Devenu expert dans l’art de la mise en scène, Monsieur Sassou Nguesso dont les méthodes et les pratiques sont connues, est un récidiviste.

Il convoque une concertation citoyenne, sous la pression du voyage de Mr Sarkozy pour faire bonne figure et donnez l’impression à qui voulait le croire, que le dictateur de Mpila écoutait l’opposition et la société civile congolaise.

Les obus tombés sur les quartiers nord de Brazzaville, ne sont qu’un rappel aux populations qui y vivent qu’avec Sassou Nguesso la guerre n’est jamais loin.

A chaque fois que cet homme a un doute sur l’issue d’un scrutin, il répond toujours  par des tirs d’obus de mortier, l’explication officielle est farfelue et tirée par les cheveux.

Ces tirs d’obus sont un signe de mauvaise augure pour la paix et la sécurité du pays.

Les voles d’armes et de minutions dans les casernes, les incendies dans les entrepôts d’armes nous rappellent étrangement juin 1997.

S’agit-il d’une coïncidence malheureuse avec l’ouverture de la concertation citoyenne ou un geste délibéré. Nous ne le saurons jamais car les conclusions de l’enquêtes sont déjà connues alors même que l’enquête n’a pas encore commencée. Tout cela n’honore pas le chef des armées ni l’armée congolaise elle même.

Une commission d’enquête parlementaire doit être mise en place pour connaître les véritables causes de ce grave incident.

Le cas échéant déterminer motivations de ceux qui ont osé troubler la quiétude des populations de Brazzaville.

S’agissant de la thèse de l’accident, il n’est pas exclu qu’un accident aussi grave soit-il arrive, quand on connaît l’irresponsabilité de ceux qui ont en charge la sécurité des biens et des personnes au Congo Brazzaville. Une armée pléthorique en nombre d’officiers supérieurs qui tournent les pouces à longueur de journée. De toute manière, ces Généraux ont déjà trop à régler avec leur cohorte de maîtresses pour qu’ils s’occupent en plus des unités au sein de l’armée.

Dans une véritable armée, le ministre de la Défense et le Chef d’état major auraient tiré les conséquences qui s’imposent après une telle bavure, sauf si l’ordre du désordre venait d’en haut.

Pourquoi avoir gardé ces engins de guerre actifs alors que les forces armées ne sont pas en état d’alerte maximale ?

Est-ce une façon d’intimider l’opposition républicaine et les enfants de POTO-POTO qui seraient tentés de porter un soutien à un candidat autre que Denis Sassou Nguesso ?

Après un tel incident, la chaîne des responsabilités devrait être établie afin de punir les auteurs des défaillances.

Sassou Nguesso  en tant que néo apôtre de la paix, ne peut se contenter des explications données par l’armée à ce sujet.

J’aimerais bien qu’on nous montre l’impact de la foudre à l’endroit d’où sont partis ces obus.

N’y a t-il pas de paratonnerres[1] censés protégés ces lieux sensibles contre les foudres ?

Combien d’obus se trouvaient à la place d’où sont partis ces quatre obus ?

Ces entrepôts sont-ils sécurisés ? 

Les obus sont-ils stockés en plein air, à un emplacement ouvert ou n’importe qui pourrait se servir à volonté ?

C’est à toutes ces questions que les FAC doivent répondre.

L’armée congolaise devrait avoir l’honnêteté de dire la vérité aux populations. Ces engins ont été manipulés par l’homme. Cela saute aux yeux. C’est dans le régiment qu’il faut chercher les coupables ; pas dans le ciel orageux de Brazzaville, ni dans un semblant de sérénité idiote.

Le 26 mars 2006, Jean Claude Kakou a eu le mérite de louer les services de sécurité de sa majesté le roi de Mpila, comparant Brazzaville apaisé au calme d’un fleuve poétique. « Evidemment le Président Sarkozy ne ferait pas son footing quotidien dans les rues de Kaboul en Afghanistan ou de Bagdad en Irak, s’il le fait à Brazzaville c’est parce qu’il se sent en sécurité » déclarait ce griot du « sassouïsme ».

Il y a un peu plus d’une semaine, l’ambassadeur du Congo en France, Henri Lopez, disait se sentir plus en sécurité dans les rues de Poto Poto et de Ouenzé que dans certains quartiers de la banlieue parisienne, j’espère qu’il pourrait aussi se poster au point d’impact de ces obus à Poto poto,il s’y sentirait encore plus en sécurité que dans la rue Paul Valery.

Si, c’est cette paix là que Sassou a voulu nous exporter à la porte maillot, merci qu’il se la garde.

A défaut d’organiser une élection transparente qui sonnerait la fin de son règne et de tout ce désordre.

Le pouvoir crée une situation trouble afin que le pompier pyromane surgisse pour éteindre les braises et par la suite se prendre pour zoro, garant de la paix et de la tranquilité des esprits.

Bientôt, ils vont nous sortir la liste des faux coupables ayant tiré les obus foux.

Cette fois le coupable idéal ne s’appellera pas Ndalla graille, bernard Kolélas ou Pascal Lissouba, mais peut être Mathias Dzon.

Exigeons une enquête indépendante sur cette affaire car la vie de nos concitoyens a été mis en danger.

 

Par Joseph Bafoua Nsony

 

1 : Le paratonnerre est un dispositif inventé en 1752 par Benjamin Franklin, conçu à l'origine afin d'« écouler à la terre le fluide électrique contenu dans le nuage orageux et ainsi empêcher la foudre de tomber.

 

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Sénégal: affrontements entre étudiants  et forces de l'ordre à Dakar

Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.

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Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes.

Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février.

Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi.

Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus.

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Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.

 

C’est l’heure du bilan.

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Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT

Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain

Pascal Lissouba  – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure

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