques et de procédures judiciaires. L'industriel breton, proche de Nicolas Sarkozy, vient de remporter la dernière manche au Togo
On s'amuse bien, au Mandingue, ce club de jazz caché dans une rue poussiéreuse de Lomé. On y croise de jeunes et jolies filles, des caciques du régime togolais, des diplomates, quelques hommes
d'affaires. Parfois, les vendredis soir, le ministre conseiller du président togolais, Faure Gnassingbé, le juriste français Charles Debbasch, vient s'asseoir au piano, immortel interprète de
Patapata, de Miriam Makeba.
Forcément, entre deux gorgées de Flag, la bière locale, les conversations portent de temps à autre sur l'affaire du port de Lomé et le duel Vincent Bolloré-Jacques Dupuydauby. L'histoire d'un
combat acharné entre deux hommes, associés puis ennemis. L'enjeu ? Rien de moins que le contrôle des ports d'Afrique de l'Ouest. Lomé, c'est un port en eaux profondes, une rareté dans la région,
et la porte d'entrée vers le Burkina Faso, le Niger et le Mali...
Au Togo, Vincent Bolloré vient de remporter la dernière bataille judiciaire. Evincé, Jacques Dupuydauby ne décolère pas. Pour lui, c'est sûr, Vincent Bolloré a usé de son amitié avec Nicolas
Sarkozy pour influer sur le pouvoir togolais et obtenir un jugement favorable. Mais le président Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis le décès de son père, le général Eyadéma, en 2005, n'a-t-il
pas simplement voulu s'attirer les bonnes grâces de la France, à l'approche de l'élection présidentielle de 2010, en précédant les désirs de M.Sarkozy ?.
Ce qui est sûr, c'est que l'homme d'affaires Jacques Dupuydauby a déplu, un jour, au clan présidentiel togolais. Il faut dire que, souvent, il est de mauvaise humeur. On ne va pas refaire ce
gaulliste invétéré de 63 ans, qui fut le bras droit de Francis Bouygues. " J'aime la guerre ", lâche-t-il, de son bureau, à Séville, en Espagne. Depuis qu'il est l'objet d'un mandat d'arrêt
international, délivré le 27mai par la justice togolaise, il ne fait pas bon l'asticoter.
D'un côté, un industriel, Vincent Bolloré, qui pèse 1,4milliard d'euros de chiffre d'affaires en Afrique, 20 000 salariés présents dans 41 pays. Sa stratégie : emporter la gestion des principaux
ports du continent. Il y est parvenu à Douala, au Cameroun, au prix d'une bataille judiciaire intense, déjà contre M.Dupuydauby. Une information judiciaire ouverte pour " favoritisme et
corruption " sur l'initiative de M.Dupuydauby est toujours en cours, mais les citations adressées à M.Bolloré de comparaître comme témoin ne sont jamais parvenues jusqu'à Paris. Il gère aussi les
ports d'Abidjan (Côte d'Ivoire), de Lagos (Nigeria), de Cotonou (Bénin) et de Pointe-Noire (République du Congo).
De l'autre, une société, Progosa, créée par M.Dupuydauby, qui compte dans ses rangs l'ancien ambassadeur Michel Dupuch, conseiller Afrique à l'Elysée du temps de Jacques Chirac, ou Rémy Chardon,
ancien directeur de cabinet de Jacques Chirac à la Mairie de Paris. Brigitte Girardin, l'ex-ministre à la coopération de Jacques Chirac, vient de quitter Progosa. Cette société était fortement
implantée à Lomé, où elle escomptait même obtenir la création d'un troisième quai dans le port. Il lui reste aujourd'hui des intérêts en Libye.
M.Dupuydauby paie-t-il, comme il le soutient, ses sympathies politiques ? Ce n'est pas l'opinion du procureur de Lomé, Robert Bakai, qui exhibe les mandats d'arrêt émis à l'encontre de
M.Dupuydauby, de son fils et d'un responsable de son groupe, Gérard Perrier. M.Bakai - qui n'engage que lui - n'en démord pas : "M.Dupuydauby a volé M.Bolloré, et il s'est soustrait à la justice,
alors que nous avons découvert ses détournements de fonds et ses escroqueries. Qu'il ne vienne pas dire que la justice est manipulée ! Il a pris la fuite en détruisant des documents. Je n'ai reçu
aucun ordre du gouvernement, même si toutes les décisions rendues dans ce dossier, depuis 2006, ont été favorables à M.Bolloré. ".
