Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /2009 13:08

Les centres de santé situés dans les districts de Mvouti et Hinda (département du Kouilou) ont reçu du 8 au 9 avril 2009, une importante dotation en produits pharmaceutiques, réactifs de dépistage du VIH/SIDA et de diabète, ainsi que du matériel médico technique. Cette dotation visant à améliorer la qualité des soins administrés aux populations, a été faite par la ministre de la santé, des affaires sociales et de la famille Emilienne Raoul.

Les structures sanitaires des districts de Mvouti et Hinda dotés en médicaments et matériel médico technique
Elle s’inscrit dans le cadre d’une politique destinée à renforcer les capacités opérationnelles des structures sanitaires nationales en vue de donner une réponse efficace à certaines pathologies sévissant dans le pays.

L’axe ferroviaire reliant Pointe-Noire à Mvouti (127km) compte deux aires de santé à savoir l’aire de santé de Mvouti au nord et celle de Bilala au sud. Constituée de 2 centres de santé intégrés (CSI) et de 6 postes de santé, l’aire de santé de Mvouti regroupe les localités de Pounga, Les Saras, Mvouti, Makaba, Malemba, Kimpessi, Mfoubou, Dimonika et Bilinga.

L’aire de santé de Bilala possède 2 CSI et 4 postes de santé et s’étend de Yanga à Mvoungouti. Elle couvre les localités de Bilala, Yanga, Nkoungui, Doumanga, Malélé représentant une population de plus de 8760 habitants.

Dans ces deux aires de santé situées dans la forêt du Mayombe, le paludisme constitue la première cause de consultations médicales. A Bilala par exemple, la maladie occupe 68% du taux de consultations médicales. Mais, outre le paludisme, les populations de cette partie du Kouilou souffrent aussi des maladies diarrhéiques et des bilharzioses.

«Cette couverture sanitaire est insuffisante, car les villages situés sur le réalignement du Chemin de fer Congo océan (CFCO) et ceux situés à la frontière avec l’enclave de Cabinda, sont dépourvus de postes de santé. Les malades de ces villages se rendent dans les dispensaires situés au sud, en effectuant de longues distances», a indiqué le sous-préfet de Mvouti Dieudonné Mboumba, soulignant l’insuffisance du personnel soignant composé en majorité des agents communautaires.

La ministre de la santé a doté les CSI des localités visitées en médicaments, kits de conseil dépistage volontaire du VIH (CDV) dans le cadre de l’initiative gouvernementale de la gratuité des examens biologiques et du traitement du VIH/SIDA, des lecteurs de glycémie pour lutter contre le diabète, du matériel médico technique et des produits pharmaceutiques.

Selon les données d’une enquête réalisée en 2003, le taux de prévalence nationale est de 4,2% avec des disparités d’une région à une autre. En remettant des réactifs et des médicaments du VIH/SIDA aux CSI de l’arrière-pays, le département de la santé entend renforcer la lutte contre cette maladie sur l’ensemble du territoire national.

Le paludisme figure aussi parmi les priorités du département de la santé, de même la tuberculose et le diabète. Il tue chaque année quelque 21.000 enfants congolais et représente un problème de santé publique. En 2008, le Congo a déclaré la gratuité du traitement du paludisme chez les enfants de 0 à 15 ans et les femmes enceintes, assortie d’une campagne de distribution gratuité des moustiquaires imprégnées.


Les structures sanitaires des districts de Mvouti et Hinda dotés en médicaments et matériel médico technique
Sur le plan social, Mme Raoul a remis des tricycles aux personnes handicapées des localités des districts de Mvouti et Hinda, des actes de naissance aux enfants non déclarés à l’état civil, ainsi que des dons aux personnes du troisième âge.

«Je remercie la ministre de la santé pour cette dotation qui vient résoudre le problème de la mobilité des handicapés physiques. Avec ce tricycle, je peux désormais me déplacer sans difficulté dans le village et cela nous donne confiance», s’est réjoui Jean Valère Tchicaya Koutou, habitant de Mvouti.

Les tricycles remis aux handicapés ont été fabriqués par des handicapés au centre national d’appareillage orthopédique de Brazzaville, une structure mise en place en collaboration avec la fondation hollandaise, «Sur un même pied d’égalité». Ce centre fabrique également les prothèses et d’autres objets facilitant la mobilité des handicapés.

