Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /2009 13:52
 Le débat sur les élections présidentielles au Congo se focalise presque exclusivement sur la position des forces de l’opposition oscillant entre le boycott de principe et la participation d’opportunité.

Le président Sassou son parti (PCT) ne sont cités qu’occasionnellement.

Il est vrai que personne ne se fait plus d’illusions quant à leurs intentions électorales : compter les voix discordantes pour mieux les étouffer.

La dictature a arrêté depuis des années de surprendre les Congolais... Son travail consiste uniquement à maintenir le statu quo, à cultiver l’immobilisme et à persuader ses administrés de ne pas changer « le changement »...

Comme à chaque élection, les regards se tournent surtout vers l’opposition, comme si la surprise ne pouvait venir que de son camp... En dépit de sa faiblesse structurelle, l’opposition congolaise concentre toujours l’attente et l’espoir de nombre de congolais qui ont acquis une certitude qui, partant de la situation de délabrement actuel, estime que le Congo ne peut connaître pire en changeant le régime en place.

Nos amis, adeptes d’une participation, qui peut se justifier au nom d’un agenda partisan et d’un pragmatisme qui rime malheureusement avec usurpation, comptent mettre à leur profit l’oubli de leurs engagements (conditions préalables à leur participation à l’élection présidentielle. Nous ne servirons pas de lièvre électoral…) pour envoyer un ou des candidats et tenir compagnie à une dictature qui a la phobie de l’isolement, dans un monde qui récuse les solitaires.

Nos amis ne doivent pas ignorer que la dictature a créé les conditions de sa propre réélection, scellé l’arithmétique de sa victoire, rédigé le scénario de l’humiliation publique de ses adversaires....

Les prisonniers politiques, les exilés qui se comptent par milliers, les victimes des châtiments collectifs, les activistes en bute à une répression au quotidien, les privés de droits civiques pour délit d’opinion, les rejetés de la Constitution et de la loi électorale, les partis non reconnus, les martyres de la dictature, les déçus du système... Toutes ces catégories de personnes sont délibérément éliminées des élections, elles sont condamnées au boycott.

La dictature a fait le vide autour d’elle, elle a surtout soigneusement balisé le terrain électoral.

Dans ce terrain miné, seul le régime est en mesure de tirer avantage. Ceux qui rêvent de lui emboîter le pas, et tirer parti des conditions asociales qu’il a créées par lui-même, ne sont en réalité qu’une partie de lui, une réplique de l’originale. Le système est ainsi fait : les corps étrangers sont systématiquement rejetés.

Quant aux différentes catégories de victimes de la dictature (celles qui souffrent de diverses formes d’arbitraire : policier, carcéral, administratif, juridique, politique, civique......), elles sont boycottées de fait par les différents rouages de la dictature. En refusant conformité et allégeance, elles se sont mises en dehors du système.

Etant de fait dans une situation de boycott passif, elles doivent s’atteler à transformer leur passivité en un comportement politique volontariste qui rompt avec le fatalisme et s’ingénie à mettre la dictature dans son propre piège : l’isolement, afin que la magie se retourne enfin contre le magicien.

A seulement quelques jours de l’élection présidentielle, il est trop tard pour participer. Car il faut du temps pour se faire accepter par la dictature et réussir le test d’affiliation. Dramaturge d’une pièce où tous les acteurs ont été minutieusement choisis, la dictature ne bouleversera pas ses plans à la dernière minute. Elle a l’obsession du détail, la hantise de l’impondérable.

Par contre, il est encore temps de refuser ce nouvel affront. Il n’est jamais trop tard de s’affranchir de la servitude, il n’est jamais trop tard de rompre avec l’atermoiement, il n’est jamais trop tard d’être un héros national.

Vous qui êtes boycottés par le régime, par ses acolytes, ses lois, ses institutions, ses médias, ses journaux...Boycottez ceux qui vous ont injustement boycottés !

Depuis quelques années, grâce au courage et l’abnégation d’hommes et de femmes de valeur, les Congolais ont pu constater que la peur avait commencé à changer de camp. Aujourd’hui, et à l’occasion de ces élections, il faut espérer que, grâce à la dignité et au sursaut de Congolais et de Congolaises de plus en plus nombreux, l’isolement changera aussi de camp.

Wallys KIMBATSA

Par Geoffray - Publié dans : Elections présidentielles 2009
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La fin des sacs plastiques au Congo-Brazzaville, c'est du domaine du possible ! 

L'association DAC (Développer Autrement le Congo) est à l'initiative en République du CONGO-BRAZZAVILLE de la démarche citoyenne pour la suppression des sacs plastiques de caisse. La méthode est  essentiellement basée sur la sensibilisation. Aujourd'hui chaque Congolais jette 360 kg d'ordures par an, soit presque un kilo par jour et ce chiffre augmente de 1% par an. Les sacs plastiques représentent quant à eux 2 kg. En polyéthylène, matière produite à partir du pétrole, le sac plastique fait irruption dans la vie des ménages congolais dans les années 80 où il remplace le cabas traditionnel (panier en liane), plus résistant. C'est le début de l'ère de la consommation et l'ère du jetable. Mais alors qu'on les fabrique en une seconde et qu'ils sont utilisés en moyenne 20 minutes, ils seront soit incinérés soit dispersés dans la nature où il leur faudra jusqu'à 400 ans pour se dégrader et 1200 ans en mer selon leurs épaisseurs ! Au Congo, 4 milliards de sacs plastiques sont distribués chaque année représentant 80 000 tonnes de déchets. Véritable fléau pour la faune et la flore, notamment en milieu marin, le sac plastique produit au moins trois types de pollutions : visuelle, de l'air et du milieu marin. 

CONGO-BRAZZAVILLE: PRIORITE A L’EMPLOI

" Le travail est indispensable  au bonheur  de l'homme  ; il l'élève,  il le console  ; et peu importe   la nature  jc beri mdu travail, pourvu   qu'il profite  à quelqu'un : faire  ce qu'on peut, c'est faire ce qu'on doit." Alexandre DUMAS,  fils.
A travers cette annonce faite à la  veille de la fête des 50 ans d’indépendance,  il n’est pas inutile de se demander si celle-ci n’est pas  encore une diversion politique pour détourner l’attention des congolais face à l’échec de la politique sociale conduite par le gouvernement.

QUELLE POLITIQUE DE LOGEMENT POUR LES CONGOLAIS ?
Sans tomber dans une paranoïa obsessionnelle, on sait que nos intérieurs ne sont pas protégés de la pollution. Les substances chimiques, dangereuses ou pas, sont partout. Aucune réglementation n’est observée pour la construction des maisons des congolais et augmenter ce risque en optant pour le  tout béton, matériau complètement   inapproprié pour les logements résidentiels en zones tropicales est irresponsable. Car ces constructions souvent calquées à l’image des constructions occidentales ne tiennent pas compte ni du climat,  ni des coûts financiers exorbitants, encore moins de l’aspect écologique.
On a nettement l’impression que le gouvernement veut tout simplement troquer son humble maison de banco recouverte d’un toit de paille, de bois ou de terre compressée selon les ethnies, contre une maison "en dur" ,c’est à dire en béton, avec un toit de tôles ou en tuiles .. Les raisons ? La résistance aux intempéries qui évite d’avoir à refaire régulièrement ce qui se dégrade, enfin la raréfaction du bois est aussi invoquée.












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