Le contentieux est simple. Jacques Dupuydauby et Vincent Bolloré ont travaillé ensemble dès 1999. Très introduit en Afrique, en particulier au Togo, M.Dupuydauby fait valoir son entregent auprès
de l'industriel breton, qui lui octroie 30 000 euros par mois. A travers sa société espagnole, Progosa, M.Dupuydauby obtient dès 2001 des contrats de manutention sur le port de Lomé, attribués
aux entreprises SE2M et SE3M, dont le financement a été assuré par M.Bolloré. " L'argent qui a été mis dans ces sociétés, c'est celui que me devait M.Bolloré, soutient M.Dupuydauby. Je
connaissais depuis 1977 le général Eyadéma, nous n'avons versé aucun centime pour obtenir nos licences, mais le président togolais ne voulait en aucun cas que M.Bolloré soit visible sur son port.
".
L'affaire est vite florissante. Au point que M.Dupuydauby finit par organiser, selon ses détracteurs, un véritable hold-up : il fait rapatrier les actifs des sociétés togolaises, avancés par
M.Bolloré, dans des entreprises de droit luxembourgeois à son nom, créées pour l'occasion. M.Bolloré - qui n'a pas souhaité s'exprimer - n'apprécie pas le procédé, il dépose des plaintes de tous
côtés. En Espagne, mais aussi au Togo où, dès 2006, une première décision annule la cession des titres. La cour d'appel est saisie. Il faudra attendre trois ans avant qu'elle ne se prononce, le
28mai. Parallèlement, le fisc togolais réclame de grosses sommes d'argent à M.Dupuydauby, qui s'estime piégé.
Les basses manoeuvres n'ont pas manqué dans ce dossier. Comme en 2006, quand des cadres du groupe Bolloré sont interpellés à Lomé, suspectés, sans preuves, d'avoir voulu corrompre des magistrats.
En 2005, c'est le détective privé Patrick Baptendier, ex-gendarme, qui avait été sollicité par la société de sécurité GEOS, afin d'obtenir des renseignements sur le duo Perrier-Dupuydauby. " La
demande venait de Vincent Bolloré en personne, se rappelle M.Baptendier. J'ai appelé mon contact à la DST - ex-service de contre-espionnage - qui m'a fourni de nombreux renseignements : plaques
d'immatriculation, casiers judiciaires... ".
Dans l'entourage de M.Bolloré, on confirme avoir lancé une enquête. " Mais il s'agissait de vérifier la solvabilité de M.Dupuydauby ", assure Me Olivier Baratelli, avocat du groupe Bolloré. Reste
que les renseignements sont transmis aux opérateurs de Bolloré au Togo, qui tentent de convaincre quelques journalistes de publier des informations sur Gérard Perrier, le bras droit de Jacques
Dupuydauby. Plusieurs journalistes refusent le procédé. Comme Augustin Assiobo, chef de tribu et patron de l'hebdomadaire Tingo-Tingo, proche de Progosa : " Les représentants du groupe Bolloré
voulaient que je publie ça, moi je voulais vérifier ces infos ", dit-il.
Quoi qu'il en soit, le jugement de la cour d'appel tombe et il est favorable à M.Bolloré. Sur le point d'être interpellé, M.Dupuydauby quitte le continent en toute hâte. " Les foudres de
M.Bolloré se sont déchaînées ", lâche-t-il. Depuis, l'affaire fait les gros titres de la presse togolaise. D'autant que M.Dupuydauby tient désormais un blog. Il y affirme, par exemple, qu'il
rémunérait Charles Debbasch, le tout-puissant conseiller présidentiel, ex-président de la faculté d'Aix-Marseille, condamné par la cour d'appel d'Aix-en-Provence, en 2005, à deux ans de prison
pour détournement de fonds dans l'affaire Vasarely. Sur le blog, des factures signées par le juriste sont produites. " Nous lui avions fait une forme d'abonnement, il était devenu notre avocat,
explique M.Dupuydauby, on a dépensé énormément d'argent... on a fini par lui couper les vivres. " M.Debbasch - qui a décliné une proposition de rencontre - a-t-il pu décréter
la disgrâce de M.Dupuydauby ? " Ce genre de chose - le retournement de la présidence en faveur de M.Bolloré - peut difficilement se faire sans l'accord tacite de Debbasch ", fulmine l'homme
d'affaires.
Mais, pour lui, M.Bolloré aurait aussi usé de ses bonnes relations avec l'Elysée pour le supplanter. Le président Faure Gnassingbé a rencontré Nicolas Sarkozy au moins à deux reprises. La
première, lors du sommet de Lisbonne, en décembre 2007, il ne fut question, d'après les notes diplomatiques prises à cette occasion, que de macro-économie, de dettes et de... Charles Debbasch,
qualifié par M.Sarkozy de " mercenaire " appartenant à une " époque révolue ". Rien sur le port de Lomé, d'après le Quai d'Orsay, où l'on affirme n'avoir " reçu aucune instruction à ce sujet,
(...) nous ne sommes soumis à aucun diktat ".