Après l’axe Pointe-Noire-Mvouti, Mme Raoul s’est rendue dans les localités de Mengo, Hinda, Makola et Mboukou où elle a remis aux chefs des CSI, des produits pharmaceutiques, kits médico techniques, etc. Mboukou est le plus grand village du district de Hinda. Ce village et quelques localités environnantes comptent une population de plus de 12.000 d’habitants.

Makola abrite l’un des centres d’instruction de référence de la force publique nationale. Le dispensaire de ce centre d’instruction qui devrait être transformé en un hôpital de référence, a été doté à l’instar des autres structures sanitaires en kits CDV du VIH.

Mme Raoul a demandé aux éléments de la force publique basés à ce centre de se faire dépister tout en attirant l’attention des personnels de santé sur la gratuité des traitements antipaludiques, du VIH/SIDA et antituberculeux.

«Nous vous demandons de donner gratuitement les médicaments antipaludiques chez les enfants de 0 à 15 ans et les femmes enceintes. De même le traitement du VIH/SIDA est gratuit, ainsi que celui de la tuberculose. Les autres médicaments seront vendus à la population mais à moindre coût, afin de pouvoir renouveler vos stocks», a-t-elle déclaré.

Mme Raoul a estimé que la dotation des centres de santé de l’intérieur en lecteurs de glycémie venait à point nommé car, «il y a dans le pays plusieurs diabétiques qui s’ignorent». Elle a insisté sur l’approvisionnement des CSI à la Congolaise de médicaments génériques (COMEG) en vue d’éviter la rupture des stocks.


Par Christian Brice Elion - Publié dans : Société
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La fin des sacs plastiques au Congo-Brazzaville, c'est du domaine du possible ! 

L'association DAC (Développer Autrement le Congo) est à l'initiative en République du CONGO-BRAZZAVILLE de la démarche citoyenne pour la suppression des sacs plastiques de caisse. La méthode est  essentiellement basée sur la sensibilisation. Aujourd'hui chaque Congolais jette 360 kg d'ordures par an, soit presque un kilo par jour et ce chiffre augmente de 1% par an. Les sacs plastiques représentent quant à eux 2 kg. En polyéthylène, matière produite à partir du pétrole, le sac plastique fait irruption dans la vie des ménages congolais dans les années 80 où il remplace le cabas traditionnel (panier en liane), plus résistant. C'est le début de l'ère de la consommation et l'ère du jetable. Mais alors qu'on les fabrique en une seconde et qu'ils sont utilisés en moyenne 20 minutes, ils seront soit incinérés soit dispersés dans la nature où il leur faudra jusqu'à 400 ans pour se dégrader et 1200 ans en mer selon leurs épaisseurs ! Au Congo, 4 milliards de sacs plastiques sont distribués chaque année représentant 80 000 tonnes de déchets. Véritable fléau pour la faune et la flore, notamment en milieu marin, le sac plastique produit au moins trois types de pollutions : visuelle, de l'air et du milieu marin. 

CONGO-BRAZZAVILLE: PRIORITE A L’EMPLOI

" Le travail est indispensable  au bonheur  de l'homme  ; il l'élève,  il le console  ; et peu importe   la nature  jc beri mdu travail, pourvu   qu'il profite  à quelqu'un : faire  ce qu'on peut, c'est faire ce qu'on doit." Alexandre DUMAS,  fils.
A travers cette annonce faite à la  veille de la fête des 50 ans d’indépendance,  il n’est pas inutile de se demander si celle-ci n’est pas  encore une diversion politique pour détourner l’attention des congolais face à l’échec de la politique sociale conduite par le gouvernement.

QUELLE POLITIQUE DE LOGEMENT POUR LES CONGOLAIS ?
Sans tomber dans une paranoïa obsessionnelle, on sait que nos intérieurs ne sont pas protégés de la pollution. Les substances chimiques, dangereuses ou pas, sont partout. Aucune réglementation n’est observée pour la construction des maisons des congolais et augmenter ce risque en optant pour le  tout béton, matériau complètement   inapproprié pour les logements résidentiels en zones tropicales est irresponsable. Car ces constructions souvent calquées à l’image des constructions occidentales ne tiennent pas compte ni du climat,  ni des coûts financiers exorbitants, encore moins de l’aspect écologique.
On a nettement l’impression que le gouvernement veut tout simplement troquer son humble maison de banco recouverte d’un toit de paille, de bois ou de terre compressée selon les ethnies, contre une maison "en dur" ,c’est à dire en béton, avec un toit de tôles ou en tuiles .. Les raisons ? La résistance aux intempéries qui évite d’avoir à refaire régulièrement ce qui se dégrade, enfin la raréfaction du bois est aussi invoquée.












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