Il n'est point de bonheur sans liberté ni de liberté sans courage
Une démocratie qui est capable d'assassiner en toute impunité son
peuple, n'est plus digne de ce nom.
La dictature est une leçon ininterrompue qui vous enseigne que vos sentiments, vos pensées et
vos désirs n'ont pas le moindre poids, que vous n'avez pas d'existence propre, et que vous devez vivre comme d'autres ont décidé à votre
place.
Avoir le sens de l'honneur, en démocratie, c'est
défendre avec constance des convictions sincères, quel qu'en soit le coût
pour soi-même.
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Il s'ennuyait ferme, au Conseil général des ponts et chaussées. "On m'avait mis là,
raconte Kofi
Yamgnane, parce que les préfets balisaient d'avoir un ancien ministre sous leurs ordres." Du
coup, à 63 ans, l'ancien secrétaire d'Etat pour l'intégration s'est inventé un nouveau défi : devenir, en mars 2010, président de la République du Togo, son pays natal.
En 2005, déjà, l'envie l'avait tenaillé ; mais ce n'était pas le bon moment. Evidemment, ce n'est pas gagné. "L'ignorance de la population conjuguée à la peur, ça marche...", dit-il. Il voit cela comme un devoir. "Je me suis levé un matin, en me disant : "Tu rentres au Togo". Je sais que si je ne fais rien pour le Togo, alors l'histoire sera féroce avec moi..."
Ces temps-ci, on peut le croiser, dans les faubourgs de Lomé, suant sous une plaque de tôle surchauffée. Le gouvernement lui a interdit de tenir des meetings, alors il prend la parole dans des endroits reculés, interrompu par les jappements de chiens errants, devant un public de curieux. Il semble y croire, vraiment.
Il arpente les 342 cantons du pays, l'un après l'autre, distribue son programme, n'hésite pas, comme ce lundi 22 juin, à parcourir des heures de mauvaises pistes pour expliquer sa vision des choses à 25 paysans togolais endimanchés pour l'occasion. "J'irai l'arracher, le pouvoir, si vous m'élisez", lance-t-il à quelques dizaines de personnes qui finissent par l'applaudir.
Il a réponse à tout. Comme lorsqu'une jeune femme l'interpelle brusquement : "Les autorités nous parquent comme des animaux sauvages, on ne croit plus à leurs promesses, alors, nous, les femmes, on a décidé de ne plus voter..." Ici, dans le fief du Rassemblement du peuple togolais (RPT) - le parti du président Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis les élections sanglantes de 2005 - c'est déjà courageux d'oser recevoir celui qui revient au pays en défiant le régime en place.
De fait, Kofi Yamgnane ne fait pas de promesses impossibles, il ne distribue pas d'argent. D'ailleurs, il n'en a pas. Simplement il parle vrai, et les gens l'écoutent, le reconnaissent, même si cela ne garantit pas une élection, surtout dans ces contrées où les voix se vendent contre quelques centaines de francs CFA.
Au Togo, les 5 millions d'habitants le croyaient en France, tranquille ; il n'était plus qu'une belle image d'expatrié glorieux, celle du jeune Kofi, repéré par un père missionnaire dans son village natal, avec la bienveillante attention de Kankassi, le crocodile-totem de la communauté. Il découvre la Bretagne à 17 ans, où on l'envoie faire maths sup pour être ingénieur. La suite est connue : il devient maire de Saint-Coulitz (Finistère), crée, sur le mode africain, un conseil des sages qui le rend célèbre, et le voilà au gouvernement en 1991, repéré par François Mitterrand. Il sera ensuite député, conseiller général, avant de connaître les joies des placards dorés.
Le voilà donc de retour chez lui. Et il se lâche, sans fard. "Faure Gnassingbé n'est pas populaire, il est craché, vomi, dit-il. Son père, le général Eyadema, au pouvoir pendant trente-neuf ans, a créé un théâtre de guignols, où tout le monde s'en met plein les poches. Mais faire de la politique, c'est aimer les hommes. Alors, oui, je suis candidat, et j'irai jusqu'au bout."
Il veut se battre pour la santé des Togolais, refaire les routes, les ponts, donner du travail, endiguer la corruption, bref, créer un pays qui n'existe pas. "On fait une campagne de va-nu-pieds, raconte-t-il. On roule sur ma caisse personnelle." Les 4 × 4 fatiguent, on mange des sandwichs pendant les trajets. Mais on sent un enthousiasme, en même temps que l'on devine une attente. L'équipe est resserrée, deux proches, des ingénieurs agronomes, dirigent la campagne et se coltinent les heures supplémentaires.
Un logo a été créé, et à chaque déplacement, un comité de soutien est installé. La campagne vise les jeunes, par Internet à Lomé, les femmes, les prêtres. S'il est élu, il y aura 15 ministres, pas plus. "Je nationalise les grosses entreprises, déclare le candidat, et je me débarrasse de tous les suceurs de sang, sans lancer de chasse aux sorcières." Et parce que la peur fait et défait les élections, au Togo, Kofi Yamgnane laisse à chaque fois son numéro de téléphone personnel, au cas où un préfet ferait un peu de zèle...
Il prend des risques, c'est sûr. "On peut m'assassiner, je le sais", assure-t-il. Il a fait venir sa femme, la Bretonne Anne-Marie, professeur de mathématiques à la retraite, installée depuis octobre 2008 à Lomé. Il sait les sacrifices qu'elle consent : "Elle le fait par amour pour moi, elle ne va pas lâcher son vieux comme ça..." Les deux enfants sont casés, il ne reste plus qu'à se jeter dans l'arène. Où il est attendu par de beaux gladiateurs.