La France, sans se bercer d'illusions, soutient le régime en place. En novembre 2008, un autre rendez-vous est organisé à Paris entre l'Elysée et M.Gnassingbé, par l'intermédiaire de l'avocat
Robert Bourgi. Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, rend visite au président togolais, qui séjourne à l'Hôtel Bristol. " J'imagine difficilement le président ou M.Guéant intervenir
dans ce dossier du port de Lomé ", indique M. Bourgi. Le port de Lomé est géré par une structure autonome togolaise. Plusieurs opérateurs se partagent le marché de la manutention. Ici, pas de
monopole Bolloré. Il faut, disent les observateurs, aller dénicher la clé de l'affaire Bolloré-Dupuydauby dans le marigot de la politique togolaise. " C'est un régime corrompu, soutient
l'ex-premier ministre Yao Agboyibo. Quand j'étais au gouvernement, le contact avec les investisseurs m'échappait systématiquement... " Candidat à l'élection
présidentielle de février 2010, l'ancien secrétaire d'Etat franco-togolais Kofi Yamgnane a une certitude : " Le Port autonome de Lomé est la vache à lait de ce pays, dit-il. Faure - le
président togolais - veut récupérer Bolloré pour financer sa prochaine campagne... ".
Gérard Davet.
Le Monde 09 07 09
La fin des sacs plastiques au Congo-Brazzaville, c'est du domaine du possible !
L'association DAC (Développer Autrement le Congo) est à l'initiative en République du CONGO-BRAZZAVILLE de la démarche citoyenne pour la suppression des sacs plastiques de caisse. La méthode est essentiellement basée sur la sensibilisation. Aujourd'hui chaque Congolais jette 360 kg d'ordures par an, soit presque un kilo par jour et ce chiffre augmente de 1% par an. Les sacs plastiques représentent quant à eux 2 kg. En polyéthylène, matière produite à partir du pétrole, le sac plastique fait irruption dans la vie des ménages congolais dans les années 80 où il remplace le cabas traditionnel (panier en liane), plus résistant. C'est le début de l'ère de la consommation et l'ère du jetable. Mais alors qu'on les fabrique en une seconde et qu'ils sont utilisés en moyenne 20 minutes, ils seront soit incinérés soit dispersés dans la nature où il leur faudra jusqu'à 400 ans pour se dégrader et 1200 ans en mer selon leurs épaisseurs ! Au Congo, 4 milliards de sacs plastiques sont distribués chaque année représentant 80 000 tonnes de déchets. Véritable fléau pour la faune et la flore, notamment en milieu marin, le sac plastique produit au moins trois types de pollutions : visuelle, de l'air et du milieu marin.
CONGO-BRAZZAVILLE: PRIORITE A L’EMPLOI
" Le travail est indispensable au bonheur de l'homme ; il l'élève, il le console ; et peu importe la
nature
du travail, pourvu qu'il
profite à quelqu'un : faire ce qu'on peut, c'est faire ce qu'on doit." Alexandre DUMAS, fils.
A travers cette annonce faite à la veille de la fête des 50 ans d’indépendance, il n’est pas inutile de se demander si celle-ci n’est pas encore
une diversion politique pour détourner l’attention des congolais face à l’échec de la politique sociale conduite par le gouvernement.
QUELLE POLITIQUE DE LOGEMENT POUR LES CONGOLAIS ?
Sans tomber dans une paranoïa obsessionnelle, on sait que nos intérieurs ne sont pas protégés de la pollution. Les substances chimiques, dangereuses ou pas, sont
partout. Aucune réglementation n’est observée pour la construction des maisons des congolais et augmenter ce risque en optant pour le tout béton, matériau complètement
inapproprié pour les logements résidentiels en zones tropicales est irresponsable. Car ces constructions souvent calquées à l’image des constructions occidentales ne tiennent pas compte ni du
climat, ni des coûts financiers exorbitants, encore moins de l’aspect écologique.
On a nettement l’impression que le gouvernement veut tout simplement troquer son humble maison de banco recouverte d’un toit de paille, de bois ou de terre
compressée selon les ethnies, contre une maison "en dur" ,c’est à dire en béton, avec un toit de tôles ou en tuiles .. Les raisons ? La résistance aux intempéries qui évite d’avoir à refaire
régulièrement ce qui se dégrade, enfin la raréfaction du bois est aussi invoquée.





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Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.
C’est l’heure du bilan.
Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale
Massamba Débat - 4 ans : début d’industrialisation du pays
Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT
Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain
Pascal Lissouba – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure
Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger
Evénements festifs
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LETTRE DU CONGO MFOA
N° 013
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