Partager l'article ! Douala : Les prostituées interdites de sortie après 21h avant l'arrivée du Pape Benoît XVI: Pour l'arrivée du Pape Benoît XVI au Cameroun, ...
Les clients "d'Echos de Bonanjo" ont été surpris par la manière avec laquelle, on leur a annoncé l'annulation du spectacle des déesses vendredi dernier, 20 février 2009 à 21heures. Pourtant, une
trentaine de minutes avant, les trois danseuses avaient déjà montré un aperçu de ce que sera le spectacle. Le présentateur de la soirée va s'excuser en ces termes: "Nous ne savons pas ce qui
s'est passé, mais les filles viennent d'être raflées. Il n'y aura plus ce spectacle". Les danseuses, après avoir fait leur premier show, prenaient de l'air sur le trottoir de "Echos de Bonanjo".
C'est sur ces entrefaites qu'elles sont embraquées de force par les éléments du commissariat du 1er arrondissement de Douala à Bonanjo.
Ce n'est alors que le début d'une gigantesque rafle qui va conduire les quatre Hiace bleues nuit de la police et les trois véhicules de marque Toyota des commissaires dans les dédales des
quartiers que sont Bonanjo et Akwa jusqu'au Rond point 4e. Les femmes qui sortaient du sport, de la réunion, du travail et certaines jeunes lycéennes qui revenaient d'un anniversaire de leur
camarade, etc., sont ainsi raflées les unes après les autres. Que des filles. Que des femmes. Des cas pathétiques sont recensés. Alain Mbanguep, handicapé des pieds et des mains, qui tient une
caisse de cigarettes devant la boulangerie Zépol a le visage noyé de larmes: "Je ne sais pas ce que je vais faire. Ma sœur vient tous les soirs à 20h45 mn pour m'aider à fermer et à ranger ma
caisse parce que les Nanga-Boko me soutirent de l'argent et la marchandise. Les policiers sont arrivés vendredi et l'ont arrêté. J'ai déjà supplié, montré sa pièce d'identité, on ne veut pas la
laisser sortir."
Crasseuses
Fernand Manga n'a pas bougé de la cour du commissariat du 1er arrondissement depuis vendredi soir. Hier, dimanche matin, il racontait avec le même désespoir ce qui lui est arrivé dans la nuit de
vendredi 2 dernier. " Je vis avec une fille depuis trois ans. Nous sommes heureux et j'ai trouvé du boulot. Je l'ai invité à Douala puisqu'elle vit à Yaoundé, pour lui parler du projet de notre
mariage. Pour cela, je l'ai amené au restaurant avec sa sœur aînée. Je n'ai rien pu lui dire, la police est intervenue avant que nous puissions entrer dans le restaurant. Pourtant, nous tous
avions nos pièces d'identité. Les policiers ont pris seulement les filles et m'ont abandonné sur le trottoir".
Approchés, les éléments du commissariat du 1er arrondissement disent "appliquer à la lettre la décision du préfet du Wouri, Bernard Okalia Bilaï. Nous devons nettoyer les principales rues des
quartiers résidentiels sur lesquelles s'accumulent souvent les prostituées. Bientôt le Pape Benoît XVI arrive au Cameroun. Tout doit être propre". Ces femmes et adolescentes vivent depuis
vendredi dernier dans les conditions très difficiles entassées dans les cellules du 1er arrondissement. Les asthmatiques et celles qui ont pu payer sont logées au "Hilton", hors des cellules
crasseuses. Certaines femmes interpellées vendredi ayant des rapports avec des hauts gradés de la Police ont été immédiatement relâchées ce même soir, sans avoir été entendues sur procès verbal.
Pour les autres, les suites étaient attendues hier, lundi 22 février 2009.
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L'explosion d'un dépôt de munitions le 4 mars à Brazzaville a fait plus de 2.300 blessés et près de 14.000 sans-abri, le nombre de tués restant inchangé à près de 200 victimes, dont les obsèques se dérouleront dimanche, selon un nouveau bilan jeudi du gouvernement congolais.
Lors d'une séance de questions d'actualité au Parlement, le ministre du Plan et président de la Commission d'évaluation du sinistre, Pierre Moussa, a donné le chiffre de 13.854 sans-abri. Les hôpitaux ont reçu 2.315 blessés, dont 297 sont encore soignés, a-t-il précisé. Le nombre de personnes tuées dans l'accident est toujours évalué à près de 200, a indiqué de son côté le porte-parole du gouvernement Bienvenu Okiemy. Un précédant bilan faisait état de plus de 1.300 blessés et 5.000 sans abri.
Il s'agit du plus meurtrier accident de ce type, dans des dépôts d'armes et de munitions, depuis 10 ans dans le monde. Le bilan pourrait s'alourdir encore, d'autres corps se trouvant vraisemblablement à proximité immédiate du dépôt, où la Croix-Rouge n'a pu se rendre jusque-là. Les obsèques des victimes se dérouleront dimanche à Brazzaville, après une cérémonie d'hommage en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, a annoncé M. Okiemy. Le deuil national décrété depuis mardi prendra fin dimanche.
Le ministre du Plan a détaillé jeudi l'étendue des destructions autour du dépôt de munitions. "L'épicentre du sinistre est composé de trois périmètres: le premier périmètre qui comprend le camp des blindés (où se trouvait le dépôt) a été détruit à 98%. Seuls les bâtiments en construction par une entreprise chinoise ont résisté", a-t-il indiqué.
"Le deuxième périmètre a été détruit à 90% et dans le troisième les dégradations sont aussi significatives"", a-t-il ajouté sans préciser l'étendue des périmètres.
Lors de la séance au Parlement le député d'opposition Patrice Kadia, a mis en cause le pouvoir en place : "la conservation du pouvoir coûte très chère au Congo, a-t-il dit on n'a pas vu la richesse dans les médicaments pour soigner les blessés, mais seulement dans les armes qui sont gardées dans les quartiers populaires comme des semences".
Selon le gouvernement congolais, un incendie consécutif à un court-circuit serait à l'origine de l'explosion d'un dépôt d'armes et de munitions à Brazzaville. Le drame aurait fait au moins 146 morts. Sénégal: affrontements entre étudiants et forces de l'ordre à Dakar Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes. Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février. Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi. Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus. CAN: le Gabon et Aubameyang s'offrent un sans-faute et la 1re place
CAN: une finale Côte d'Ivoire-Zambie entre le favori et l'invité surprise
La couleur orange et vert est à l'honneur à la CAN. Les deux équipes qui sont qualifiées pour la finale de la CAN gabonnaise jouent en vert et orange.
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Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.
C’est l’heure du bilan. Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale Massamba Dé bat - 4 ans : début d’industrialisation du pays Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain Pascal Lissouba – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger Evénements festifs
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