Le régime de Faure Gnassingbé va tout faire pour l'empêcher de se présenter. "Ils ne sont pas près de m'éliminer de la course", jure-t-il. Il va devoir renoncer à sa nationalité française. "Un crève-coeur", dit-il. Le code civil précise qu'il lui faudra obtenir l'accord du gouvernement français. Mais il n'a pas le choix, la Constitution togolaise a été conçue pour dissuader les candidatures de la diaspora.
Il devrait bénéficier, au pire, de la neutralité de la France. Il a rencontré le député Patrick Balkany, missionné sur l'Afrique par Nicolas Sarkozy, puis Bruno Joubert, le M. Afrique officiel, et une rencontre est même prévue à l'Elysée avec le chef de l'Etat en juillet. Il n'aura pas de problèmes de ce côté-là. Au Togo, en revanche, rien ne sera simple.
L'opposition, reléguée à l'arrière-plan depuis quarante-trois ans, ne veut pas de lui. Le leader du Comité d'action pour le renouveau (CAR), Yawovi Agboyibo, ex-premier ministre, candidat non déclaré à la présidence, ne croit pas en ses chances. "Kofi est un sujet de curiosité pour les Togolais, lâche-t-il. Ici, on est habitués à ce genre d'ambitions. Se ranger derrière lui est exclu !" C'est un discours de façade. En réalité, tout le monde attend de voir si l'effet "Kofi" prend. Et d'ailleurs, M. Agboyibo glisse, dans la conversation : "Si Kofi s'enracine, pourquoi pas ?"
Les tractations sont en cours, bien sûr. Comme avec l'autre parti d'opposition, l'Union des forces de changement (UFC), dont le patron, Gilchrist Olympio, le résistant historique, n'a jamais réussi à conquérir le pouvoir. Il a 73 ans, et peine à faire lever les foules sur son passage. Mais il ne cédera sa place pour rien au monde.
Kofi Yamgnane, lui, n'a pas accès aux chaînes de télévision gouvernementales ; les journalistes l'ignorent, alors il trace son sillon. Eva Joly, la députée européenne écologiste, et Ségolène Royal ont juré d'apporter leur soutien. A son domicile, Kofi Yamgnane a conservé l'enregistrement de François Mitterrand lui annonçant, au téléphone, sa nomination au gouvernement. Ça le stimule.
La fin des sacs plastiques au Congo-Brazzaville, c'est du domaine du possible !
L'association DAC (Développer Autrement le Congo) est à l'initiative en République du CONGO-BRAZZAVILLE de la démarche citoyenne pour la suppression des sacs plastiques de caisse. La méthode est essentiellement basée sur la sensibilisation. Aujourd'hui chaque Congolais jette 360 kg d'ordures par an, soit presque un kilo par jour et ce chiffre augmente de 1% par an. Les sacs plastiques représentent quant à eux 2 kg. En polyéthylène, matière produite à partir du pétrole, le sac plastique fait irruption dans la vie des ménages congolais dans les années 80 où il remplace le cabas traditionnel (panier en liane), plus résistant. C'est le début de l'ère de la consommation et l'ère du jetable. Mais alors qu'on les fabrique en une seconde et qu'ils sont utilisés en moyenne 20 minutes, ils seront soit incinérés soit dispersés dans la nature où il leur faudra jusqu'à 400 ans pour se dégrader et 1200 ans en mer selon leurs épaisseurs ! Au Congo, 4 milliards de sacs plastiques sont distribués chaque année représentant 80 000 tonnes de déchets. Véritable fléau pour la faune et la flore, notamment en milieu marin, le sac plastique produit au moins trois types de pollutions : visuelle, de l'air et du milieu marin.
CONGO-BRAZZAVILLE: PRIORITE A L’EMPLOI
" Le travail est indispensable au bonheur de l'homme ; il l'élève, il le console ; et peu importe la
nature
du travail, pourvu qu'il
profite à quelqu'un : faire ce qu'on peut, c'est faire ce qu'on doit." Alexandre DUMAS, fils.
A travers cette annonce faite à la veille de la fête des 50 ans d’indépendance, il n’est pas inutile de se demander si celle-ci n’est pas encore
une diversion politique pour détourner l’attention des congolais face à l’échec de la politique sociale conduite par le gouvernement.
QUELLE POLITIQUE DE LOGEMENT POUR LES CONGOLAIS ?
Sans tomber dans une paranoïa obsessionnelle, on sait que nos intérieurs ne sont pas protégés de la pollution. Les substances chimiques, dangereuses ou pas, sont
partout. Aucune réglementation n’est observée pour la construction des maisons des congolais et augmenter ce risque en optant pour le tout béton, matériau complètement
inapproprié pour les logements résidentiels en zones tropicales est irresponsable. Car ces constructions souvent calquées à l’image des constructions occidentales ne tiennent pas compte ni du
climat, ni des coûts financiers exorbitants, encore moins de l’aspect écologique.
On a nettement l’impression que le gouvernement veut tout simplement troquer son humble maison de banco recouverte d’un toit de paille, de bois ou de terre
compressée selon les ethnies, contre une maison "en dur" ,c’est à dire en béton, avec un toit de tôles ou en tuiles .. Les raisons ? La résistance aux intempéries qui évite d’avoir à refaire
régulièrement ce qui se dégrade, enfin la raréfaction du bois est aussi invoquée.





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Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.
C’est l’heure du bilan.
Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale
Massamba Débat - 4 ans : début d’industrialisation du pays
Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT
Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain
Pascal Lissouba – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure
Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger
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LETTRE DU CONGO MFOA
N° 013
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