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La campagne pour l'élection présidentielle du 12 juillet au Congo, lancée le 26 juin dernier
sur toute l’étendue du territoire national, connaît peu d'engouement à Brazzaville, la principale ville du pays.
Seules des banderoles et affiches de quelques candidats, principalement celles du président sortant Denis Sassou N'Guesso, sont visibles dans la plupart des quartiers, a-t-on constaté mercredi
dans la capitale congolaise.
Cette campagne électorale présente un climat de réserve du côté de l'opposition où l’on ne note jusqu'ici aucun rassemblement, ni de meeting populaire.
L'Alliance pour la république et la démocratie (ARD), une plate-forme affiliée au Front des partis de l'opposition congolaise (FPOC) vient d’organiser à Brazzaville une marche dans la partie nord
de Brazzaville pour protester en pleine période de campagne électorale contre les conditions d'organisation des élections.
Cette marche, qui a regroupé des centaines des jeunes aux différents points, notamment le Rond-point Moungali (centre), la Maison commune de Ouenzé et le Rond-point Texaco (nord), visait à
soutenir le candidat de l'ARD, Mathias Dzon.
Du côté des indépendants, seuls deux candidats sur les six, à savoir Anguios Nganguia Engambé et Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, ont déjà annoncé les couleurs par des sorties sporadiques dans les
départements Nord du Congo pour le premier et à Brazzaville puis au Sud pour le second.
Le président sortant, Denis Sassou N'Guesso, candidat à sa propre succession, a, quant à lui, débuté en grande pompe sa campagne dans la deuxième ville du pays, Pointe-Noire (sud) où il a tenu
samedi dernier un méga meeting avant d'aller à la conquête des électeurs dans les départements Nord du pays qui lui sont favorables à plus de 98%.
Selon les observateurs, même internationaux, notamment l'Union européenne, l'élection présidentielle au Congo est sans enjeu majeur vu le poids politique de ses adversaires, en dépit de Mathias
Dzon, son ancien ministre des Finances, considéré comme son challenger.
Pour le Rassemblement de la majorité présidentielle (RMP), une coalition de plus de cent partis et associations qui soutiennent l'action du candidat Sassou N'Guesso, la partie est gagnée d'avance
et que la victoire est certaine pour le 12 juillet.
"Il n'y a pas match car cette élection est pour nous comme un penalty sans gardien", a déclaré publiquement le président par intérim du RMP et le Premier ministre du gouvernement sortant, Isidore
Mvouba à l'occasion du lancement de la campagne du candidat Sassou N'Guesso à Pointe-Noire.
"J'ai foi au courage et à la détermination de nos troupes qui ne nous décevront pas. La victoire est à notre portée dès le premier tour", a pour sa part indiqué à la même occasion l'ancien
président du Congo, Jacques Joachim Yombi Opango, un allié politique du parti au pouvoir, le Parti congolais du travail (PCT).
L'opposition, qui continue de mettre en cause l'impartialité de la Commission nationale d'organisation des élections (CONEL), reste convaincue que le scrutin du 12 juillet est un trompe-l'oeil
puisque le président sortant est déjà réélu avant même la tenue du premier tour.
Le 12 juillet prochain, plus de deux millions d'électeurs congolais sont appelés à aller aux urnes pour choisir, entre treize candidats retenus par la Cour constitutionnelle, celui qui devra
présider aux destinées du Congo. Un second tour sera organisé à une date qui reste à déterminer si aucun n'obtient la majorité absolue.
PANA
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Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.
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