Le 12 juillet, les Congolais auront à choisir entre « les chemins de l'avenir », le programme politique de Denis Sassou Nguesso (DSN), candidat à sa propre succession, et ceux de douze de ses concurrents. Un remake de ce qui s'est passé lors de la présidentielle de 1997 et bien avant, c'est-à-dire une élection en trompe-l'œil puisque, déjà, celui qui veut rempiler est « sûr » de l'emporter.

Certes, ce n'est pas une nouveauté en Afrique : très rarement un président organise des élections pour les perdre. Si actuellement le Niger est dans une zone de turbulences politiques de par le « je m'en foutisme » de Mamadou Tandja, ailleurs on essaie d'y mettre la forme avec toutefois la même finalité : l'ardant désir de durer au pouvoir. C'est vrai qu'au Niger, où les fondements de la démocratie sont solidement ancrés, le scénario huilé n'a pas fonctionné, mais presque partout sur le continent il a fait Florès.

A la demande populaire…

D'abord le tenant du pouvoir suprême suscite chez ses affidés des marches et des meetings à l'occasion desquels on le supplie « de se représenter » afin de maintenir la paix, la sécurité et la prospérité, bref la stabilité. Ensuite ce dernier, après de faux atermoiements et un suspense feint, se décide en fin de compte à donner une suite favorable à la volonté du peuple. Un scrutin est alors organisé, lequel consacre la victoire du chef sortant et le tour est joué.

Celui qui a assuré un bref intérim à la présidence congolaise après l'assassinat du président Marien Ngouabi en 1977 connaît tellement les rouages qu'il ne se fait jamais de souci lorsqu'a lieu ce genre de scrutin majeur dont l'issue est souvent connue d'avance. Sauf en 1992 où sa clairvoyance a été prise au dépourvu, car il fut battu par Pascal Lissouba. Mais on connaît la suite, puisque, plus tard, une meurtrière guerre civile favorisa le retour de l'enfant terrible d'Oyo par les… urnes en 1997.

C'est ainsi que la veille du décès officiel de son gendre et ami Omar Bongo Ondimba (OBO), président du Gabon, soit le 6 juin 2009, DSN officialisait à Brazzavillle sa candidature en se fondant sur les ardents vœux de ses ouailles et le postulat qu'il a encore « des services à rendre au peuple ».

A dix jours de cette présidentielle, même avec douze adversaires dont bon nombre lui doivent ce qu'ils sont aujourd'hui, le chef de l'Etat congolais affiche déjà sa certitude que ce sera une promenade de santé. Excepté Mathias Dzon, ex-grand argentier de Sassou, et le général Ngouélondélé, ancien chef de la sécurité, tous s'avèrent des comparses. Surtout que des figures qui pouvaient peser sur cette élection tels Christophe Moukouéké et Ange Edouard Poungui sont hors jeu de par la volonté de la Cour constitutionnelle !

Le pouvoir à vie pas mort

Le cas DSN met encore en lumière le fait que le pouvoir à vie a encore de beaux jours devant lui en Afrique. Un observateur avisé faisait remarquer que le prix Ibrahim Mo, le fondateur de Celtel (aujourd'hui Zain), qui récompense par des millions les chefs d'Etat qui acceptent de partir volontairement, échoirait toujours à la zone australe africaine (le cas Chissano du Mozambique est un exemple) ; mais difficilement à un président de l'Afrique de l'Ouest ou centrale, tant l'alternance y est rarissime. Peut-être qu'il sera, un jour, démenti par le Ghana, le Mali, le Sénégal… ou le Burkina. Ne désespérons pas !

Pour le moment, et en vrai chef Mbochi, DSN s'apprête à étrenner pour la énième fois ce pouvoir qu'il n'a jamais véritablement quitté depuis la mort d'un certain capitaine N'Gouabi.

Photo : Denis Sassou Nguesso revient au pouvoir au Congo en 1997 après en avoir chassé Pascal Lissouba (George Mulala/Reuters).

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Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.

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Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes.

Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février.

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Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus.

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Massamba Dé

bat -  4 ans : début d’industrialisation du pays

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